ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Energie : Bientôt Mbadjini sous le solaire

Energie : Bientôt  Mbadjini sous le solaire

Les travaux d’installation des panneaux solaires à Foumbouni vont bon train. Le but de cette opération est l’électrification de toute la région de Mbadjini. Une initiative saluée par la majorité des habitants de Mbadjini malgré les inquiétudes qui nourrissent des esprits. Selon la majorité des habitants, la fourniture de l’électricité en permanence est un atout pour le développement économique de la région.

L’installation des panneaux solaires à Foumbouni dans le Mbadjini a pour objectif de fournir de l’électricité en toute permanence. Une initiative saluée par certains habitants de Mbadjini puisque. Selon eux, c’est un développement économique de la région. « L’idée de fournir de l’électricité par le biais de la lumière du soleil est une bonne initiative de la part du gouvernement. Je salue cette opération puisque la région de Mbadjini traverse des délestages fréquents comme la plupart des régions. En ayant de l’électricité 24heures sur 24heures, la région aura une forte croissance économique. Les activités commerciales seront régulières et les jeunes auront du boulot à faire », a expliqué Abdou Ali, un habitant de la région de Mbadjini.

Pour Massoundi Papa, le fait d’installer les panneaux solaires justifie réellement la volonté du gouvernement comorien à développer le pays. Selon lui, les habitants devraient avoir confiance à ce projet puisque les panneaux solaires sont en cours d’installation. « Nos avons vu la pose des premières rangées de ces panneaux solaires à Foumbouni. Je pense que le rêve vient d’être une réalité. Nous devons rester confiants quant à la concrétisation du projet. Espérons que le mois prochain, la région de Mbadjini sera tout éclairé du solaire», a montré Massoundi Papa, un jeune de Nioumamilima Mbadjini. Et lui d’ajouter : « nous pensons aussi que les tarifs du courant seront moins chers par rapport aux tarifs du courant de la Sonelec. Ce sont les plans stratégiques que les citoyens en ont besoin, puisque la population vit dans une situation financière difficile ».

De son côté, Fatima Ahamada, une mère de quatre enfants salue le projet de l’électrification dans la région. Elle avance l’idée selon laquelle les études scolaires auront une solution propice, notamment les recherches des cours, à travers le numérique. Et ce projet facilite aussi, selon elle, les activités commerciales. « La société Sonelec fournit leur courant de 17heures à minuit, les élèves n’ont pas eu le temps d’étudier et faire des recherches. L’arrivée de l’énergie solaire en permanence aidera à suivre les informations à la télévision et les recherches des cours à travers les téléphones portables. D’autant plus, la permanence de l’électricité permet de faciliter les activités commerciales, notamment la vente des poulets, des jus, de la soudure, et autres. L’économie du pays ne peut pas avancer sans une fourniture régulière et permanente du courant », a témoigné la mère de quatre enfants.

Par contre, Mhoudine Saïd n’est pas du tout confiant à l’aboutissement du projet d’électrification à partir de l’énergie solaire à Mbadjini. Il met en doute les promoteurs du projet notamment les membres du gouvernement. « J’aimerai que la région de Mbadjini soit éclairée du solaire, mais je n’ai pas confiance aux initiateurs de ce projet, même si certains panneaux solaires sont en cours d’installation à Foumbouni. Si les promoteurs de ce projet sont des membres de ce régime en exercice, le doute plane. Ces gens là nous ont, à plusieurs reprises, menti. Ils mentent comme ils respirent. Ces membres du gouvernement commencent à crier que plusieurs chantiers vont bientôt commencer. Mais au fur et à mesure, rien n’atteint à son terme », a critiqué Mhoudine Saïd.

Abdoulandhum Ahamada

 

Alors que le gouvernement de l’Union des Comores a annoncé la création d’emploi en faveur des jeunes, des réunions de sensibilisations ont été organisées dans différentes localités du pays. Toutefois, le constat amer, la présence des jeunes est faible. Un échec du gouvernement, selon un proche du pouvoir.

Des gigantesques opportunités d’emplois ont été annoncées pour les jeunes. Une ambition du gouvernement à soutenir les jeunes à la création d’emploi et à la lutte contre le chômage, et la pauvreté. Il y a le projet « facilité emploi » et le Pidc. Des projets qui s’inscrivent sur l’agriculture, l’élevage, le tourisme et la pêche. Des secteurs économiques et promoteurs. Un financement de plus 15 milliards est annoncé. 80 000 emplois dans 4 ans. En effet, un proche du pouvoir salue cette initiative de réduire le chômage et d’accroître l’économie, mais inquiet de la manière dont les réunions de sensibilisations s’organisaient.

« Je ne comprends pas comment les jeunes ne sont pas impliqués dans cette démarche. Certes des réunions de sensibilisations de ces projets de développement et de création d’emplois sont organisées, mais peu de jeunes ont répondu présent. Cela signifie que le gouvernement a échoué dans la sensibilisation. Il fallait faire en sorte que les concernés s’approprient de la campagne en les impliquant directement comme relai », a-t-il expliqué. « Je suis optimiste que les jeunes seront actifs et l’économie sera croissante mais ce projet a mal démarré », dit-il.

Le but du projet facilité emploi est de réduire la dépendance alimentaire et permettre d’obtenir de l’offre en milieu rural. Une manière de réduire le taux de chômage chez les jeunes. 1 500 emplois durables et 500 temporaires seront créés, selon les responsables de ce projet. « Les jeunes doivent être formés en montage d’un projet et comment le défendre. Les jeunes n’ont pas cette culture. Sensibiliser n’est pas synonyme d’apprendre ou de former. Je pense qu’il faut former les jeunes en culture entrepreneuriale. Mais ce n’était pas le cas et le pire, ce ne sont pas les jeunes qui sont sensibilisés. S’il y avait des jeunes, ce sont ceux qui soutiennent le chef de l’Etat. Or, ce n’est pas un projet d’un régime mais celui des jeunes comoriens », a-t-il tonné.

KDBA

 

La pêche illégale non déclarée et non réglementée constitue une menace pour l’Afrique et surtout à la population qui vit de cette activité. Cette pêche entraîne des pertes d’une somme colossale. C’est justement dans le cadre de la lutte contre la pêche illicite qu’une conférence téléphonique a été organisée lundi dernier par la garde côtière des États-Unis, les forces navales des Etats-Unis pour l’Europe et l’Afrique. L’Union des Comores n’en demeure pas moins. Un défi majeur est à relever.

Cette conférence téléphonique avait pour but de parler des partenariats des Etats-Unis avec les nations africaines pour renforcer leurs capacités, faire respecter l’ordre fondé sur des règles, et faciliter la libre circulation commerciale. Cela permettra aux pays africains y compris les Comores à contrôler les navires étrangers sur les eaux africaines, cibles d’un pillage. La garde côtière des Etats-Unis, les forces navales des Etats-Unis pour l’Europe et l’Afrique se musclent d’harmoniser les relations afin de lutter contre la pêche illicite.

Comment en finir avec la pêche illégale ?

Pour rendre les actions encore plus efficaces, le renforcement des contrôles des eaux a été évoqué. « Mettre un termes à la pêche illicite et faciliter la libre circulation commerciale constitue un défi et nous sommes dans un élan pour faire avancer le dossier. Nous disposons des outils devant nous permettre de nous rapprocher de la réalisation de notre objectif », ont souligné les conférenciers, notamment  l’amiral Karl L. Schultz, commandant de la garde côtière des États-Unis, et l’amiral Robert P. Burke, commandant des forces navales des Etats-Unis pour l’Europe et l’Afrique et du commandement militaire de l’OTAN à Naples.

Quel sort pour l’Union des Comores ?

Pour le cas des Comores, ces actions incluent les stratégies de coopération entre tous les acteurs concernés de ce fléau. L’Assemblée nationale, arsenal de la pêche illégale sur les eaux comoriennes ? Les élus de la nation doivent en outre mettre en œuvre un plan sur les mesures du ressort contre la pêche illicite non déclarée et non réglementée.

A titre de rappel, la garde côtière des Etats-Unis est présente dans le monde entier pour préserver la paix grâce à un engagement durable et transparent et faire progresser la gouvernance maritime. Cette garde côtière opère aux cotés des nations africaines et aide les Etats partenaires à faire respecter et affirmer leur propre souveraineté par son engagement, son partenariat et présence.

Les forces navales américaines en Afrique aident les pays partenaires de l’Afrique à renforcer leur sûreté et leur sécurité maritimes dans le cadre du programme de partenariat pour le respect du droit maritime en Afrique mis en place il y a plus de 10 ans.

 

 

 

Amiral Karl L. Schultz 

 

Il a pris ses fonctions de 26ème commandant de la garde côtière des États-Unis le 1er juin 2018. En cette qualité, il supervise toutes les opérations mondiales de la garde côtière et 41 000 militaires en service actif, 6 200 réservistes et 8 500 civils, ainsi que l’assistance de 25 000 bénévoles auxiliaires de la garde côtière.

 

Amiral Robert P. Burke

 

Commandant, forces navales des États-Unis en Europe et en Afrique

Commandant, Commandement militaire de l’OTAN à Naples. L’amiral Robert Burke est originaire de Portage, dans le Michigan, et titulaire d’une licence et d’une maîtrise en génie électrique de la Western Michigan University et de la Central Florida University.

Parmi les affectations opérationnelles de Burke, on peut citer le service à bord de sous-marins d’attaque et de missiles balistiques, notamment l’USS Von Steuben (SSBN 632), l’USS Maryland (SSBN 738) et l’USS Bremerton (SSN 698). Il a commandé l’USS Hampton (SSN 767) à Norfolk, en Virginie, et été commodore de l’Escadron de développement sous-marin (DEVRON) 12 à Groton, dans le Connecticut.

 

 

KDBA

Samedi  dernier, le ministre de l’économie, Houmed Msaidié a rencontré la direction de l’économie et du commerce, au Retaj. Une occasion en or pour le ministre de l’économie d’exposer ses lignes directives et échanger avec les chefs de service et les personnels. Selon le ministre, l’économie et le commerce devront produire un pas géant vers le développement du pays.

Une séance d’échanges et de discussions a eu lieu entre le ministre de l’économie et la direction générale et régionale de l’économie et la direction du commerce. Le ministre de l’économie, Houmed Msaidié a appelé les chefs de service et les personnels à œuvrer pour développer l’économie et le commerce dans le pays malgré les difficultés sanitaires et climatiques que traverse le pays.

« Nous avons traversé des difficultés climatiques et sanitaires ces deniers temps, puisque nous avons vécu le cyclone Kenneth et le Coronavirus. Le Kenneth a détruit les activités agricoles même si nous commençons peu à peu à évoluer. Alors Kenneth et Covid-19, deux dangers qui affectent l’économie du pays. Les jeunes cultivent de mois en moins. Nous voulons que vous travailliez bien avec conscience et maitrise de soi. L’économie et le commerce  ne peuvent pas accroitre sans vous. Evitez le concept de mdjidjengo et union. Les mairies doivent être remodelées. Car c’est une structure gouvernementale. Et nous allons faciliter les choses », a interpellé le ministre de l’économie aux personnels du département de l’économie et du commerce.

Les difficultés liées au commerce extérieur ont été évoquées. « La direction commerciale du commerce a un cadre organique sur les entrées des commerçants étrangers dans le pays. Les étrangers qui exercent le commerce doivent être contrôlés afin d’éviter le commerce à voie illégale », a critiqué le chef de service du département de commerce. En même temps, le directeur général de l’économie et du tourisme a répondu à ce sujet, en évoquant le projet de loi sur le commerce extérieur établi et qui serait adopté à l’Assemblée nationale.

Abdoulandhum Ahamada

Le mouvement des entreprises comoriennes (Modec) se lance en reconquête pour la défense des entreprises membres. Environs 200 réunions avec ses membres dont deux réunions par semaine et une série de formations avec 200 bénéficiaires. Ce mouvement des entreprises comoriennes s’apprête à nouer des relations avec des partenaires financiers locaux afin d’accompagner les entreprises.

Le Modec intervient dans huit secteurs d’activités dont l’agriculture, la couture, élevage, restauration, et est en contact avec le secteur public au profit des entreprises. Certes le Modec rencontre des difficultés, mais selon le vice-président du mouvement des entreprises comoriennes, Ben Karoo, le Modec compte 8 plaidoyers par an pour défendre les entreprises. « Nous étions absents mais nous sommes désormais à pied d’œuvre pour redynamiser les entreprises. En pleine crise sanitaire, nous sommes en contact et discussion avec le gouvernement pour une aide. Nous sommes aussi en contact avec des partenaires financiers locaux au profit des entreprises membres du Modec », a indiqué Ben Karoo.

Le vice-président du Modec regrette le refus des institutions financières d’accorder des prêts aux entreprises. « Face à une telle situation, nous appelons à trouver une solution dans les plus brefs délais pour le soutien des entreprises locales », a-t-il interpellé. Il salue ainsi l’engagement du gouvernement en particulier le chef de l’Etat sur le dialogue public-privé.

De son côté, le directeur exécutif du Modec, Amroine Mouzaoui se dit inquiet de la fermeté de l’Inrap « dépourvu d’un laboratoire » sur les 8 conteneurs des produits carnés dits avariés.  Le Modec privilégie le dialogue afin d’en finir avec cette crise.

KDBA

La France, à travers, l’AFD, finance 2 milliards de francs comoriens  pour le projet facilité emploi. Selon le coordinateur du projet, Hassani Malik. C’est une manière de réduire la dépendance alimentaire et permet d’avoir une offre de service en milieu rural. Dès le mois prochain, le financement des projets sélectionnés débutera. 1500 emplois durables et 500 temporaires seront créés.  

Le projet facilité emploi, une opportunité du gouvernement pour réduire le taux de chômage chez les jeunes. Le coordinateur du projet facilité emploi, Hassani Malik montre les objectifs principaux du projet. « Le gouvernement encourage les jeunes à créer des emplois, à travers, les 4 millions d’euros, financement de l’Afd. Le but du projet facilité emploi est de réduire la dépendance alimentaire et de permettre d’obtenir de l’offre en milieu rural. C’est plutôt une manière de réduire le taux de chômage chez les jeunes. 1500 emplois durables et 500 temporaires seront crées », a expliqué Hassani Malik.

Le coordinateur du projet a annoncé les principaux bénéficiaires du projet. « On subventionne les porteurs des projets en fonction de l’évolution des activités. On finance les salariés pendant 6 mois. Le financement se base sur l’auto-emploi et l’emploi salarié mobilisable pour la société civile », a-t-il indiqué, avant de poursuivre « le projet facilité emploi se consacre au financement, à l’accompagnement et au mentorat ».

Six grands Ongs sont déjà présélectionnées, selon Hassani Malik. « Nous avons présélectionné six grands Ongs notamment Mlezi (Anjouan), Amvt (Mremani Anjouan), Cap (Ouani Anjouan), Association 2 mains (Moroni Ambassadeur), Maeecha (Mutsamudu et une antenne à Moroni) et Cadf et Sadev (31 rue Anatole France, 94300 Vincennes). La commission had oc sert à évaluer les projets selectionnés à la grille de 100 points. On envoie le Pv à l’AFD pour demander un avis de non objection. Dès le mois prochain, on commencera le financement des projets sélectionnés », a-t-il démontré. « Chaque mercredi, poursuit-il,  plusieurs jeunes viennent se renseigner sur ce projet. Un atelier participatif sera organisé. Les députés et les maires sensibiliseront des jeunes », a conclu Hassani Malik.

Abdoulandhum Ahamada

  

 

 

 

 

Le gouvernorat de Ngazidja a célébré, hier, la journée mondiale du tourisme, à Ngazi Ngomé. Pour le gouvernorat de Ngazidja, le tourisme est un socle de l’économie rural. De cette occasion, la direction de l’artisanat a annoncé l’ouverture d’un café de l’artisanat prochainement.


Selon la directrice nationale de l’artisanat, les Comores possèdent un art culinaire et des sites touristiques. L’artisanat, la culture et les activités touristiques s’inscrivent sur le développement durable. Le tourisme durable ou le tourisme rural est un levier économique. La directrice nationale de l’artisanat, Rahamatou Goulam a, en effet, appelé le gouvernement à mettre en place un plan stratégique du tourisme post coronavirus. « Le coronavirus a affecté le secteur du tourisme et nous devons considérer le tourisme comme un levier économique après la crise sanitaire », lance-t-elle avant d’annoncer que « nous allons prochainement ouvrir un café de l’artisanat à la direction nationale de l’artisanat. » 

Le maire de Moroni a, pour sa part, souligné l’importance du tourisme dans le développement rural. Le maire a montré que « le tourisme est un moteur de l’école dans le monde rural. Il est un levier de l’économie malgré l’impact de la Covid-19. Le tourisme est le secteur le plus touché par le Coronavirus en entrainant une baisse de l’économie mondiale. Cette baisse marque les conséquences de la fermeture des activités touristiques. »

Abdoulandhum Ahamada

Chaque année, la banque centrale des Comores retire de la circulation en moyenne 2,7 millions de billets usagers, pour une valeur totale de près de 6 milliards de francs comoriens. Elle émet également en moyenne 3,5 millions de nouveaux billets pour une valeur totale de près de 10 milliards de francs comoriens.

La circulation fiduciaire, parmi les activités de la banque centrale. Emettre des nouveaux billets et retirer de la circulation des billets usagers. Ce sont les billets de 10000 kmf, 5000 kmf, 2000 kmf, 1000 kmf et 500 kmf. Selon le gouverneur de la banque centrale, en termes de coupure, en moyenne 65% des billets retirés de la circulation concernant les billets de 1000 kmf et 500 kmf. « Le taux de récupération des billets de 1000 kmf et 500 kmf est de 40% pour les cinq dernières années. Soit sur 100 billets émis, 60 billets reviennent en très mauvais état à la banque centrale des Comores, et ils sont retirés de la circulation », explique Dr Younoussa Imani.

Pour les billets en mauvais état, la banque centrale procède à une destruction par un incinérateur. Toutefois, la Bcc annonce la mise en place d’ici le début de l’année, d’un broyeur plus écologique et efficace pour remplacer l’incinérateur. « Pour les tri, nous sommes passés d’un tri manuel à un tri automatique avec une productivité qui a doublé », confie le gouverneur de la banque centrale.

Des nouveaux billets de 1000 kmf et 500 kmf

En effet, la banque centrale a, depuis le 1er septembre dernier, émis des nouveaux billets de 1000 kmf et 500 kmf. « Depuis le 1er septembre, nous avons mis en circulation des nouveaux billets de 500 kmf et 1000 kmf plus robustes avec une plus longue durée », a annoncé Dr Younoussa Imani. La banque centrale veille à assurer une circulation fiduciaire de qualité. Cette banque a décidé de renforcer la qualité des billets de 500 kmf et 1000 kmf vue leurs taux de récupération très bas des coupures, en leur faisant bénéficier de la « technologie EverFit  R », qui consiste à appliquer un film plastique sur chacune des faces du billet, pour améliorer sensiblement la durée de vie des billets et réduire leur propension à se salir très vite. La banque centrale annonce aussi la mise en circulation des billets de 2000 kmf prochainement. Ils seront imprimés sur un papier plus résistant et vernie.

60% des billets de 1000 kmf et 500 kmf émis

« Chaque année, on émet en moyenne 3,5 millions de nouveaux billets pour une valeur totale de près de 10 milliards de francs comoriens. Il s’agit des billets de 10000 kmf, 5000 kmf, 2000 kmf, 1000 kmf et 500 kmf. En termes de coupure, 60% des billets émis concernent les billets de 1000 kmf et 500 kmf », indique le gouverneur de la banque centrale.

Pour le gouverneur de la Bcc, « le format, le style et l’architecture des billets demeurent inchangés, la différence n’étant palpable qu’au toucher des coupures concernées. Sur le plan visuel, les billets restent identiques à ceux qui circulent actuellement, mais la résistance du papier a été renforcée. » Dr Younoussa Imani recommande donc de ranger les billets dans les portefeuilles plutôt que dans les poches et s’abstenir de porter des mentions écrites sur les billets. Pour les pièces, il y a très peu de destruction et leurs durées de vie sont élevées.

KDBA

 

 

 

 

 

 

Alors que la pandémie de covid-19 frappe de plein fouet le monde entier, tous les secteurs de développement sont impactés. En Union des Comores, les activités économiques et les avoirs extérieurs durant cette pandémie sont au ralenti. Seul, le secteur primaire n’est pas touché par la crise sanitaire.

La banque centrale a évalué les activités économiques et avoirs extérieurs durant la crise sanitaire. Le secteur primaire est le seul à survivre avec une croissance de +1,8% en 2020 après une concentration de -0,8% en 2019. Le secteur agricole et le secteur de la pêche connaissent 4,4% en 2020 après -4,7% en 2019. La production locale n’est pas touchée par la pandémie de covid-19.

Toutefois, certaines activités économiques sont fortement touchées par le coronavirus, notamment le secteur tertiaire. Le transport, restauration-hébergement et enseignement privé sont les plus touchés avec un ralentissement de sa croissance de +1,3% en 2020 après 3,9% en 2019. « Cette croissance positive dans le secteur tertiaire, en dépit de la crise sanitaire, s’explique notamment par l’augmentation des dépenses de santé durant cette période », a précisé Dr Younoussa Imani. « De même la production du secteur secondaire : construction et articles d’habillement, est également touchée et son taux de croissance serait de -1,8% en 2020 contre 3,4% en 2019 », ajoute-t-il. Ce qui signifie, dit-il, qu’il est difficile d’atteindre un taux de 4% de croissance économique. 

Concernant les échanges extérieurs, les exportations ont baissé de 32,2% passant de 6,8 milliards de francs comoriens au premier semestre 2019 à 4,6 milliards kmf au premier semestre 2020. Les importations ont progressé, selon la banque centrale, de 4,9% par rapport au premier semestre 2019, pour s’établir à 62,9 milliards kmf contre 59,9 milliards au premier semestre 2020, en liaison avec la hausse des importations.  Les exportations des produits de rente sont aussi en baisse.

Pour les prix, la Bcc a fait savoir que les prix ont baissé de -2% entre août 2019 et août 2020, en raison de l’abondance de la production agricole et de la baisse de la demande induite par la pandémie, contre une hausse de 3,9% entre août 2018 et août 2019 à la suite du cyclone Kenneth. « La baisse des prix est liée au manque des je viens », affirme le gouverneur de la Bcc.

Quant aux envois de fonds, le total des entrées, dit-on, ont augmenté de +16,2% les huit premiers mois de 2020, s’établissant à 67,9 milliards kmf à août 2020, contre 43,2 milliards kmf la même période. Et les sorties de devises ont enregistré une baisse de -16,6% sur la période pour s’établir à 16,6 milliards kmf contre 19,9 milliards kmf en 2019.

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La banque centrale des Comores a mis en place une politique monétaire pour éviter des problèmes de trésorerie dans le système bancaire dû à la baisse des activités économiques. Une baisse de taux de réserves obligatoires de 15 à 10% en fin mars. La banque centrale revient sur la situation des banques sous administration provisoire, notamment la Bdc et la Bfc.

Quelles mesures de politiques monétaires prises par la Bcc ? L’apparition de la pandémie a donné le reflexe à la banque centrale de mettre en place une politique monétaire. Une baisse du taux de réserves obligatoires de 15 à 10% en fin mars 2020 devant faciliter aux institutions financières à accorder des prêts aux clients. L’objectif de cette politique monétaire est d’éviter des problèmes de trésorerie dans le système bancaire dû à la baisse des activités économiques. Une baisse de facto du niveau de réserves obligatoires de l’ordre de 5,7 milliards kmf enregistrée, lequel niveau s’est établi à 11,3 milliards de francs comoriens et est resté quasi-stable jusqu’à fin juin 2020.

Selon la banque centrale, près de 2 milliards injectés dans le circuit économique. « Vous avez constaté que les institutions financières facilitent la clientèle dans leurs prêts. Et ce sont les réserves obligatoires qui servent aux banques pour les crédits », a souligné Dr Younoussa Imani. « Il y a lieu de souligner que les banques ont accordé un rééchelonnement à l’ensemble de leur clientèle touché par la covid-19 sans intérêts ni agios sur les prêts éligibles jusqu’en décembre, ce qui représente un manque à gagner pour les banques durant cette période », laisse-t-il entendre.

Les crédits à l’économie ont baissé de 3,7% passant de 80,1 milliards kmf à fin août 2019 à 77,1 milliards kmf à fin août 2020. Pour les dépôts, ils ont augmenté de +12% pour s’établir à 115,4 milliards kmf à fin août 2020 contre 103,2 milliards kmf à fin août 2019.

La Bdc et la Bfc sous administration provisoire

Les deux banques à savoir la Bdc et la Bfc sont mises sous administration provisoire par la banque centrale des Comores pour une période de six mois à compter du 01 juin dernier. Cette décision est prise conformément à la réglementation bancaire en vigueur, notamment les articles 60 à 71 de la loi bancaire 13-003/AU. Elle (la décision) suspend les pouvoirs des conseils d’administrations et des organes exécutifs de ces deux établissements. « La Bdc et la Bfc sont en discussion avec les actionnaires pour une restructuration et recapitalisation. L’objectif est de faire entrer dans le capital de ces banques des partenaires bancaires professionnels, capables de gérer ces deux banques pour relancer les activités de crédit à l’économie », a montré le gouverneur de la banque centrale.

Pour rappel, les administrateurs choisis, ont pour mission de présenter des plans de restructuration qui doivent avoir pour objectif, la reconstitution des fonds propres de chacun des établissements concernés pour observer, à la fois, le respect permanent du capital social minimum et l’ensemble des normes prudentielles assises sur lesdits fonds propres conformément à la réglementation bancaire.

La situation de la Bic et la Snpsf

Au niveau de la Bic, la BNP PARISBAS a vendu ses actions à un nouvel actionnaire bancaire. C’est la banque Atlantique qui, bientôt, commencera ses activités bancaires. « C’est une grande banque qui se trouve dans l’Afrique de l’Ouest. Cette banque veillera à des prêts pour le développement du pays », a laissé croire le gouverneur de la banque centrale.

Pour la Snpsf, Dr Younoussa Imani a annoncé qu’un décret présidentiel a scindé en deux entités la Snpsf : banque postale et une poste. « Vous n’êtes pas sans savoir qu’à chaque fois qu’on se présente à la Snpsf pour un prêt, cette société ne cesse de dire qu’il manque d’argents et on nous accuse. Le problème en est que, il n’y a pas d’argents de crédits mais d’ici la fin de l’année, tout va changer dans la banque postale. Les fonctionnaires bénéficieront désormais leurs prêts », a mentionné le gouverneur de la Bcc.

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