ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

L’association Moroni accueil a, vendredi dernier, organisé une journée de sensibilisation sur le danger lié au cancer du sein. Selon la présidente de Moroni Accueil, Amina Mzé la lutte contre le cancer de sein est un combat pour tout le monde. Un combat qui entre dans le cadre d’octobre rose. C’est une maladie qui touche la pluralité des femmes.

Le cancer du sein est une maladie qui provoque des conséquences graves chez la femme. Du 05 octobre au 05 novembre 2020, l’association Moroni Accueil s’engage à sensibiliser la population aux difficultés liées au cancer des seins. « Moroni Accueil s’est basé sur les actions culturelles, sanitaires et éducatives. Du 05 octobre au 05 novembre, notre association continue son combat contre le cancer du sein. C’est un sujet assez grave puisque toutes les femmes ont tendance à subir cette maladie. La lutte contre le cancer du sein est un combat pour tout le monde. Une maladie qui touche la pluralité des femmes », a déclaré la présidente de Moroni Accueil, Amina Mzé.

Cancer du sein, quelles en sont les causes ?

Dr Nailati Abdou, gynécologue a réagi aux facteurs de risques de cette maladie. Selon elle, l’âge, la ménopause et grossesse tardives, l’absence d’allaitement d’une famille à gène du cancer du sein, entre autres, constituent les principales causes du cancer des seins. « Plusieurs facteurs causent la maladie. Il s’agit de l’âge de la femme, la ménopause tardive, la fille qui a un manque d’allaitement, un antécédent de famille atteinte du cancer du sein et le tabagisme et l’alcool. De même, rester sans pratiquer du sport et l’obésité », a annoncé la gynécologue, Nailati Abdou. « Qui est éligible à faire la mammographie ? poursuit-elle. Lorsque la femme sent un écoulement du sang, un changement de la peau, des douleurs des seins, il est conseillé d’aller faire la mammographie. La vie change de jour en jour. Certaines femmes souffrent de cette maladie. La sensibilisation des citoyens est mieux en mieux car le cancer du sein cause tant des morts. Toutefois, 9 sur 10 cas sont guéris. Une fille de 18 ans doit faire un test de mammographie ». Et elle d’ajouter « à quarante ans, la femme doit dépister à chaque deux ans. La femme peut être rattrapée par le cancer du sein en moins de quarante ans. Tout dépend de l’auto examen et le maintien du sein chez les femmes ».

Manque de moyens financiers

Madame Zahara Abdallah, membre fondatrice de l’Accf annonce les difficultés subies lors de la sensibilisation des citoyens. « Nous devons expliquer les femmes que c’est une maladie comme les autres maladies. Nous accompagnons les malades. On devra se rapprocher aux autorités. Il existe des contraintes d’ordre structurel et financier. Les séances de sensibilisations peuvent aider les filles. On sensibilise et on va de l’avant. Nous devons unir toutes nos forces pour combattre cette maladie », a-t-elle dévoilé.

Faiza Ibrahim, membre de Moroni Accueil rapporte les difficultés de la maladie chez la femme. « Le cancer du sein concerne toutes les femmes. À la Réunion, j’ai accompagné une fille de 30 ans pour se dépister. Elle avait le cancer du sein. Elle fait partie de ma famille. Lorsque le processus est déclenché, nous avons demandé un cancérologue. La patiente s’est exprimée devant le médecin. Ce dernier, lui a expliqué que si on dépiste à temps, on peut être guérie. Mais les échanges des malades peuvent briser les esprits. La patiente doit être aidée. Quand on a un cancer du sein, on a tendance de perdre la féminité. Toutefois, elle a été conseillée par les médecins. Et par la grâce de Dieu, la fille en question est guérie », a témoigné Faiza Ibrahim.

Abdoulandhum Ahamada

Après la suspension de la sage-femme Rahamat Said au centre de santé d’El-Maarouf, Mme Zalhata, major à El-Maarouf est mise en disposition par la direction de l’hôpital. Elle est du service de laboratoire. Mais, les majors de services seraient en négociations pour que Mme Zalhata puisse continuer à y exercer son métier.

Alors que les laborantins avaient annoncé une grève de 72 heures, des négociations entre le syndicat et le secrétariat général du ministère de la santé ont interrompu la grève. Un compromis a eu lieu selon notre interlocuteur. « Les travaux des laborantins continuent à merveille », a confié notre source de l’hôpital El-Maarouf.

Toutefois, avec surprise, le jeudi dernier, une major du laboratoire de l’hôpital, Mme Zalhata a reçu une note de la direction générale du Chn El-Maarouf annonçant qu’elle est mise en disposition. Selon cette même source, la major Zalhata est mise en disposition à cause d’un acte d’ « insubordination ». « Le jeudi dernier, Zalhata, une des majors du laboratoire du CHN EL-Maarouf est mise en disposition par la direction générale du Chn El-Maarouf, reprochée d’insubordination par l’hiérarchie. Les décisions viennent très vite. Les majors de service sont en négociation pour que la major Zalhata reste à El-Maarouf et y travailler », a précisé la source.

Contacté au téléphone pour plus d’éclaircissement, le chargé de la communication a préféré ne pas faire de commentaires. À titre de rappel, la sage-femme Rahmat Saïd est suspendue par la direction générale du Chn El-Maarouf les mois passés suite à une grève des contractuels. Serait-ce une routine de mise en garde ?

Abdoulandhum Ahamada

 

Hier, l’Union des Comores a célébré la 13e édition de la journée mondiale de la contraception. Une manière de sensibiliser la population sur les méthodes de contraception existantes, le choix de contraception, les risques liés aux rapports sexuels non-protégés, les grossesses non désirées et les infections sexuellement transmissibles. L’espacement de naissance permet à améliorer la santé de la femme.

La célébration de la journée mondiale de la contraception a pour but d’informer les jeunes le droit fondamental de la contraception, le droit à la santé de la femme et de l’enfant et assurer que la réduction de la mortalité infantile provoquées par les grossesses non désirées. C’est pourquoi la délégation en charge du bien-être social de Ngazidja prend en considération cette journée pour informer les jeunes sur les techniques de contraception et les conséquences des rapports sexuels non protégés. « la délégation en charge du bien-être social de Ngazidja se fait l’écho de cette 13e  édition à l’échelle mondiale avec pour objectifs informer les jeunes sur les différents moyens de contraception et les risques des rapports sexuels non protégés. Notre combat est de lutter contre le mariage précoce grâce à caravane de sensibilisation. Cette méthode de contraception est comme la prise du  paracétamol. L’espacement de naissance permet à améliorer la santé de la femme », a déclaré la déléguée de la santé de Ngazidja, Faiza Soulé Ibrahim.

Pour le prêcheur foundi Ali Hadji, l’islam ne contrarie pas l’espacement de naissance chez un couple, en s’appuyant sur des versets coranique. «  L’islam a parlé le concept de la planification familiale. Il n’existe pas un problème lié à la planification familiale. Dieu a dit dans le coran que le couple peut avoir un consentement  pour allaiter le nouveau-né pendant 24 mois. Cette méthode n’est pas une punition. Plutôt une manière de bien-être familial », a indiqué foundi Ali Hadji.

Comme pour le représentant de l’Unfpa, Mamadou Boina Maecha, le pays doit veiller à ce que les produits et services de planification familiale soient accessibles à tous. « Les informations sur la planification familiale doivent être clairement communiquées », a-t-il dit.

Abdoulandhum Ahamada

 

 

Hier matin, le président Azali Assoumani et son équipe ont rendu visite le chantier de construction de l’hôpital El-Maarouf. Une manière de faire l’état d’avancement des travaux de construction de l’hôpital universitaire. Les travaux prendront fin en février 2023. Selon le chef de l’Etat, « les travaux avancent bien comme convenus. »

Lors de la visite du chantier du centre hospitalier d’El-Maarouf, le président Azali s’est dit satisfait de l’avancement des travaux. « Je remercie tous les acteurs qui se soucient de la construction de ce grand centre hospitalier du pays. Louange à Dieu car même si le Coronavirus a chamboulé tous les secteurs socio-économiques mais les travaux avancent bien comme convenus. Je suis très satisfait. J’espère que dans peu de temps, les travaux seront achevés. Dans les insulaires, à Anjouan comme à Mohéli, nous allons construire des autres centres hospitaliers. Tous les citoyens devront satisfaire leurs besoins sanitaires dans ce centre universitaire d’El-Maarouf. Nous faisons en sorte que les comoriens ne partent pas à l’étranger pour des soins médicaux. La santé et l’éducation, deux domaines prioritaires pour suivre l’émergence de 2030  », a déclaré le chef de l’Etat, Azali Assoumani.

Le ministre des finances, Saïd Ali Saïd Chayhane est convaincu que les travaux avancent bien mais le gouvernement doit inspecter le chantier afin de contrôler l’amélioration des travaux. « Nous devons inspecter les travaux en vue de savoir l’évolution du chantier. Une bonne partie des employés sont en Chine à cause de la Covid-19. Le gouvernement fait le suivi. On paye les factures, et le CSYC facilite la trésorerie », a expliqué le ministre des finances.

Pour le consultant du gouvernement en infrastructures, Moussa Dada, les travaux auraient achevé en août 2022 mais le Coronavirus a ralenti les travaux. En février 2023, les travaux seront achevés. « On avait un planning, en août 2022 les travaux auraient pu achever. Le coronavirus a changé le calendrier. Le gouvernement accorde six mois de plus. Nous avons achevé la phase de la construction du sous-sol et de rez-de-chaussée. La construction des 5 étages prendra fin en février 2023», a rassuré Moussa Dada.

Abdoulandhum Ahamada

 

 

 

Moroni Terminal s’engage dans la réhabilitation et la rénovation de la maternité du centre hospitalier d’El-Maarouf. Parmi les travaux en cours, carrelage, peinture, changement des fenêtres et portes de la maternité. Lors d’une cérémonie, hier, à l’hôpital El-Maarouf, Mohamed Abdou alias Dr Masse, chargé de communication à Moroni Terminal, indique qu’apporter le soutien à la maternité est significative car « il renforce la sécurité des nouveau-nés. »

La maternité de Moroni est dans un état désastreux. Moroni terminal s’engage à la rénover. « Nous avons jugé nécessaire d’apporter notre soutien au service de la maternité pendant qu’elle est dégradée », souligne Dr Masse. Étant donné que l’état de la maternité est détérioré, Dr Masse a souligné que certains travaux de réhabilitation sont déjà en cours. « Nous sommes en train de rénover la maternité. Nous avons séparé la salle d’accouchement pendant qu’il n’existait pas une séparation », avance Dr Masse. Ce dernier rassure que « nous allons octroyer un frigo de stockage de sang en cas de nécessité ». Dr Masse rappelle aussi que le personnel de Moroni terminal donne leur sang chaque fois que le besoin est constaté.

 Les travaux de réhabilitation et de rénovation ont commencé il y a déjà une semaine, selon Mounayat Chakira, responsable des ressources humaines à Moroni Terminal. « Parmi les travaux en cours, carrelage, changement des fenêtres et portes de la maternité ainsi que la peinture », énumère la responsable des ressources humaines. Selon elle, le choix de la maternité n’est pas au hasard car c’est ici que naissent les nouveau-nés. « Alors on doit renforcer la sécurité sur le service », dit-elle. Mounayat Chakira souligne que ce n’est pas la première fois que Moroni Terminal s’engage dans une telle action. « Nous avons aussi porté notre soutien à l’école primaire Application et le lycée de Moroni », rappelle t-elle.

Kamal Saïd Abdou

 

Nicolas Ali M’madi, directeur général de l’hôpital El-Maarouf maintient sa décision de ne plus réintégrer la contractuelle Rahama de ses fonctions. Une décision qui va à l’encontre des dispositions du code de travail. S’agit-il d’un acharnement contre Rahama Saïd ?

Le directeur de l’hôpital soulève l’absence de Rahama Saïd pour justifier son licenciement. Un licenciement jugé « abusif ». Se réservant de tout commentaire, Nourdine Madjid, inspecteur du travail s’appuie sur le code de travail en son article 125 : « toute femme enceinte dont l’état a été constaté médicalement ou dont la grossesse est apparente, peut quitter le travail sans préavis et sans avoir de ce fait à payer une indemnité de rupture de contrat ».

 « A l’occasion de son accouchement et sans que cette interruption de service puisse être considérée comme une cause de rupture de contrat, toute femme a le droit de suspendre son travail pendant quatorze semaines en cas de maladie dument constatée par un médecin et résultant de la grossesse ou des couches. Elle a droit, pendant cette période, a la charge de l’employeur, jusqu’à la mise en place d’un régime de sécurité sociale, a la totalité du salaire qu’elle percevait au moment de la suspension du travail », explicite le code de travail.

L’article 47 du code de travail dispose que « tout travailleur ou employeur qui estime avoir fait l’objet d’une rupture injustifiée du contrat du travail doit avant, de saisir le tribunal, recourir contre cette rupture devant l’inspection du travail et des lois sociales. Celui-ci examine les motifs invoqués ainsi que les autres circonstances du cas et formule des recommandations en vue d’aboutir à un arrangement amiable y compris la réintégration. »

Kamal Saïd Abdou 

 

Houmedi Msaidié, coordinateur national de lutte contre la covid-19 à travers le conseil interministériel tenu hier à Beit-Salam, a annoncé l’ouverture des frontières pour les Comores avec les pays voisins le 07 septembre prochain. Une décision saluée par les comoriens bloqués à l’étranger depuis des mois.

Fermées depuis mi-mars en raison de la pandémie du coronavirus, les frontières pour les  Comores vers les pays voisins seront rouvertes le 07 septembre prochain. C’est ce qu’a annoncé le coordinateur national de lutte contre la covid-19, Houmedi Msaidié. Une bonne nouvelle pour ceux qui souhaitent voyager à l’étranger pour des raisons de santé et les comoriens bloqués à l’étranger qui veulent retourner au pays. « Les Comores rouvriront ses frontières avec les pays voisins notamment la Tanzanie et Madagascar le 07 septembre prochain. Les compagnies aériennes nationales et étrangères  programmeront autant de vols que nécessaire pour la réouvertures des frontières », a annoncé Houmedi Msaidié, coordinateur national de lutte contre la covid-19.

Le porte-parole du gouvernement a évoqué le cas des quelques 900 comoriens bloqués à l’étranger. Selon lui, les comoriens  bloqués à l’étranger pourront  regagner le pays dès les premiers vols. Il  est important de rappeler que le gouvernement comorien avait commencé à assouplir les mesures de restriction comme la réouverture des mosquées et  la reprise des compétitions sportives sur l’ensemble du territoire national. « L’ouverture des frontières pour les Comores seulement avec les pays voisins est une mesure de prudence vue que la pandémie ne cesse  de frapper de plein fouet le monde », dixit Houmedi Msaidié.

Nassuf. M. Abdou

Un langage d’acier et une décision ferme pour Nicolas M’madi, directeur général de l’hôpital El-Maarouf contre Rahma Said, malgré la procédure de tentative de conciliation devant le tribunal de travail, la semaine dernière. Mardi dernier, à la sortie de l’audience à l’inspection du travail, Me Fahardine, avocat de Rahma Saïd a précisé qu’El-Maarouf a maintenu sa décision de licencier Rahma Saïd, contractuelle. Un licenciement abusif, selon Me Fahardine.

 « La direction générale d’El-Maarouf m’a envoyé un courrier mentionnant que Rahma Saïd est catégoriquement licenciée. Il nous reste maintenant de demander le procès-verbal de la non conciliation, à l’inspection du travail pour l’envoyer au tribunal de travail car en cas de licenciement abusif, l’employé a ses propres droits à bénéficier », a signalé Me Fahardine, avocat de Rahma Saïd. Me Fahardine avocat de Rahma Saïd a promis d’entamer une procédure  juridique pour que son client ait ses droits.

L’avocat de Rahma doit attendre la décision du tribunal de travail. « Si nous récupérons le procès verbal  à l’inspection du travail, nous allons saisir la justice pour les droits de Rahma. Dans ce cas, nous allons attendre la décision du  tribunal de travail. C’est un licenciement abusif, mon client a des droits à bénéficier », a expliqué Me Fahardine.

De son côté, Nourdine Madjid, inspecteur du travail a dit qu’il ne détient pas la décision finale de la réintégration de la contractuelle. Néanmoins, il facilitera le processus juridique de Rahma. « La direction générale d’El-Maarouf m’a notifié que la décision est maintenue. Rahma ne sera pas réintégrée. Je ne peux pas forcer les choses. Je me suis basé sur l’article 219 stipulant que si les deux parties n’ont pas trouvé un consensus, l’inspecteur du travail doit rédiger un procès-verbal du non conciliation pour l’envoyer au tribunal de travail. Ce dernier statuera sur l’affaire. Si Rahma a des droits à bénéficier, elle les aura », a montré Nourdine Madjid, inspecteur du travail.

Abdoulandhum Ahamada

 

 

24 heures après sa déclaration sur les medias concernant leurs revendications de la prime de covid-19, Rahama Saïd est licenciée. Dans un entretien téléphonique, Rahama Saïd rejette les motifs avancés par El-Maarouf. Un licenciement abusif, selon elle.

La déclaration faite par Rahama Saïd est-elle le motif de son licenciement ? Un licenciement abusif, selon Rahama Saïd, contractuelle à l’hôpital El-Maarouf. Le chargé de communication d’El-Maarouf avance trois absences comme motif du licenciement de cette femme. « Certes, j’avais commis des absences même j’étais convoquée en conseil de discipline. J’ai présenté mes excuses et sont acceptées. Je ne sais pas pourquoi cette histoire refait surface », se demande-t-elle. Rahama Saïd affirme que le licenciement est dû à sa déclaration de la grève illimitée. « Pourquoi on m’a pas licenciée avant ? », interroge Rahama Saïd.

 Pour le chargé de communication du centre hospitalier d’El-Maarouf, Rahama Saïd n’est pas la représentante légale du syndicat des contractuels. Une idée controversée par Rahma. « J’ai entretenu plusieurs fois avec le directeur général entant que représentante du syndicat des contractuels. Comment aujourd’hui, ils disent que je ne suis pas la représentante », déplore-t-elle. Rahama Saïd est la seule à être licenciée sur plusieurs contractuels. « Parfois on me reproche que je suis la cheffe de file du mouvement. Pour moi, c’est une intimidation », indique-t-elle avant de charger le directeur général de l’hôpital, « Ce n’est pas une bonne manière de gérer une administration. »

Kamal Saïd Abdou

 

Le 12 août correspond à la journée mondiale de la jeunesse. Dr  Natalia Kanem, directrice  exécutive  de l’Unfpa a exprimé sa reconnaissance auprès des jeunes contre le coronavirus.  L’Unfpa  apporte un soutien  inconditionnel  à la jeunesse , « nous  devons  appuyer  leur mobilisation et  défendre  leurs droits  fondamentaux ».

L’Unfpa, une organisation  des  Nations Unies  chargée  des questions de santé  sexuelle  et reproductive, a pour mission d’écouter  les jeunes et de les inciter à  participer  de façon constructive à la prise des décisions  les  concernant. Cette année, la journée est célébrée sous le thème de « l’engagement des jeunes pour une action mondiale ».

 Selon  la directrice  exécutive de l’Unfpa, Dr Natalia Kanem, les jeunes  sont  les premiers  à respecter  les mesures  barrières  pour  la lutte contre la pandémie  de la Covid-19. «  Alors  que nous célébrons la journée internationale  de la  jeunesse en pleine pandémie  mondiale, nous  sommes témoins des efforts mis en œuvre par les jeunes pour résoudre les problèmes  auxquels  sont confrontées leurs communautés. Agents  de santé, militants, innovateurs, travailleurs sociaux et communautaires mobilisés à travers le monde entier, les jeunes sont en première  ligne de la lutte contre la pandémie de Covid-19», déclare-t-elle.

 Pour atteindre et impliquer les jeunes pendant  cette pandémie, « nous devons partager avec  eux  les informations  dont  nous  disposons, clarifier les  informations  erronées qui  circulent  et leur donner les outils nécessaires  pour  leur  permettre de lutter contre la propagation  du virus», insiste Dr Natalia Kanem.  «  Les conséquences  de la pandémie  sont  désastreuses  pour les jeunes, qui voient leurs droits et leurs choix considérablement  réduits par la perte  d’accès à l’emploi, à l’éducation et aux services essentiels, notamment aux services de santé sexuelle et  reproductive. Les jeunes femmes et jeunes filles sont  particulièrement  vulnérables », avance-t-elle.

À l’heure où le monde cherche à mieux se reconstruire « nous devons, suggère-t-elle,  assurer  l’accès  prioritaire  des jeunes à l’éducation, aux  outils  et  aux  services  dont ils ont  besoin  pour réaliser  leur plein potentiel. » Aujourd’hui, il  est  essentiel  que  toutes  les  générations  travaillent  main dans la main. « Ensemble, relevons  les  défis  qui  nous  attendent, et aidons les jeunes à bâtir un  avenir  plus  inclusif  et  durable  pour  tous », conclut-t-elle. 

Touma Maoulida