ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Le bureau syndical, les représentants des fonctionnaires et contractuels et les responsables du service de laboratoire ont été réunis la semaine dernière pour annoncer les mesures disciplinaires des personnels afin d’éviter des conflits à l’intérieur de l’hôpital. Selon les points retenus lors de cette rencontre, toute revendication est réservée aux responsables des syndicats des fonctionnaires et contractuels.

Une réunion d’échanges entre le personnel. Mahamoud Abdallah, chargé de communication au CHN d’El-Maarouf a rapporté le compte rendu de la rencontre. Selon lui, toutes les revendications internes sont réservées aux représentants des syndicats des fonctionnaires et contractuels. « Il n’est pas permis que chacun se permet à revendiquer selon ses propres intérêts. Les doléances doivent être formulées collectivement. En cas de sanction, la personne reproche aux représentants des fonctionnaires et contractuels. Nous sommes dans une période difficile marquée par la pandémie du Coronavirus. Les conditions sanitaires doivent être améliorées dans le bon sens. L’assemblée générale a bien déterminé toutes les conditions de travail », a expliqué Mahamoud Abdallah.

Le chargé de communication a insisté sur l’objectif principal de la rencontre. Il s’est penché sur la prime annoncée par le chef d’Etat, réservée aux médecins de premier rang contre la Covid-19. Selon Mahamoud, le directeur général d’El-Maarouf a envoyé la liste de tous le personnel au chef de l’Etat. Il n’est pas question de porter des critiques ou revendiquer individuellement. « Le directeur général a envoyé la liste des bénéficiaires de la mention spéciale annoncée par le président Azali. Certains ont eu leurs parts et d’autres sont en suspens. Des procédures sont en cours pour régler les choses », a insisté le chargé de communication. Et lui d’ajouter « nous sommes en phase de transfert à un centre hospitalier universitaire. Cette transition doit accompagner par des bons plans stratégiques et des bonnes visions d’amélioration du centre hospitalier. Des plans techniques et des formations sont envisagés pour atteindre des bons résultats.

 

Abdoulandhum Ahamada

Coronavirus : Le pays enregistre 378 cas

Coronavirus : Le pays enregistre 378 cas

Malgré les mesures restrictives face à la pandémie du coronavirus, le pays enregistre des cas positifs. Au total le pays enregistre 378 cas dont 24 nouveaux cas. Le pays est au bout de ses peines.

En 72 heures, l’archipel des Comores enregistre 24 nouveaux cas dont 22 sont importés. Le bulletin publié ce mardi annonce 02 nouveaux guéris. Au total le pays enregistre 378 cas avec 330 guéris et 07 décès. Ces cas sont repartis : 236 cas à Ngazidja avec 194 guéris et 05 décès. A Ndzuwani, 106 cas cumulés et 100 guéris et 02 décès. Et à Mwali, 36 cas avec 36 guéris. Jusqu’à hier, aucun nouveau décès du covid-19.

La crise du coronavirus peut sans doute porter un coup fatal à un pays qui peine à se structurer. Le bilan risque d’être lourd. Le pays est face à une crise sanitaire majeure. La situation est déjà critique. Depuis l’épidémie en décembre 2019 à Wuhan en Chine, son accélération dans le monde, l’Etat comorien a pris des mesures tardivement. Il a fallut attendre le mois de mars pour que le chef de l’Etat décrète la suspension des prières collectives et hebdomadaires, les rassemblements pour les cérémonies, entre autres avant la fermeture des frontières. Mais il fallait attendre le mois de juillet pour que le masque soit obligatoire.

Le nombre des cas s’expose mais les autorités à la crise ne lâchent rien. Le personnel soignant et les commissions mises en place contre la covid-19 se battent pour contre cette pandémie.

N.M.A

L’exécutif de Ngazidja fait face au covid-19. Samedi dernier à Mdrodju, Ambari Azali, première dame de l’Union des Comores avec Mhoudini Sitti Farouata, gouverneure de Ngazidja ont procédé à la remise des masques aux agents sanitaires de chaque district, service de santé militaire, Caritas, collèges et lycées de Ngazidja. 7.200 masques sont remis.

Mhoudini Sitti Farouata s’engage dans la lutte contre la covid-19 à Ngazidja. En collaboration avec Ambari Azali, première dame des Comores, la gouverneure de Ngazidja a procédé à la distribution des masques aux agents de santé communautaires, collèges et lycées de Ngazidja. Lors de la cérémonie de remise des masques, la gouverneure de l’ile de Ngazidja a indiqué que « c’est une grande opportunité aujourd’hui de rappeler que la covid-19 frappe de plein fouet le monde entier. La distribution des masques permettra de lutter contre cette maladie dans notre ile ».

Consciente du danger de cette maladie, la gouverneure a souligné que « nous avons mis en premier rang les agents sanitaires, les collèges et les lycées de Ngazidja ». 7.200 masques à Ngazidja, 6.300 pour Anjouan et 1.800 pour Mohéli. Avant de préciser l’objectif de la remise des masques, Ambari Azali a salué les efforts de la Chine depuis l’apparition de cette maladie aux Comores. « Après avoir reçu ces matériaux, nous avons distribué dans l’ensemble des iles. C’est une manière de les accompagner dans la lutte contre cette pandémie. Nous prions pour que cette maladie puisse disparaitre le plus vite pour permettre de reprendre les activités à la normale », a émis le souhait la première dame.

Les relations sino-comoriennes ne cessent d’accroitre dans le bon sens. « La Chine a compris les difficultés de la femme comorienne et a remis des machines à coudre  aux associations féminines permettant de confectionner les masques d’une part, et contribuer à l’autonomisation de la femme comorienne, d’autre part », a expliqué la première dame.

Kamal Saïd Abdou

L’organisation mondiale de la santé s’est engagée à une formation en ligne de deux jours, à Moroni. Une formation basée sur la communication pour les risques et les engagements communautaires (CREC). C’est pour ceux qui se battent contre la pandémie dont des journalistes.

Alors que la pandémie du Covid-19 frappe de plein fouet dans le monde, l’organisation mondiale de la santé (OMS) ne s’affaiblie pas pour éradiquer cette menace sanitaire du Covid. Depuis hier jeudi jusqu’aujourd’hui vendredi 10 juillet, les Comores bénéficient une session de formation organisée par l’OMS, basée sur la communication sur les risques et engagements communautaires, au profit des acteurs engagés au front contre la menace sanitaire du covid-19, en Union des Comores.

Une trentaine de personnes a pris part à cette formation. Une opportunité de bénéficier des séances en ligne, sur différents modules importants pour le renforcement de leurs compétences devant les booster avec vigilance à travailler au  front, contre le coronavirus. Des membres de la sous-commission de communication, des équipements insulaires, des représentants des comités locaux, et des journalistes, ont assisté tout au long de cette séance à l’hôtel Retaj de Moroni.

Selon les formateurs, les Comores deviennent le 8ème pays de l’Afrique à avoir  bénéficié ces modules pertinent en pareille crise. Après Madagascar, le Benin, la Guinée, le Burundi, entres autres qui ont partagé leurs expériences pour la mise en œuvre de la communication sur les risques et engagements communautaires, un levier indispensable à la riposte contre la  crise sanitaire.

Nassuf. M. Abdou

 

 

 

 

 

La nouvelle épidémie menace gravement le secteur sanitaire, sécuritaire et le bien-être humain ainsi que le développement socio-économique de tous les pays. Au cours de la coopération sur « la ceinture et la route »,  tenue en Chine la semaine dernière à Beijing, Xi Jinping, président de la république populaire de Chine, a fait savoir que la lutte contre la pandémie est une priorité absolue qui devait constituer un défi pour tous les gouvernements.

Le président Xi Jinping a envoyé un message lors de la tenue de la vidéoconférence de haut niveau sur la coopération internationale de la « ceinture et la route ». « L’épidémie soudaine de Covid-19 a gravement menacé la vie et la santé du peuple du monde entier et qu’elle porte un coup dur à l’économie mondiale. Elle constitue aussi de nouveaux défis économiques et sociaux surtout pour les pays en voie de développement », a indiqué Xi Jinping.

Le président chinois a également souligné qu’« afin de contrôler l’épidémie, tous les pays ont pris des mesures selon leurs situations ». Dès l’apparition de l’épidémie à Wuhan, la Chine s’est mobilisée à aider les pays touchés par la crise. « La Chine fera tout ce qu’elle peut faire pour aider la communauté internationale à vaincre le virus et apporter ses contributions à la reprise économiques mondiale », a rassuré le président Chinois.

Selon Xi Jinping, le destin de chacun est lié étroitement à celui des autres. « Pour lutter contre l’épidémie comme pour faire redémarrer l’économie, il faut nous unir et nous entraider tout en poursuivant le multilatéralisme », a expliqué Xi Jinping. Et lui d’ajouter que « pour arriver à cela, la coopération de la ceinture et la route pourra y jouer un rôle majeur ». Sur la déclaration conjointe, certaines recommandations ont été formulées, notamment l’investissement sur  la construction d’une infrastructure de santé solide, la construction d’infrastructure de haute qualité, fiable et résistante au risque et une bonne prévention et lutte contre les épidémies.

Kamal Saïd Abdou

En partenariat ave l’Unicef, le ministère de  la santé a tenu un atelier de restitution, hier à Moroni, sur l’analyse de la politique et le programme de la nutrition maternelle. Aux Comores, 92% des femmes enceintes reçoivent des soins prénataux, 82% bénéficient de l’assistance d’un personnel de santé qualifié durant l’accouchement.

Lors de cet exercice d’échanges regroupant les acteurs de la santé familiale, il était l’occasion de faire un revu sur les taux de mortalité en Union des Comores et d’effectuer  l’examen des politique et programme en matière de nutrition en se basant sur les 16 recommandations. Malgré les efforts constatés  en matière de santé maternelle durant la période de la grossesse, les femmes ne bénéficient pas des prestations de supplémentation.  Le bilan de 2012 a montré que « le taux  de mortalité maternelle est passé de 380 pour 100 000 naissances vivantes ; en 2003 et à 172 décès pour  100 000 naissances vivante en 2012. » La Représentante adjointe  de l’Unicef, Dr Marie-Reine Fabry a indiqué que cet atelier entre dans le cadre de la mise en œuvre et à l’échelle des interventions à haut impact sur la santé de la mère, du nouveau-né et des enfants.  Des efforts qui contribuent inexorablement à la réduction de la  mortalité maternelle, néonatale et infantile.

Des progrès enregistrés 

Dr Marie-Reine Fabry a rappelé les résultats salutaires de ces deux dernières années. Le pays a enregistré des progrès notoires en matière de la  santé de la mère. « Le taux de mortalité maternelle est passé de 517 pour 100 000 naissances vivantes en 1996 à 172 en 2012.  Aux Comores, 92% des femmes enceintes reçoivent des soins prénataux, 82% bénéficient à l’assistance d’un personnel de santé qualifié durant l’accouchement. 76 de ces accouchements ont eu lieu en milieu hospitalier », a-t-elle précisé. La Représentante de l’Unicef a aussi indiqué que malgré ces progrès, une proportion non négligeable des femmes enceintes ne bénéficient pas encore de toutes les interventions qui contribuent à leur bonne santé.  Elle a cité entre autres  la supplémentation en micronutriments comme le fer et l’acide folique et l’éducation nutritionnelle.  « 20% des femmes enceintes ne bénéficient pas de la suppémentation en fer acide folique au cours de la grossesse.  Seules 6  femmes sur 10 prennent des vermifuges.  32 % des femmes reçoivent de la vitamine A au Post Partum. 12% seulement des enfants  sont allaités de façon exclusive pendant  les 6 premier mois », a-t-elle détaillé.  

La faible accessibilité aux services sociaux de  base, le mariage précoce, la faible qualité des services et instruction font parti des déterminants connus pour impacter négativement la santé nutritionnelle de la mère et de son futur enfant.  Sur ce, la représentante adjointe  a montré que les pays d’Afrique de l’Est et du Sud avec des indicateurs nutritionnels inquiétants ont effectué une analyse de la situation des politique et de programme en matière de nutrition maternelle dont l’Union des Comores s’est rajoutée. Une étude qui a permis d’effectuer l’examen des politique et programme en matière de nutrition maternelle au niveau de notre pays en se basant sur les 16 recommandations, issues du guide de l’OMS intitulé « Recommandations sur les soins prénatals pour une grossesse positive ».

Résultats attendus

Les résultats documentés lors de cet atelier doivent servir d’orientation et de prise des décisions pour renforcer la nutrition maternelle et contribuer à la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile.   Le conseiller technique du ministre chargé du suivi des dossiers de la DGS, Nadjime-Dine Youssouf Mbechezi a rappelé  l’enquête démographique. Inquiet de la situation et les nombres des taux de mortalité, il a souligné que « c’est le moment idéal de doubler les efforts pour améliorer les interventions en matière de nutrition maternelle en Union des Comores. »

Halima Hamada

 

 

Une formation des Ong et des agents des comités villageois sur le coronavirus à Ngazidja s’est ouverte hier à Moroni.  Une initiative visant à former des animateurs afin de renforcer les capacités des associations et les agents communautaires pour combattre cette maladie mortelle. Sous l’invitation de la direction de lutte contre le sida.

Une formation qui réunit 3 Ong et 2 comités villageois sur la lutte contre le Vih-Sida. Elle est une formation qui vise à donner des explications plus larges liées à cette pandémie. Cet atelier de formation est composé de deux sessions à savoir les Ong et les agents communautaires.  C’est une formation lancée par  la direction nationale de la lutte contre le Sida, et est financée par le fonds mondial contre le sida. Une occasion pour les représentants des Ong et comités villageois de savoir trois points essentiels : « savoir ce qu’est le coronavirus, comment il affecte la santé des gens et comprendre le mode de transmission et identifier les symptômes communs de cette pandémie. »

L’Assistant technique du projet de fonds mondial de la lutte contre le Vih-Sida, Dr Naouirou M’Hadji a rappelé l’importance d’organiser cette formation pour permettre aux différents Ong  sous bénéficiaires du projet fonds mondial-sida et agents des comités villageois de sensibiliser la population comorienne. «  Nous avons remarqué que les citoyens ont relâché les mesures barrières. C’est le moment de conscientiser beaucoup plus la population  afin de lutter contre toute sorte  de désinformation. Si la population n’arrive pas à prendre conscience des nombres des cas qui se multiplient, nous nous retrouverons dans une situation chaotique », a expliqué Dr Naouirou.

Selon lui, d’autres formations auront lieu dès le mois de juillet dans le même contexte. L’Assistant technique a confié qu’il n’y a qu’un seul combat ces derniers temps : l’élimination de la propagation du coronavirus. Les autres projets à savoir le projet palu et le projet de la lutte contre la tuberculose se trouvent actuellement dans la même dynamique.

Halima Hamada

 

Hier, la coordination nationale de la lutte contre le coronavirus, par le biais du ministre de la santé en Union des Comores,  Loub Yakouti Attoumane  a remis des lots des matériaux sanitaires à la gouverneure de l’ile de Ngazidja, Mhoudini Sitti Farouata. Un don qui vise à renforcer les structures sanitaires de l’ile de Ngazidja.

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Ce don entre spécifiquement dans la lutte contre la pandémie du coronavirus et aussi  pour la santé des enfants. Il est composé de 128 Métopimazine sol buv 0,1% et 1800 Métopimazine comp7, 5mg (Vogalene),  4000 paracétamols comp 500 mg, boite de 16 ; 120 paracétamol sirop 120 mg/5 ml, 60 ml, 2,4%,1 ; 80 paracétamols sachet 300 mg (Doliprane),  240 Metoclopramide comp 10mg, boite de 40 ;  2000 gants d’examen latex small, 3000 gants d’examen latex medium, 1 et 10 000 gants d’examen latex large, 1 ;  240 lingettes paquet de 66 ; 100 masques facial (visiaire) GLMZL-1 N°116 et 1500 masques chirurgicale N° 104 ; 60 solution hydro alcooliques flacon de 500 ml et aussi des 50 vêtements de protection à usage médicale jetable.

En présence des membres de la coordination en charge de la gestion du coronavirus, la ministre de la santé a souligné que ce don entre dans le cadre de la lutte contre la pandémie du coronavirus et que ces martiaux sont destinés aux différentes structures sanitaires de l’ile autonome de Ngazidja.  C’est la gouverneure qui s’en chargera pour les restituer aux bénéficiaires. « Ce don est composé non seulement des matériaux qui luttent contre  le coronavirus mais aussi des paracétamols et des dolipranes pour les enfants », a déclaré la ministre de la santé.

Consciente de la situation actuelle, la gouverneure de l’ile de Ngazidja, Mhoudini Sitti Farouata a rappelé les multiples efforts fournis par le gouvernement comorien. Pour la gouverneure, « combattre cette pandémie du Covid-19 reste une priorité. »  Selon Faiza Soulé Ibrahim, déléguée à la santé de Ngazidja et membre du comité insulaire, « il y a eu un changement car les citoyens se rendent désormais à l’hôpital. Nous avons à présent réactualisé notre feuille de route pour garantir la santé publique », dit-elle.

Halima Hamada

 

La société comorienne des hydrocarbures compte en ce jour, 40 cas positifs liés à la pandémie du coronavirus dont 27 nouveaux.  La direction de cette société appelle à la vigilance et au respect des mesures barrières afin d’éviter une possible contamination.

Selon le dernier  bulletin d’information publié mardi dernier, l’Union des Comores  enregistre 18 nouveaux cas dont 1 cas importé et 2 nouveaux décès. Au total 265 cas enregistrés, incluant 42 cas importés dans l’ensemble des iles. Au total, 7 cas de décès et 159 guéris. Mais le nombre des cas ne cessent de s’intensifier sur le territoire comorien. Dans ce contexte inquiétant, les autorités responsables de la gestion de cette crise sanitaire dénoncent  le non-respect des mesures barrières. Malgré la réduction du personnel au sein des différentes sociétés d’Etat, la société des hydrocarbures accumulent 40 cas positifs à elle seule. Hier mercredi, cette société d’Etat a enregistré 27 nouveaux cas positifs.

« Cette fois-ci, il n’y a pas droit à l’erreur. Nous sommes tous  appelés à respecter les mesures barrières pour éliminer cette pandémie qui se rode au sein de notre établissement. Lavons régulièrement les mains, respectons la distanciation physique de 1 mettre et surtout portons  les masques », a souligné un agent de la société Comores hydrocarbures. « La situation est alarmante pour tout le monde », ajoute-t-il. Pour cet agent, il est grand  temps de s’unir pour éliminer cette crie sanitaire. « La pandémie engendre beaucoup de difficultés dans tous les domaines, notamment économique et financier. Nous estimons que le nombre des cas seront réduits dans les prochains jours. Les personnes testées positives sont appelées à rester dans leurs foyers », indique-t-il.

Halima Hamada

 

La santé publique est fortement menacée dans le monde entier. L’apparition du coronavirus a bouleversé la vie en général, car impactant tous les secteurs. Cependant, il y a le facteur de vulnérable qu’il convient de soulever, notamment les personnes vivantes avant des handicaps ou des maladies chroniques et autres. Comment vivent-elles en cette période de crise ?

La question de vulnérabilité pendant une période influencée d’une pandémie est inévitable. Au-delà des personnes âgées, de celles souffrant d’hypertension, de diabète, il y a encore les personnes vivant avec le Vih, malade tuberculeux, les personnes vivant avec un handicap et autres. Tout ce monde a besoin d’une grande attention en cette période de crise sanitaire, puisque, contraint de trop se déplacer vue leur situation à risque, leurs services doivent être continus. Parlant de continuité de services, il y a lieu d’évoquer l’aspect médical mais surtout comprendre la nécessité de les subvenir en alimentation.

La prise en charge médicale doit se faire à domicile pour éviter de les exposer. Mais cette prise en charge doit être accompagnée par la prise en charge psychosociale et économique. Ceux-ci en considérant l’idée selon laquelle beaucoup sont aussi en situation de précarité. Incapables d’assurer leurs besoins quotidiens sans faire la manche ou mieux bricoler. Le cas des handicapés est le plus flagrant sur l’aspect économique, étant donné que la majorité est inactive physiquement et donc ne peuvent pas travailler. Il revient ici à toutes responsabilités confondues (la responsabilité gouvernementale, celle des partenaires, le corps médical, la société civile et même les opérateurs économiques et entreprises) de substituer pour apporter chacune sa part.

La société civile, pour l’assistance morale et mobilisation et plaidoyer auprès de toute bonne volonté, les entreprises économiques et entreprises de chiffrer un fonds d’aide sociale, aux personnels soignants de les assister médicalement, au gouvernement de décaisser des fonds spéciaux pour ces populations clés et mobiliser les partenaires et à ces derniers d’appuyer les initiatives techniquement et financièrement. Il s’agit là, bien entendu, d’un travail en concert répondant à des droits humaines : droit d’accès à la santé de qualité, droit de se nourrir et de vivre dignement.

SAC