ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

L’aéroport des Comores est aussi impacté par la crise sanitaire. Certains salariés sont mis au chômage technique. Les activités à l’aéroport sont au ralenti. Actuellement, trois compagnies desservent Moroni. Alors qu’avant la crise sanitaire, il y avait sept compagnies aériennes. La réduction des activités conduit la société dans un gouffre financier.

« L’argent qui entre est insuffisant par rapport à la gestion de la société et la diminution des activités. L’Adc connait une situation financière catastrophique », déplore Yasser Ali Assoumani, patron des aéroports des Comores. Environ 7 compagnies aériennes desservaient aux Comores avant l’apparition de la covid-19. Mais, tout est basculé, on compte trois compagnies, selon le patron de l’Adc. « À présent, chaque compagnie a deux ou trois jours pour desservir dans notre pays ou presque rien. Les compagnies qui travaillent actuellement sont Ethiopien Airlines, Air Tanzanie et Kenya Airways», a montré le directeur général de l’Adc.

Et le directeur des aéroports des Comores d’ajouter, « nous ne pouvons pas nous permettre de faire venir ceux qui ont été mis au chômage technique avant que la situation ne soit déjà rétabli », a indiqué Yasser Assoumani. Depuis le mois de mars jusqu’au mois d’avril, période à laquelle les frontières ont été fermées, 119 personnes ont assuré le service minimum. Mais depuis l’ouverture jusqu’à présent, on compte 320 personnes qui assurent le service. Cela explique la réintégration progressive du personnel grâce à l’amélioration des activités. « La volonté de réintégrer le personnel n’est pas suspendue malgré les moyens limités. Nous évoluons petit à petit », a-t-il fait savoir. Le directeur a précisé que ceux qui sont en chômage technique touchent les 40% de leur salaire.

Kamal Saïd Abdou

Le ministre des transports aérien et maritime, Djaé Ahamada Chanfi a convié la presse, hier, à Retaj, pour dresser le bilan de l’année 2020. La signature des conventions sur la règlementation des transports maritimes et la formation des jeunes sur le commandement constituent le bilan de l’année 2020. Une occasion pour le ministre d’annoncer la concrétisation de certains projets en 2021 notamment, la réhabilitation du port de Mohéli et les petits ports.

Un bilan satisfaisant pour l’année écoulée selon le ministre des transports Djaé Ahamada Chanfi. Des sociétés sont déjà mises en place dans le cadre de la réglementation des transports aérien et maritime. Le ministre a cité entre autres, la société comorienne des ports, Soconam et Adc.

Concernant le transport maritime, il est revenu sur le don de la France à travers l’Afd d’une enveloppe de 3.000.000 d’euros pour l’achat d’un bateau dans le cadre des transports maritimes. Pour les travaux déjà entrepris, le ministre a cité la mise en place des directeurs généraux des sociétés pour la continuité des travaux.

Alors que le port de Mohéli est fortement endommagé par le passage du cyclone Kenneth, une société chinoise est engagée à le réhabiliter. « La réhabilitation de ce port dont le marché est confié à une société chinoise couvre un budget total de 162.000.000 francs comoriens dont 80.000.000 kmf sont déjà débloquées », a-t-il affirmé.

D’ailleurs, le pays a reçu 40 millions de dollars par le Fmi pour le travail effectué et qui, par conséquent, a permis le classement du pays parmi les pays à revenu intermédiaire. « Pour renforcer la sécurité et faciliter la circulation libre des biens et des personnes, le fonds doit être alloué à la connectivité des petits ports », a-t-il dit.

Sur le transport aérien, le ministre a souligné les efforts fournis par l’Adc et Com’air assistance. Djaé Ahamada Chanfi a souligné ainsi l’ambition de mettre en place la société comorienne aérienne pour promouvoir aussi le domaine aérien.  « Notre ambition est de faire des Comores un pays émergent comme les autres pays de la région», a-t-il indiqué.

Kamal Saïd Abdou

La Chine et l’Union Européen ont conclu un accord d’investissement mercredi dernier via vidéoconférence. Un accord d’investissement dit « équilibré, de haut niveau et mutuellement bénéfique ». M. Xi a déclaré que le traité avait montré la détermination et la confiance de la Chine dans la promotion d’une ouverture de haut niveau.

Le président chinois, Xi Jinping, et les dirigeants européens ont annoncé, mercredi dernier, que les négociations conclues entre les deux parties dans l’accord d’investissement sont bénéfiques. « L’accord offrira un meilleur accès au marché, un environnement commercial de plus haut niveau, des garanties institutionnelles plus fortes et de meilleures perspectives de coopération aux investissements mutuels », a annoncé M. Xi.

Le traité stimulera aussi considérablement la reprise économique mondiale dans la période post-pandémie et renforcera la confiance de la communauté internationale dans la mondialisation économique et le libre-échange, contribuant ainsi de manière significative à la construction d’une économie mondiale ouverte, a déclaré le président chinois.Soulignant que l’engagement de la Chine à promouvoir un nouveau paradigme de développement offrirait davantage d’opportunités de marché et de potentiel de coopération à l’UE et au monde en général, M. Xi a appelé l’UE à défendre le libre-échange et le multilatéralisme et à offrir un environnement commercial ouvert, équitable et non discriminatoire aux investisseurs chinois.

Les dirigeants européens et chinois sont convaincus que la conclusion des négociations sur l’accord d’investissement constitue une étape importante dans le développement des relations UE-Chine et contribuera également à promouvoir la reprise et la croissance de l’économie mondiale. « Ces résultats montrent une fois de plus au monde que, bien que l’Europe et la Chine aient des divergences sur certaines questions, les deux parties ont la volonté politique de renforcer le dialogue et d’approfondir la coopération sur la base du respect mutuel afin d’obtenir des avantages réciproques et des résultats gagnant-gagnant », ont-ils déclaré.

Kamal Saïd Abdou

 

 

Samedi dernier, Omar Mhoussine a évoqué les problèmes rencontrés mettant en recul ses activités commerciales. Les dettes, le ravage du cyclone Kenneth, les conditions de travail, et autres, restent les principaux obstacles qu’il empêche de rehausser ses activités journalières. Toutefois, il a promis de retourner dans ses activités après le Coronavirus.   

Omar Mhoussine n’a pas caché ses émotions pour exprimer les difficultés rencontrées dans ses activités agricoles et d’élevage. Selon lui, rehausser les activités commerciales demande un investissement remarquable en vue d’atteindre une autosuffisance alimentaire dans le pays. « Pour débuter mes activités commerciales, j’ai fait des prêts bancaires. 334 millions de francs comoriens pour l’investissement total. En 2017, j’ai créé des cages pour élever les poules. Un investissement de 220 millions de nos francs. J’ai acheté 21 ha à Kouwa Mitsamihouli pour relancer mes activités d’élevage, et des hectares pour l’agriculture. Lors du passage du cyclone Kenneth, 500 à 700 poules ont perdu la vie. 6 bâtiments étaient effondrés causant une perte de 220 millions de francs comoriens. J’ai reçu un don de 120 millions de francs. Mais, c’était insuffisant pour surmonter mes problèmes», a-t-il précisé. Et d’ajouter : « la Meck me demande le remboursement de 25 millions de francs sur 120 millions de prêts. Et la BDC aussi réclame ses 34 millions. J’ai alloué mes maisons pour me surmonter. Sincèrement, je suis tombé en faillite ».

« J’ai envoyé plusieurs courriers aux autorités compétentes pour me soutenir. Houmed Msaidié a signifié le président Azali. Ces deux autorités ont fait un pas pour me soutenir. Mais, peut-être, il y’a une roche dans l’anguille au côté du ministère des finances et du SSG », a-t-il dit. « 67 employés dans le secteur agricole sont au chômage technique et 24 pour l’élevage. En France, plusieurs associations tendent leurs mains pour me soutenir. Bravo. Mais, après COVID, je reviendrai avec force pour m’investir dans l’agriculture et l’élevage. Actuellement, les conditions territoriales ne me permettent pas d’avancer», poursuit-il.

Abdoulandhum Ahamada

 

 

Face aux conditions météorologiques et le retard des pluies saisonnières, l’association Dima Djema des jeunes agriculteurs de M’budé craint l’échec des  cultures vivrières qui nécessitent de l’irrigation permanente. Ils appellent la Sonde et les partenaires au développement à leur venir en aide.

Ils ont besoin d’une aide d’urgence pour améliorer leur sécurité alimentaire et préserver leurs moyens d’existence. Les agriculteurs de la région de M’budé traversent  des difficultés liées aux conditions météorologiques. Pire encore, un défi un menace de leurs activités agricoles de cette région, notamment  le retard des pluies saisonnières  qui réduit les cultures. Les agriculteurs appellent à l’aide d’urgence aux associations et aux partenaires au développement à soutenir la sécurité alimentaire. « Nous avons besoins en urgence et nous appelons  les  partenaires au développement en Union des Comores à apporter leur soutien pour la protection de notre agriculture», lance  Saïd Mroipvili, membre de l’association Dima Djema. Et lui d’avancer que «  le retard des pluies saisonnières et les conditions météorologiques sont un danger pour l’existence des produits agricoles très légères », se plaint-il.

L’association Dima Djema de Mbudé se demande  pour  quelles raisons  ils n’ont  pas bénéficié le projet de la SONEDE qui vole  au secours des régions dans l’ile de Ngazidja. « Je m’interroge  pourquoi cette région est exclue du projet de la SONEDE en partenariat avec le PNUD pour la distribution de l’eau dans les régions qui vivent dans la sécheresse » se demande Ali Djabir, membre de l’association. Les agriculteurs rappellent que cette année qu’ils ont été frappés durement par l’insécurité alimentaire et voire certains d’entre eux, disent-ils, ont  dû temporairement  arrêter leurs activités  pour manque d’eau.

Nassuf. M. Abdou

 

 

Vendredi dernier, la compagnie aérienne AB Aviation a effectué son vol inaugural de Moroni – Dar-es-Salam. Le ministre des transports aériens et maritimes, Djaé Ahamada Chanfi, qui était à bord du vol, a exprimé sa volonté de soutenir les compagnies aériennes du secteur privé.

Face à l’arrêt des activités aériennes à cause du Coronavirus, AB Aviation a repris son trafic aérien, vendredi dernier. Lors de sa descente de l’appareil, le ministre des transports maritimes et aériens, Djaé Ahamada Chanfi n’a pas caché ses émotions pour exprimer son soutien aux compagnies aériennes du secteur privé. « Les activités aériennes ont été arrêtées à cause de la crise sanitaire du Coronavirus. Aujourd’hui, AB Aviation a débuté son trafic aérien pour faciliter la vie des citoyens. Le gouvernement est disposé à soutenir le secteur privé, notamment les compagnies aériennes. Cette initiative entre dans le cadre du plan Comores émergeants. Nous devons renforcer nos relations avec les compagnies aériennes en facilitant le processus de certification », a sollicité le ministre.

Concernant la continuité des activités aériennes, le ministre des transports aériens a indiqué que le trafic aérien permet aux différents départements de l’aéroport des Comores de trouver un souffle et de rehausser son économie interne. « Le trafic aérien d’AB Aviation n’est pas seulement une manière d’augmenter des sources économiques du pays mais c’est plutôt faciliter la vie des citoyens en vue de satisfaire ses besoins quotidiens. Les vols aériens permettent aussi à Com’air Assistance et les autres, d’encaisser ses recettes. Si AB Aviation fait 2 voyages aériens par semaine, l’aéroport national encaisse des bénéfices énormes », a montré le ministre.

Le ministre Djaé Ahamada Chanfi a signalé que la Compagnie AB Aviation prévoit des vols faisant le parcours d’aller-retour Moroni-Paris (et vice-versa) en neuf heures de temps. «AB Aviation continue son marché aérien l’année prochaine. En février prochain, l’agence aura un vol qui fera le parcours Paris-Moroni en neuf heures de temps avec au moins 30 passagers », a-t-il annoncé.

Abdoulandhum Ahamada

 

Implantée sur le sol comorien depuis des années, la société de production du savon « Harita » est impactée par la pandémie liée au coronavirus. Réduction du personnel et la quantité de production mais les employés jouent un rôle majeur pour la production de ce liquide en faveur de la clientèle.

Il (le savon Harita) est connu de son odeur, de sa qualité. Le savon à marque « Harita » est produit par des chinois depuis l’île de Ngazidja, plus précisément à Mdé Bambao, à quelques kilomètres de la capitale Moroni. Il est plus utilisé dans la vaisselle. Il se vend 100 francs comoriens le sachet. Au début, la société travaillait avec des jeunes diplômés de l’université des Comores sur la vente et ils tournaient dans les villes et villages pour attirer de la clientèle. La société produisait une quantité énorme de ce liquide. Nombreux préféraient le savon « Harita » que celui du « Fom », un savon en poudre utilisé pour la vaisselle également.

Un témoignage

« Le savon Harita est de très bonne qualité et il est aimé de tous grâce à son odeur. Quand je travaillais dans cette société, nous avions un défi à relever et nous étions une bonne équipe dynamique, sérieuse. On peut travailler jusqu’au soir pour vendre le Harita dans toute l’île », a témoigné un ancien employé et vendeur dans la société de production Harita.

La société est impactée par la Covid-19

Depuis, l’entreprise ne cesse de produire du savon au service des citoyens. Saifdine Nadhir, un employé de ladite société rassure la population que l’entreprise essaie d’augmenter la productivité du savon à sa clientèle malgré les difficultés liées à la crise sanitaire du Coronavirus. La société est impactée par le coronavirus comme plusieurs sociétés locales. Ce jeune explique que « l’entreprise assume sa qualité et promet d’augmenter la production de son produit malgré l’impact de la Covid-19. Notre entreprise ne cesse de produire un bon nombre de savons par jour pour satisfaire notre clientèle, notamment les besoins ménagers. Face au Coronavirus, les travaux évoluent au ralenti. Je suis convaincu que la quantité du produit est en chute à cause de ce virus. Mais, nous sommes disposés à multiplier nos efforts pour augmenter le service au quotidien ».

Une diminution de la production

La production de ce liquide diminue. Et cela n’empêche pas à la société de s’y mettre pour relancer la machine après la crise sanitaire. Certes, tout est basculé, mais la société produit à sa guise. « Avant l’arrivée du Coronavirus, nous avions 3 à 4 grands bidons pour la fabrication du savon Harita. Actuellement, nous enregistrons par jour 1 ou 2 grands bidons qui contient environs 100 cartons », précise Saifidine Nadhir.

La pandémie oblige la société à réduire le personnel afin d’éviter une contamination du virus. « Au cours des travaux de production du Harita, le personnel comptait au nombre de 12. Mais, par la peur de la contamination du virus, le nombre du personnel est diminué en 5 personnes. Sans compter les chauffeurs et vendeurs qui sillonnent sur l’ile de Ngazidja pour la vente du produit », a-t-il fait savoir.

Le « Harita », leader du marché ? Ce savon en liquide est en vente dans les marchés publics et les boutiques. La société confirme son leadership dans le marché. La diminution de la quantité de production et du personnel, les employés restants jouent un rôle majeur pour la production de ce liquide en faveur de la clientèle.

Abdoulandhum Ahamada

Le secteur de l’aéroport est classé prioritaire par le gouvernement comorien. Houmed Msaidié, ministre de l’économie a reçu hier une délégation de la société China Hanan international qui vient de manifester son intérêt d’aménager l’aéroport de Hahaya. Au cours de leurs discussions, le ministre chargé du tourisme a exprimé la volonté du gouvernement de soutenir un tel projet d’envergure.

L’aéroport de Hahaya est un projet d’envergure qui entre dans le cadre des projets structurants identifiés et présentés lors de la conférence des partenaires au développement des Comores tenue à Paris l’année dernière. Il s’agit en effet de la construction d’un nouvel aéroport qui répond aux standards internationaux avec de nouvelles pistes, une aérogare, un terminal ainsi qu’une  voie d’accès à savoir la route-aéroport.

En effet, hier lundi, le ministre en charge du tourisme, Houmedi Msaidié a reçu une délégation de la société China Hanan international qui ambitionne à la construction d’un « aerocity » aux Comores. « Une société est venue avec proposition pour la construction d’un aerocity avec un agrandissement du terminal, de nouvelles pistes, de magasins, des centres commerciaux, un hôtel entre autres », a expliqué Houmed Msaidié.

Aussi une autre table surtout sur la construction d’un nouvel aéroport avec d’autres pistes pour les vols régionaux. Selon le ministre de l’économie, le gouvernement planchera sur les trois projets : « nous sommes ouverts aux projets pertinents avec dates du début des travaux », s’est exprimé le ministre de l’économie.

Kamal Saïd Abdou

Le ministre de l’économie en charge des investissements, Houmed  Masaidié, a réuni hier mardi, les cinq têtes des listes pour les candidats aux élections de la chambre des commerces et des industries. Le ministre a proposé un nouveau format pour une  commission.

Dans l’espoir d’apaiser la situation et pour garantir des élections libres et transparentes à  la chambre des commerces, le ministre de l’économie et des investissements Houmed Msaidié a, hier mardi, invité les 5 listes en tête des candidats des élections. Pour cette occasion le ministre lui-même a proposé un nouveau format d’une commission en charge pour l’organisation des élections en impliquant d’autres personnes afin de renforcer le secrétaire général de l’UCCIA dans le processus du scrutin. 

« Nous estimons que les failles révélées ne devaient pas conduire à des recours devant la justice. Une analyse des textes auraient permis de régler ces situations dès le début du processus. Aujourd’hui, nous entendons les décisions de la justice mais entre temps, nous proposons un nouveau format que vous devez analyser et éventuellement proposez des améliorations », a lancé le ministre avant de poursuivre que « dans ce processus, je ne connais pas d’organisations patronales. Je connais des opérateurs économiques qui candidatent pour la destiné de l’UCCIA durant les prochains cinq ans ».

Houmed Msaidié a réitéré l’engagement du gouvernement comorien pour qu’il y ait un scrutin fiable et démocratique. Et lui d’espérer que « la prochaine équipe de l’UCCIA saura faire en sorte que les opérateurs économiques financent l’institution à hauteur de 50% afin de garantir son autonomie et éviter les ingérences ». Les candidats ont en effet affiché leurs satisfactions et se disent  attendre  la justice afin d’arrêter de nouvelles dates pour la tenue de l’échéance électorale.

Nassuf. M. Abdou

 

 

Uccia : L’élection est reportée sans délai

Uccia : L’élection est reportée sans délai

Alors que les élections à la chambre de commerce devraient se tenir demain mercredi, elles se sont reportées sans fixation d’une autre date. Un climat qui inquiète certains candidats en lice. Le tribunal ne s’est pas encore prononcé sur le recours exercé.

Pendant que les candidats battent campagne pour les élections à la chambre de commerce qui ont été programmées pour demain, la prochaine date de ces dernières n’est pas encore connue jusqu’à présent. « Il n’y a pas de date fixe sur l’organisation de ces élections », a confié Mariama Hassani, chargé de communication avec les medias à l’Uccia. Certains candidats ont exercé des recours devant le tribunal de commerce. La sentence pourrait renverser la situation. Jusqu’à présent le jugement n’est pas encore sorti. « Il y a des candidats qui ont exercé des recours devant le tribunal de commerce mais ce dernier n’a pas, jusqu’à maintenant, statué », a-t-elle indiqué.

 Sur le fond des recours, Mariama Hassani se réserve de faire des commentaires. « Je ne peux pas vous en dire plus car il s’agit de secret professionnel », a-t-elle mentionné. Rappelons que certains candidats ont dénoncé des fraudes électorales avant même que la campagne ne soit lancée. Une hypothèse rejetée par la chambre de commerce. D’ailleurs, elle a rassuré, à travers une conférence de presse tenue la semaine dernière, que toutes les dispositions sont prises pour des élections transparentes. Mais cela n’est pas rassurant aux yeux de certains candidats qui estiment que certaines conditions relatives au statut de commerçant sont violées. Ils remettent donc en cause le processus avant même les élections.

Kamal Saïd Abdou