ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Le ministère de la santé et ses partenaires ont organisé un atelier de 4 jours de validation d’un document du plan stratégique national de lutte contre les résistances antimicrobiennes (RAM). La fermeture de cet atelier a eu lieu, dimanche dernier, à Moroni. Le groupe technique de travail (GTT) a pu élaborer un document mettant en vigueur les textes juridiques, de feuille de route 2022, du budget de fonctionnement, entre autres.

Les Comores font face aux résistances antimicrobiennes de l’espèce humaine et animale. Une manière de préserver la santé humaine et le règne animal. 4 jours d’étude et d’élaboration des méthodes et techniques de lutte contre la RAM suivant les normes et lois internationales. La clôture de l’atelier a eu lieu, dimanche dernier. Un groupe technique de travail (GTT) a pu valider un document du plan stratégique national de lutte contre les résistances antimicrobiennes. Le directeur de lutte contre la maladie, docteur Naouirou Mhadji a expliqué les points essentiels débattus lors de cet atelier.

« La question relative aux résistances antimicrobiennes fait débat dans le domaine de la santé humaine et animale. Ces derniers mois, nous avons fait une analyse situationnelle des faits. Après avoir recueilli tous les éléments nécessaires, nous avons organisé un atelier d’étude et d’élaboration des méthodes et techniques de lutte contre ce phénomène dit résistance antimicrobienne (RAM). Nous avons un travail purement technique en ce sens que le document contient le texte juridique, la feuille de route 2022, l’élaboration du budget de fonctionnement, entre autres. L’OMS a dépêché un consultant international pour le guide des travaux et l’orientation des analyses faites auprès du GTT. Donc, le document est validé. Donc, il reste la mobilisation des ressources. En août prochain, les bases fondamentales du document seront installées », a déclaré docteur Naouirou Mhadji.

À noter que le document du plan stratégique national de lutte contre les RAM a été, certes, validé par le GTT mais, le gouvernement doit, à son tour, valider ce même document afin de mettre en exécution les axes soulignés.

Abdoulandhum Ahamada

 

 

Un atelier de validation du plan d’action nationale multisectorielle(PANM) de lutte contre les résistances antimicrobiennes aux Comores a débuté, hier, à Moroni. Une initiative du ministère de la santé en collaboration avec ses partenaires. Le renforcement des capacités institutionnelles, la santé humaine et animale, la gouvernance et les équipements et formations des agents étaient les principales thématiques abordées.

Les Comores font face aux résistances antimicrobiennes en vue de protéger la santé humaine et animale. À la suite d’un atelier tenu, le mois de juin dernier, le ministère de la santé en collaboration avec ses partenaires, ont démarré depuis hier, un atelier de validation du plan d’action nationale multisectorielle de lutte contre la résistance aux antimicrobiens (RAM). Le secrétaire général du ministère de la santé, Aboubacar Saïd Anli a précisé l’objectif principal de cet atelier. « Le présent atelier consacre à l’orientation des acteurs nationaux sur les méthodes d’élaboration des plans d’action nationaux et la validation de ce plan est donc un préalable à la résolution des GAPS de la lutte contre la RAM en Union des Comores. Le lourd fardeau des maladies transmissibles, en particulier, la tuberculose, celui du VIH et du SIDA et certaines maladies infectieuses de la santé animale laissent supposer une utilisation intensive des antimicrobiens  et une résistance subséquente. Le lourd fardeau, la nature, l’étendue et les séquelles de la RAM restent donc à quantifier pour établir le fardeau, la nature, l’étendue et les séquelles de la RAM dans tous les pays ainsi que la résolution de la GAPS qui en découlent », a annoncé le secrétaire général.

Quatre facteurs fondamentaux de validation de cet atelier, selon le directeur de lutte contre la maladie, Naouirou Mhadji. Il s’agit, entre autres, des formations, de la gouvernance, de la santé et de l’équipement. « Il s’agit de validation des renforcements des capacités des institutions concernées, de la gouvernance, de la santé humaine et animale et aux équipements et formations des agents. Nous devons lutter contre les RAM, mener un traitement du côté des animaux et humains et sensibiliser les gens », a-t-il dit.

Abdoulandhum Ahamada

À travers le projet coopération régionale en santé (COREG), du mardi au mercredi dernier (hier), une mission en provenance de Mayotte séjourné aux Comores en vue d’organiser une formation de 2 jours, à Moroni. Cette formation a pour objectif : consolidation pérenne des fondamentaux de la réanimation de la première minute de vie du nouveau-né à terme. 12 sages-femmes de premiers soins ou en personnel médical ont été formées.

12 sages-femmes ou en cas échéant faisant partie du personnel médical ont bénéficié, à Moroni, une formation liée à la prise en charge du nouveau-né à la naissance. C’est à travers le projet COREG qui a pour objectif d’améliorer de manière pérenne l’offre de soins aux Comores. « Cette formation est dédiée aux sages-femmes de premiers soins ou le cas échéant faisant partie du personnel médical ou paramédical directement impliqués. Une formation des professionnels de santé concernés aux premières minutes de réanimation du nouveau-né par simulation. Il existe un collectif national basé sur la réduction du taux de mortalité infantile à une bonne proportion de 40%. Il faut penser à la mortalité évitable qui emploie un service minimum et d’équipement maximum. Ya la mortalité mais ya la morbidité des enfants. On espère toucher cette morbidité évitable. Aider l’enfant à respirer. L’accouchement physiologique en accouchement normal nécessite 1% d’assistance technique. Alors, il y aura des suivis après cette formation et un plan d’harmonisation sur la prise en charge du nouveau-né », a expliqué le chef d’équipe et chef de service pédiatrie au CHM, Mayotte, Abdourahim Chamouine.

Rahia Mohamed, une des sages-femmes bénéficiaires, a montré l’importance de cette formation qui, selon elle, permet à sauver la vie du nouveau-né jusqu’à terme. « Ces sont des recommandations au niveau international (formation) à des méthodes simples et faciles pour sauver la vie d’un nouveau-né. La formation a été pratiquée durant ces deux jours. Lorsque le nouveau-né manque ses premiers cris (pleurs), la sage-femme doit trouver une solution pour l’accompagner. Une manière de sauver une vie », a-t-elle fait savoir la sage-femme.

Abdoulandhum Ahamada

 

 

 

Les autorités sanitaires multiplient les campagnes de vaccination des enfants de 12 à 17 ans en Union des Comores. 77.884 jeunes et adolescents de 12 à 17 ans ont déjà reçu les deux doses du vaccin Pzifer sur 81.390 vaccinés lors de la première dose. Un combat qui nécessite la mobilisation des chefs d’établissements scolaires, les parents d’élèves, les maires, les préfets, les chefs des villages, entre autres.

Alors que 81.391 adolescents et jeunes ont pris leurs premières doses du vaccin Pzifer, 77.884 ont déjà reçu leurs deux doses du vaccin. Un combat qui n’est pas encore fini car les autorités sanitaires ne cessent d’appeler les jeunes et adolescents de 12 à 17 ans à se rendre dans les sites de vaccination. « 77.884 jeunes et adolescents de 12 à 17 ans ont déjà reçu les deux doses du vaccin Pzifer sur 81.390 vaccinés lors de la première dose. L’administration de la deuxième dose prend fin dans quelques jours. Il est important que tous ceux qui n’ont pas encore pris la deuxième dose, se rendent dans un site de vaccination munis de leur carte et se faire vacciner. En rappel, la prise de deux doses permet de compléter et optimiser votre protection », a interpellé un des médecins spécialisé sur la campagne de vaccination des adolescents.

À titre de rappel, le ministère de la santé a enregistré, le 10 juillet dernier, .3 nouveaux cas de Covid-19, 07 nouveaux guéris et zéro nouveau décès. 377 636 jeunes et adolescents ont pris leurs doses de vaccins soit 46,0%. 

Abdoulandhum Ahamada

Du vendredi au samedi dernier, la direction générale de lutte contre la maladie a tenu, à Moroni, un atelier de validation technique de l’analyse situationnelle de la résistance antimicrobienne aux Comores. Une manière de faire face à l’émergence et à la diffusion de la résistance aux antimicrobiennes développées par les microbes et compliquant nettement la gestion de nombreuses maladies infectieuses.

Les Comores entament un plan de riposte contre la résistance antimicrobienne pour la protection de la santé humaine et de l’environnement. De nombreuses maladies infectieuses sont provoquées par des microbes. Les Comores ne possèdent pas encore une stratégie adéquate adaptable face à ces nombreuses maladies infectieuses. Vendredi au samedi dernier, la direction générale de lutte contre la maladie a organisé un atelier de validation technique du rapport de l’analyse situationnelle de la résistance antimicrobienne (RAM) aux Comores. « L’alliance tripartite constituée par l’OMS, la FAO et l’OIE a proposé un plan d’action mondial, ainsi que nombreux outils et recommandations techniques pour appuyer les États membres dans l’élaboration et la mise en œuvre de leurs plans d’action nationaux. Une feuille de route a été élaborée au mois d’avril 2022, précisant les orientations de la première étape de l’élaboration du plan d’action national multisectoriel de lutte contre la RAM aux Comores», a expliqué Ahmed Mohamed, secrétaire général adjoint au ministère de la santé.

Docteur Naouirou Mhadji, directeur général de la lutte contre la maladie, admet que les Comores ne possèdent pas les dispositions nécessaires pour faire face à la RAM. « Plusieurs médicaments sont utilisés à des voies inappropriées causant des conséquences au niveau de la santé humaine et aux espèces végétales. Des substances chimiques utilisées dans la végétation. Des patients qui ne prennent pas de médicaments comme l’indiquent les médecins. Il est temps de mettre en place un plan de lutte contre la RAM. En premier temps, on fait une évaluation de la situation qui reflète la réalité du pays, et puis, le plan situationnel de lutte. L’importation des médicaments demande une autorisation », a-t-il indiqué.

Abdoulandhum Ahamada

Après 14 jours sur les terrains,  la campagne de vaccination contre le Covid-19 se poursuit dans l’ensemble du territoire. Tout se déroule dans les bonnes conditions, précisément à Anjouan et Mohéli, mais à la grande Comores, le non-consentement patine l’élan de cette campagne devant permettre le pays d’être à l’abri de la crise sanitaire covid19, selon Dr Nourlhouda, la coordinatrice nationale du programme.  

Initialement prévue pour 25 jours, la campagne de vaccination chez les élèves de 12 ans à 17 ans se poursuit dans l’ensemble du territoire national. Les dispositions sont prises tant au niveau des  ressources humaines qu’au niveau  matériel. Les agents de santé  sur les terrains ne cessent de faire une telle de courage en espérant atteindre les résultats escomptés, mais à la grande Comores le non-consentement se fait sentir, et cela pourrait  systématiquement retarder la mission d’une  couverture totale au temps voulu. « On est au 14eme  jour de la campagne, tout passe  merveille à Mohéli et Anjouan, contrairement à la grande Comores, le non-consentement patine le processus et cela pourrait nous empêcher à atteindre les résultats escomptés à temps », souligne Dr Nourhouda, la coordinatrice nationale du programme. Et elle d’ajouter que « Certes, il s’agit des mesures préventives contre le covid19, pourtant cela ne peut  se faire que dans un cadre légal par  l’accord des populations cibles. Cela nous retient qu’on ne peut surtout se permettre d’exiger un élève quiconque à se faire vacciner », a-t-elle en effet  ajouté.

Alors qu’ils ne restent  que 10 jours pour  la fin de cette  campagne  sur le terrain, Dr Nourlhouda espère par ailleurs, relever ce défi par l’implication des parents d’élèves en vue d’ assurer une meilleure couverture dans les trois îles devant permettre le pays à se mettre à l’abri face à la menace sanitaire du covid-19.

Nassuf. M. Abdou

Les responsables de la campagne de vaccination des enfants de 12 à 17 n’arrêtent pas à sillonner le pays en vue d’atteindre l’immunité collective de 60%. Lors de cette première cohorte de 25 jours, 45 137 enfants sont vaccinés en 10 jours. Des résultats aussitôt satisfaisants. 

25 jours de la première cohorte du vaccin Pzifer réservé aux adolescents de 12 à 17 ans. De jour en jour, le nombre des vaccinés est rendu public par les autorités sanitaires. Selon les résultats du dixième jour, 45 137 enfants sont déjà vaccinés dans l’ensemble du pays. « Au dixième jour, 45 137 enfants sont vaccinés dont 4 930 à Mwali, 25 049 à Ndzuani et 15 158 à Ngazidja. Des chiffres satisfaisants dès le premier jour au 10e », lit-on dans la publication.

Les responsables de la vaccination ont fait un détail des résultats obtenus à Ngazidja lors du 10e jour. En se référant au tableau récapitulatif, 15 354 enfants ont été vaccinés, soit 29,6% dont 5017 au centre, soit 20,6%, 1346 à Hambou, soit, 43,3%, 1689 à Badjini-Ouest, soit 52,4%, 2210 à Badjini-Est, soit 45,8%, 1295 à Oichili, soit 36,0%, 1589 à Hamahamet, soit 31,7%, et 2208 à Mitsamihouli, soit 28,8%.

Dans cette occasion, les autorités sanitaires remercient chaleureusement les autorités concernées, les maires, les parents d’enfants, entre autres, de leur implication massive dans cette campagne de vaccination en vue d’assurer une forte participation des enfants. « Nous vous remercions les parents qui ont compris l’intérêt de protéger leurs enfants parce qu’ils estiment à risquent et peuvent être des facteurs de contamination des grands parents fragiles. Nous remercions la participation du ministère de l’éducation, des comités villageois dirigés par le chef du village les autorités locales, maires et les préfets », a annoncé, le responsable national de la vaccination contre la Covid-19, Dr Soilihi Abdoulmadjid, lors de la dernière conférence de presse, au ministère de la santé.

Abdoulandhum Ahamada

 

Dans le cadre de la campagne de vaccination des enfants  de 12 à 17 ans, les autorités sanitaires ont fait, hier lundi, à Moroni, le point sur la situation générale de la couverture vaccinale nationale. Du 1er jour au 6e jour, 31 759 personnes sont vaccinés dans l’ensemble du pays soit 27,9%. Des résultats satisfaisants selon le conférencier.

Les responsables de la campagne de vaccination des adolescents de 12 à 17 ans ont rendu public, hier lundi, les informations enregistrées du 1er au 6e jour de vaccination dans l’ensemble de nos trois îles. Dr Soilihi Abdoulmadjid, le seul conférencier, responsable de la vaccination contre la Covid-19, a, tout d’abord, fait un débriefing de la situation épidémiologique de la maladie, avant d’annoncer les informations de la campagne du vaccin Pzifer chez les adolescents. « 8 120 cas recensés dont 7 949 guéris et 161 décès dont la dernière date d’hier (Ndlr, avant-hier). 10 cas actifs jusqu’hier (Ndlr, avant-hier). 301 218 personnes vaccinées soit 67% de la population adulte  et 37% de la population totale. En réalité,  même si on veut vacciner toute la population totale, on atteindra une immunité collective d’au environ 55% au lieu de 60%. Pour le vaccin Pzifer, l’Union des Comores cible  113 716 adolescents de 12 à 17 ans pour la couverture vaccinale dont 8 205 à Mwali, 53 666 à Ndzuani et 51 845 à Ngazidja. Du 1er jour jusqu’au 6e jour, 31 759 personnes ont été vaccinées soit 27,9% dont 3 569 à Mwali (43,5%), 17 269 à Ndzuani (32,2%) et 10 921 à Ngazidja (21,1%). Toutefois, nous n’avons pas encore enregistré des effets secondaires, mais plutôt, des effets mineurs, pris en charge par les autorités sanitaires », a expliqué Dr Soilihi Abdoulmadjid.

Ce dernier a expliqué le choix de la vaccination des adolescents de 12 à 17, sachant que d’autres pays ont la capacité de vacciner les enfants de 5 à 11 ans et de 12 à 17 ans. « Pourquoi on cible les enfants de 12 à 17 ans sachant que le taux de contamination du virus est, visiblement, jugé faible ? C’est puisque si les enfants de 12 à 17 ans sont protégés, alors le circuit de circulation du virus sera moins contaminable. Au début de la déclaration du virus aux Comores, le gouvernement a fermé les établissements scolaires en vue de protéger les enfants. Le gouvernement et ses partenaires ont eu un taux élevé du nombre des doses du vaccin Sinopharm réservées aux adultes. Certains pays du monde arrivent à vacciner leurs enfants de 5 à 11 ans et ceux de 12 à 17 ans. Il faut donc savoir que Pzifer est un vaccin efficace spécifique pour la vaccination des enfants avec un taux horaire de 6 heures de temps de conservation du vaccin en cours d’utilisation », a-t-il avancé.

Le responsable de vaccination contre la Covid-19 a fait savoir leur stratégie de vaccination durant la première cohorte de 25 jours. « Nous avons adopté une stratégie inclusive et participative qui concerne l’implication du ministère de l’éducation, des comités villageois dirigés par les chefs de village, les autorités locales et les maires. 79 équipes sont mobilisées dont 36 à Ngazidja, 31 à Ndzuani et 12 à Mwali. La vaccination se déroule dans les milieux scolaires pour les enfants scolarisés et dans les lieux communautaires des non-scolarisés sous le consentement de leurs parents », a-t-il conclu.

Abdoulandhum Ahamada

L’histoire vraisemblable se passe mercredi dernier vers 8 heures 30 du matin quand une fillette, abusée sexuellement par un voisin, accouche. Elle est âgée de 12 ans, originaire de Mirontsy. Arrivée à terme, elle accouche, à l’Association Comorienne pour le Bien Être de la Famille (ASCOBEF) à Mirontsy, d’un garçon une trentaine de minutes plus tard, selon la sage-femme.

C’est la sage-femme qui fait savoir que la fillette s’est présentée avec des membres de la famille sur le point d’accoucher. Pour la sage-femme, c’est une assistante à une personne en danger. « La fille alors accompagnée des membres de sa famille vient sur le point d’accoucher vers 8 heures 30 du matin, mercredi. Nous l’avons aidée à mettre bas son garçon. Il n’y avait pas de temps pour le référer à l’hôtel de Hombo. Elle accouchait d’un garçon en bonne santé », relate la sage-femme. « Nous avons référé l’enfant et sa mère à Hombo après des analyses et des soins pour la mère. Elle a accouché d’un petit de 3 kilogrammes en bonne santé », a-t-elle ajouté.

Interrogée sur le poids et la morphologie de l’enfant par rapport à sa mère, elle répond que : « le poids de l’enfant par rapport à sa mère est énorme. Il n’y a pas eu de complication lors de l’accouchement. C’est rare que des mineurs viennent accoucher à l’hôpital Ascobef. Et c’est une première depuis le début de l’année 2022 ». Contactée, la directrice de la protection de l’enfant et du genre, dit ignorer l’histoire. Des sources concordantes révèlent que c’est une histoire d’une agression sexuelle étouffée par la communauté. Le présumé agresseur aurait une trentaine d’années. Et que la famille de la fille aurait pris en compensation, de l’acte jugé criminel, d’un terrain. 

Ahmed Zaidou

Hier jeudi, une réunion de concertation a eu lieu au bureau du secrétaire général du gouvernorat de Ndzuani en présence de la coordination COVID-19, les maires et les préfets de l’île. Moins de 10 maires et préfets présents dans la réunion. Après les médecins, les encadreurs pédagogiques, c’est le tour des maires et des préfets d’être mis à jour de l’évolution de la maladie dans le pays.

En chiffres, la vaccination passe comme prévu. Depuis son début, la courbe vaccinale monte très bien. 2,60 % le jour 1, 6,9 % le jour 2 et 12,5 % le jour 3. C’est le district sanitaire de Mremani qui est en premier position sur la vaccination. Les maires se plaignent d’une mauvaise organisation de la réunion, d’un manque d’information de moyens pour lutter efficacement contre la COVID-19. Un bon nombre d’entre eux ne se sont pas présentés à la réunion de concertation malgré la demande du chef de l’État de l’implication des maires dans le dynamisme de vaccination.

« Il y a des choses qui ne marchent pas. Ce ne sont pas seulement les médecins qui doivent être impliqués. Malheureusement, c’est à chaque sensibilisation que nous sommes appelés », regrette le secrétaire général du gouvernorat, Afraitane Abdoulhamid. « La maladie est là. Nous devons être vigilants. Nous vivons et nous devons lutter comme on le fait pendant 2 ans. Si les chefs de village, maires, préfets étaient impliqués, ils aideraient efficacement à la vaccination. Ce sont eux qui doivent savoir combien d’enfants sont dans les villages, combien sont vaccinés », dit-il.

Les maires et lui-même se plaignent de ne pas être au courant du déroulement de la vaccination. « Nous devons travailler en collaboration avec la coordination pour lutter efficacement contre la COVID-19. Nous avons commencé à nous protéger contre la COVID-19. Il reste à vacciner les enfants avec le peu de moyens que nous avons », souligna le président des maires de l’île, Saindou Chibaco avant d’évoquer « l’écartement des maires dans cette campagne ». 

Ahmed Zaidou