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Crise de l’eau et d’électricité : Un supplice pour les citoyens

Le citoyen comorien est confronté à un double crise, de l’électricité et de l’eau potable. Malheureusement, malgré les efforts déployés, le malheur est loin d’être atténué. Sans électricité, sans eau, le citoyen traverse une crise qui ne dit pas son nom.

Robinets à sec, des villes et villages dans le noir. La crise est bien présente. Le pays se remettra-t-il sans eau ni électricité ? Le pays est à l’arrêt. « On en a marre ! crie Abdoulmadjid Mistoihi, un taximan sur Moroni. Pour lui, les directeurs de la Sonelec et de la Sonede doivent être démis de leurs fonctions puisque, dit-il.  Ils ont failli à leurs missions. Pas de courant, pas d’eau, comment le comorien vit-il son quotidien ? ».

« Ça fait trois jours, je n’ai pas pris un bain par manque d’eau. Je recharge mon téléphone dans ma voiture », témoigne-t-il. Une crise qui couve depuis longtemps. Le black-out. La pénurie d’eau. Le pays fait face à des délestages et des coupures.

« Cela a un impact négatif sur la vie quotidienne des citoyens, en particulier dans les zones rurales où l’électricité est souvent inexistante. Les ménages, les épiciers et les entreprises sont tous touchés par cette situation, ce qui entrave le développement économique et social du pays », a souligné, de son côté, Mohamed Elhad, enseignant.

« Pour l’eau, cela expose les populations à un risque accru de maladies d’origine hydrique telles que la diarrhée, le choléra et bien d’autres », a-t-il fait savoir. Les défis économiques, le manque d’investissements dans les infrastructures, les problèmes de gouvernance et le manque de ressources techniques, sont autant de facteurs qui contribuent à la crise de l’électricité et de l’eau. Selon l’enseignant, pour atténuer le malheur du comorien, des mesures doivent être prises à plusieurs niveaux.

« Des investissements accrus dans les infrastructures énergétiques et hydriques sont nécessaires pour améliorer la production, la distribution et l’accès à l’électricité et à l’eau potable. Les gouvernements, les organisations internationales et les partenaires au développement peuvent jouer un rôle clé dans ce domaine, en fournissant un soutien financier et technique », a-t-il préconisé. « Il est important d’impliquer les communautés locales dans la planification et la mise en œuvre des projets liés à l’électricité et à l’eau potable », a conclu Mohamed Elhad.

Nassuf. M. Abdou

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