ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Lors de la foire organisée par la Ccia Anjouan, du 2 au 30 janvier, des produits comoriens de l’agro-alimentaire notamment du miel, les jus, Kachatoi, sculptures en bois, métalliques, tableaux, poteries, la couture et la musique ont été mis en valeur par des artisans locaux.

Des grandes personnalités de l’île et de l’Union européenne ont pris part à l’ouverture, ce mardi 25 au 30 janvier, au Jardin de Habomo, de la foire artisanale de la CCIA Anjouan et l’Union européenne. Les artisans sont au cœur de cette foire.

« L’artisanat constitue un atout non négligeable dans l’économie d’un pays. Il s’agit d’une richesse indéniable de notre commune, car il présente un modèle réduit de la vie et du quotidien et permet de valoriser ce qui fait notre spécificité culturelle et civilisationnelle. Dans la commune, nous nous sentons très concernés par l’extension de l’artisanat », a déclaré le maire de la commune de Mutsamudu, Zarouki Bouchrane.

Pour le directeur de la culture, Farid Rachad, c’est le fruit d’un travail abattu de ces 5 dernières années qui a séduit l’Union européenne. « Ces résultats émanent d’un travail et d’un combat acharnés. Ces dernières années, la culture a évolué. L’Union européenne a confirmé que c’est vers la culture et c’est de la culture, qu’il y aurait un développement » et Kamal’edinne Saidali affirme que « la Covid-19 a impacté grièvement l’artisanat du pays. Actuellement, aux Comores, l’artisanat se caractérise par une multitude d’artisans qui sont seuls dans des activités sans aucune formation qualifiante. L’artisanat se transmet de père en fils », a rappelé Kamal’edinne. Il poursuit en indiquant que« les maires s’intéressent à l’épanouissement des artisans dans les villes et villages ».

« Mes félicitations aux artisans pour leur noble travail. Une foire d’hommes et de femmes fortes qui tendent vers la réussite de leurs métiers et le développement du pays. Nous devons être ensemble et soutenir les artisans dans tous les sens. C’est de belles choses qui vont promouvoir le pays », a rétorqué le président de la CCIA, Alilfata Ibrahim. Pour les artisans, cette foire permet une visibilité des produits locaux.

Ahmed Zaidou

Les Comores traversent une crise alimentaire et de la montée des prix des produits de première nécessité. Une situation inquiétante à moins de trois mois du ramadan. Les citoyens comoriens crient au secours et demandent une solution immédiate face à cette crise alimentaire et la flambée des prix des denrées alimentaires.

Plusieurs personnes ont réagi face à la crise sans précédent des produits alimentaires et de flambée des prix des produits de première nécessité. Une question qui dérange, de jour en jour, l’opinion publique. Dans les marchés publics de Moroni, les riches achètent les produits alimentaires car ils ont des moyens suffisants. Par contre, les plus vulnérables jettent de la sueur pour acheter un seul tas de produits alimentaires. Fatima Mfoihaya, une mère de trois enfants, souligne qu’elle n’a pas les moyens suffisants pour acheter quelque chose à manger vu que les prix des produits de première nécessité flambent de jour en jour. « La vie quotidienne a complètement changé en matière de prix des produits de première nécessité. Un litre d’huile coûte, actuellement, 1000 kmf. Un kilo de sucre coûte 600 kmf. Un kilo de farine, 700 kmf. Bref, tous les prix des produits ont augmenté. Le pire est que même les produits fabriqués aux Comores sont à la hausse, notamment, l’eau de Salsabil. Certes, il existe une crise sanitaire du Coronavirus impactant tous les secteurs, mais, il faut que les prix des produits soient revus à la baisse avant le Ramadan. Comment pourrai-je subvenir aux besoins alimentaires de mes trois enfants avec ces prix étiquetés à la haussé ? », se plaint Fatima Mfoihaya, citoyenne.

« Le gouvernement a manqué un plan stratégique… »

Lors d’un compte-rendu du conseil des ministres précédent, le porte-parole du gouvernement, Houmed Msaidié a indiqué que le gouvernement a déboursé une somme colossale pour soutenir les opérateurs économiques. Une manière, en tout cas, selon lui, d’importer des produits alimentaires à bas prix. À cette question, Hassane Saïd, cadre, pense que le gouvernement a manqué un plan stratégique pour faciliter la vie des citoyens. Car, selon Hassane Saïd, les autorités concernées (du ministère de l’économie, des finances, de l’agriculture) n’ont pas cherché des solutions palliatives urgentes face à cette crise alimentaire. « Dès le mois de juillet-août dernier, les Comores ont commencé à traverser des pénuries de denrées alimentaires. Les autorités concernées n’ont pas bougé leurs petits doigts. Ils ont traîné les procédures jusqu’à la fin de novembre pour mettre un plan stratégique de soutien et d’appui aux opérateurs économiques (dans le cadre d’importation des produits alimentaires). Gouverner un pays, ce n’est pas du tout le fruit du hasard. Il faut un plan selon le moment opportun. Et si les opérateurs économiques n’arrivent pas à acheter ces produits en toute abondance, qu’allons-nous faire ? », se demande-t-il.

Des crises financières

Au côté de Halima Abdallah alias Mkolo, cette vie chère provoque des crises financières au moment où plusieurs familles veulent s’occuper de la scolarisation de leurs enfants. « vivre avec cette situation de crise alimentaire et de flambée des produits de première nécessité poussent les familles à vivre dans une situation délicate de crise financière. Puisque chaque famille veut acheter quelques denrées alimentaires du jour au lendemain quel que soit le prix à payer. Et nous les pauvres ? Pensons-nous que tous les citoyens aient les mêmes possibilités financières ? Alors, comment pouvons-nous occuper nos enfants en matière de scolarisation ? L’Etat est là sans rien faire. Mais, au lieu de faciliter la vie quotidienne des citoyens, il demande de l’argent au peuple, comme le cas du non-port des masques et de la carte de vaccination. C’est difficile à expliquer », a-t-elle critiqué.

En d’autres angles, Ahmed Abdou pense qu’il est temps aux comoriens résidents en France de trouver des solutions immédiates face à cette problématique. Il voulait dire l’envoi des produits alimentaires en provenance de France. « Je demande à chaque je-viens de France d’envoyer des produits alimentaires le plus vite possible avant qu’il soit tard. Avec cette situation, nous allons tous mourir de faim », a-t-il indiqué.

Abdoulandhum Ahamada

 

Go Comores reprend les vols domestiques et régionaux. Vendredi dernier au cours d’un point de presse à l’aéroport de Hahaya, Ahmed Mountaka, directeur général de cette compagnie a rassuré que le vol est en bon état et répond aux normes de l’aviation civile comorienne.

Il s’agit d’un jet privé confortable de 7 places pour les vols domestiques et régionaux. Selon Ahmed Mountaka, directeur général de la compagnie Go Comores, l’appareil a une autonomie de 4 heures de temps. « Nous allons lancer aussi un cargo dans les îles si nécessaire pour les vols domestiques et régionaux », a rassuré le directeur général. Ce dernier a tenu à rappeler que la compagnie assure les évacuations sanitaires et les voyages familiaux. « L’avion est capable de répondre à toute urgence. Notre objectif est de faciliter les comoriens dans leurs vies quotidiennes », a-t-il précisé, poursuivant qu’il n’y a rien à craindre, « l’appareil répond aux normes de l’aviation civile comorienne », a-t-il garanti.

A entendre le directeur général, l’émergence des Comores demande aussi le développement du secteur aérien. Un secteur clé et un levier de l’économie du pays. « Notre volonté est de suivre le chef de l’Etat dans sa vision en facilitant la mobilité des personnes dans les îles. Les compagnies qui desservent le pays sont régulières et nous avons un vol à la demande. Ce qui signifie que nous sommes disponibles à tout moment », a rappelé le directeur général de la compagnie Go Comores. De son côté, Hilalidine Mze Boina, assurant la communication et le marketing de la compagnie, a précisé que la création d’emploi est un des objectifs principaux de l’agence. « Beaucoup de jeunes auront un travail. Il y a ceux qui travaillent dans le domaine du marketing, de la communication et billetterie », a-t-il avancé. Le responsable de la communication et marketing a appelé la diaspora comorienne à investir au pays.

Kamal Said Abdou

En présence de différentes organisations patronales, l’union des chambres des commerces, de l’industrie et de l’agriculture a reçu mardi dernier, le député franco-comorien Saïd Ahamada. Le projet d’une chambre de commerce franco-comorienne, Le retour de la société MAERSK, les 150.000.000 Euros de la France destinés aux projets de développement comorien au menu des discussions.

A peine arrivé aux Comores, le député franco-comorien Saïd Ahamada a été reçu mardi dernier par l’Union des chambres des commerces, en présence des organisations patronales. La reprise de ses activités pour la société MAERSK aux Comores, la création d’une chambre de commerce franco-comorienne, ainsi qu’aux projets prioritaires choisis par l’Etat Comorien financés par la France à hauteur de 150.000.000 euros, ont fait l’ordre du jour. « Entre autres point débattu, le retour aux Comores de la société MAERSK pour sauver le pays à ne pas sombrer dans une crise économique sans pareille», a expliqué Mme Sitti Djaouharia, présidente de la nouvelle Opaco. Sur ce, dit-elle, le député franco-comorien aura fort à jouer la médiation pour que Maersk reprenne rapidement ses activités sous la base d’une convention qui le protégerait.

Le parlementaire franco-comorien indique qu’il est temps que les opérateurs économiques prennent le destin du pays pour impulser son économie à travers les 150.000.000 Euros financés par la France pour des projets innovants en Union des Comores. « Ces fonds-là, devraient accompagner le pays à travers les projets prioritaires définis par l’Etat comorien. Maintenant, il va falloir que les opérateurs économiques prennent en main le destin du pays », a-t-il insisté. L’honorable Said Ahamada rassure que la diaspora comorienne peut investir dans le climat des affaires pour une chambre de commerce franco-comorienne, mais à condition que les règles soient claires, transparentes et respectées de la même manière pour tout le monde et sans réserve.

Nassuf.M.Abdou

Le renforcement de la cohésion, la solidarité et l’unité de tous les Comoriens de l’intérieur comme de l’extérieur notamment la diaspora pour le développement du pays est prioritaire. Hier, un projet pour le renforcement des partenariats avec les diasporas entrepreneuriales comoriennes a été lancé. Il s’agit de développer et mettre en œuvre une offre de services à destination de la diaspora comorienne.

La valorisation du capital humain et financier à travers l’entreprenariat notamment celle de la diaspora comorienne est un atout majeur. Le projet d’appui entre la diaspora entrepreneuriale est une nouvelle étape vers le développement du secteur de la création d’emploi aux Comores. « Pour amorcer le démarrage des activités, un premier appel à projet a été lancé le mois de juillet dernier et financera 5 premiers projets à hauteur de 10.000.000 kmf chacun », a précisé Dhoihir Dhoulkamal, ministre des affaires étrangères.

Selon le chef de la diplomatie comorienne, ces projets vont intervenir sur divers secteurs notamment, la technologie, la labellisation des produits agricoles et le développement de la plateforme numérique d’informations. « Il s’agit d’un travail de conception et d’harmonisation sur la refonte du décret création du commissariat chargé de la diaspora. Le rapport de cette mission sera soumis prochainement au président de la République pour appréciation », a-t-il ajouté. « Après la signature de l’accord de partenariats relatif au projet d’appui au renforcement des partenariats avec les diasporas entrepreneuriales comoriennes, en date du 11 juin 2021 », a-t-il poursuivi.

Expertise France est l’agence publique française de conception et de mise en œuvre de projets internationaux de coopération technique. « A Moroni, nous accompagnons la mise en œuvre du Plan de Développement France-Comores et ce, au travers le pilotage de plusieurs projets, dont celui qui nous réunit ce jour », a indiqué Maliza Youssouf Saïd, représentante de l’agence expertise France aux Comores. L’agence compte soutenir les entrepreneurs de la diaspora. A en croire la représentante de l’agence, Il s’agira notamment d’apporter un appui à la structuration technique et financière des projets pour que les créateurs d’entreprises aient la formation et l’aide nécessaire à la construction de leurs projets et apporter un soutien financier en octroyant 20 000 euros de subvention aux trente projets les plus innovants et méritants.

Kamal Saïd Abdou

 

Hier au Retaj, un atelier de trois jours sur les États généraux de la statistique est lancé. Kamalidin Souef, ministre des finances et du budget, a expliqué que ce projet a été discuté en conseil des ministres du 2 novembre 2021.

Les programmes mondiaux de développement, le programme de développement durable à l’horizon 2030 et l’agenda 2063 de l’union Africaine, souscrits et contextualisés par le pays à travers le plan Comores émergentes, exigent la mesure régulière des progrès réalisés au cours de leur mis en œuvre. « Aujourd’hui pour la première fois, dans l’histoire du pays, l’Union des Comores tient ses États généraux de la statistique, et je jette ainsi les bases d’un développement moderne et résilient du système statistique national », a déclaré François Batalingaya, coordinateur résident du SNU. Selon lui, les attentes sont immenses en ce qui concerne les Etats généraux. « J’ai bon espoir qu’ils (Etats généraux) vont permettre de répondre à certaines questions cruciales pour le pays telles que celles relatives aux capacités de l’Inseed, le bar armé du système statistique national, et celles relatives aux défis liés aux statistiques sectorielles et de routine », a renchéri le Coordonnateur.

Pour le secteur privé, Mourad Bazi a tenu à rappeler que depuis quelques décennies, la statistique officielle connaît un succès enviable. A l’ère de l’information, la fourniture des données et d’informations fiables et de qualité par les producteurs de statistique revêt une importante croissance tant pour l’économie que pour le secteur privé. « Nous avons besoin de données pertinentes et fiables et de bonne qualité que nous devons une meilleure planification qui va accompagner la politique du plan Comores émergentes d’ici 2030 et des objectifs du développement durable », a-t-il indiqué. Conscient de l’importance que joue le secteur privé notamment la société civile, l’ancien président de l’Uccia regrette aux efforts fournis par plusieurs femmes, hommes et jeunes de façon bénévole qui ne sont pas intégrés dans les données statistiques du pays par diverses raisons.

Kamal Said Abdou

À travers une vidéoconférence, le ministère de l’économie a, hier jeudi, exposé plusieurs sujets relatifs à l’économie, l’impact de la crise sanitaire de la Covid-19, la politique nationale de qualité, entre autres. Sachant que les Comores vont accéder prochainement à l’OMC.

Le ministère de l’économie a organisé, hier jeudi, une vidéoconférence avec plusieurs personnalités de l’OMC et des partenaires aux Comores. Une occasion pour le ministre de l’économie, Mzé Aboudou de montrer que les Comores ont une économie ouverte caractérisée par une croissance du PIB assez faible et aussi la crise sanitaire qui a impacté cette économie. « Les Comores ont une économie ouverte, peu diversifiée et très vulnérables aux chocs extérieurs. Cette économie  est caractérisée par une croissance du PIB assez faible et arabique, une balance commerciale structurellement déficitaire et des investissements directs étrangers. La crise sanitaire du Covid-19 a fortement impacté l’économie comorienne et détérioré les indicateurs économiques et sociaux : la croissance a reculé et le déficit budgétaire global hors dons et celui de la balance des paiements se sont aggravés. Au plan sectoriel, tous les secteurs ont été impactés », a fait savoir le ministre de l’économie.

Ce dernier a avoué que la contribution commerciale à reprise économique est contrariée par la flambée des prix et des coûts de facteurs dans le domaine des transports entraînant une pénurie et de hausse de prix des produits de première nécessité. « Cette situation a entraîné dans notre pays une situation de pénurie et de hausse de prix des produits de première nécessité et qui a poussé le gouvernement à prendre des mesures ponctuelles consistant à soutenir les opérateurs économiques », a-t-il déclaré.

Le directeur commercial du ministère de l’économie,  Abdou Nassur a exposé aux responsables de l’OMC, l’objectif principal de la politique nationale de qualité en 2023. « L’objectif général de la politique nationale de qualité est d’établir un cadre pour le développement et le fonctionnement d’une infrastructure de qualité pertinente, efficace et efficience afin de faciliter l’intégration de l’Union des Comores dans le commerce régional et international, protéger le consommateur comorien dans un environnement viable et promouvoir un développement économique inclusif durable », a-t-il dit.

Abdoulandhum Ahamada

Anjouan : Mirontsy ou la ville économique

Anjouan : Mirontsy ou la ville économique

Mirontsy où l’artisanat du meuble, la pêche et l’écriture ont pris le devant pour faire de cette localité, un village économique. Mirontsy reste entre autres une ville qualifiée de « banditisme de tout genre ».

Plus d’une quarantaine de menuiseries prospèrent dans cette localité de l’île d’Anjouan, selon le maire de la ville qui dit avoir fait un recensement de ces dernières. Les habitants se disent satisfaits de cette activité qui lutte contre le chômage, la délinquance, et qui accroît l’économie locale. « Il est vrai que Mirontsy est la ville la plus industrialisée de l’île. Il y a tout ou plus de 43 menuiseries. Cela ne prouve que Mirontsy tant à lutter contre le chômage dans le pays. C’est une bonne chose. Nous l’avons pris à deux mains. Le chômage ne doit pas être pareil que dans les autres villes. Il reste que la jeunesse s’intéresse à cette activité. Si aujourd’hui, une menuiserie embauche jusqu’à 4 personnes ou plus, ce sont des familles qui sortent de la pauvreté », a exprimé le maire de la commune, Sidi Bacar et ajoute : « un recensement est fait avec l’équipe de la mairie. C’est une question de voir ensemble un développement économique en étroite collaboration. Nous avons recensé plus de 42 menuiseries. Ces ateliers peuvent créer une coopérative avec des bonnes actions. »

Prioriser les formations dans le domaine de l’artisanat

Selon le maire de Mirontsy, le courage et la volonté de bien faire sont là. « Ces menuiseries sont plus proches de moi. Je propose une alternative de faire cette industrie prospère dans la localité de Trenani. Il faut délocaliser cette industrie mais ça demande des travaux comme des routes et des constructions. Ça sera plus simple pour les menuisiers et les clients », indique-t-il. A en croire le maire, « Hazi Hazi. Il y a toutes les possibilités que les jeunes aient un travail décent. Il faut aussi prioriser les différentes formations sur le domaine de l’artisanat, l’agriculture ou la pêche. Savoir comment se localiser et gérer son activité. Cela aussi lutte contre la délinquance et le banditisme ».

Pour Abdallah Combo, menuisier, c’est une passion qui est devenue un moyen de revenu conséquent. « J’ai ouvert ma menuiserie il y a quelques années. J’ai toujours aimé travailler le bois. C’est un travail qui me passionne et qui me nourrit. Je vis cela. Actuellement, il y en a plusieurs dizaines dans la zone. Nous travaillons ensemble quelques fois », dixit le menuisier. « J’ai vu grandir certaines menuiseries dans la ville. C’est une bonne chose que l’activité évolue. Ça prouve que nous avons fait le bon choix et que nos jeunes ne vont pas échouer s’ils s’investissent dans ce métier. Il y a d’autres domaines de développement. La pêche ou l’agriculture permettent de nourrir plusieurs familles dans la ville », explique Abdallah Combo.

Ahmed Zaidou

 

 

 

Economie : Une flambée des prix à Anjouan

Economie : Une flambée des prix à Anjouan

Dans l’ensemble des îles, les prix des produits de première nécessité, de matériels de construction entres autres ont doublé. A Anjouan, les prix s’envolent. Silence radio. Un coup dur pour la population à revenu moyen.

La pandémie de la Covid-19 est l’une des causes de la vie chère aux Comores. Des prix exorbitants. Et les comoriens démunis vivent dans la précarité de cette inflation. « La crise sanitaire y est pour beaucoup. Ça vient de la volonté des gens à vouloir augmenter les prix pour rattraper le chiffre d’affaires habituel. C’est un moyen de redresser la barre pour les grossistes, mais aussi pour les détaillants. En ville, les commerçants ont les mêmes prix ou presque pour les produits. Ils sont tous plus chers. Certains produits comme les allumettes ont doublé de prix », a expliqué Aboubackar Fakri un diplômé d’AES à l’université des Comores.

Selon ce ressortissant de l’université des Comores, les petits budgets n’ont pas de place dans un pays économiquement instable et affecté par la pandémie de Covid-19, qui ravage le pays depuis plusieurs années. « Un fonctionnaire avec 90 000 ou 100 000 francs comoriens ne peut pas vivre une dizaine de jours avec 3 enfants. Un coût d’achat de produits qui sont chers avec de nouvelles charges de lutte contre la pandémie. Ce sont des coûts impactant l’économie de la famille moyenne. De plus en plus, de personnes vivent dans la misère et dans la précarité de l’inflation des prix dans notre pays », a-t-il avancé. « La solution serait, préconise-t-il, de favoriser l’entrepreneuriat des jeunes comoriens et l’accès à des prêts bancaires pour un autofinancement. »

Assiand Abdillah, commerçant à Mutsamudu, a fait savoir que c’est une hausse qui ne cesserait d’évoluer. « Il faudra attendre quelque temps pour que tout les prix soient doublés ou presque. Les autres parlent des taxes douanières qui sont chères et un retard d’approvisionnement des marchandises », indique-t-il. Pour lui, les commerçants ont des charges familiales. La plupart ont des impôts et des loyers à payer. Tous ces coûts sont à calculer pour avoir le prix final des produits. « Je dirai que certains commerçants exagèrent par le manque de contrôle », a-t-il fulminé.

Les produits de première nécessité tels que le sucre, l’huile voient leurs s’envoler. Une sonnette d’alarme a été lancée par la population anjouanaise. Mais, le service de contrôle des prix fait fi. Certains commerçants vendent leurs produits à leur propre gré. Ni les forces de l’ordre ni le service des prix n’interviennent un équilibre. Le gouvernement joue son va tout, les commerçants haussent les prix.

Ahmed Zaidou

Prévue d’être lancée le 08 janvier prochain à Dubaï, la semaine du tourisme n’aura pas lieu pour cause du durcissement des mesures contre la pandémie aux Emirats Arabes Unis. Le pavillon Dubaï continue et les Comores reçoivent toujours des visiteurs.

Le pavillon des Comores à Dubaï a enregistré près de 70 000 visiteurs au 10 décembre 2021. Et c’est la beauté des îles Comores qui a été exposée. L’exposition Dubaï 2020 est un atout pour les Comores d’exposer leurs richesses culturelles, touristiques au monde entier. Une semaine du tourisme a été prévue du 08 au 13 janvier à Dubaï. Une occasion pour les Comores de présenter leurs atouts en termes de tourisme. Mais, la covid-19 l’a gâchée. « La semaine du tourisme n’aura pas lieu comme ça été prévue à cause du covid-19 », a annoncé le ministre en charge du tourisme Houmedi Msaidié.

Une semaine pour vendre les richesses touristiques et gastronomiques. « Les Emirats Arabes Unis ont fermé les frontières à cause du variant Omicron qui circule dans le monde actuellement. Un variant plus contagieux mais, moins dangereux selon les autorités sanitaires. Par conséquent, la semaine du tourisme n’aura pas lieu. Les Comores continuent à recevoir des visiteurs pour le pavillon de cette exposition Dubaï », a expliqué un comorien depuis Dubaï.

Pour rappel, dans son allocution à l’occasion de l’ouverture du pavillon Comores à l’expo Dubaï, le chef de l’Etat comorien a indiqué que « j’ose espérer que cette exposition n’est que la première étape d’une longue série d’échanges qui permettront à des pays comme le mien, qui ont besoin d’accompagnement, de bénéficier de votre expérience et expertise, pour relancer leur développement socio-économique ».

L’expo Dubaï 2020 est une réussite pour les Comores bien que la semaine du tourisme, de la gastronomie ne se tiendra pas comme prévue. Et les Comores possèdent d’énormes opportunités touristiques et gastronomiques.

KDBA