ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

L’île de Mohéli est frappée par la deuxième souche du coronavirus alimentée par un nouveau variant de la crise sanitaire liée à la covid-19. L’île de Djumbé Fatima connait une recrudescence sans précédent des cas positifs et des morts. Ce mardi, Mwali fait état de trois morts, selon le ministère de la santé.

Le gouvernement a isolé Mwali des autres îles et a fermé les liaisons maritimes. L’île enregistre une recrudescence sans précédent des cas positifs de coronavirus et des victimes. Depuis l’apparition de ce nouveau variant de covid-19 à Mohéli, l’île fait état d’une quinzaine de morts liée de la pandémie de covid-19. Les établissements scolaires sont fermés ainsi que les liaisons maritimes. Les activités économiques sont au ralenti. Tout est basculé à Mohéli.

Conscient du danger que traversent les mohéliens, le gouvernement plus particulièrement le ministère de la santé a dépêché des médecins  dans l’île pour voler au secours à la population. Et la crise sanitaire s’améliore peu à peu. Toutefois, des nouveaux morts sont enregistrés ce mardi, dus au coronavirus. Des victimes au centre hospitalier insulaire de Fomboni et à AMA.

Le pays recense des nouveaux cas liés à ce variant transmissible du coronavirus. Et il risque d’être reconfiné suite à cet emballement des cas. Un tournant du combat du gouvernement et des autorités à la crise contre cet horrible virus. Le pays a donc traversé des moments fous. La nouvelle souche de covid-19 oblige le port du masque pendant un moment de relâchement. Sur l’ensemble du territoire comorien, la vigilance est de mise.

KDBA

L’ile de Mohéli est frappée par la covid-19. L’office national pour l’importation et la commercialisation du riz apporte son soutien aux habitants de Mohéli. Au cours d’un entretien téléphonique avec Al-fajr, Miroidi Aboudou, directeur général de l’Onicor a précisé que c’est une initiative du gouvernement et du ministère de l’économie d’accompagner les habitants de cette île pendant la période de crise.

Au lieu de 7000 kmf le sac de riz, l’Onicor porte main forte aux habitants de l’ile de Mohéli en cette période de crise sanitaire. 6750 kmf est le prix du sac de riz ordinaire dans l’ile de Mohéli. Pour le directeur général de l’Onicor, il s’agit d’une initiative du chef de l’Etat d’accompagner la population de l’ile de Mohéli en cette période de crise sanitaire. « Nous saluons l’engagement du chef de l’Etat pendant cette période de pandémie. Un engagement qui témoigne la réciprocité entre le chef de l’Etat et la population, et un geste de solidarité auprès de la population pendant la crise », a exprimé Miroidi Aboudou, directeur général de l’Onicor.

 Le patron de l’Onicor a aussi fait savoir que « le ministre de l’économie, coordinateur national de la covid-19 s’est impliqué pour soutenir l’initiative du chef de l’Etat ». L’Onicor se dit présent pour montrer sa sympathie vis-à-vis de la population de Mohéli. « C’est un geste de solidarité pour nous étant donné que la crise sanitaire liée au covid-19 frappe Mohéli. L’ile est isolée, nous sommes obligés de déplacer nos camions pour faire le tour dans les localités afin de faciliter les habitants de cette île leur l’achat du riz», a précisé le directeur général.

Kamal Saïd Abdou

Une année déjà depuis que la pandémie liée au coronavirus sévit le monde entier. Alors que les Comores sont frappées dès la première vague, le pays vit toujours ses peines, notamment l’île de Djumbé Fatima frappée de plein fouet par la deuxième souche du coronavirus depuis le mois de décembre 2020. L’île enregistre neuf morts dont quatre en moins de vingt quatre heures.

Les cas de la deuxième vague du covid-19 sont importés. A Mwali, le coronavirus s’aggrave et la population est trop inquiète. Fermeture d’écoles et des frontières  jugée efficace contre la covid-19. Le respect de ces mesures montre à quel point les citoyens ont intégré la menace sanitaire qui pèse sur eux au point de consentir des sacrifices. Les entrées et les sorties de l’île sont interdites.

Selon le bulletin du mardi 05 janvier dernier, l’île de Mwali fait état de 99 cas positifs avec 171 cas actifs, 322 cas cumulés et 5 décès. A l’agence des musulmans d’Afrique (Ama), on comptait 47 patients. Il y avait 9 guéris, 5 transférés au centre hospitalier de référence insulaire de Fomboni. Dans ce centre hospitalier, l’on compte 24 patients dont 4 sous oxygène. Ce sont tous des chiffres enregistrés le mardi 05 janvier. Ce dernier calendrier n’a enregistré aucun nouveau cas de décès. L’inquiétude plane sur le territoire national. Un relâchement des mesures barrières. Et c’est l’île de Mwali qui enregistre plus de cas. Hier, Mwali a perdu le maire de Fomboni Zouber Hassanaly et son décès est lié au coronavirus. A l’heure où nous mettions sous presse, quatre morts du Covid19 à Mwali, hier mercredi.

Selon les autorités sanitaires, les personnes asymptomatiques sont admises à Ama avant que les médecins décident le centre où le patient doit être transféré. Le nombre des cas explose mais les autorités compétentes ne lâchent rien. Face à ce péril, les autorités appellent à la sérenité. Le personnel soignant et les commissions mises en place contre la covid-19 renforcent la lutte.

Mais sa puissance peut redouter un terrible décompte. Puisque la progression se fait vite. Le premier cas se faisait inimaginable. Et depuis vendredi dernier, Mwali est isolé du reste du pays.

KDBA

 

 

Lundi dernier, la société locale, A.M Energie a remis 15000 masques de protection individuelle au ministère de la santé. Une donation qui entre dans le cadre de la lutte contre la propagation du Coronavirus.

Le ministère de la santé a reçu un don de 15000 masques de protection en vue de lutter contre le Coronavirus. Une initiative de la part de la société locale A.M Energie. En présence de plusieurs personnalités du domaine de la santé, cet acte de donation est jugé salutaire. « Face à cette crise sanitaire, et par le biais de Idrisse Idi Nadhoim, la société A.M Energie et ses collaborateurs ont jugé nécessaire de venir en aide à la population comorienne en apportant un don de 15000 masques KN95 pour appuyer la lutte contre la Covid-19 », a déclaré l’ancien directeur général de la SNPSF, Ibrahim Abdallah, représentant de la société donatrice.

Le secrétaire général du ministère de la santé, Jean Youssouf n’a pas tardé à remercier chaleureusement ce geste de donation initié par la société pour sauver la vie sanitaire des Comoriens, avant de faire appel à la solidarité et l’unité des citoyens pour combattre cette maladie. « Le besoin y est toujours par rapport à cette nouvelle situation dont fait face le pays, précisément l’île de Mohéli », a-t-il montré.

Il est convient de constater que l’urgence de renforcer les mesures barrières dans les autres qui ne sont pas fortement menacées comme Mohéli est nécessaire. Il faudra plus de vigilance pour toute la population et se conformant au respect des mesures de lutte contre la propagation de la covid-19. Nous sommes tous vulnérables.

Abdoulandhum Ahamada

La situation actuelle qui prévaut l’Ile de Mohéli est plus qu’inquiétante. Plusieurs morts à déplorer. Le gouvernement à travers le ministère de la santé se dit prêt à renforcer les stratégies de riposte de la pandémie qui ravage l’ile depuis presque 2 semaines.

L’ile de Mohéli est dans l’urgence. Le coronavirus fait de ravage. Une réunion d’urgence est tenue par la ministre de la santé Loub Yacoutt Attoumani, impliquant les responsables nationaux de la riposte contre la pandémie en présence du coordinateur résident du système des nations unies et du représentant de l’Oms aux Comores.

Comme la situation dans cette île est inquiétante, l’objectif de la réunion est axé sur la situation épidémiologique de la covid-19 sur l’ile de Mohéli. Le but de la réunion est précis, définir les stratégies de riposte afin de soutenir la coordination insulaire a mieux gérer la crise. Le directeur général de la santé a présenté la situation de terrain, les efforts déployés par les équipes du ministère et le personnel soignant avec le soutien des volontaires du croissant-rouge comorien.

Considérant l’évolution de la pandémie à Mohéli, l’envoie rapide des équipements de protection individuelle pour constituer un stock de réserve du personnel soignant et beaucoup de dispositifs nécessaires pour la gestion de la pandémie, la mobilisation des ressources humaines nécessaires, le renforcement de la logistique de prise en charge et de diagnostic, le déploiement d’un urgentiste pour appuyer l’équipe engagée au CHRI sont entre autres les recommandations formulées à l’issue de cette réunion. Il en résulte aussi de cette réunion, la nécessité de faire le séquençage du virus qui circule dans l’ile.

Kamal Saïd Abdou

Le 30 avril 2020, l’Union des Comores a enregistré le premier cas du Coronavirus. Le gouvernement a annoncé les mesures barrières contre la maladie notamment, la fermeture des mosquées, la délimitation du nombre de personnes dans les rassemblements, l’arrêt des études scolaires et universitaires, l’arrêt des activités de mariage, et autres, au respect des mesures barrières. Actuellement, les Comores enregistrent 119 cas actifs, 834 cas cumulés et 13 décès.

Depuis le 30 avril dernier, les citoyens sont appelés au respect des mesures strictes de riposte contre le Coronavirus. C’est suite à l’annonce du premier cas positif au Covid. Une question qui a entrainé la fermeture des mosquées, la limitation du nombre des personnes dans les lieux publics. « Ce 30 avril 2020, je déclare le premier cas de Covid-19 en Union des Comores. Nous avons fermé les frontières, les mosquées y compris les tarawehs et fermés les écoles pour le respect des mesures barrières, enfin décrété un couvre-feu. Notre priorité est d’éviter les saturations de la prise en charge pour développer le secteur formel. Nous appelons au renforcement des mesures strictes contr la Covid-19. Le respect des masques est obligatoire », a déclaré le président de la république, Azali Assoumani, le 30 avril 2020.

Une coordination de la lutte contre la maladie, un comité scientifique et logistique ont été montés par le gouvernement en vue de surveiller et de contrôler l’évolution de la maladie. Les comoriens bloqués en Tanzanie, à Maurice, à Madagascar, et autres, ont été rapatriés causant une montée en flambée du nombre des cas de contamination du virus. Lors de la fête d’indépendance du 06 juillet 2020, à Anjouan, le gouvernement a allégé certaines mesures barrières notamment, la réouverture des mosquées au respect de la distanciation sociale, l’obligation du port de masque et de tapis individuels. Les citoyens étaient dans l’obligation de prendre les précautions nécessaires à la lutte même si d’autres ont ignoré catégoriquement l’existence du Coronavirus en Union des Comores. Le couvre-feu aussi a été maintenu de 22h à 5h du matin (actuellement, 00h00 à 5heure du matin) lequel le non-respect de du couvre-feu a écopé 25 000 francs comoriens. Et celui du port de masque a coûté 7500 francs comoriens.

Presque tous les secteurs socio-économiques, culturels, sportifs, et autres, ont été touchés par cette crise sanitaire. Les artisans, les boulangers, couturiers, les agriculteurs, et autres, n’ont pas cessé, depuis l’arrivée de cette maladie, de démontrer les difficultés rencontrées dans leurs activités commerciales. Comme le cas d’un menuisier résidant dans le quartier de Moroni-Mramboini qui a témoigné le « recul de ses activités commerciales à cause de l’arrêt des activités de cérémonies de mariages », (référence dans nos précédents articles)

Dans le secteur de l’éducation, le ministère de l’éducation a annoncé la reprise des cours graduellement en commençant par les niveaux de licence 3 et les masters depuis le 1er juillet dernier. Suivis par les étudiants de licence 2 et 1 sous le respect des mesures barrières contre la maladie. Pour soutenir financièrement les établissements scolaires touchés par la crise sanitaire du Coronavirus, le ministre de l’éducation, Moindjié Mohamed Moussa a promis d’octroyer 65 millions de francs. Une somme que les responsables des écoles privées réclament jusqu’à maintenant. Et le 23 et 30 novembre, la rentrée scolaire de l’année 2020-2021 a été relancée par le ministère de l’éducation sous le respect des mesures barrières.

Le 21 décembre dernier, les activités sociopolitiques, culturelles, cérémonie de mariage, et autres ont été allégés sous le respect des mesures barrières. « Ainsi, sont autorisés la célébration des mariages, les madjilis ainsi que tous les autres événements festifs et les cérémonies religieuses dans le respect le plus strict, des règles d’hygiène et des mesures barrières notamment la distanciation sociale, le port obligatoire de masques,  le lavage des mains à l’entrée des lieux des festivités, la limitation maximum du brassage des participants et la prise de la température à l’entrée », a annoncé le président Azali Assoumani.

Dans la situation actuelle, les Comores enregistrent 119 cas actifs du Covid-19 sur 834 cas cumulés dont 86 pour Mohéli et 13 décès. Les citoyens de l’île de Mohéli sont appelés à la vigilance et au respect des mesures barrières pour éviter la propagation rapide du Coronavirus. C’est pourquoi le gouverneur de l’île a décrété la fermeture des lieux publics, marchés publics, et autres.

Abdoulandhum Ahamada

 

Lundi dernier, un bâtiment devant permettre à contrôler les passagers en provenance de l’étranger est inauguré à l’aéroport de Moroni. Ce bâtiment couvre la première phase avec une valeur de 54 millions de francs comoriens. La deuxième phase se lancera bientôt pour le départ des passagers. Et un appareil automatique de désinfection se mettra en place dans les prochains jours.

C’était en présence du directeur général des aéroports des Comores, Yasser Ali Assoumani, des ministres des finances, Said Ali Said Chayhane, de la santé, Loub Yakout Attoumane et des transports aérien et maritime, Djaé Ahamada Chanfi, que le bâtiment nouvellement construit par une société comorienne après un appel d’offre lancé, est inauguré. Ce bâtiment facilitera le contrôle des passagers en provenance de l’étranger, du coronavirus. L’objectif de ce bâtiment selon le patron des aéroports, « c’est détecter, isoler et évacuer ».

Ces travaux concernent la première phase, notamment l’arrivée des passagers avec un budget de 54 millions de francs comoriens. La seconde phase qui concerne le départ des passagers sera lancée prochainement. « Le budget total de ces deux phases s’élève à plus de 100 millions de francs comoriens et c’est une subvention du gouvernement comorien », a précisé Yasser Ali Assoumani. Et lui d’expliquer que « ce bâtiment s’inscrit dans les dispositions prises contre le coronavirus en Union des Comores. Dans les prochains jours, nous allons mettre en place une cabine de désinfection des passagers. Cet appareil affichera la température du passager. Nous allons expliquer aux compagnies aériennes les dispositions à prendre pour faciliter les passagers en provenance de l’étranger, notamment le remplissage des fiches de contrôle. »

Plusieurs chantiers sont lancés par le directeur général des aéroports des Comores. Dans une période où tous les secteurs sont impactés par la pandémie de coronavirus, Yasser Ali Assoumani ne ménage aucun effort pour le développement de l’aéroport des Comores. Des mesures ont été prises pour limiter la propagation du coronavirus. Le patron des aéroports des Comores est dans la bonne voie.

Pour le ministre des finances, du budget et du secteur bancaire, Said Ali Said Chayhane, la première phase est réussie. « Nous saluons les efforts fournis et nous vous recommandons de bien protéger les passagers car c’est la porte d’entrée et de sortie de notre pays. Le gouvernement a accompagné les travaux pour le bien du pays mais il faut respecter les dispositions prises pour lutter contre le coronavirus. Sur les mesures prises par le chef de l’Etat, l’aéroport doit accompagner et sensibiliser afin de se protéger », exprime l’argentier du pays.

A noter qu’une fois que la pandémie de coronavirus soit maitrisée à jamais en Union des Comores, ces salles serviront à l’accueil des passagers en ce qui concerne le départ et l’arrivée. Un élargissement de l’aérogare.  

Nassuf. M. Abdou

 

 

 

Jeudi et vendredi derniers, une délégation des médecins français débarquent aux Comores pour échanger leurs connaissances avec les médecins comoriens. Une occasion pour soigner certains patients qui ont des difficultés de la vision. 25 patients ont été opérés avec succès.

5 médecins français ont procédé, jeudi et vendredis derniers,  à des échanges techniques et des orientations avec les médecins locaux au CHN El-Maarouf. Selon l’ophtalmologiste, Dr Chanfi Mohamed, cette initiative entre dans le cadre du programme national de lutte contre la cécité. « 5 médecins de trois différents hôpitaux parisiens ont échangé avec les médecins et infirmiers locaux. Une façon de renforcer les capacités des médecins nationaux sur les nouvelles techniques de soins aux patients atteints par la cécité. C’est un programme national de lutte contre la cécité. Jeudi et vendredi derniers, 25 patients ont été opérés avec succès et sans incidents. J’espère que les médecins et infirmiers comoriens ont acquéri les compétences requises pour soigner les patients », a indiqué Dr Chanfi Mohamed, Ophtalmologiste au CHN El-Maarouf.

Selon Dr Chanfi, la sensibilisation commence à apporter ses fruits. « La campagne de sensibilisation et de lutte contre la cécité a permis à réduire la gravité liée aux difficultés de la vue. 10 infirmiers spécialisés ont été informés. Les médecins connaissent la modalité de prise en charge des patients. Ils ont appris les nouvelles techniques de traitements des patients. Le domaine de l’ophtalmologie a un succès », a-t-il rappelé.

S’agissant de la prévalence de la maladie, Dr Chanfi a annoncé que les Comores est à 5 à 6 %. « En terme de prévalence de la cécité, on partait de 0,6 à 0,7 %. Actuellement, on frise de 5 à 6 %. L’œil est comme une camera. Si tu l’utilise en abus, tu auras une erreur de réfraction ou vice de réfraction. En notant que le soleil brillant, la nourriture, l’âge et l’héritage sont des facteurs à risque qui provoquent des problèmes de la vue », a-t-il précisé.

Abdoulandhum Ahamada

Les Comores ont célébré hier la journée internationale du sida. Le ministère de la santé a dressé le bilan de cette année en cours au niveau du Vih/sida. 30 nouveaux cas ont été notés, ce qui donne au total 282 personnes connues positives du Vih et 3 décès en 2020. Mais depuis son apparition en 1988 jusqu’à nos jours, le Sida a fait 72 victimes aux Comores. Face à un tel bilan, la ministre de la santé a recommandé de continuer la lutte contre le Sida avec acharnement.

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Le Sida menace le monde entier depuis son apparition jusqu’à nos jours. Les Comores ne sont pas épargnées. A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le Sida, Loub Yakouti Attoumani, ministre de la santé publique a rappelé que cette journée est dédiée aux personnes vivant avec et touchées par le virus. Le thème choisi pour cette année « solidarité mondiale et responsabilité partagée ». La ministre de la santé a indiqué que les résultats encourageants que nous enregistrons tous les jours sont « les fruits d’une solidarité sans faille et l’apport de tout un chacun ». « Le leadership et l’engagement des communautés sont indispensables à freiner la propagation du Vih/Sida, comme le sont pour la covid-19 qui bouleverse la planète », a mentionné Loub Yakouti Attoumani.

Mettre fin à l’épidémie du sida aux Comores d’ici 2030

Le premier cas du Sida remonte en 1988, mais « 32 ans après, le pays présente un faciès épidémiologique toujours peu actif et a donc pu maintenir une prévalence estimée à moins de 0,05% », a souligné la ministre de la santé. Loub Yakouti Attoumani a dit halte : « il  n’est pas acceptable à l’heure actuelle de perdre des vies à cause du Sida aux Comores alors que nous bénéficierons de gratuité du dépistage, du suivi médical et biologique, de la dispensation gratuite des médicaments antirétroviraux », a-t-elle dit.

« Il nous faut donc continuer la lutte contre le Vih/Sida avec acharnement et de ce fait, j’invite tous les acteurs à redoubler d’effort en renforçant la multisectorialité et en resserrant la collaboration avec nos partenaires techniques et financiers, auxquels nous demandons de poursuivre leurs efforts et leurs accompagnement, par des actions coordonnées pour atteindre les ODD relatifs au Vih et à la couverture sanitaire universelle afin de mettre fin à l’épidémie du Sida aux Comores d’ici 2030 », a-t-elle poursuivi.

72 morts du sida aux Comores depuis son apparition

Le Sida fait plusieurs victimes à travers le monde. Aux Comores, le nombre de décès depuis son apparition est estimé à 72 personnes, depuis 1988 jusqu’à nos jours. Le seul moyen de barrer la route à cette maladie est la solidarité, selon la ministre de la santé. « Cette solidarité doit dépasser le seul cercle communautaire et faire intervenir les décideurs politiques pour bâtir une nation sans Sida ni autres problèmes majeurs de santé publique », a sollicité la ministre qui a réitéré son engagement d’accompagner le chef de l’Etat qui, depuis, il a inscrit en première ligne la lutte contre le Vih/Sida dans les priorités nationales. « Cela me donne l’opportunité de rendre un vibrant hommage aux différentes associations, aux Organisations gouvernementales et non gouvernementales, aux chefs religieux et à tous ceux et celles, engagés dans cette lutte », a précisé Loub Yakouti qui a laissé entendre que « c’est un moment de sensibilisation de la population et des gouvernements dans la lutte contre la propagation du virus et ses impacts sur la société, l’économie et le système de santé ».

Kamal Saïd Abdou

 

 

La direction régionale de la santé à convié la presse hier lundi, à Moroni, pour le lancement de la campagne de traitement contre la filariose lymphatique à Ngazidja. Cette campagne aura lieu  le 3 au 6 décembre prochain. Les autorités compétentes appellent la population à s’impliquer dans la sensibilisation et la distribution des médicaments afin d’éradiquer  totalement cette maladie qui persiste à Ngazidja.

Victorieuse à Mohéli et à Anjouan dans le cadre de la campagne de  l’élimination de la maladie filariose lymphatique, la direction régionale de la santé  se lance dès le jeudi 03 au 06 décembre, pour un traitement d’élimination cette malade à Ngazidja. Lors d’une formation tenue avec la presse hier lundi, à Moroni, les autorités compétentes promettent avec l’implication significative de la population d’éradiquer cette menace sanitaire qui persiste à Ngazidja. « L’idée de cette campagne est d’amener au moins 65% de la population cible à adopter au comportement favorable de l’élimination de la filariose lymphatique à Ngazidja, au cours de la présente campagne », a expliqué Dr Halidi Ahamada. Si par choix avons-nous impliqué la presse cette fois, poursuit-il, c’est de nous apporter son soutien  auprès de la population pour une  bonne communication dans l’espoir d’atteindre nos objectifs visés pour l’élimination totale de la maladie filariose », a annoncé Dr Halidi Ahmed chargé de communication de la DRS.

Il a mis l’accent également sur l’implication des autorités préfectorales, communales, chefs religieux dans cette campagne en espérant  atteindre les objectifs visés. « Les autorités administratives, communautaires, des districts de santé ont pareillement un rôle important à nous accompagner sur ce combat. Chacun est prié à contribuer selon ses moyens pour la sécurité de la santé humaine », insiste le chargé de communication de la DRS.

Rappelons que la filariose est une maladie tropicale infectieuse et surtout parasitaire. On peut la reconnaitre chez la personne porteuse à travers  des multiples signes dont, l’augmentation anormale du volume de certains partis du corps : les jambes, les pieds, les seins etc.

Nassuf. M. Abdou