ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Dans le but de faciliter les comoriens dans le mois du Ramadan,  Telma Comores lance dès ce mercredi, des offres promotionnelles de bonus de 50% pour tous les forfaits max Rahisi et Telma Net, et 100% via Mvola, dès 20h à 5h du matin. Tout est rassuré pour les clients à accéder à un meilleur réseau partout dans les îles, selon le directeur général de Telco, Christophe Olivier. 

Durant le mois sacré du Ramadan, l’opérateur des télécommunications, Telma s’est dit rassuré à faciliter et alléger le quotidien de ses clients  pour des « promotions exceptionnelles Ramadan ». Hier mardi, lors de la cérémonie du lancement officiel des offres,  Christophe Olivier, directeur général de Telma,  a annoncé à  la presse, le lancement dès ce mercredi 14 avril, des offres avec 50%,  pour tous les forfaits de Telma net et 100% de bonus via  Mvola, de  20h à 05h du matin, jusqu’au 12 mai prochain. « Parce que partager et discuter vos meilleurs moments avec vos proches est important, bénéficiez de 50% de bonus offerts pendant le mois sacré sur tous les forfaits Maxi Rhisi et Telma Net, valable sur les appels vers Telma et data de 20h à 05h du matin », lit-on dans le communiqué de presse.

Alors que ces deux dernières semaines, la société Telma Comores connait un réseau de connexion très lente et contestée par sa clientèle, le directeur général  rassure à en finir avec cette crise. « En 2021 et conformément à nos engagements, nous poursuivons nos efforts de déploiement et d’amélioration du service », a déclaré Mr Christophe Olivier, directeur général de Telma Comores. Et lui de poursuivre que : « plusieurs nouveaux sites ont été mis en service sur les trois îles, en particulier, sur la capitale Moroni, et l’implémentation de fréquences supplémentaires permettront au plus grand nombre d’accéder au meilleur réseau partout aux Comores ».  

Nassuf. M. Abdou

  

À l’approche de ce mois sacré du Ramadan, des files d’attentes dans les stations-services pour s’approvisionner du pétrole lampant. La société Comores Hydrocarbures a interdit d’acheter plus de 10 litres de pétroles dans des jerricans.

Devant les stations de services et les points de vente agrées, les files d’attentes ne manquent pas. Or, lors d’une rencontre, hier, entre la direction générale de la société Comores Hydrocarbures (SCH) et les responsables des stations-services et des points de vente, le directeur général de la société SCH, Omara Mgomri a interdit la vente de l’essence et du gasoil dans des jerricans. « Dès demain (aujourd’hui, ndlr), il est interdit formellement aux stations-service et aux points de vente agrées de livrer : de l’essence, du gasoil dans des jerricans, sauf en cas de nécessité avérée. Les stations-services jouent le rôle de la société Comores Hydrocarbures », a annoncé le directeur général de SCH.

L’idée de stocker plus du pétrole est une option fondamentale dans plusieurs ménages comoriens. De jour en jour, les files d’attentes pour la recherche du pétrole s’allongent dans les stations-services et les points de vente. « J’ai passé deux jours à la station Caltex pour trouver 10 litres de pétrole. En vain. Certains se bagarrent pour s’acquérir du pétrole. On peut trouver une seule personne qui amène 20 jerricans pour remplir du pétrole. Une situation qui entraine des critiques », a montré Ibrahim Soilihi.

Face à cette situation, la direction générale de la SCH a aussi interdit la vente de plus de 10 litres de pétroles dans les stations à travers des jerricans. « Il est formellement interdit de livrer plus de 10 litres de pétroles dans un jerrican pour un même client le même jour ; plus de 40 litres de pétroles dans un réservoir hors-bord pour un même pêcheur le même jour », a déclaré Omar Mgomri.

Abdoulandhum Ahamada

Ce lundi matin, des jeunes de Adda à Anjouan ont manifesté contre « l’assassinat » de leur enfant et militaire à la retraite, major Hakim alias Bapale. Les manifestants demandent une justice.

« Adda Daoueni pleure les larmes de Bapale », « « wasi wa Adda karajiviwa nazizo zahidjiri », lit-on dans les banderoles des manifestants. De la grogne et de la colère à Adda, ville natale du major Hakim alias Bapale ancien garde du corps de l’ex-président Sambi et du gouverneur Salami (tous deux en détention, Ndlr). Lors de la marche pacifique contre la mort de Bapale, les manifestants crient « takbir, Allah Akbar, Allah Akbar, Allah Akbar ». Ils se sont donc descendus dans la rue pour réclamer justice pour major Hakim. « On n’est pas content de ces actes », déclare un manifestant.

L’ile de Ndzuwani  aurait-elle perdu sa confiance au gouvernement pour demander une justice divine ? Pour nombreux situations similaires, des communes, des villes organisent des Hitma pour dénoncer des actes criminels, lesquels la justice ou le gouvernement peuvent juger et élucider avec transparence.

Sur ce, à l’heure où nous mettions sous presse, aucun communiqué de la mairie de Adda n’est publié sur l’affaire du major Hakim pendant que la mairie de Mirontsy a rencontré la presse vendredi dernier et demande à l’ouverture d’une enquête.

Mort dans des circonstances troubles, major Hakim est enterré la nuit du jeudi après avoir été enterré incognito puis exhumé par les siens. Le gouvernement ouvre une enquête judiciaire pour élucider les véracités de cet acte alors qu’il a été arrêté pour tentative de déstabilisation du pays. C’est une affaire sordide qui agite actuellement la communauté comorienne en particulier la ville de Adda à Anjouan.

Ahmed Zaidou (stagiaire)

 

Très connue  par  ses efforts inlassables pour le développement d’Ikoni, Mme Aniya soilihi  a été honorée dimanche dernier, à Ikoni, par le réseau femmes d’ikoni lors de sa présentation du bilan annuel. La présidente du réseau femme  Maissara Mohamed appelle pour une collaboration étroite à  toutes les associations locales afin de pouvoir relever les défis.  

L’association du réseau femmes d’Ikoni a dressé dimanche dernier, à Ikoni, son bilan annuel pour les projets réalisés durant toute l’année. Une manière de faire disparaitre toute opacité et   de gagner aussi la confiance à tous les membres sur la gestion des ressources pour les plans  d’actions. Pour cette occasion, la présidente de l’association des femmes d’Ikoni a rendu hommage et a décoré Mme Aniya Soilihi, de ses efforts pour le développement communautaire. « Rigoureuse au vrai sens du terme qu’elle est, Mme Aniya Soilihi Djaé, nous sommes très reconnaissantes à votre dévouement exemplaire au service de la ville d’Ikoni, pour les projets réalisés et ceux qui sont en cours. Votre abnégation  témoigne déjà une femme constituée d’un solide carnet d’adresse », a déclaré la présidente de l’association réseau femme d’Ikconi. « Tu as su combler le vide des autres, poursuit-elle, et votre aptitude est un poignée de main forte  pour un élan de changement. »

La commissaire au genre a également mis un accent particulier sur l’impacte positif lié à  la solidarité collective de toutes les associations locales. « Il est certains que seule on peut aller plus vite mais ensemble nous irons plus loin alors unissons nous toutes les associations locales à mener une marche collective pour le développement d’Ikoni », a-t-elle conclut.

Nassuf. M. Abdou

Depuis son investiture à la mairie de Mutsamudu, le maire Zarouki Bouchrane a mis en place une politique de « patriotisme ». Les agents de la mairie sont sommés à lever le drapeau et chantés l’hymne national avant toute activité à la mairie.

Un nouveau rituel à la mairie de Mutsamudu dans l’île d’Anjouan. Le maire de cette commune incite les agents et les habitants à l’amour de la patrie. A chaque matin, les agents sont appelés à lever le drapeau national et chanter l’hymne national. Alors que plusieurs institutions insulaires et nationales ne le font pas. « Le maire de Mutsamudu Zarouki Bouchrane a fait de cet acte, le rituel quotidien de son institution. Une parade de la police municipale annonce le début de la cérémonie de la célébration de la nation », a précisé un agent de la mairie de Mutsamudu.

Tous les agents de la mairie se présentent pour lever le drapeau national, un moment fort d’une dizaine de minutes. Dirigé par un chef de la police municipale, le lever  du drapeau se fait en silence sous le regard des agents, des officiers de la mairie, du maire et quelques passants. Et l’hymne national est retenti. « On y assiste tous les jours », témoigne une habitante de Missiri où se situe la mairie. « Dès que j’entends l’hymne national, je sais qu’il est 8 heures du matin et que c’est l’heure de partir au travail. C’est mon réveil quotidien matinal », avance une autre habitante.

De toutes les villes et régions de l’ile d’Anjouan, Mutsamudu est la seule mairie à avoir un lever du drapeau et un chant de l’hymne national avant le début du travail, et même si le maire est en déplacement. « Bien sûr que ça continue en l’absence du maire. Il faut que les gens comprennent que les communes sont des collectivités territoriales, représentatives de l’Etat et pas du gouvernement. En ce sens, célébrer la nation chaque matin est un symbole d’attachement à l’Etat comorien », nous confie Kamal Eddine Saindou, chargé de la culture à la mairie. Et lui de déclarer, « la levée des couleurs s’est installée comme une tradition républicaine de la municipalité de Mutsamudu ».  C’est devenu une tradition et lors des conseils municipaux, l’hymne national se chante.

Ahmed Zaidou (stagiaire)

Mort dans des conditions « incompréhensibles », l’ancien garde présidentiel du Rais Sambi, major Hakim alias Bapale est inhumé dans la nuit du jeudi dernier après avoir été exhumé. Ce week-end, le gouvernement de l’Union des Comores, à travers un communiqué, s’est dit affligé et attristé de la mort de Bapale et annonce l’ouverture d’une enquête.

Alors que les rumeurs affluent sur les réseaux sociaux après la mort de Bapalé, le gouvernement est pointé du doigt. Torturé à mort selon les dires par des militaires à Anjouan, il a été inhumé incognito puis exhumé avant d’être enterré à nouveau à Mirontsy. Et selon le chargé de la défense comorienne, Bapale est mort d’un malaise suite à son interrogatoire puisqu’il est accusé d’une tentative de coup d’état. Une version trop critiquée.

De cette foulée, le gouvernement comorien, a, dans son communiqué souligné que « l’adjudant-chef Hakim Bakari, retraité de l’armée nationale de développement, est décédé dans la nuit du 8 au 9 avril au cours d’une interrogatoire au camp militaire de Sangani à Anjouan suite à une enquête sur une tentative de déstabilisation du pays. Il a été enterré précipitamment cette même nuit aux cimetières de Mirontsy dans des circonstances et conditions particulièrement troubles. Ainsi, une enquête a été ouverte aussi bien au niveau de l’armée nationale de développement, que du parquet de Mutsamudu pour élucider les circonstances de cette mort tragique et déterminer les responsabilités des uns et des autres. »

Pour le porte-parole du gouvernement, « le gouvernement s’engage à mettre en œuvre pour que tous les premiers éléments d’investigations soient rendus publics aussitôt qu’ils seront disponibles, et pour que tout responsable d’acte répréhensible, que ce soit l’armée ou de la population soit poursuivi afin que justice soit rendue au défunt et que de tels actes ne puissent plus se reproduire dans le pays », dit-il.

KDBA

 

Une nuit « noire » entre les forces de l’ordre et la population de la localité de Mirontsy à Anjouan le jeudi 8 mars dernier. Des routes barrées, des gaz lacrymogènes. Sur ce, le maire de Mirontsy a rencontré la presse dans la matinée du vendredi dernier pour présenter ses condoléances à la famille du défunt et appeler le gouvernement à ouvrir une enquête pour élucider les circonstances de la mort de ce militaire retraité.

Déterré et enterré le jeudi dernier, le major Hakim est mort des circonstances troubles. Dans la nuit du jeudi après son enterrement, des échauffourées ont eu lieu à Mironsty dans l’île d’Anjouan entre les habitants de cette localité et les forces de l’ordre. Des routes barrées et gaz lacrymogènes. La peur animait les localités voisines. Alors que les internautes parlent « d’assassinat », le lendemain, le maire de Mirontsy, Sidi Bacar devant la presse affirme n’être au courant de rien. « Mes adjoints m’ont fait comprendre que cette histoire implique la mairie, et nous devons connaître le fond de l’histoire », a dit le maire de la commune de Mirontsy.

Le maire appelle au gouvernement de faire leur possible pour élucider et interpeller ceux qui sont derrière cet acte, pour qu’ils soient jugés et servir de leçon aux autres. « Tout est passé sans que les premiers responsables de la mairie ne soient au courant de rien. Mais j’appelle au gouvernement comorien de prévenir les dirigeants des localités avant toutes interventions et a primé le dialogue pour éviter des conflits », lance Sidi Bacar.

La nuit du 8 au 9 mars, est tristement entrée dans l’histoire de l’île d’Anjouan, et rappelons que ces derniers mois, de tels conflits entre la population et les forces de l’ordre ont eu lieu à Sangani pour des histoires de meurtre comme on à pu le constater. La peur est installée dans toutes les localités avoisinant la commune de Mirontsy.  La population de la localité quand à elle, exprime sa peur et est triste suite aux événements qui se sont passés.

Ahmed Zaidou (stagiaire)

Alors que la réouverture des mosquées faisait écho ces derniers temps, le chef de l’Etat a ordonné l’ouverture des mosquées dans le respect des mesures barrières et sanitaires. Quant au couvre-feu, il est passé de 20h à 21 h 30 jusqu’à 5 h du matin.

« Je voudrais par ailleurs vous annoncer que, compte tenu de la tendance à la baisse des cas que nous connaissons depuis plusieurs semaines dans notre pays et l’arrivée dans deux ou trois jours, du mois sacré du Ramadan, nous avons décidé de prendre de nouvelles mesures d’allègement des contraintes liées au COVID, qui seront applicable dès lundi, 11 avril », dixit Azali Asoumani. « Il s’agit en effet, de l’ouverture des mosquées, dans le respect des mesures barrières et notamment la distanciation, l’utilisation d’un tapis de prière individuel et la pratique des ablutions à domicile, ainsi que du passage du couvre-feu de 20 heures à 21 heures 30 jusqu’à l’appel à la prière du matin », avance-t-il.

Selon lui, ces nouvelles mesures ne doivent pas nous mener au relâchement, mais elles doivent, au contraire, nous encourager à renforcer encore davantage notre vigilance, afin que toutes les contraintes puissent êtres levées complètement. « J’en appelle au sens de responsabilités de chacun d’entre nous, pour continuer à respecter les mesures barrières et respecter scrupuleusement les conditions d’application des nouvelles mesures d’allègement », appelle-t-il.

Le président de la République demande également aux communes et aux chefs de village notamment de continuer à nous accompagner dans cette lutte contre le Covid-19, en veillant, eux aussi, au strict  respect de ces nouvelles mesures d’allègement, pour le bien de tous.

Nassuf. M. Abdou

 

 

 

Accélérée en  faveur de la population en ressources d’eau,  la Sonede a inauguré, hier mardi, une agence de vente de l’eau à IKoni, pour faciliter la commune de Bamabao ya Mboini. Le directeur régional, Chakira Maliki a misé sur les dangers liés aux fraudes et appelle la population à payer régulièrement  les factures, pour l’intérêt général.  

Un réseau devant servir la région de  Bambao ya Mboini à leurs besoins quotidiens en ressources d’eau. Le maire de Bambao ya Mboini, Ismail Mohamed Hassane a rappelé les crises sans précédent qu’a connues cette région en dépit des efforts préinscrits par différentes générations qui ont voulu relever le défi. « C’est un ouf de soulagement pour notre commune. Notre population a subi des crises sans précédent malgré les efforts engagés  en vue de réaliser un projet similaire. Aujourd’hui, nous ne pouvons qu’à  remercier le gouvernement comorien pour leur dire que, leurs dévouements pour secourir notre commune  resteront indélébiles à toutes les générations futures », a-t-il déclaré.

Chakira Maliki, directeur régional de la société a misé sur l’importance du paiement des factures et dangers liés aux fraudes de l’eau. « Notre objectif est de se rapprocher avec le peuple pour mieux répondre  à leurs attentes. La Sonede est devenue très essentielle pour endurer la crise de l’eau dans l’ensemble du territoire, pourtant, ce défi ne peut être relevé sans  le  paiement régulier  des factures et la lutte contre le  fléau des fraudes d’eau », insiste le directeur régional. « Le  code de l’eau a été voté et mis en exergue avec tolérance zéro, d’une amende de 500.000 kmf », dit-il.

Nassuf. M. Abdou

 

À quelques jours du mois du Ramadan, les comoriens se demandent si les mosquées vont être ouvertes. Le conseil des ministres de ce mercredi va-t-il se pencher sur les dispositions à mettre en place au respect des mesures barrières ou les mosquées resteront toujours  fermées ?

Cadenassées depuis presque trois mois, pourtant, des lieux publics rassemblent de monde, les mosquées restent fermées. Une décision très mal vue par beau nombre des ulémas, mais, qui préfèrent  jouer avec  la carte du silence au respect des autorités compétentes. Même la majorité des citoyens expriment leurs indignations face à cette décision de fermeture des mosquées. Le conseil des ministres de ce mercredi, 07 avril, devrait mettre cette question au menu des échanges en espérant appeler à l’ouverture des mosquées qui est la décision la plus attendue de cette année. Etant donné que le tarawih et les prières journalières font parties des pratiques religieuses les plus attractives dans le mois sacré, des occasions ratées pour les comoriens, l’année dernière à cause de la crise sanitaire de Covid-19.

Pas de crainte d’un nouveau confinement, en se référant à l’évolution favorable de la pandémie, les Comores qui, comptent déjà moins des cas positifs restent presque loin du danger de la menace sanitaire du Coronavirus. D’autant plus que, les lieux chauds, tels que les marchés publics, les administrations de l’Etat, les stades de sport, les places publiques, les milieux scolaires ont déjà repris leurs quotidiens, et surtout  que la campagne de vaccination de la population est prévue, le samedi 10, sur l’ensemble du territoire national.

Nassuf. M. Abdou