ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Hier, le gouvernement comorien et le système des Nations-Unies (SNU) ont signé un nouveau plan-cadre de coopération axée sur le développement durable et le partenariat de 2022-2026. Une signature qui officialisera le nouveau programme d’accompagnement des Comores dans la réalisation de l’agenda 2030.

Suivant la vision nationale de développement, un nouveau plan-cadre de coopération des Nations-Unies pour le développement durable entre les Comores et le système des Nations-Unies a été signé hier. Selon le représentant du système des Nations-Unies aux Comores, François Batalingaya, ce plan cadre de coopération est articulé sur quatre piliers fondamentaux. « Il (le plan cadre de coopération) est articulé autour de quatre piliers, planète, peuple, prospérité et paix auxquels s’ajoute le pilier transversal partenariats. Ainsi, chaque pilier propose des solutions adaptées, cohérentes, interconnectés et complémentaires afin de contribuer à la volonté de transformer les Comores en une nation émergente d’ici 2030 », a-t-il  expliqué.

Une augmentation de 50% des entités organismes onusiens

Dans son allocution, le représentant du SNU a précisé que 7 entités onusiennes vont s’ajouter aux 14 agences présentes aux Comores. « Dans cette dynamique de partenariat plusieurs agences des Nations-Unies vont rejoindre notre équipe pays Comores, qui passera de 14 agences présentement à 21 entités onusiennes, soit une augmentation de 50% de l’équipe actuelle. Il s’agit de la CEA, CNUCED, ONUDC, PNUE, UNCDF, UNDESA et l’UNDRR », a précisé François Batalingaya.

De son côté, le ministre des affaires étrangères, Dhoihir Dhoulkamal a montré que son ministère est prêt à accompagner le système des Nations-Unies pour le développement des Comores dans tous les secteurs concernés. « Nous devons accompagner le système des Nations-Unies pour chaque secteur concerné, notamment en matière de changement climatique, de coopération, entre autres, suivant la vision nationale du développement », a-t-il dit.

Une étape importante pour le développement des Comores

Quant au chef de l’Etat, Azali Assoumani, à travers sa présence et celle du gouvernement, il manifeste sa reconnaissance de la place et du rôle crucial du multilatéralisme et de la solidarité internationale, dans la résolution des divers défis qui se posent. Selon le chef de l’Etat, cette signature consacre une volonté du système des Nations Unies, dans son ensemble, de hisser la coopération comorienne à un nouveau palier. « Une telle démarche a été capitale, pour s’assurer de l’alignement de ce nouveau plan-cadre de coopération qui s’étale sur cinq ans, au plan Comores émergentes et à l’atteinte des objectifs de développement durable à l’horizon 2030 », a déclaré le président de la République. Celui-ci espère que les actions réalisées et couvrant cette période, auront des résultats significatifs, sur les objectifs que le pays vise, à savoir l’émergence et les Odd. « Je ne doute pas que cet alignement nécessaire, soit un acquis, à l’issue de vos divers ateliers à ce stade où cette signature marque la phase finale du processus de concertation, d’échanges et d’éventuelles réorientations, le but étant de s’accorder sur les priorités », a renchéri le Azali Assoumani.

Ce nouveau cadre de coopération de partenariat est une étape importante pour le développement du pays. « Aujourd’hui, cet accord cadre de coopération marque notre relation bi et multilatéral avec les SNU. Lorsque le SNU a annoncé leur accord de coopération avec les Comores, d’autres pays vont s’aligner avec nous suivant l’émergence à l’horizon 2030 », conclut-il.

De l’assistance à la coopération

Ce nouveau cadre de coopération prend sa source dans la réforme des Nations Unies qui a eu lieu en 2018, et qui repositionne le système de développement des Nations Unies au service du programme de développement durable 2030, en passant d’un cadre d’assistance à celui de coopération. L’objectif étant d’assurer un soutien plus cohérant, responsable et efficace à l’atteinte des objectifs de développement durable dans le monde à l’horizon 2030. Le cadre de coopération 2022-2026 remplace ainsi le cadre d’aide au développement 2015-2021, et deviendra en 2021, le principal instrument et le programme unique de tous les organismes onusiens aux Comores. Selon le système des Nations Unies en Union des Comores, ce nouveau cadre de coopération est aligné au plan Comores émergentes à l’horizon 2030 et au plan de développement intérimaire 2020-2024 afin de répondre aux priorités de développement du pays.

Abdoulandhum Ahamada

Ce jeudi, à la mairie de Mutsamudu, a eu une cérémonie de signature dans le cadre de la réhabilitation de la voirie de Mutsamudu à Ndzuani, en présence du chef de l’Etat. Une convention de près de 1 milliard de francs comoriens signature d’un contrat de voirie pour Mutsamudu sur trois axes routiers de 7,5 km.

C’est la société chinoise CGC qui est confiée aux travaux de réfection de la voirie de Mutsamudu dans l’île d’Anjouan. Des travaux de huit mois. Un honneur pour la commune selon le maire de la ville, Zarouki Bouchrane « C’est un honneur au nom des habitants et de la mairie de recevoir le président Azali dans cet hôtel de ville pour la signature du contrat de voirie », a exprimé Zarouki Bouchrane. Selon le maire, la loi de la décentralisation  assigne à nos collectivités territoriales, des prérogatives diverses parmi lesquelles la lutte contre les déchets, l’aménagement de l’habitat, la promotion du patrimoine, la défense de l’environnement, la sécurité de nos concitoyens.

Des travaux à hauteur de 1 milliards de francs comoriens. « La signature s’inscrit dans le cadre du contrat d’aménagement de voirie urbaine de Mutsamudu. Les travaux faisant du présent contrat, vise à réhabiliter 7,5 km repartis sur 3 axes. Des aménagements visant à rendre des routes fortement dégradés, praticables. Les routes permettront de dimensionner de manière rationnelle la nouvelle structure des chaussés et apporter un système d’assainissement adapté », explique le ministre de l’aménagement du territoire, Issouf Afretane.

Le directeur de la société CGC, M. Lee a tenu à féliciter le gouvernement comorien, pour ses efforts fournis pour les étrangers travaillant aux Comores en période de Covid-19 mais aussi pour leur confiance envers la société ».

Ahmed Zaidou

Business Application (B.A) et Finonyx, deux partenaires à ORACLE, débarquent aux Comores. Ces deux partenaires de HIKAM Société multiple ont pour mission de rencontrer les institutions financières, entreprises et autorités pour proposer des solutions innovantes en digitalisation, et avec le souhait d’offrir des formations certifiant à l’université des Comores.

Le directeur général de Business Application Maroc, Driss Tissoudal a rappelé les relations bilatérales entre le Maroc et l’Union des Comores. « Je suis d’origine Marocaine. Je connais les relations bilatérales entre le Maroc et les Comores en matière de formation universitaire. En qualité de partenaire d’Oracle, nous pouvons faire bénéficier l’université des Comores du catalogue de formations qu’offre la fondation Oracle Academy, gratuitement », a informé Driss Tisoudal. Et d’ajouter : « nous avons discuté avec des institutions publiques et privées dans le but de présenter les différents produits de la haute technologie que nous proposons comme solutions intelligentes dans la digitalisation. Et avec notre partenaire local, HIKAM Société multiple, représenté par son directeur général Abdoulkader Maoulida, nous comptons apporter notre contribution aux Comores, nos structures partageant les mêmes valeurs en tant que partenaires Oracle.

De son côté, le directeur commercial de Finonyx  UAE, Mahdi Smaoui a montré que Finonyx est un partenaire d’Oracle se focaliser sur des solutions bancaires. « Nous pouvons intervenir sur plusieurs secteurs. Finonyx peut intervenir sur les solutions bancaires, notamment, l’ouverture des comptes bancaires, le compte crédit, des canaux digitaux et plusieurs autres solutions, comme la lutte contre le blanchiment d’argent. Leader mondial, Oracle intervient sur la sécurisation bancaire », a-t-il dit avant d’insister que « notre séjour ici témoigne notre désir d’accompagner le projet ambitieux de l’émergence d’ici 2030 ».

Les deux hommes d’affaires respectivement, marocain et tunisien ont annoncé que l’Université des Comores pourrait bénéficier des formations certifiant  avec l’accès des formations à distance de qualité, à des solutions gratuites, avec Oracle Academy. « Nous pouvons être des facilitateurs de la procédure. Nous sommes à la disposition de soutenir les étudiants comoriens, suivant l’émergence des Comores à l’horizon 2030 », a repris le directeur général BA.

Abdoulandhum Ahamada

La sécurité du transport des produits de première nécessité, l’accompagnement des opérateurs économiques, l’expertise dans les banques et  l’épargne du pays à ne pas sombrer dans une crise pour les prochains six mois, telles sont le plaidoyer du Modec auprès du gouvernement. Lors d’une conférence de presse tenue, hier mardi, à Moroni, le président du Modec dénonce les « chiffre inexacts »  des  banques auprès des entreprises.

Alors que le pays fait face à une crise économique sans précédent, le mouvement des entreprises des comoriennes  (Modec) s’est engagé  à faire sortir le pays du gouffre. Le président du mouvement des entreprises comoriennes, Mourad Bazi a annoncé leurs recommandations adressées  au gouvernement afin de sortir le pays de la crise économique.

« Nous avons été reçus par le gouvernement afin de trouver une solution dans l’urgence à sortir de cette crise. Parmi nos recommandations figurent, la sécurité des produits de première nécessité, l’accompagnement des opérateurs économiques, comment peut-on faire pour épargner le pays à ne pas sombrer dans une crise dans les prochains six mois, ainsi l’expertise dans les banques », a annoncé Mourad Bazi. Il estime qu’il y’a anguille sous-roche sur les  chiffres des banques auprès des entreprises. Selon le président du Modec, les banques ne se conforment pas selon la loi régissant les  relations des banques et les entreprises. « Nous exigeons une expertise minutieuse dans les banques pour que la transparence soit acquise pour toutes les entreprises, car les  chiffres des banques  que subissent les entreprises ne sont plus exactes », réclame-t-il.

Le président du Modec rassure que, des dispositions ont été prises par le gouvernement face à certaines  crises, telles que, la sécurité du transport des produits depuis le port de Mutsamudu vers Moroni. Et lui de rappeler que,  « l’émergence prônée par le chef de l’Etat est un combat collectif dont, tout le monde est appelé à investir, selon ses moyens, pour que le pays soit à la hauteur des enjeux auxquels il  fait face. »

Nassuf. M. Abdou

Dans le cadre de l’organisation de l’exposition de Dubaï 2020, la 3e édition du salon de l’artisanat a été exposée hier, à l’hôtel le Retaj. C’est « un avant-goût » des produits locaux qui seront exposés à Dubaï du 1er octobre 2021 au 31 mars 2022.

C’est la 3e édition du salon de l’artisanat comorien qui marque l’avant-goût de l’exposition de Dubaï 2020. Le thème choisi en 2021 est de l’Union Africaine à l’honneur « Art-culture et patrimoine ». Le coordinateur au Cnac, Omar Houmadi appelle les acteurs de l’artisanat à réfléchir sur le professionnalisme. « À l’heure du numérique où on observe peu à peu le développement du commerce électronique aux Comores, les acteurs de l’artisanat doivent penser en professionnel. Comme le monde a changé, les techniques aussi ont changé et la façon d’apprécier le commerce mondial a aussi changé. C’est ainsi qu’il faut que les professionnels puissent s’adapter à ces changements pour être compétitifs et répondre aux exigences du marché », a déclaré le coordinateur au Cnac.

« Nous avons une richesse en art, culture et patrimoine »

Quant au ministre de l’économie, Houmed Msaidié, les Comores ont des valeurs potentielles en matière de produits fabriqués aux Comores. Selon lui, ces produits sont appréciés par les acteurs de l’artisanat international. « Aujourd’hui, les Comores ont pris l’occasion d’exposer les produits fabriqués localement. C’est la 3e édition du salon de l’artisanat comorien.  C’est un avant-goût pour l’exposition 2020 à Dubaï. À Dubaï, les produits artisanaux fabriqués aux Comores sont très appréciés et jalousés par plusieurs pays étrangers. Nous avons une richesse en art, en culture et en patrimoine. Le but de cet événement est d’évaluer nos valeurs et produits fabriqués aux Comores depuis 2017», a expliqué le ministre.

Le chef d’Etat, Azali Assoumani s’est dit prêt à soutenir les acteurs de l’artisanat pour redorer l’image du pays. « Dieu a fait que chaque individu possède 5 organes de sens lesquels ont, chacun, son rôle principal. Nous devons valoriser nos produits. Le gouvernement est derrière les acteurs de l’artisanat comorien », a-t-il signalé.

Un bol d’air aux artisans

Ce salon international de l’artisanat des Comores qui s’inscrit dans l’esprit qui est le nôtre, d’ouverture des Comores au monde, est aussi en parfaite adéquation avec les efforts déployés du gouvernement pour attirer les investissements dans les secteurs clés du développement tels que définis dans le plan Comores émergentes 2030. Cette troisième édition se tient dans le contexte de la mise en œuvre de ce plan, qui constitue le cadre stratégique pour le développement socioéconomique du pays et qui accorde au tourisme et l’artisanat une place de choix avec l’ambition de hisser notre pays au rang de nouveau pôle touristique de l’océan indien.

« Le plan de développement intérimaire 2020-2024 en particulier, fait des sous-secteurs de l’énergie, de l’eau, de l’industrie, du tourisme et de l’artisanat, les leviers du développement socio-économique du pays », a indiqué le président de le République. Et lui d’ajouter, « le tourisme qui entretient un lien étroit avec l’artisanat, les arts et la culture, a des impacts directs et indirects sur les secteurs des transports, de l’hôtellerie, de la restauration ainsi que sur les services de voyage, du commerce, des services de l’agriculture et de la pêche. »

« Une journée nationale le 08 novembre 2021 »

Ce salon de l’artisanat établit un lien très fort, selon le chef de l’Etat, avec la participation des Comores à l’exposition universelle, l’expo Dubaï 2020 qui a réservé pour les Comores, « une journée nationale » le 08 novembre 2021. « Cette exposition universelle sera ainsi l’occasion pour notre pays de bâtir des partenariats afin de soutenir la mise en œuvre effective du plan Comores émergentes. Ainsi je souhaite que ce salon soit un avant-goût de la participation des Comores à l’événement international expo Dubaï », conclut le président Azali.

Abdoulandhum Ahamada

 

En marge de la 3e édition du salon de l’artisanat comorien tenue hier à l’hôtel le Retaj, les produits locaux sont exposés par des artisans comoriens. Une fierté pour les artisans comoriens, qui fabriquent des produits artisanaux, « mande in Comoros ».

À l’hôtel le Retaj, plusieurs artisans comoriens ont montré leurs talents en matière de fabrication des produits locaux. Tous les secteurs de l’artisanat ont exposé leurs produits fabriqués aux îles de la lune durant des mois, voire des années. Al-fajr a fait un tour de rôle, sur les différentes expositions des stands. Tous les artisans ont exprimé leur engouement pour l’organisation d’une telle initiative. Ali Moumine, fabricant des « boubous » a laissé croire que les Comores ont une grande richesse en matière de fabrication des modèles de vêtements notamment, les boubous. « Certes, les boubous sont fabriqués aux Comores par des couturiers comoriens. Une grande fierté pour le pays. Mais, les tissus sont achetés à Dubaï. C’est là que l’on fabrique tous les modèles de boubous avec des prix abordables et moins chers. Par exemple, un boubou coûte 20.000 fkmf au lieu de 35 000 kmf », a annoncé Ali Moumine, couturier des boubous.

À son tour, le couturier, Foundi Boina se félicite après avoir enseigné plusieurs enfants comoriens dans le métier de la couture. « C’est une grande fierté pour les artisans comoriens qui ont exposé des produits locaux, fabriqués aux Comores. On est heureux de montrer nos valeurs traditionnelles, artistiques et culturelles. J’ai enseigné plusieurs enfants comoriens sur ce métier. J’ai laissé un grand héritage pour les années futures. Dans ce sens, on est capable d’exposer nos produits locaux lors de l’exposition 2020 à Dubaï, en octobre prochain. Et ces produits sont moins chers », s’est-il réjoui.

De même, Nourou Houssam, exposante des produits alimentaires de la société Elhouda a exprimé son émotion quant à la fabrication des produits alimentaires biologiques. « Nous vendons des farines de Manioc biologiques, des boissons (jus) produites aux Comores, et autres. Ces produits sont certifiés par un cabinet international, à consommation sans effets secondaires », a-t-elle dit.

Par contre, une exposante des vêtements traditionnels au magasin Aurelie, Art-Couture, sous forme d’anonymat, originaire de Madagascar regrette sur la marche-en-arrière des produits fabriqués dans le pays. Selon cette femme, les artisans multiplient leurs efforts pour produire beaucoup. Mais, le problème est que la consommation des produits artisanaux n’est pas bien orientée. « Certes, nous produisons beaucoup des modèles de vêtement et objets traditionnels notamment des paniers, des cartables, des draps, des oreillers, entre autres, mais il nous manque la stratégie de consommation de ces produits. Il faut un suivi pour enfin, créer un système de vente et de communication. Le comorien doit être habitué à consommer des produits fabriqués aux Comores. En revanche, l’exposition de ces produits à une seule occasion n’est pas du tout suffisant », a-t-elle regretté.

Abdoulandhum Ahamada

 

Saandi Mouignidaho, économiste comorien, a publié un livre, le mois d’avril dernier, intitulé « Franc CFA et Emergence aux Comores, le duel est-il compatible ? ». Dans son livre, il traite les impacts des équilibres monétaires et de la question de l’émergence des Etats membres de la zone Franc CFA. Une séance de présentation de son ouvrage a eu lieu, lundi dernier, à Ifere en présence des universitaires.

L’économiste comorien, Saandi Mouignidaho a organisé une séance d’exposition de son ouvrage intitulé « Franc CFA et Emergence aux Comores, le duel est-il compatible ? ». Une occasion de mettre en reflet la problématique de l’appartenance de la zone Franc CFA et la politique monétaire de l’Union des Comores. Dans son livre, l’auteur pense que les Comores possèdent une croissance économique à deux chiffres à l’horizon 2030, or, plusieurs secteurs prioritaires, susceptibles d’obtenir une croissance avancée, souffrent de besoin en financement. « L’Union des Comores table sur une croissance économique à deux chiffres pour 2030, alors que des secteurs prioritaires notamment l’éducation, agriculture, électricité, tourisme, industrie)-susceptibles de générer de la croissance accélérée, souffrent de besoin en financement », a annoncé l’économiste Saandi Mouignidaho. À l’en croire, si les Comores ne régularisent pas ce système monétaire, le pays risquerait de tomber dans une situation difficile. « À ce rythme, le pays risque de sombrer dans une crise sans précédent : flambée des prix des produits de première nécessité, inégalités sociales accentuées, taux de chômage élevé et dépendance économique amplifiée », prévient-il.

Saandi Mouignidaho a abordé les questions relatives de la monnaie comorienne et la politique monétaire menée par les autorités compétentes. Selon l’économiste, les banques commerciales doivent avoir une politique monétaire très efficace pour sauver le pays. « La monnaie est la richesse d’un pays. Les banques commerciales notamment, la banque centrale comorienne doit assurer une bonne gestion monétaire très efficace. Le taux d’usure doit être appliqué. Il faut objectiver à 8 chiffres, par exemple. Avec des décisions politiques qui ont des consensus avec les autorités compétentes », a-t-il proposé.

Abdoulandhum Ahamada

 

Houmedi Msaidié, ministre de l’économie est convaincu que la nouvelle technologie de l’information et de la télécommunication est indispensable dans le quotidien. Samedi dernier à l’hôtel Le Retaj, l’agence nationale pour la promotion des investissements (ANPI) a tenu une cérémonie de deux jours pour attirer les jeunes à s’investir dans ce domaine du numérique afin de promouvoir le tourisme et l’agriculture.

La nouvelle technologie de l’information et de la télécommunication, un vecteur phare pour le développement du tourisme. Aux Comores, les étudiants de l’Université doivent s’approprier de ce domaine pour participer au développement du pays, selon Houmedi Msaidié, ministre de l’économie et du tourisme. Les acteurs concernés ont pris part à cet évènement remarquable. « Ce que nous avons remarqué, notre jeunesse commence à s’investir dans le domaine des Tics », a exprimé le ministre de l’économie et des investissements.

Selon le ministre du tourisme et de l’artisanat, le pays dispose des avantages pour promouvoir l’agriculture, la pêche et le tourisme via les Tics. C’est la première fois qu’on propose à des investisseurs de se rencontrer afin de proposer de produits, de services et du numérique qui leur permettrons d’être efficace et faire plus de profit et automatiser certaines fonctions, selon Nadjat Soidik, directrice générale de l’agence nationale pour la promotion des investissements. « Nous sommes fiers de pouvoir organiser cet évènement en espérant qu’il y aura d’autres éditions. Je suis ravie de voir une telle mobilisation pour les acteurs du numérique, de la pêche, du tourisme et de l’agriculture », a-t-elle déclaré.

 La directrice de l’Anpi a rappelé  que  ce sont les étudiants qui développent des projets très intéressants. Pour cela, ils ont parfois besoin de financement et de partenariat pour pouvoir aller plus loin. « Il y a eu déjà les premiers résultats et les discussions ont donné lieu à certains engagements de la part d’incubateurs qui vont les accompagner jusqu’au bout de leurs projets », a conclu la directrice de l’Anpi.

Kamal Saïd Abdou

 

Samedi dernier, les ministres des finances et de l’économie, et le secteur privé se sont réunis, à Moroni, pour trouver une solution adéquate face à la crise alimentaire qui secoue le pays. Des propositions et des solutions sont engagées pour sortir le pays de cette crise alimentaire.

Au milieu de la crise alimentaire, les ministères de l’économie et des finances avec le secteur privé ont engagé des discussions en vue de trouver des solutions face à cette crise. Selon les parties-prenantes, plusieurs propositions sont avancées et des solutions sont envisagées, dans les jours à venir. La présidente de l’Opaco, Sitti Djaouharia Chihabiddine a annoncé qu’une analyse de la situation est en cours pour faciliter les citoyens à se procurer quelques choses à manger. « Nous avons entamé une étude analytique de la situation afin de sortir la population de ce gouffre. Sachant que les prix douaniers sont augmentés partout dans le monde. Une réunion avec les autorités compétentes aura lieu pour sécuriser les produits alimentaires importés. Nous espérons trouver des solutions claires, efficaces et fiables pour régler la situation », a-t-elle dit.

Quant au ministre de l’économie, Houmedi Msaidié les comoriens doivent être optimistes face à cette situation désagréable. Toutefois, le gouvernement trouvera une solution dans les jours ou mois à venir. « Nous avons, certes, signalé ce manque de produits alimentaires dans le pays. La régularisation des prix de vente est envisagée. Mais, il faut savoir que les prix douaniers tels que les conteneurs sont chers à l’échelle mondiale. Nous avons fait l’analyse des coûts douaniers, du passage des bateaux (trafic maritime). Nous pensons ensemble avec le secteur privé car nous voulons libéraliser le commerce », a montré le ministre de l’économie.

De son côté, le ministre des finances, Saïd Ali Saïd Chayhane indique que le gouvernement envisage de faire une étude sur les coûts des conteneurs importés aux douanes comoriennes. « Nous voulons que le choc des prix des conteneurs n’affectent pas tous les prix des produits importés. Sachant que l’ouverture des frontières maritimes exige une demande forte des produits alimentaires auprès des fournisseurs », a-t-il indiqué.

Abdoulandhum Ahamada

 

La pénurie des produits alimentaires fait grincer des dents. Face au manque de farine, le patron de la boulangerie, « le goût du pain », Amini Amir Minhadji a réagi, vendredi dernier, et a appelé sa clientèle à patienter et attendre la réaction du gouvernement.

Des files d’attentes dans les boulangeries à la recherche du pain. Un manque de farine a été constaté dans l’ensemble du pays. Le patron de la boulangerie-pâtisserie, le goût du pain, Amini Amir Minhadji a réagi face à cette crise alimentaire et demande à ses clients de patienter. « Le manque des produits alimentaires est un problème qui touche presque plusieurs pays notamment d’Afrique. Ici, dans cette boulangerie, nous continuons à produire le pain. Certes, nous avons un manque de farine, mais, nous avons un stock peu suffisant. Peut-être, on aura une importation de la farine dans les jours à venir », a annoncé le patron de la boulangerie, le goût du pain.

Selon Amini Amir Minhadji, le problème de la farine pourrait durer un mois. « Une cellule de crise est en cours d’étude pour résoudre ce problème. Nous avons, à un certains moments, acheté un sac de farine à 9 000 kmf. Toutefois, le prix du pain reste intact. Il n’est pas logique que le prix augmente à cause de ce problème. Je pense que ce problème de farine pourrait, peut-être, durer en une période d’un mois », estime-t-il.

Lors de son intervention, le gérant de la boulangerie Goût du pain a avoué que d’ici  samedi prochain, si les autorités compétentes ne trouvent pas une solution pour importer de la farine, il risque de fermer ses portes. « Nous avons un stock peu suffisant pour produire du pain, mais au-delà du 10 juillet prochain, si le gouvernement n’importe pas de la farine, nous risquerons de fermer les portes », se plaint-il.

Abdoulandhum Ahamada