ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

L’association femme pilier de développement a ouvert, hier jeudi, une formation de neuf jours sur la transformation et valorisation des produits agricoles. L’objectif est de renforcer les capacités des professionnels du domaine sur les bonnes pratiques d’hygiène, la méthode de présentation de produit avant sa mise au marché jusqu’à la pratique de stérilisation et pasteurisation. Josephine Bouanga, formatrice Congolaise, a fait savoir qu’il y a urgence en Afrique de conserver, de transformer les produits agricoles et de créer les conditions  de l’autosuffisance alimentaire.

L’association femme pilier de développement en partenariat avec la société Telma Comores, la chambre de commerce et le ministère de l’agriculture a ouvert hier une formation sur l’agroalimentaire. 9 jours de formation pour les professionnels du domaine de la transformation et valorisation des produits agricoles. Les bénéficiaires sont des femmes et des hommes entrepreneurs de la place.

« Pendant la formation, il sera question de parler de transformation, ça y va de norme d’hygiène jusqu’à la norme de fabrication et de qualité », a déclaré Asna Saïd Allaoui, présidente de l’association femme pilier de développement. Selon elle, cet atelier permettra aux entrepreneurs dans l’agroalimentaire aux Comores d’avoir l’expertise qu’il faut pour faire des produits de qualité dans le marché.

Alors que le pays se dirige vers l’émergence, la présidente de l’association est consciente que cela ne peut y avoir sans une autosuffisance alimentaire notamment  à travers la transformation des produits agroalimentaires. Le déplacement de la formatrice depuis le Congo Brazaville jusqu’aux Comores n’est plus une simple mission dans la mesure où les deux pays ont presque les mêmes aspects en matière agroalimentaire et environnementale.  « Je suis ici pour former et partager mon expertise à mes frères et sœurs comoriens », a déclaré Josephine Bouanga, formatrice Congolaise.

« Je suis partie du Congo en disant qu’on a peut être les mêmes réalités. Des réalités telles sont que dans tous les pays Africains. Vous remarquerez que nous avons des produits agricoles à caractères saisonniers qui peuvent apparaître aujourd’hui et disparaître le lendemain. Ce qui fait que les produits agricoles Africains connaissent une perte énorme après la récolte », explique-t-elle. Selon la formatrice, il y a urgence dans le continent de conserver, de transformer et de créer  les conditions de l’autosuffisance alimentaire et faire en sorte qu’il y ait un équilibre de balance commerciale dans tous les pays africains.

«Alors, je suis venue aux Comores parce que je sais qu’il y a mes frères et sœurs comoriens qui ont commencé à lutter contre la malnutrition sachant qu’il y a peut-être d’autres stratégies qu’ils ne maitrisent pas », poursuit-elle. Josephine Bouanga fixe un défi : « je crois que dans 5 ans, il y aura de l’impact. Une réelle dynamique se créera aux Comores et il y aura de l’entreprenariat ou les produits comoriens seront exportés », rassure-t-elle.

A l’en croire, dans quelques années, les produits comoriens seront compétitifs car cette formation se consacre sur la manière de présenter un produit dans les bonnes conditions d’hygiène. Comment présenter un produit dont sa durée de vie est d’au moins deux ans et comment faire en sorte que le produit qui soit mis au marché puisse répondre aux normes internationales. Au niveau du marché intérieur, il sera question d’après-elle de veiller sur comment le produit ne présentera pas des intoxications.

C’est parmi les raisons que la société Telma s’engage à accompagner cette association qui, selon Christophe Olivier, directeur général Telma Comores, l’association se range aux côtés des femmes issues du marché informel à se professionnaliser et à transformer les produits agricoles. A l’entendre, il est important que ces produits alimentaires comoriens soient mis en valeur.

Kamal Saïd Abdou

L’atelier du bilan stratégique sur la gestion des finances publiques s’est ouvert hier au Retaj. Un atelier qui entre dans le cadre du plan d’action sur la gouvernance financière initié par le ministère des finances à travers le projet appui à la gouvernance financière soutenu par l’UE et l’AFD.

Le président de la république a décidé d’engager un chantier des réformes importantes qui aboutissent à la création de nouvelles directions au sein du ministère des finances pour prendre en charge les taxes relatives à la stabilité bancaire et financière, à la gestion des participations de l’Etat et à la réhabilitation des entreprises publiques, au management des systèmes d’information et aux études et réformes économiques et financières, a déclaré le ministre des finances.

Selon Mze Aboudou Mohamed Chanfiou, en plus de ces chantiers, des réformes spécifiques à l’administration fiscale, vont être engagées en vue de rendre moderne et beaucoup plus performante dans ses missions de mobilisation des recettes. « Cette réforme consiste entre autre à la création d’une nouvelle direction générale des impôts qui permettra notamment de recentrer les moyens sur les missions fiscales et la gestion de l’impôt, de séparer les fonctions stratégiques et de pilotage aux fonctions opérationnelles, de mettre surtout en place un véritable interlocuteur unique des entreprises et d’améliorer le climat des affaires, de moderniser les procédures et d’améliorer la transparence des services fiscaux et de renforcer la lutte contre la fraude et contre la corruption », explique le ministre des finances  précisant que cet atelier est venu au moment où le pays a besoin de mobiliser ses partenaires et l’ensemble de ses ressources pour la mise en œuvre de la stratégie de financement du développement.

Les travaux qui vont suivre, dit-il, ont bénéficié des conclusions des rapports des consultants nationaux portant sur le diagnostic des recettes fiscales et de la gestion des finances publiques pour la période 2009-2019. « Ce diagnostic viendra renforcer dans ce domaine les finances publiques », a-t-il fait observer.

Kamal Saïd Abdou

Le conseil d’administration du groupe de la banque africaine de développement avait accordé, le mois d’octobre 2022, à Abidjan, un don de 5,76 millions d’euros aux Comores. Ce don est destiné à aider le pays à augmenter sa production alimentaire et à renforcer la résilience de son système alimentaire. La semaine dernière, la première réunion du comité de pilotage du projet Aefpf a été tenue à l’hôtel Retaj.

Cette première réunion du comité de pilotage du projet d’urgence d’appui à la production agricole aux Comores (AEFPF) est présidée par le secrétaire général du ministère de l’agriculture, Said M’madi Bacar. Ce projet est mis en place par l’Union des Comores en partenariat avec le groupe de la BAD.

« Ce projet est approuvé à la date du 10 octobre 2022 pour un montant de 4,5 millions d’unité de compte (UC) au titre d’un don sollicité par les autorités comoriennes auprès de la banque africaine de développement et octroyé par cette dernière à travers les ressources du pilier de la facilité d’appui à la transition (FAT) », lit-on dans le site du ministère de l’agriculture.

Les ressources proviennent de la facilité d’appui à la transition, un mécanisme de la banque africaine de développement qui permet un décaissement de fonds rapide, simple et flexible. Il a été conçu, à l’origine, pour aider les pays fragiles à consolider la paix, bâtir des institutions résilientes, à stabiliser leur économie. Le don va notamment servir à mettre en œuvre le projet d’urgence d’appui à la production agricole aux Comores.

Selon la BAD, le pays va pouvoir acquérir 270 tonnes de semences en maïs, de pommes de terre, et 300 000 lianes de patates douces qui seront distribuées aux producteurs. 16 poulaillers de pontes et de chaires vont être construits pour accueillir 160 poussins d’un jour. 

Nassuf. M. Abdou

Samedi 21 janvier 2022, la CCIA Ngazidja, l’UCCIA et le tribunal de commerce de Moroni ont organisé une cérémonie de prestation de serment et d’intronisation des 22 juges consulaires de Ngazidja. Des juges professionnels du secteur privé qui vont siéger avec les juges professionnels publics pour garantir la transparence des procédures et des jugements pour un mandat de deux.

Le 19 juin 2017, l’Assemblée nationale des Comores a adopté la loi portant création, organisation et fonctionnement des tribunaux de commerce aux Comores. Par cette présente loi, l’article 9 stipule que « l’union des chambres de commerce, d’industrie et d’artisanat des Comores établit périodiquement une liste d’aptitude aux fonctions de juges consulaires et de juge suppléant sur propositions des chambres de commerce des îles après concertation avec les associations des opérateurs économiques légalement constituées ».

De ce fait, 22 opérateurs économiques ont prêté serment, samedi dernier, devant le tribunal de Moroni et sont dès lors devenus des juges consulaires au tribunal de commerce de Moroni pour une période de deux ans. Ces juges professionnels du secteur privé vont siéger avec les juges professionnels pour garantir la pertinence et la transparence des procédures et des jugements. Le procureur général, Soilihi Djae estime que les juges du tribunal de commerce ne détiennent pas tout le savoir et toutes les capacités requises pour assurer un jugement équitable et sans critique.

Ils devront donc, selon lui, être accompagnés par des professionnels du secteur privé qui maîtrisent parfaitement le domaine du commerce. « Les juges du tribunal de commerce ne détiennent pas le monopole de tout savoir, de toutes les connaissances du domaine de la justice. Ils ont besoin d’être épaulés par des hommes compétents du secteur commercial afin d’assurer une justice équitable et sans contestation. Ils existent des nouvelles affaires commerciales qui ne figurent pas encore dans le système commercial du pays, ces juges professionnels sont dans l’obligation de se conformer à des textes de loi ou de la jurisprudence. Chaque affaire commerciale doit être jugée, en apportant une solution appropriée », a expliqué le procureur général.

À la sortie de la cérémonie de prestation de serment et d’intronisation des juges consulaires, le tribunal de commerce, la direction générale de l’ANPI et l’UCCIA ont organisé aussi,  une cérémonie d’investiture de ces juges consulaires. Le président du tribunal de commerce de Moroni, Ahamada Hamidou a rappelé les travaux effectués durant la période du 04 décembre 2020 jusqu’à ce jour.

Malgré les engagements faits par la première génération des juges consulaires, certains ont démissionné et n’ont pas terminé leur mandature. « En décembre 2020, plus d’une dizaine de juges consulaires ont siégé au tribunal commercial de Moroni. Certains juges n’ont pas pu terminer leur mandat à cause de problèmes liés à des mesures d’accompagnement. Toutefois, certains ont déployé leurs efforts pour accomplir leur mission prescrite », a-t-il fait savoir.

En 2020, 12 dossiers de conciliation ont été traités, 4 en 2021 et 8 en 2022. Et 25 sociétés coopératives créées en 2020, 38 en 2021 et 43 en 2022. En 2020, 452 entreprises ont été créées, 587 en 2021 et 606 en 2022. 187 courriers en 2020, 402 en 2021 et 389 en 2022. En 2020, 70 décisions sont rendues, contre 42 en 2021 et 74 en 2022 et enfin, 76 décisions (référées et jex) en 2020, 116 en 2021 et 86 en 2022.

À son tour, le secrétaire général de l’UCCIA, Djamil Boinali a précisé les missions de ces juges consulaires. « Les juges consulaires exercent leur activité judiciaire dans les divers domaines de compétences du tribunal de commerce, à savoir la surveillance de certaines obligations légales, la résolution des litiges et la prévention et le traitement des difficultés des entreprises. L’inauguration officielle de la plateforme numérique du tribunal de commerce a eu lieu aujourd’hui », a-t-il dit.

Abdoulandhum Ahamada

 

Consciente de l’importance que doit occuper l’agriculture, une association dénommée coopérative « Twamaya ya dima » a vu le jour en 2022. Au cours d’une cérémonie officielle, samedi dernier, à Ouellah Itsandra, Said M’madi Bacar, secrétaire général du ministère de l’agriculture a salué l’idée de créer cette association et a manifesté la volonté du ministère de tutelle de l’accompagner.

L’agriculture est un levier de l’émergence prônée par le chef de l’État, selon Said M’madi Bacar, secrétaire général du ministère de l’agriculture. Il affirme que l’autosuffisance alimentaire est un facteur important pour l’indépendance du pays. « J’appelle tous les jeunes à s’investir dans l’agriculture, la pêche et l’élevage », lance-t-il.

Alors que le pays est confronté par deux crises majeures, à savoir la pandémie de covid-19 et la guerre Russo-ukrainienne, le secrétaire général du ministère de l’agriculture informe que notre pays n’est pas impacté de façon exponentielle grâce à notre produit local.

Cette nouvelle coopérative produit et vend des pépinières de banane. Elle compte augmenter la production au fil des années. Le secrétaire général a exprimé le soutien de l’Inrape, une institution qui contrôle la qualité des aliments aux Comores.

Le secrétaire général du ministère promet le renforcement des capacités des jeunes ambitieux à l’agriculture et un appui financier aux différentes coopératives agricoles.

De sa part, Saainda Abdourahim, présidente de cette coopérative, a précisé l’objectif ayant conduit à la création de « Twamaya ya dima ». Il s’agit notamment d’encourager les jeunes à s’intéresser à l’agriculture, et contribuer à la création d’emplois à travers les activités génératrices de revenus que l’association entend programmer.

Mais, cette coopérative connaît des difficultés depuis sa création. La présidente a cité la perte des pépinières causée par la sécheresse et le manque d’une main d’œuvre qualifiée pour assurer les travaux. « C’est pourquoi, nous demandons l’accompagnement de notre gouvernement pour mieux répondre à nos objectifs », dit-elle avant de promettre que d’ici 2026, la production des pépinières qui est actuellement à 2000 passera à 30000.

Kamal Said Abdou

Les agriculteurs constatent une diminution progressive des cocotiers dans certaines régions du pays. C’est ce que confirme Mze Hamadi au cours d’un entretien accordé à Al-fajr vendredi dernier. Ce cultivateur de son Etat regrette le manque d’une politique nationale pour promouvoir l’autosuffisance alimentaire aux Comores. Il pointe du doigt le ministère de l’agriculture.

Le prix des cocos s’envole. Cela s’explique pour certains par la raréfaction du produit dans certaines régions de Ngazidja et presque dans tout le territoire national. Beaucoup de comoriens importent des pays voisins comme Madagascar ou la Tanzanie des cocos. C’est ce qui est inimaginable, il y a quelques décennies où le pays était parmi les grands exportateurs du copra dans la région. Depuis peu, le cocotier devient une espèce en voie de disparition dans beaucoup des régions. La cause, la vétusté de l’arbre et son non renouvellement.  

« Ces cocotiers comptent plusieurs années. Certains sont devenus vieux et d’autres sont décimés par une maladie du charbon. Il faut les renouveler», explique Mze Hamadi, un agriculteur.  

L’agriculteur regrette le fait que la plantation des cocotiers ne demande pas grand-chose et que l’on reste sans rien faire pour éviter son extinction.

« Nous avons une terre fertile, les plantes poussent rapidement. Contrairement à d’autres pays où l’agriculture demande beaucoup de mécanismes techniques et d’énergie. Mais le manque d’une politique nationale appuyant le secteur dans notre pays fait défaut. Aujourd’hui, tout dépend de l’extérieur en termes de denrées alimentaires. On importe même la noix de coco, c’est une honte», déplore-t-il.

A l’entendre, l’émergence déclarée par le gouvernement doit commencer par l’autosuffisance alimentaire. « Il faut que notre pays soit indépendant en termes de denrées alimentaires. Si cela n’est pas possible, alors comment le pays peut espérer l’émergence ? », s’interroge-t-il.

Mze Hamadi précise que les produits importés n’ont pas le même goût que les produits locaux. Il a cité entre autres, les tarots, pommes de terre. Selon lui, les tomates en provenance, soit de Madagascar, soit de Dar es Salam n’ont pas le même goût que ceux cultivés aux Comores. « Nous avons des produits qui poussent naturellement sans utilisation d’engrais chimiques.  Je pense que la consommation d’aliments importés est à l’origine de la plupart des maladies qui ont touché les Comores», suppose-t-il.  

M. Hamadi est nostalgique de l’époque, des Cader et Cefader dans les régions. Des structures agricoles abandonnées au dépend des CRDE. « Et il semble que ces nouvelles structures n’ont aucun impact dans l’agriculture du pays ni dans la politique de lutte pour l’autosuffisance alimentaire. Le ministère de l’agriculture ne joue pas son rôle qu’il devait jouer. Par le fait que les techniciens qui y travaillent son beaucoup plus bureaucrates que pratiques », fustige-t-il.

Et de préciser : « l’agriculture ne se pratique pas au bureau. Il se pratique au champ. L’on ne doit pas s’étonner si notre agriculture a fait une chute dégressive par rapport aux années précédentes. Si nous voulons développer l’agriculture, il faut appuyer le secteur et donner les moyens à ceux qui y travaillent ».

Les cocotiers pourraient disparaître totalement du pays dans les prochaines années, prévient Mze Hamadi qui déplore l’absence d’initiatives de replantage de cette plante aux multiples usages.

Kamal Said Abdou

Alors que les vendeurs à Volo volo étaient vent debout contre la hausse du prix du ticket dans les marchés de la capitale, le maire revient sur sa décision. Dans une réunion tenue hier entre la mairie et les vendeurs du marché principal de la capitale, un terrain d’entente est trouvé. D’ailleurs.

En cette période de crise économique, la hausse du ticket pour les vendeurs au marché de volo-volo allait mettre de l’huile sur le feu. Après avoir eu connaissance de la décision de la mairie de vouloir procéder à la hausse du prix des tickets, les vendeurs ont manifesté leur indignation et se sont mobilisés pour demander l’annulation de cette décision qu’ils qualifient contraignante.

Et le maire n’a pas tardé à les recevoir à la mairie. Après la réunion, les vendeurs de Volo volo ont exprimé leur satisfaction parce que, disent-ils, la réunion s’est déroulée dans un climat de paix. « Nous sommes satisfaits de cette réunion. Le maire s’est montré responsable et la décision de hausser le prix du ticket à Volo volo est annulée. Il a pris l’engagement de mettre de l’ordre et la sécurité au marché », a fait savoir Maman Abdillah, une vendeuse à Volo volo.

Autre motif de satisfaction de la part des vendeurs, la suspension du paiement quotidien du ticket. Le paiement est plutôt mensuel, selon Maman Abdillah qui souligne la diminution progressive de la clientèle à Volo volo.

De son côté, Samra Bacar Kassim, 3ème adjointe au maire a affirmé que « le ticket est payable chaque mois. L’objectif est d’éviter le désordre et de sécuriser le paiement de ce droit. Avec le paiement du ticket par jour, on ne peut pas faire une provision. »

L’adjointe au maire se dit satisfaite du déroulement de la réunion dans laquelle les vendeurs ont exprimé leurs doléances dont la sécurité au marché. « La sécurité au marché est une question prise en compte par le maire et a promis de mettre des grilles de sécurité ». Des réformes sécuritaires à Volo volo marché sont envisagées par le maire surtout la toiture, selon la 3ème adjointe au maire.

Kamal Saïd Abdou

Sur fond d’inflation, le collectif des boulangeries observe une grève de 48 heures (mercredi et jeudi). Ils réclament le paiement des factures de novembre et décembre 2022 que l’Etat avait promis sans verser un rond, et la signature d’un troisième protocole d’accord.  

16 boulangeries observent une grève depuis hier mercredi, pour réclamer le paiement des factures de deux derniers mois de l’année 2022 et la signature d’un nouveau protocole d’accord devant permettre à l’Etat de les subventionner.

Le collectif des boulangers, signataires du pacte d’accord de blocage conjoncturel du prix du pain s’est réuni le samedi 14 janvier 2023 pour apprécier la situation aux fins d’engager toute action lui permettant de garantir ses intérêts.

« Il a été constaté et confirmé le non-paiement par la partie gouvernement des factures du mois de novembre et décembre 2022, le 2ème protocole d’accord est arrivé à son terme le 30 décembre 2022, qu’aucun des deux parties ne s’est encore manifesté pour un troisième protocole », lit-on dans le communiqué du collectif des boulangeries.

Par conséquent, le non production du pain est déclaré du mercredi au jeudi. « Nous sommes en grève et nous respectons le mot d’ordre du collectif des boulangeries dont sommes signataires. Le gouvernement n’a pas honoré leur engagement de payer les factures de novembre et décembre de l’année écoulée », a réagi un boulanger.

Bien qu’elle soutienne le collectif des boulangeries, la boulangerie située à Vuvuni Bambao n’est pas en grève. Elle produit les pains comme il est de coutume. Joint au téléphone par Al-fajr, le président du collectif des boulangeries est resté injoignable.

Pour rappel, le gouvernement s’était dit engager à prendre en charge les déficits des boulangeries et de continuer à travailler à perte pour qu’il les rembourse après bien que l’accord n’est pas respecté par l’Etat. Il s’agit d’un contrat de manque à gagner.

En revanche, l’on constate que selon la déclaration du collectif des boulangeries, le pays se dirige vers une hausse du prix de la baguette du pain. « Le collectif prendra le bénéfice de ce moment libre pour examiner la survie des boulangeries et notamment se convenir sur un nouveau prix équitable », conclut le collectif dans son communiqué. 

Kamal Said Abdou

Programme Wep : L’entrepreneuriat au féminin

Programme Wep : L’entrepreneuriat au féminin

Le programme Wep (women entrepreneurship program) vise à aider les femmes à entreprendre et à valoriser leur leadership. Ce programme a été lancé par Exim Bank en partenariat avec Innov’lab et Uccia. En effet, sur 20 femmes sélectionnées 10 lauréates sont retenues pour cette première édition du programme Wep.

Une grande première aux Comores. Pour la première édition du programme Wep, 10 lauréates se sont retenues. Ce programme consiste à promouvoir l’entreprenariat féminin. Car souvent considéré comme un domaine masculin, l’entreprenariat s’ouvre désormais progressivement aux femmes. Ce sont des femmes qui s’investissent dans la transformation des produits finis, des fruits, des épices, entre autres. Elles incitent à la consommation locale.

Pour cette première édition women entrepreneurship program, 20 candidates ont été sélectionnées. « Elles étaient au départ 20 jeunes femmes créatives, inspirantes et motivées. Elles sont porteuses de projet et/ou gérantes d’entreprises et ont défendu leurs projets, et ont suivi une assistance à Mwali, Ndzauani et Ngazidja. Les 10 gagnantes recevront chacune 1 million kmf comme capital afin de leur permettre de démarrer leurs activités », souligne le site d’Exim Bank qui précise que sur les 10 lauréates sélectionnées, 3 projets auront un financement jusqu’à 5 millions de la part d’Exim Bank. « Les trois meilleurs projets seront dévoilés lors de la cérémonie de remise des prix qui se tiendra le 31 janvier 2023 », a-t-on annoncé.

Les femmes sont aiguillées pour développer leur entreprise à leur image, mettre en lumière leurs talents, prendre leur place sur la scène entrepreneuriale. Le programme Wep entend lever un frein récurrent à l’entreprenariat féminin. A noter que si les femmes mettent plus de temps à faire naître leur projet entrepreneurial, elles seront plus performantes que les hommes.

Housnati Ahamada Ali, gérante de l’entreprise Mourad à Mwali est parmi les 10 lauréates. Elle valorise les produits agricoles pour la fabrication artisanale de Chips à la banane. « Mourad produit des Chips artisanaux à base de la banane. Nous serions aussi heureux de vous faire découvrir d’autres produits à mettre en valeur. C’est un projet innovant qui répond à un réel besoin de la population et ce que nous apportons comme valeur ajoutée à nos produits, ce que nous produisons des produits bio, 100% local sans additif ni conservateur qui sont trop bons et qui sont surtout faits avec amour », a expliqué la femme entrepreneuse.

Et de manifester sa joie d’être retenue parmi les lauréates de ce programme Wep. « Je suis très heureuse d’être retenue parmi les 10 lauréates de cette première édition du programme Wep. C’est un programme visant à promouvoir l’entreprenariat féminin et accompagner les femmes entrepreneuses », a exprimé Housnati Ahamada Ali.

De son côté, la gérante de Takwa bio-food, Ouinasse Mohamed Elhad s’est éclatée de joie après avoir été retenue parmi les lauréates. « C’est une réussite pour mon entreprise Takwa bio-food. Je suis très contente de cette bonne nouvelle. Etre sélectionnée dans ce programme et retenue parmi les lauréates est un honneur pour moi et j’espère être parmi les trois meilleurs projets », s’est-elle félicitée.

Takwa bio-food est une entreprise basée à Mutsamudu Anjouan qui valorise les fruits. Elle est à l’origine du Takwa juice. Un jus fabriqué à base de plantes et fruits comoriens. C’est un jus naturel, frais et sans conservateur dans des bouteilles de 330 ml. Le pays a de quoi vendre dans le domaine de la transformation agroalimentaire. Et la politique de consommer local est à saluer. Surtout que la filière agroalimentaire regorge d’énormes potentialités qui laissent augurer de belles perspectives de développement. Malgré les défis auxquels cette filière fait face. 

KDBA

 

 

L’Uccia et l’unité de gestion du projet facilité emploi ont, hier mardi, signé une convention du projet « Dji rumé » visant à soutenir les jeunes porteurs des projets entrepreneuriaux. Le projet vise la création de 240 emplois directs et indirects, majoritairement, dans le milieu rural. Le coût total du projet est de 233.781.189 kmf.

En vue de soutenir les jeunes porteurs des projets entrepreneuriaux, l’Uccia et l’unité de gestion du projet facilité emploi ont lancé officiellement le projet « Dji rume ».

Un projet visant à réduire le taux de chômage chez les jeunes en créant des opportunités d’emplois directs et indirects estimés à 240.

Pour procéder à la concrétisation du projet, 180 jeunes âgés de 18 à 40 seront sélectionnés. Des femmes bénéficieront, à travers cette initiative de formations managériales et de culture entrepreneuriale. Et 60 d’entre eux se verront accorder une subvention pour l’auto-emploi.

Le coordinateur du projet facilité emploi, Hassani Malik a précisé sur la procédure de sélection des dossiers de candidature.

« Le lancement de l’appel à projets Dji rume est suivit par la présélection des 180 meilleures idées de projets. Pendant deux ans, ce seront 180 jeunes âgés de 18 à 40 ans et des femmes bénéficiant ce projet d’un renforcement de capacités managériales et culture entrepreneuriale et 60 se verront accorder une subvention de l’auto-emploi. Il est prévu que chaque entreprise créée, générera directement ou indirectement 4 emplois », a-t-il expliqué.

Et le ministre de la jeunesse et de l’emploi, Djaanfar Salim Allaoui de rappeler que  les activités déjà réalisées par ce projet. « Depuis son lancement, le projet facilité emploi a permis le renforcement des capacités managériales de 232 jeunes et femmes, 130 insérés, 78 emplois créées et 40 consolidés. 12 coopératives et groupement d’intérêts économiques sont créés et consolidés », a-t-il souligné.

Notons que le coût total du projet est de 233.781.189 kmf, répartis comme suit, une subvention de 220.881.189 kmf de l’Afd dont 150.000.000 dédiés aux lauréats. Et une contribution de 12.900.000 kmf de l’Uccia.

Abdoulandhum Ahamada