ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Face à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants, le service d’écoute de Ngazidja a tenu, samedi dernier, une réunion d’échanges avec les responsables de la région de Washili plus particulièrement la commune de Washili yadju. L’idée est de mettre en place un service d’écoute annexe dans la région, à Koimbani Oichili. Un rapprochement de la population est un combat contre les actes de violences faites aux femmes et aux enfants.

Le service d’écoute de Ngazidja mise sur des services d’écoutes annexes dans les différentes régions. Samedi dernier, une réunion d’échanges avec les responsables de Washili a eu lieu, à Koimbani. L’idée est d’installer cette instance à Koimbani en vue de se rapprocher de la population et de sauvegarder la sécurité et la protection des femmes et enfants contre les actes de violences. Le directeur général du service d’écoute de Ngazidja a précisé que la cellule d’écoute n’est pas un lieu d’arrestation des violeurs, mais plutôt, une mesure de sécurité et un combat contre les violences à l’égard des femmes et enfants.

« Ce n’est pas un lieu d’arrestation mais plutôt un lieu de surveillance et de contrôle des actes de violences à l’égard des femmes et enfants. La décentralisation des services d’écoute (à Fumbuni et à Mitsamihuli) signifie un rapprochement de la population et un combat contre les violences sur les mineures », a fait savoir le directeur général du service d’écoute de la cellule de Ngazidja.

« Les enfants de moins de 18 ans devront être protégés contre les tentatives de viol. L’exploitation des enfants sont inadmissibles. L’enfant doit poursuivre ses études scolaires, sinon, il doit être à l’abri de tous genres d’exploitation. Et l’enfant né hors-mariage peut être exploité. On doit aider les familles de la victime à porter plainte. Ce service d’écoute annexe pourrait freiner les actes nuisant les droits de l’enfant», a-t-il expliqué.

Un des représentants de la région souligne que le service d’écoute doit réagir discrètement pour éviter la fuite des auteurs. « Pour arrêter les présumés auteurs de ces actes, il faut réagir avec discrétion et professionnalisme. Sinon ces criminels seront en cavale », a interpellé le représentant.

 Abdoulandhum Ahamada

L’origine du nom du village Hantsindzi n’est jusqu’à présent pas connue. Toutefois, cette localité de la région de Mboinku est une cité ancienne fondée par une grande personnalité venue de l’Afrique appelée « Mdjonga ». Lors d’une conférence de presse, tenue mercredi dernier à Hantsindzi, Kaabi Roubani président de l’association Djunduwo la Comores a fait savoir que les études anthropologiques n’ont pas déterminé dans quel siècle cette cité fut fondée.

L’origine du mot de la cité de Hantsindzi est dans l’incertitude. Pourtant cette localité classée au deuxième rang du poids démographique de la région Mboinku est ancienne. Lors d’une conférence de presse tenue, mercredi dernier, à Hantsindzi, l’enseignant chercheur à l’Université des Comores Kaabi Roubani rappelle l’ancienneté de cette localité de la région Mboinku.

« Selon les fouilles anthropologiques, Hantsindzi est une cité ancienne. Elle est fondée par un certain Mdjonga, une personnalité venue d’Afrique pour fonder des localités aux Comores comme la cité de Malé, Hantsindzi, Nvuni », précise l’enseignant chercheur à l’université des Comores.

Si les données anthropologiques n’ont pas encore tiré leurs conclusions sur l’histoire globale du pays, les partages d’informations et les recherches constituent, selon Hamdani Bacari un pas notable à la paix des localités.

« Nous continuons notre périple sur l’ensemble de toutes les cités de la Grande Comore.  Juste pour rappeler aux jeunes que, l’histoire est quelque chose d’exceptionnelle. On ne peut pas comprendre qui nous sommes sans pour autant connaître notre histoire. Notre engagement sur les terrains est une façon préventive afin de limiter les conflits intercommunautaires liés aux origines des cités », a expliqué Hamdani Bacari, enseignant d’histoire à l’université des Comores.  Hantsindzi est une cité ancienne, de brassage, car elle fait partie des cités de « Mdjonga ».

« Le choix de venir à Hantsindzi, fait suite après avoir collecté nos données, nos récits pour faire la présentation permettant à son tour la population locale d’intervenir  pour soulever un certain nombre de problématiques qui peuvent nous servir le jour où on décidera d’écrire l’histoire globale du pays», conclut Hamdani Bacari. 

Nassuf. M. Abdou

L’agence Comores prestige évènementiel, avec l’appui des associés consultant-formateurs en développement personnel (Rachad Mohamed et Sultane Abdourahim Cheikh), ont tenue hier jeudi, un point de presse, pour annoncer la tenue de la première édition « Master Classe Event » au tour de l’entrepreneuriat, le leadership et l’art oratoire, le 25 février, à l’hôtel Retaj Moroni. Un diner gala est prévu à l’occasion pour un levé de fonds en faveur de la création d’une école d’art oratoire et de leadership aux Comores.

« L’objectif global de cette première édition est de permettre aux participants de libérer leurs talents, leurs énergies positives, leur plein potentiel pour se fixer des objectifs professionnels, et se donner les moyens pour les atteindre tout au long de l’année 2023 », a déclaré Sultane Abdourahim Cheikh consultant-formateur et coach en développement personnel.

Et Rachad Mohamed précise que « l’objectif particulier de ce grand rendez-vous qui, on estime, n’a jamais été organisé dans le pays, est de libérer le potentiel pour permettre aussi les gens de se manifester, d’exprimer leurs talents en cassant la chaine de la peur devant un public en bénéficiant de l’inspiration des coachs formateurs expérimentés en la matière », a-t-il indiqué.

Le panel de cet évènement regroupera des entrepreneurs et coachs/formateurs qui partageront leurs expériences afin de pousser les participants à adopter un fonctionnement capable de répondre à leurs aspirations profondes et les inciter à agir pour construire leur futur, selon Echat Ali, directrice et fondatrice de Comores Prestige Evénementiel.

Il s’agira, selon elle, Mme Asna Said Allaoui, Directrice de l’AMS, une entreprise opérant dans le secteur de production, transformation et commercialisation des produits agricoles, Housnati Ahamada, promotrice de Mourad, une structure qui intervient dans la fabrication de chips, Toimimou Ibrahim, CEO Kinu Ink Digital Agency (Une agence qui opère dans la digitalisation  et de Karida Djaffar, fondatrice de l’entreprise Beaucor. Des partenaires comme Rooshdy médias, Hotel le Retaj, Dynamik et ANPI sont derrière cette initiative pour assurer sa réalisation.

Un diner de gala sera animé par l’humoriste Fouad Salim pour collecter des fonds devant aider à l’ouverture de la première école d’art oratoire et de leadership dont les promoteurs Sultane Abdourahim Cheikh et Rachad Mohamed.

Nassuf. M. Abdou

Trois journalistes sont convoqués ce jeudi matin à la brigade de recherche de Moroni. Il s’agit de la journaliste de La Gazette des Comores, Andjouza Abouheir, du journaliste du journal de l’Etat Al-watwan et correspondant de Rfi à Moroni, Abdallah Mzembaba et un des correspondants de Rcm13 à Moroni, Oubeillah Mchangama. Le motif de leur convocation est méconnu.

L’année 2023 débute-t-elle par des intimidations des journalistes ? Deux semaines après la réception des journalistes locaux au palais de Beit salam pour les vœux de l’année 2023, trois journalistes sont convoqués à la brigade. L’on ignore le motif de cette convocation. Et on se demande si cette convocation n’est pas liée au présumé harcèlement à Ortc. Un débat qui faisait couler d’encre les semaines dernières et dont l’acte a été dénoncé par la vice-présidente du Snjc devant le chef de l’Etat. Mais également, le correspondant de la Radio France Internationale à Moroni l’avait traité ainsi que le journaliste Oubeillah dans ses émissions sur son média en ligne. Sont-ils convoqués à ce sujet ? Leur interrogation nous le dira.

La gendarmerie entend poser des questions aux deux journalistes. De quoi craindre, pour la liberté de la presse. Aux journalistes qui alertaient et appelaient au respect de la liberté de la presse, les autorités avaient assuré que la liberté de la presse serait respectée.

Les trois journalistes convoqués ignorent le motif de leur convocation. Ils se présenteront à la brigade.

KDBA

Les directions générales du commerce intérieur et extérieur ont, hier mercredi, à Moroni, tenu une conférence de presse sur la « régularisation des prix des produits locaux et importés ». Des mesures rigoureuses ont été prises. Car plusieurs magasins et boutiques ont été fermés, à Moroni, par manque de respect des prix fixés par le gouvernement. Les autorités appellent la population à la mobilisation contre la flambée des prix des produits alimentaires.

Une hausse exorbitante des prix. Alors que le gouvernement a fixé, en date du 15 décembre 2022, les prix des produits locaux et importés, plusieurs commerçants jouent sur la spéculation. Le service de contrôle des prix montent au créneau.

Les directions générales du commerce intérieur et extérieur se sont prononcées sur les différentes descentes effectuées sur terrain pour vérifier le respect des prix fixés par le gouvernement. Selon les conférenciers, plusieurs commerçants sont appréhendés par les forces de l’ordre pour un non-respect des prix homologués.

« Plusieurs commerçants ne respectent pas les prix fixés par le gouvernement. Le magasin Vijay Import est fermé puisqu’il vend des tomates et de la farine, à des prix élevés. Et le patron de Vijay Import s’est justifié qu’il a reçu une note d’une autorité lui permettant de vendre différemment », a indiqué la directrice générale du commerce intérieur, Sitti Housnati Hassani.

Et d’ajouter que « le client doit demander des reçus de factures pour pouvoir localiser les fournisseurs. Les commerçants doivent afficher les prix. » Selon le chef de service recouvrement de prix, les produits carnés sont arrivés dans le pays ces derniers jours. Et certains commerçants vendent du poulet à des prix élevés. « Il y a un arrêté fixé par le gouvernement, pourquoi les commerçants ne le respectent pas ? Ceux qui bafouent la règle doivent être appréhendés », a dit Ali Ahmed Oumour, chef du service recouvrement de prix. 

Abdoulandhum Ahamada

La commission d’enquête et contrôle des irrégularités des agents de la fonction publique a listé plus de 900 agents à suspendre sur le plan comptable. Cela fait suite à une enquête effectuée entre octobre et décembre 2022. Le gouvernement prévoit de faire des recrutements par remplacements, selon le porte-parole du gouvernement, Houmed Msaidié.

932 agents de la fonction publique sont sur le point d’être suspendus du fichier de la Fop. La liste qui a futé  sur les réseaux sociaux n’est pas encore définitive puisque les personnes qui y figurent peuvent consulter la commission de l’enquête pendant une période de 15 jours.

Lors  du compte-rendu du conseil des ministres, tenu hier, le porte-parole du gouvernement, Houmedi Msaidié  laisse entendre que le gouvernement procédera à des recrutements par remplacement. « 59 agents du personnel-soignant, luttant contre la Covid-19, ont été intégrés dans la fonction publique. Certaines personnes partent à la retraite et d’autres abandonnent leurs postes. Le gouvernement sera obligé de les remplacer », a confié le porte-parole du gouvernement.

Contacté par Al-fajr, le secrétaire général de l’intersyndicale, Moussa Mfoungoulié a indiqué que certains fonctionnaires sont payés alors  qu’ils ne travaillent pas. « La commission d’enquête et de contrôle des agents de la fonction publique a recensé la liste des fonctionnaires à suspendre dans le plan comptable.

Mais, certains sont oubliés. D’autres, sont identifiés, pourtant, il n’y avait pas de contrôles physiques dans leurs CIPR. Donc, pour résoudre cette problème, ils sont obligés de porter leurs pièces justificatives auprès de la commission afin de demander leur réintégration à la Fop », a-t-il expliqué. Et de préciser que « la durée de vérification est de 15 jours. Selon lui, la liste n’est pas encore définitive. Cependant, après cette période ceux qui ne se présentent pas régulariser  leurs situations seront définitivement suspendus. Car, il y a trop des  fantômes dans la Fop». 

Abdoulandhum Ahamada

Le commissariat national au plan et le système des Nations-unies ont tenu, hier lundi, l’atelier de validation de la revue annuelle et la programmation de 2023. En moyenne 70% des objectifs sont atteints, selon Fouady Goulam, commissaire général au plan. Ce dernier souligne quelque raté notamment le secteur de l’eau. D’après-lui le plan de relance économique reste le grand défi à relever  pour la période allant de 2023 à 2026.

Le 26 juillet 2022, l’Union des Comores a signé avec le Système des Nations-unies, le plan cadre de coopération pour le développement durable 2022-2026. Plusieurs objectifs visés par ce plan sont atteints, d’autres restent à revoir et à renforcer dans les trois prochaines années, à en croire les différents intervenants.

Lors d’un atelier tenu, lundi dernier, à Moroni, le commissaire général au plan s’est félicité de la réussite à 70% des objectifs.

« Pour chaque secteur vital pour le pays, la ferme volonté d’une coproduction affichée, l’approche inclusive et participative prônée imposent ces rendez-vous réguliers, afin que chaque acteur impliqué ait les mêmes informations, la même compréhension à la fois du processus des produits et effets attendus. Certes durant l’année 2022, des objectifs restent à revoir mais 70% d’entre eux sont atteint », a annoncé Fouady Goulam commissaire général au plan.

Ce plan cadre de coopération constitue le programme unique du Snu à travers lequel les agences résidentes et non résidentes des Nations-unies apportent de façon coordonnée sous le leadership du coordonnateur résident du Snu leurs contributions à la réalisation des objectifs du Pce.

« Cet atelier est une étape importante dans le processus de programmation du plan cadre de la coopération. Il témoigne de l’engagement de l’Équipe pays des Nations-unies à promouvoir le leadership du gouvernement dans la mise en œuvre d’un plan cadre opérationnel », a expliqué François Batalingaya, coordinateur Résident des Nations-unies à Moroni.

« Je suis convaincu que les données collectées et les leçons apprises de cette première revue annuelle, ont permis de proposer les recadrages nécessaires pour un meilleur programme de la mise en œuvre du plan cadre de coopération au titre de cette année 2023 », a-t-il souligné. 

Nassuf. M. Abdou

Les responsables de la mairie ont parlé d’un malentendu concernant les nouvelles mesures qui doivent être appliquées dès aujourd’hui. Il ne s’agit pas d’une hausse de prix de tickets comme spéculent les autres mais un renouvellement de l’autorisation fixée à 15000 kmf par an. Cela laisse entendre que la personne qui a renouvelé son autorisation pour la même somme doit s’acquitter de 5000fc mensuel pour le prix du ticket au lieu de 100 kmf par jour. Des nouvelles mesures qui peinent à convaincre les vendeuses qui ont manifesté hier lundi.

Il n’y aucune hausse de prix des tickets au marché de volo volo rassure Armia Mattoir, secrétaire générale de la mairie de Moroni.  Elle parle plutôt d’un renouvellement de l’autorisation qui est payée d’habitude à 15000 kmf par an. « Une fois renouveler l’autorisation à 15 000kmf, la personne en question paiera  le ticket mensuel à 5000 kmf », a-t-elle expliqué. 

A l’en croire, il s’agit d’une nouvelle mesure visant à sécuriser leurs recettes sachant que la collecte par jour de cette taxe était préjudiciable pour la commune, d’après elle. « Nous avons ouvert un compte à la Meck-Moroni pour leur faciliter la vie mais aussi pour sécuriser nos recettes », a-t-elle précisé.

« Il n’y a aucune augmentation du prix de ticket. Ceux qui paient 200 kmf continuent à le faire. Pareille, pour ceux qui paient la somme de 1200kmf. Mais la particularité par rapport aux années précédentes est que ça  doit être versé dans le compte de la mairie. Cela fait partie des nouvelles mesures du maire », ajoute-t-elle.

Les responsables de la mairie ont tenu à préciser que la nature de cette grève est à l’ origine d’une mauvaise compréhension ou un malentendu de la part des vendeuses. « Tout est résolu car le maire a bien expliqué l’objectif de cette mesure et les vendeuses l’ont compris », a fait savoir Amir Kiwane, conseiller responsable de la voirie selon qui 60 tables échappent au contrôle de la mairie. Et promis que ces individus seront démasqués dans quelques jours.

De leurs côtés, les vendeurs ont dénoncé les nouvelles mesures prises par la maire de la capitale. Des mesures qui  devraient être mises en vigueur dès le 01 février. Il s’agit de l’autorisation de 15000 kmf et le versement du montant des tickets mensuel au compte de la mairie domicilié à la Meck-Moroni. Des mesures qualifiées d’excessives.

« C’est trop compliqué de collecter le prix de ticket jusqu’à un mois et d’ aller verser dans le compte de la mairie. Qu’ils viennent chaque jour pour leurs tickets », a réagi Maman Kassim, une vendeuse à volo volo. Pendant que la mairie se dit prête à appliquer ces nouvelles mesures dès ce mois de février, les vendeurs ont énuméré un certain nombre de doléances, notamment la sécurisation de leurs biens, la lutte contre le vol et surtout la réhabilitation du marché.

« Chaque jour, nous sommes victimes de vol, des voyous mettent leurs mains dans nos biens. Il n’y a aucune mesure de sécurité », regrette-t-elle. Bien qu’un compromis ait été trouvé la semaine dernière, entre la mairie et les vendeurs, rien ne va. « Apparemment ils ont applaudi sans la moindre compréhension ce qui a été décidé et les enjeux de ces nouvelles mesures. Jusqu’à aujourd’hui, ces gens-là se sont rendus compte de l’enjeu de cette nouvelle mesure », explique Maman Chamsia qui a fait savoir qu’une réunion entre les vendeurs se tiendra pour des solutions idoines. Mais en cas, il n’y a pas eu un compromis avec les autorités communales, la grève se poursuivra.

 Kamal Said Abdou

Bloqués au port de Lingoni à Mayotte à cause du mauvais temps, les 41 conteneurs de produits carnés sont arrivés à Moroni dimanche dernier. L’opération de déchargement des ailes de poulet ont débuté hier lundi au port de Moroni.

Se dirige-t-on  vers la fin de la pénurie des ailes de poulet.  Deux bateaux transportant 41 conteneurs en provenance de Mayotte sont arrivés au port de Moroni depuis dimanche dernier.  La population pousse un ouf plusieurs mois d’absence ce qui avait fait grimper le prix du poisson.

« C’est une bonne nouvelle. L’arrivée de ces produits va atténuer un peu la crise », a exprimé Ibrahim Saïd qui fait savoir qu’un grand nombre de la population préfère les ailes de poulet en raison de son bas prix. « Nous consommons les ailes de poulet parce que c’est le produit qui coute moins cher. Les autres produits carnés coutent plus chers. Avec la crise actuelle, on ne peut pas nourrir une famille. Donc, le moyen le plus facile, c’est les ailes de poulet », a-t- il expliqué.

Celui-ci a souligné que ce stock peut ne pas être suffisant et que cela dépendra de la manière où la distribution sera faite. « Bientôt nous allons entrer dans le mois le ramadan. Il y aura plus de consommation de la viande et des ailes de poulet. Il faut faire en sorte que ce stock ne soit épuisé en un mois. Si non le pays va encore connaitre une nouvelle crise », interpelle-t-il. Ibrahim Saïd indique qu’une mesure palliative doit être envisagée pour éviter une nouvelle crise.

Kamal Saïd Abdou

Après la raréfaction des produits carnés tels que  les ailes de poulet, c’est au tour des sardines de disparaître sur les étalages.

Les sardines se sont vidées des étagères. En cette période de crise où les produits alimentaires et produits carnés sont devenus très chers, c’est le tour des sardines de disparaître de la circulation.

Et si l’on en  trouve une, le prix dépasse les 500 kmf.  « C’est vraiment lamentable à moins d’un mois du ramadan, rien ne se trouve au marché. Le pays manque de poulet, de sardines. Dans les marchés il y a quelques jours, les poissons deviennent rares. Même les sardines sont introuvables à Anjouan », déplore Armiddine Moindze. Même son de cloche pour Chabane Abderemane, qui témoigne avec inquiétude cette pénurie des sardines, qui selon lui, aucune épicerie n’en possède aucune.

« Le pays n’est pas au bout de ses peines. Si une crise est finie, d’autres pontes à nos portes. Le pays manquait de riz, de farine, de viande, de poulet. A peine que ces produits soient mis sur le marché, une autre pénurie des poulets de refaire surface », a souligné Chabane Abderemane.  A la place de la sardine, certains se ruent pour le « vico ». « Où sont passés les 5 milliards débloqués par le gouvernement sous forme d’un prêt aux commerçants pour l’achat des produits alimentaires ? Il faut une enquête sérieuse auprès des opérateurs économiques sur ce fonds », dixit-il. Plusieurs produits se raréfient. Et pas que.  

Kamal Said Abdou