ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Lundi dernier, Girls and Tech a convié la presse nationale à Moroni. L’objectif de cette rencontre est de montrer que les jeunes ont l’opportunité de participer à un Hakathon sous la thématique « Hack4inclusion ». Une manière d’inciter ces jeunes comoriens à développer des solutions locales et innocentes pour assurer l’inclusion de tous dans l’atteinte des ODD.

À l’occasion de la journée mondiale de la jeunesse, le PNUD, Girls and Tech et Ghyada Africa nouent un partenariat pour faciliter les jeunes comoriens à participer à un Hackathon afin d’inciter les jeunes comoriens à se converger vers la création d’emploi et d’atteindre une autonomie productive. La présidente de Girls and Tech, Asmina Said Ahmed a montré que cette initiative entre dans le cadre de la vulgarisation du numérique, d’accompagnement des jeunes vers la création d’emploi. Dans ce sens, la présidente a précisé qu’il s’agit d’un concours de sélection des projets fiables, durables. « Nous sommes ambitieux à vulgariser les outils numériques aux Comores. L’objectif est d’accompagner les jeunes à s’intéresser du numérique à travers des campagnes de sensibilisation. Des séries de formations en ligne et en présentiel sont à la portée des jeunes. En effet, nous avons fait une caravane de sensibilisation auprès des jeunes pour créer leurs propres projets. 150 idées sont enregistrées. 30 seront sélectionnés et quatre projets seront retenus. La date d’inscription est fixée le 24 juillet prochain. Une cérémonie officielle de présentation des meilleurs projets sera organisée au mois d’août », a expliqué la présidente de Girls and Tech, Asmina Said Ahmed.

La représentante résidente du Pnud Comores a exprimé sa disponibilité d’accompagner les Comores pour le développement du pays en matière de création d’emploi. « Nous sommes disponibles à accompagner les Comores en matière de développement local. Girls and Tech s’intéresse au numérique, au développement des solutions locales et innovantes. Nous avons un partenariat avec Girls and Tech », a-t-elle dit.

Abdoulandhum Ahamada

Anjouan : Koki fait craindre le pire

Anjouan : Koki fait craindre le pire

Une « épidémie » à la prison de Koki et ça demande des désinfections. Ce jeudi, le Cosep a procédé à une désinfection des 3 locales de la prison. Une intervention d’évacuation vers l’hôpital de Hombo d’un prisonnier sur 10 libérés ce jeudi. 2 à 4 prisonniers seraient décédés en ce mois de juillet en prison de 3 blocks renfermant au total 61 prisonniers dont 10 prisonniers sont libérés jeudi, 8 prisonniers malades à l’hôpital de Hombo et 1 décédé ce mercredi.

Le Cosep vole au secours des prisonniers de Koki. Alors qu’une maladie fait rage à la prison de Koki, une désinfection et un nettoyage complets sont prévus ce dimanche par la Cosep. Des discussions pour désengorger la prison sont en cours. « Je félicite le gouvernement pour ses efforts fournis à la prison de Koki par le billet des sapeurs-pompiers de Ndzuani. C’est une première, une séance de désinfection puisqu’il y a une épidémie à la maison d’arrêt », a fait savoir le gardien en chef de la prison. « Les responsables sont présent, ils ont vu la véracité des faits sur l’état des lieux de la prison. Trop de monde dans les chambres, aujourd’hui nous avons libéré 10 prisonniers et nous irons vérifier d’autres dossiers pour des prochaines libérations », a indiqué Bond, le chef personnel de la prison de Koki.

L’état général de santé des prisonniers est méconnu, le médecin de Caritas Comores en charge des prisonniers se réserve de tout commentaire. « Les prisonniers qui ont un état de santé très difficile et sont pour l’instant à l’hôpital de Hombo. Je profite de cette occasion pour remercier la sécurité civile pour ses efforts. A chaque fois que nous les sollicitons, ils répondent présent pour nettoyer et transférer les prisonniers malades à l’hôpital », a-t-il exprimé.

2 à 4 prisonniers seraient décédés en ce mois de juillet en prison de 3 blocks renfermant au total 61 prisonniers dont 10 prisonniers sont libérés jeudi, 8 prisonniers malades à l’hôpital de Hombo et 1 décédé ce mercredi.

L’état des locaux sont « déplorables ». Des dizaines de prisonniers dans 4 murs sales, et « sans eau dans les locaux ». Lesdits prisonniers ont même établi un commerce sur place. Selon divers prisonniers, « nous ne pouvons plus dormir à cause de la saleté, il n’y a même pas d’eau pour nous laver. Nous sommes 36 prisonniers dans une chambre de 10 lits », témoignent-ils avant de s’interroger, « Y-a-t-il de droit de l’homme aux Comores ?  »

Aussitôt que le Cosep soit informé de l’état de santé des prisonniers, ces derniers sont transférés au centre hospitalier de Hombo en désinfectant la prison. « Les prisonniers ont coopéré à la désinfection des locaux, nous avons désinfecté la prison. Nous continuerons à désinfecter la prison ce dimanche. Ce sont les médecins qui doivent nous expliquer, s’il y a cas d’épidémie. Apparemment, il y a des microbes qui dérangent les prisonniers, qui peuvent les infecter. Nous nous mettons en péril tous les jours pour la vie de nos citoyens et pour des prisonniers », a montré le directeur régional du Cosep, Abdouroihamane Mohamed.

« Nous n’avons pas plus d’informations, seulement nous avons désinfecté la prison, nous avons évalué la tâche à faire. Nous avons discuté et nous sommes mis d’accord avec le procureur général, pour la désinfection de ce dimanche », ajoute Abdouroihamane Mohamed, directeur régional. Selon ce responsable de la sécurité civile, la prison est une institution, « nous ne pouvons pas faire des grands travaux sans organisation mais aussi les moyens matériels et humains à fournir. Nous devons nettoyer et éliminer les microbes a 100% pour permettre à ces prisonniers d’être dans des conditions adéquates. »

La désinfection a eu lieu, dit-il, nous avons pris la direction vers la caserne des pompiers. Nous avons eu un appel confirmant que 1 des 10 prisonniers libérés a fait une malaise à quelques dizaines de mètres de la prison. Inconscient, nous l’avons pris dans l’ambulance du Cosep, en direction de l’hôpital de Hombo dans un état d’inconscience. » Une source anonyme affirme que des « discussions sont en cours pour désengorger et revoir l’état des lieux de la prison ».

Ahmed Zaidou

L’Association comorienne pour l’enfance et le développement communautaire (C E D A C) a tenu une réunion la semaine dernière pour le projet de renforcement des  capacités sur   la gouvernance locale des communes. Il s’agit  d’une réunion de sensibilisation pour une bonne collaboration entre les communes et les associations de bases. Un projet appuyé par l’ambassade des Etats-Unis résidant à Madagascar pour 100.000 dollars.

Après l’étude situationnelle des 54 mairies en Union des Comores, l’association comorienne pour l’enfance et le développement communautaire (CEDAC),  a entamé la semaine dernière une phase importante du projet « renforcement de la gouvernance locale des Communes en Union des Comores ». Il s’agit d’une réunion de sensibilisation pour une bonne collaboration entre les communes et l’association de bases dans l’ensemble des iles. La Cedac s’est engagée à sillonner  dans  les communes d’Anjouan et de Mohéli pour contribuer au rapprochement  pour renforcer  une meilleure coordination de leurs actions, mais aussi pour appeler à leur cohésion, indispensable pour tout développement.

 « Une commune forte et soutenue, tout le monde gagne, la collaboration et le dialogue entre la commune et les associations sont la clé du développement local et/ou la fameuse expression comorienne,  ont été remises aux Maires pour faciliter à sensibiliser davantage la population et les structures communales à s’unir pour le développement de leur communauté », lit-on dans un communiqué de presse.

Pour rappel, le projet « renforcement de la gouvernance locale en Union des Comores » est financé par l’ambassade des Etats-Unis en Union des Comores à hauteur de 100 000 dollars. Il a comme objectif général de  contribuer à l’amélioration de la gouvernance locale des communes en Union des Comores par le renforcement des capacités des élus et des responsables de la société civile locale. Il vise également à renforcer  le leadership des élus en mettant en place un mécanisme de fonctionnement et de dialogue  entre les structures communales et les organisations de la société civile locale.

Nassuf. M. Abdou

Samedi dernier, un lieutenant de la garde côtes comorienne, Inzak Ahmed Zoubert est décédé. Un dernier hommage lui est rendu à Habomo par les forces de l’ordre. Ce lieutenant a laissé derrière lui, une famille de trois enfants.

« Je voudrais rappeler la population qui nous vient en aide de temps en temps de se mettre en règle car c’est ce qui nous permet de procéder dans la normalité de nos travaux. Plus la population respecte les règles, plus nos travaux sont facilités, qu’ils soient conscients du danger », a lancé le commandant de la garde cotes de Ndzuani. «  Nous mettons en place nos travaux pour sauver la population et pour le pays. Aujourd’hui, nous voyons les conséquences. Dans l’accomplissement de nos missions et devoirs  nous pouvons perdre nos vies. C’est une fierté pour nous si ces drames arrivent quand on est en mission pour le pays », poursuit-il.

Selon le commandant, le lieutenant Inzak Ahmed Zoubert est mort en mission. « En général et sans faire de détails, ces accidents peuvent se produire dans les missions en mer. La plupart du temps, c’est dû à un manque d’attention. En temps de paix et même en temps de crise, il peut se passer des actions de travail qui incitent la négligence de certaines choses ou une faiblesse. La mer peut nous hotter la vie. J’espère que cela ne se produira jamais car des erreurs sont faites et puis nous les corrigeons », dit le commandant. « Je vous confirme que nous étions en mission d’opération en mer où notre confrère ait tombé et est sauvé par la population », a-t-il certifié.

Le feu Inzak Ahmed Zoubert est né le 20 janvier 1984 à Hombo. Il a fait ses études au lycée de Mutsamudu. Incorporé le 1er décembre 2010 à la garde côtes comorienne après sa formation militaire en Libye. Il est titulaire d’une attestation d’étude de l’académie maritime libyenne. Il était méthodique, réaliste, d’une rigueur morale inédite et d’une volonté inébranlable.

Ahmed Zaidou

Au cours d’une réunion d’échange, samedi dernier à Moroni, avec les étudiants de l’Iut, Ali Hadji M’madi, président de l’association Internet society chapitre Comores a démontré les profits à tirer de l’interne. L’objectif étant de faire la promotion du bon usage de l’internet.

Créée en juillet 2020, l’association Internet society chapitre Comores œuvre pour le développement de l’internet aux Comores. Ali Hadji M’madi, président de cette association reste convaincu qu’avec l’internet « on peut tirer des profits ». « Nous pensons que tout le monde devrait pouvoir bénéficier de l’internet ouvert et fiable », a-t-il fait savoir. Selon le président de l’association, l’internet est un bien commun.

La sensibilisation des étudiants en génie informatique a un sens particulier, selon lui. « En réalité l’internet doit commencer dans l’Université car ce sont eux les premiers bénéficiaires. C’est une occasion de leur sensibiliser surtout que notre association est ouverte à tout le monde », a indiqué Ali Hadji M’madi.

« Ensemble nous pourrons avancer des projets de développement pour l’internet. Dommage que la plupart de nous ignorent ses avantages en pensant que l’internet sert seulement à poster des photos sur Facebook et autres plateformes. Ils oublient qu’il y a des personnes qui gagnent leurs vies à partir de l’internet », a précisé Ali Hadji M’madi.

Celui-ci a avancé qu’avec l’internet, on peut créer des projets communautaires ou personnels pour valoriser l’étudiant comorien. « À travers cette réunion d’échange, nous avons compris beaucoup de choses notamment comment protéger ses données personnelles », a témoigné Moussa Ibrahim, étudiant en licence I génie informatique.  Moussa Ibrahim n’a pas manqué de rappeler que « l’internet est devenu un outil indispensable dans la vie. »

Kamal Saïd Abdou

L’association Faina a convié la presse nationale, lundi dernier, à Moroni, pour annoncer leurs nouvelles stratégies de lutte contre les violences basées sur le genre. Le soutien aux familles des victimes de ces actes de violences, l’accompagnement en matière de procès juridique, d’éducation, entre autres, sont leurs priorités absolues.

Plusieurs associations comoriennes militent contre les actes de violences basées sur le genre. Suite à la mort tragique de la petite Faina, une association dénommée « Association Faina » est créée. Cette association a annoncé sa vision et ses principaux objectifs pour sauver la vie des victimes d’actes de violences. « La petite Faina a été violemment tuée. Alors, à partir de cet acte barbare, nous avons eu l’idée de créer une association qui soutient les familles victimes de ces actes d’agressions. Nous sommes là pour aider le gouvernement à réduire le nombre des cas de violences », a expliqué la secrétaire générale de l’association, Zakia Moussa.

« L’assistance financière, morale, éducative, juridique, entre autres, sont les principales priorités. Lorsque l’enfant a subi ces actes d’agressions, l’association Faina doit porter son secours en matière de finance, de moralité, d’éducation, de soutien juridique, entre autres. En cas d’évasion du coupable, nous devons aider les familles à porter plainte contre l’auteur de cette évasion. Toutefois, on doit collaborer avec La Cndhl, le gouvernement et les familles des victimes», a-t-elle ajouté.

Amir Bedja, membre de cette association a insisté que l’association se basera également sur la sensibilisation des familles des enfants comme une sorte de prévention. « Lorsque l’enfant est violée, l’association Faina prendra la charge de l’éducation de l’enfant. Toutefois, il est clair que nous devons sensibiliser les familles dans les quartiers, maisons, établissements scolaires, et autres, pour éviter ces genres d’actes de violences ignobles. Actuellement, on a pris en charge deux enfants. Espérons mettre des antennes dans l’ensemble du pays », a-t-il montré.

Abdoulandhum Ahamada

Le programme de détection des navires sombres dans les eaux comoriennes sera mis sur pied par la France. Ce système de détection contre la pêche illicite est décrit comme étant l’un des moyens les plus novateurs.

La lutte contre la pêche illégale s’intensifie en Union des Comores. La pêche contribue au développement de la région. Ce secteur menacé par la pêche illicite, la surpêche des navires illégaux qui déploient leurs filets mettent à mal les stocks des poissons. La pêche illégale ou non règlementée prospère. Un fléau qui pie les mers et les poissons. Jacqueline Bassa-Mazzoni, ambassadrice de la République française à Moroni dénonce ce fléau et annonce des projets devant lutter contre la pêche illicite. « Il y a des projets, notamment le projet Mase au niveau de la Coi financé par l’Union européenne devant permettre de mettre en place un système de détection pour sécuriser les côtes mais aussi pour lutter contre la pêche clandestine. Aux Comores, il y a de la pêche illégale et le pays est sur une liste rouge », a annoncé Jacqueline Bassa-Mazzoni. Et l’ambassadrice d’avancer, « vous n’avez pas les compétences de mettre fin à cette pêche clandestine. »

La diplomate française en Union des Comores a insisté sur les projets de lutte contre la pêche non règlementée aux Comores, notamment le projet avec Airbus. « Avec ce projet, une partie du financement a été déboursée qui va compléter le projet Mase par la mise à disposition des formations, des radars, de radios. Nous sommes conscients et préoccupés car c’est parmi les projets que nous souhaiterions lancer pour vous aider à en finir avec la pêche clandestine », a-t-elle indiqué.

Alors que les Emirats Arabes Unis sont à la rescousse contre la pêche illégale aux Comores en installant des radars, Jacqueline Bassa Mazzoni affirme que le gouvernement français travaillera en synergie avec les Comores pour aboutir à des fins. La pêche illégale menace directement les moyens de subsistance des populations.

Kamaldine B. A

L’agression de la jeune étudiante à l’université de Patsy est mise sur la table. Une entente entre les deux parties  est trouvée. La coopérative des étudiants dit être satisfaite de la réaction des responsables de l’université.

Alors que le chef de scolarité à l’université de Patsy a agressé une étudiante la semaine dernière, les deux parties se sont engagées à un terrain d’entente. « Comme nous avons annoncé, des échanges ont eu lieu entre la direction et les deux parties pour une réconciliation. Nous avons reçu les parents de l’étudiante et l’étudiante, le doyen d’âge et chef du département de lettres arabes, le chef de la sécurité pendant plus de 3 heures pour un apaisement », indique Dr Soiffaouiddine Sidi.

Et lui d’ajouter, « nous avons parlé et trouvé une solution parce que en cette période de fin d’année, les mesures prises seront catastrophiques pour les deux parties. Ils ont discuté entre eux. Le chef de la scolarité et la famille de l’étudiante ont trouvé un compromis. Les étudiants, les enseignants et les responsables doivent chacun prendre conscience de leurs devoirs et des droits de chacun. Ce n’est pas les 3 années que les étudiants passent à l’université qui doivent changer leur comportement, l’éducation doit être assurée chez soi. »

Quant au président de la coopérative de Patsy, Mohamed Ali, «  la solution prise a satisfait les étudiants parce que dans toutes choses, l’entente est la plus favorable. Et c’est ce que la famille de la victime l’a désiré », a-t-il manifesté.

Le président de la coopérative rappelle la loi universitaire : « dans la loi universitaire, les notes  des étudiants ne sont pas impactées après un conflit entre un responsable de l’université et une étudiante. Il n’y a pas une possibilité que cela soit le cas, mais aussi les fautes qui impactent les notes ce sont les fraudes directes et indirectes des étudiants sur les devoirs ou au moment des examens », explique-t-il.

Ahmed Zaidou

La fête nationale de cette année 2021 revêt un caractère particulier, selon Youssoufa Mohamed Ali alias Belou, président de la commission d’organisation. Un hommage dû à la qualification historique de l’équipe nationale pour la prochaine Can au Cameroun.

« Une fête nationale dédiée à l’équipe nationale pour avoir été source de renforcement de la cohésion sociale et l’unité nationale. Les 4 iles retrouvées dans la même cause : défendre la Nation dans le monde footballistique et ce, sans complexe d’appartenance d’une ile », a déclaré Youssoufa Mohamed Ali, président de la commission d’organisation de la fête nationale.

Quant à la qualification pour la Can, « quand même c’est une fierté pour nous. Un pays de 800.000 habitants qui a pu affronter des grandes nations pour se qualifier », a indiqué le président de la commission. « Les efforts déployées par Amir Abdou méritent une grande reconnaissance et un témoignage de notre Nation. D’ailleurs, c’est l’un des priorités du chef de l’Etat, mettre en avant tous les moyens pour l’épanouissement de la jeunesse. Le président a non seulement montré que la jeunesse est le fer de lance du développement du pays mais aussi une source de paix et de cohésion sociale», a-t-il renchéri.

Concernant l’absence de l’opposition, le directeur de cabinet chargé de la défense a confirmé que l’opposition a reçu les invitations de la célébration des 46 ans de l’indépendance des Comores. « Nous avons envoyé les invitations et cela n’a pas suffi. Je les ai appelé, un à un, pour m’assurer qu’ils ont obtenu les invitations. Il y a ceux qui ont pris part et ceux qui ne sont pas venus, c’est comme ça », a-t-il dit. Le chargé de la défense a manifesté la disponibilité du gouvernement pour le dialogue national. « Nous sommes prêts à un dialogue. Mais nos amis de l’opposition souhaitent à ce que le dialogue soit conduit par la communauté internationale. Je le répète aujourd’hui, nous ne sommes pas en guerre, pourquoi ne pas s’asseoir pour trouver une solution ensemble », s’interroge le chargé de la défense comorienne.

Kamal Saïd Abdou

Un atelier de quatre jours est ouvert, hier, à Ndzuani, sur l’élaboration du programme de sûreté de l’aéroport d’Ouani. Une première pour cet aéroport. C’est pour permettre à l’aéroport d’Ouani d’être en conformité avec les exigences internationales.

La coordination de la sûreté, la direction de l’aéroport, les forces de l’ordre, Com’air assistance, la douane et les agences de voyage se sont réunis dans un atelier de réflexion et d’échanges sur l’élaboration du programme de sûreté de l’aéroport d’Ouani. « Cet atelier est pour élaborer ce qu’on appelle programme de sureté des aéroports. Une exigence pour les aéroports des Comores », nous confie Anynoulhouda Jaffar. Et de préciser, « nous avons organisé cet atelier parce que les transports aériens fonctionnent avec des lois, donc le programme national de la sûreté civile, qui est la loi la base de la sûreté au niveau du gouvernement est imposée par l’aviation civile internationale et pour que l’aéroport de Ouani soit conforme aux exigences internationales ».

« Le programme de sureté met les travailleurs de l’aéroport. Quand nous parlons de sureté il y a des entités qui sont directement lié à la sureté notamment la coordination de sureté, les directions des aéroports, les forces de l’ordre, Com’Air assistance, la douane mais aussi les agences » et ajoute-t-il le cas des passagers. « Nous ferons des sensibilisations pour qu’ils comprennent l’importance de ce programme », rassure Anynouhouda Jaffar.

Selon le coordinateur, ce sont des exigences pour chaque aéroport d’avoir un programme de sûreté. « Ngazidja a eu la chance d’avoir la première édition, nous avons fait un amendement », dit-il. C’est une initiative du directeur général des aéroports des Comores. « Par nos recommandations le directeur général a mis en place ce programme dans les iles pour répondre à la réglementation nationale. Les passagers veulent être en sécurité et cela est pour renforcer et dynamiser l’organisation et le fonctionnement de la sûreté, pour voyager en tranquillité avec les normes des lois internationales », conclut-il.

Ahmed Zaidou