ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

L’Institut Lowy de Sydney a publié, le 03 février 2021 que 20 pays africains ont mieux géré cette pandémie de Coronavirus. Sur ce, le président Azali Assoumani a annoncé que les Comores sont classées parmi les pays africains qui ont bien géré cette crise sanitaire.

Face à la crise sanitaire mondiale, certains pays au monde ont mieux réagi par rapport à d’autres. Selon la publication de l’organisme indépendant « Institut Lowy de Sydney » du 03 février dernier, évaluant près d’une centaine de pays (dont 20 pays africains) sur la base de six critères, parmi lesquels, les cas confirmés de nouveau coronavirus, les décès, et les dispositifs de dépistage. Le Rwanda comme la Nouvelle-Zélande, et certains pays africains ont agi très fort et très tôt en fermant les frontières et en prenant les mesures strictes contre la maladie.

Le chef d’Etat, Azali Assoumani a confirmé que l’Union des Comores figure parmi les pays qui ont bien géré cette crise sanitaire mondiale. « L’Union des Comores a eu le feu vert pour voyager dans plusieurs pays mondiaux car le pays est classé parmi les pays qui ont mieux géré cette pandémie de Coronavirus. Toutefois, nous devons combattre contre le Coronavirus en respectant les mesures strictes imposées par le gouvernement. Nous devons nous réunir ensemble pour avancer le pays dans tous les domaines, notamment le domaine de la santé », a annoncé le président Azali Assoumani.

De même, le représentant du Système des Nations-Unies aux Comores, François Batalingaya a repris cette même déclaration du président Azali. « Le système des Nations-Unies Comores intervient à la lutte contre la Covid-19. Alors, les Comores ont été classées parmi les pays qui ont une bonne stratégie de combat contre la maladie. Mais, il faut continuer à respecter les mesures barrières contre le virus », a-t-il repris.

A noter que dès l’apparition du premier cas du coronavirus sur le sol comorien, toutes les dispositions ont été prises. Mais la deuxième vague a fait plusieurs morts et des cas positifs. En effet, le gouvernement s’est musclé à y faire face à travers le vaccin. Le gouvernement chinois a offert 100 000 doses du vaccin synophram au gouvernement comorien. Ce dernier a acheté aussi 200 000 doses du vaccin. Malgré la campagne de sensibilisation sur la vaccination, la population cible ne s’est pas présentée au cours de la première campagne de vaccination. Le gouvernement souhaite vacciner 60% de la population afin d’atteindre une immunité collective. « Je souhaite que la deuxième phase de la vaccination soit couronnée de succès », a déclaré le président Azali à l’occasion des vœux de l’Aid El-kabir.

Avec l’acheminement de précieuses cargaisons de 300 000 doses de vaccins par les Emirats Arabes Unis, les Comores comptent atteindre l’immunité collective. Sachant que cette deuxième phase est pour les personnes âgées de plus de 40 ans, les sportifs et les étudiants en situation de voyage à l’étranger.

Abdoulandhum Ahamada

La deuxième campagne de vaccination a démarré à Anjouan. La population cible se présente pour se faire vacciner. Les chiffres du samedi 17 juillet en parlent. A Ndzuani, on compte 27 sites. Le quota est de 2% pour les plus de 40 ans, 19,7%  pour les étudiants et 39,58% pour les sportifs.

Nous sommes le quatrième jour de la deuxième campagne de vaccination contre le coronavirus. A Ndzuani, la population cible se rue vers les centres de vaccination pour se faire vacciner et se protéger contre la propagation du virus. Pendant que le monde traverse une nouvelle variante de covid-19, notamment le variant Delta. « La situation du jour 4, ce samedi. Tous les problèmes liés à la communication sont réglés et la supervision, la surveillance, la logistique et autres sont au bon fixe », déclare Dr Anssufouddine Mohamed. Et d’ajouter, « en terme de point saillant, il n’y a pas eu de résistances ni de réticence. En terme d’organisation de sites, il n’y a rien a signalé. Nous avons fait une campagne de sensibilisation dans les sites par notre équipe de communication partant de Mutsamudu jusqu’à Maraharé. Les 27 sites à Anjouan sont ouverts depuis le lancement de la campagne de vaccination ».

Une campagne de vaccination qui se déroule dans des bonnes conditions malgré les réticences, selon le comité de gestion insulaire du covid-19.  « Il n’y a pas de signalement de rupture de vaccin ni de kits de prise en charge ni de taux de perte journalière. En en ce qui concerne les défis et contraintes, nous notons dans certaines localités », a souligné Dr Anssufouddine Mohamed.

Et à la commission de gestion insulaire de Ndzuani de citer les chiffres de la vaccination. « Pour ce qui est des gestions des données, la proportion des 27 sites ont rapporté des données et en terme de couverture journalière selon les cibles, les sportifs ce sont 19,7%, les étudiants 39,58%, et les plus de 40 ans sont 2%. Pour ce qui est de la vaccination des personnes vaccinées, nous avons 810 sportifs, 247 étudiants, 948 de plus de 40 ans. Par district, Mutsamudu 385, Mrémani 508, Ouani 213, Domoni 312, Tsémbéhou 219, Pomoni 142, Sima 226. Ce qui nous fait un total de 2005 de personnes vaccinés, ce qui correspond selon la cible journalière de 3,7% », annonce la commission de gestion insulaire contre le coronavirus à Ndzuani. Ce sont les chiffres du mercredi au samedi.

« La réticence s’enregistre dans certaines zones de la périphérie de Mutsamudu qui viennent probablement se faire vacciner dans les sites à Mutsamudu », conclut le service communication contre la covid-19 à Ndzuani.

Ahmed Zaidou

La deuxième  campagne de vaccination contre la covid-19 est lancée à Ndzuani par le président de la République centre de santé d’Ouani. Le gouverneur de cette île a pris la première dose avant que les sportifs se ruent pour se vacciner.

Le coup d’envoi est donné. Cette deuxième campagne est pour les sportifs, les personnes âgées de 40 ans ou plus… C’est le gouverneur Anissi Chamsidine qui s’est vacciné en premier. « Je me rappelle du triste épisode qui m’as conduit à partir me soigner du coronavirus et je ne souhaite à personne. Donc j’invite tous les sportifs, les jeunes étudiants, les plus de 40 ans à se faire vacciner », a lancé le gouverneur de Ndzuani. Celui-ci salue  le chef de l’Etat pour ses efforts fournis à la lutte contre le coronavirus.

Quant au président Azali, il a désiré prendre parole lors de la cérémonie pour une brève allocution pour rappeler à la population les mesures sanitaires mais aussi inviter la population à se faire vacciner, pour bientôt avoir l’occasion de célébrer les grands mariages traditionnels.

Samir Ahamadi, un athlète s’est fait vacciné et a exprimé que « je me suis fait vacciner parce que c’est important, mais aussi je suis sportif, je côtoie beaucoup de monde ». « Toutes les activités se planifient pour la réalisation de la bonne conduite de l’activité de vaccination. Nous sommes ici pour former les différents membres des équipes qui vont réaliser au niveau opérationnel les activités », a annoncé Houmadi Abdallah, technicien supérieur en santé public.

4 types d’équipes pour la campagne. Les vaccinateurs, les superviseurs, les pointeurs et les mobilisateurs ont été réunis pendant 2 jours de formation expérimentée. « Nous étions obligés de recruter des personnes vu que le vaccin est un peu différent de la première campagne. Il est obligatoire de former les médecins sur l’utilisation du vaccin et sur l’organisation pour s’assurer que les activités se dérouleront  dans des meilleures conditions niveau communautaire », a indiqué Houmadi Abdallah. « Nous avions du Synopharm dans des flacons d’une dose et actuellement nous avons des flacons de deux doses, mais aussi nous utilisons la même seringue sans augmenter ni diminuer la dose, car ce sont de flacons de deux doses », précise-t-il.

Des comités insulaires sont mis en place pour les préparations de toutes les activités mais aussi des comités de sensibilisation et d’organisation, qui ont sensibilisé et échangé avec les communautés. « La première campagne, nous avons vacciné les personnes de plus de 60 ans, les militaires, les enseignants et cette fois nous avons une cible entre 18 ans et plus, mais entre 18 ans et 40 ans, il y a une corde bien spécifique. Ce sont les étudiants et les sportifs pour qu’en cas où ils partent en voyage, ils puissent présenter la carte de vaccination. La cible de base est de 40 ans et plus »,  a souligné Houmadi Abdallah.

« Il y a plusieurs comités qui s’occupent de l’organisation de la vaccination. Nous sommes l’équipe technique pour la formation et de tout ce qui est technique sur le terrain. Il y a des comités au niveau national pour l’organisation, des comités des districts qui sont pour le suivi », confie-t-il.

Ce technicien en santé publique a rappelé que le vaccin Synopharm est homologué par l’organisation mondiale de la santé et les Comores ont décidé de l’utiliser pour plusieurs raisons, notamment la simplicité à manier et la facilité à se procurer.

Ahmed Zaidou

Hier, le gouvernorat de Ngazidja a lancé officiellement la deuxième campagne de vaccination de lutte contre la Covid-19. 42 jours de vaccination ajoutant les 7% de la population cible atteinte dans la première campagne d’avril 2021.

La deuxième campagne de vaccination contre la Covid-19 complète la première campagne du mois d’avril dernier. Le coordinateur insulaire de Ngazidja, Dr Ben Imani a montré le fonctionnement et le programme général de cette campagne. « Cette deuxième campagne de vaccination contre la Covid-19 se déroulera en 42 jours à Ngazidja. La gouverneure de Ngazidja prend le flambeau pour la lutte contre cette maladie. Les personnes âgées de plus de 40 ans, les sportifs et les étudiants en voyage, sont les principales cibles. 80.000 personnes ciblées jusqu’à la date du 31 août prochain. 39 sites sont mobilisés dont 24 sites fixes et 15 sites avancés (mobiles) et des dépistages gratuits. Agissons, par conséquent, au respect des mesures barrières contre le Coronavirus tels le port du masque, le lavage des mains et le respect de la distanciation physique », a expliqué le coordinateur insulaire.

Une centaine de cas actifs

De sa part, la gouverneure de Ngazidja, Mhoudine Sitti Farouata, a annoncé que cette campagne de vaccination est une priorité absolue pour lutter contre le Coronavirus. « Cette occasion est une priorité absolue afin de nous faire éviter le pire. Nous avons fait des efforts considérables en nous privant souvent de nos activités et loisirs favoris, mais cela a payé et nous devons faire davantage », a déclaré la gouverneure de Ngazidja. À en croire la gouverneure de Ngazidja, le pays a connu le pire, raison pour laquelle, cette campagne de vaccination permet à réduire le nombre des cas positifs et de décès. « Le pays a connu, depuis le début de cette crise sanitaire, 3 996 cas de Covid-19 dont 158 cas importés et 146 décès sur tout l’ensemble du territoire. Nous comptons à ce jour 52 cas actifs dont 44 à Ngazidja et 8 à Anjouan ».

300 000 doses de vaccin Synopharm

Dans son allocution, la gouverneure de Ngazidja a étalé les personnes cibles, le nombre de doses de vaccin, entre autres. « Nos cibles de départ étaient de 552 677 personnes à vacciner, soit 60% de la population totale. Seulement, 7% de la cible sont atteints dans la première campagne d’avril 2021. L’objectif est d’atteindre 21% de la cible (soit 15% de la population) pour la présente campagne. Nous disposons de 300 000 doses de vaccin dont 200 000 doses achetées par l’Etat et 100 000 doses offertes par la Chine », a-t-elle précisé. Et elle d’ajouter : « je voudrais nommer ici particulièrement, la République populaire de Chine, les Emirats Arabes Unis, la Serbie, la banque mondiale et bien d’autres pays amis et organisations partenaires au développement ».

Selon la gouverneure de Ngazidja, 30 personnes ont pris, sur place, la première dose du vaccin. « 30 personnalités de Ngazidja vont bénéficier ici et aujourd’hui (hier) de leur première dose de vaccin. Après 21 jours, ces mêmes personnalités vont avoir la seconde dose comptant pour la 2e cohorte de vaccination. Mais, nous allons continuer à tour de bras à vacciner jusqu’au 31 août 2021 pour atteindre l’objectif de 86 000 personnes vaccinés à Ngazidja », a-t-elle annoncé.

Abdoulandhum Ahamada

Demain, mercredi, 14 juillet, à l’île de Ngazidja, le gouvernorat de Ngazidja procèdera au lancement officiel de la deuxième campagne de vaccination contre la covid-19, à Ngazi Ngomé. 37 équipes sont chargées pour cette opération de vaccination, et une équipe mobile composée par des journalistes.

La deuxième campagne de vaccination anti-covid commence ce mercredi. Les étudiants en instance de partir à l’extérieur, les sportifs engagés dans les compétitions et les personnes âgées de 40 ans ou plus sont appelés à se vacciner. « L’Union des Comores a réceptionné, le 02 juillet dernier, 100.000 doses de vaccin Sinopharm offertes par la Chine. Ces 100.000 doses viennent s’ajouter aux 200.000 doses achetées par le gouvernement comorien. Alors, l’Occopharma comptabilise 300.000 doses de vaccin en stock. Avec ces doses, 28% de la population sera immunisée avant d’atteindre l’immunité collective estimée à 60% de la avant la fin de l’année 2021 », a fait savoir le coordinateur insulaire, Dr Ben Imani.

Selon Dr Ben Imani, une équipe sera responsabilisée pour cette activité. Un certain nombre de personnes sera vacciné sur place. 37 équipes sont chargées pour cette opération de vaccination, et une équipe mobile composée des journalistes. « 80 000 personnes sont ciblées. Les personnes âgées de plus de 40 ans, les étudiants et les sportifs, sont les principales cibles. Le reste des doses est au fur et à mesure, réservé au personnel sanitaire. 2 doses à 3 semaines (un mois) d’intervalle. Notre objectif est d’atteindre 60% de la population vaccinée. Il faudra donc plusieurs jours de mobilisation et de sensibilisation de la population », a précisé le coordinateur insulaire.

Abdoulandhum Ahamada

Attoumane Salim est un médecin traditionnel basé dans la région de Mjamoué à Ndzouani. Avec 20 ans d’expérience, il affirme guérir en utilisant des plantes, des herbes, des massages, les maladies de cardio-vasculaires, les AVC et d’autres maladies.

« Il y a 20 ans depuis que j’ai commencé à guérir les gens. J’ai guéri la paralysie, le diabète, les AVC, l’éjaculation précoce, les maladies urinaires et d’autres. J’ai appris avec un guérisseur, et avec l’expérience, je suis convoité partout à Anjouan. La méthode la plus simple au fil de ces 20 ans est la bouche à oreille », raconte Attoumane Salim avant de préciser : « ma pharmacie est composée des plantes et des herbes qu’il y a partout mais je ne vais pas les dévoiler ».

Des traitements à des prix non fixes. «J’ai appris ce métier, mais je ne pratiquais pas. Il y a 20 ans, un ami était malade et je l’ai guéri. J’en ai guéri plusieurs, mais pas à des stades élevés de plus de six ou sept mois. J’ai guéri plusieurs personnes et à la fin ils étaient en bonne santé mais cela va de soit, rien n’est gratuit. Le prix va de la maladie, des jours de traitements, et de la personne en elle-même », indique-t-il. « Le sel, les graisses, les œufs mais aussi le lait peuvent causer des maladies », dit-il. « Je préfère les aliments bouillis, les grillades sans huile, mais aussi beaucoup de salade pour mes patients », déclare, Attoumane Salim.

Des traitements entre deux à trois semaines ? « Je n’accepte aucun patient vacciné. Mes traitements restent confidentiels. Si le patient vient, on procède à une étape de discussion pour déterminer la maladie puis je lui mets des herbes préparés sur son corps pendant une semaine, et on procède une semaine de massage, si la maladie résiste au-delà d’un mois, mes patients sont guéris », lâche-t-il.

Ahmed Zaidou

La rougeole et rubéole sont reconnues comme l’une des maladies virale grave et extrêmement dangereuse. Hier à l’hôpital de Mboueni, la campagne de l’introduction de la deuxième dose du vaccin contre ces deux maladies est lancée et les enfants de 9 mois à 11 mois et de 18 mois à 24 mois sont les bénéficiaires.

En 1980, avant que la vaccination ne se généralise, 2,6 millions par an est le nombre de décès dus à la rougeole. Elle demeure la principale cause de mortalité infanto-juvénile, selon Dr Mliva de l’organisation mondiale de la santé. Depuis sa découverte, souligne Dr Mliva, la vaccination reste un des progrès majeurs de la santé publique, ayant permis de sauver des millions de vies en enrayant la transmission de certaines maladies infectieuses et en participant à leurs éradications. « Ce sont des produits surs, efficaces et depuis des décennies, des centaines de millions de doses sont injectées à nos enfants afin de les protéger contre ces maladies évitables par la vaccination », souligne Dr Mliva. En introduisant la deuxième dose de la vaccination anti-rougeoleuse et anti-rubéoleuse, le pays s’engage à financer ce vaccin avec des ressources nationales. « Pour cela le gouvernement à augmenter significativement la subvention en faveur du PEV à partir de la loi des finances 2019 et le processus d’achat des vaccins traditionnels y compris la rougeole est déjà en cours », précise Dr Mliva.

La rubéole, une affection fréquente

En utilisant le système de surveillance au cas par cas de la rougeole des flambées de cas confirmés de rubéole ont pu être mises en évidence en 2008 et 2014 montrant une circulation du virus de la rubéole au cours de ces dernières années. « En mai 2019, une étude épidémiologique sur la situation de la rubéole aux Comores a été initiée et a révélé que la rubéole est une affection fréquente. Sur 749 cas suspects, 110 cas ont été testés positifs de 2008 à 2019 avec des pics épidémiques : 29 cas en 2008, 36 cas en 2014 et 45 cas en 2019 », poursuit Dr Mliva.

60% des enfants vaccinés contre la rougeole en 2021

Le pays a pris la bonne habitude d’actualiser son PEV par l’introduction des nouveaux vaccins nécessaires à la bonne santé des enfants comoriens. Les enfants de moins de 12 mois sont les plus vulnérables à cette maladie que peut aussi contracter les adultes, selon Jean Youssouf, secrétaire général au ministère de la santé. « Tout le monde se rappelle de la flambée de rougeole déclarée à Ngazidja en 2019 où 221 cas ont été enregistrés et heureusement aucun décès », a rappelé le secrétaire général au ministère de la santé. Il tient à souligner que les données de la vaccination de routine de l’année 2021, seuls 60% des enfants sont vaccinés contre cette maladie. «  Ce qui nous fait comprendre que nous ne sommes pas totalement protégés contre la survenance d’une flambée similaire à celle de 2019. Par conséquent, pour prémunir nos enfants et les protéger contre la rougeole, nous devons les faire vacciner contre la rougeole », déclare-t-il.

 La rougeole entant que maladie dangereuse, produit des effets à l’égard des enfants notamment la malformation, le handicap, la surdité et les problèmes cardiaques. A entendre le secrétaire général, pour palier à tout ce constat, le gouvernement comorien, à travers le ministère de la santé, a pris l’engagement d’éliminer la rougeole et la rubéole en introduisant le vaccin RR, contre la rougeole combinée à la rubéole.

Kamal Saïd Abdou

Hier mercredi, une réunion technique a eu lieu, à Moroni,  après trois ans que la  campagne de  lutte contre le paludisme a été lancée par le PNLP et ses partenaires. 90 % des objectifs sont atteints, mais un programme de pulvérisation d’insecticides prévu à  Ngazidja,  le mois d’août prochain, selon Dr Affane Bacar.

Cela fait trois ans, jour pour jour que le programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) s’était  engagé  avec ses partenaires chinois, pour une campagne de traitement de masse contre le paludisme aux Comores. Arrivé au  terme du projet,  hier mercredi, une  réunion technique a eu lieu, à Moroni, entre  la direction générale de la santé avec les partenaires chinois. Cette réunion   avait comme but de dresser le bilan des objectifs atteints au cours de ces trois ans, mais aussi d’échanger  pour les perspectives face à cette menace sanitaire qui perdure à Ngazidja. Selon Dr Anfane Bacar, 9% des personnes présentées dans les hôpitaux sont diagnostiquées positives du paludisme.  Une situation qui exige une étude de sensibilisation pour  la population de Ngazidja à  ne pas baisser la garde.

« Nous avons constaté des récents rebondissements des cas de paludisme à Ngazidja. Il est pour nous un devoir de s’assoir avec nos partenaires  chinois pour dresser le bilan de trois ans de lutte mais également de planifier les dispositions à mettre en place pour  lutter à zéro cas le paludisme à Ngazidja », a annoncé Dr Anfane Bacar, coordinateur du PNLP. Parmi les raisons signalées dues à l’augmentation des cas de rebondissement, il s’agit, entre autres, la non utilisation des moustiquaires mais aussi la deuxième vague du coronavirus. « Parmi les mesures que nous avons entreprises pour renverser la tendance des cas, deux alternatives sont envisagées : renforcer  la sensibilisation pour le changement du comportement des populations cibles à travers une étude  entomologique.  Et une campagne de pulvérisation d’insecticides le mois d’août prochain, à Ngazidja », dit-il. 

Nassuf.M.Abdou

 

La direction régionale de la santé à Anjouan lance une campagne de sensibilisation et de dépistage des enfants mal nourris, du 03 au 05 juillet. De l’Albendazole et de la vitamine A pour les enfants de 6 mois à 5 ans et un suivie gratuit.

«  A partir d’aujourd’hui, nous formerons des groupes, la direction en collaboration avec les structures des hôpitaux de district des régions, pour mettre en place la campagne et démarrer la sensibilisation », a dit Camaria Abdou, administratrice du service santé et  doyenne de la Drs Anjouan. « Nous travaillerons avec les mairies, les chefs des villages, des agents de santé communautaires pour travailler sur le terrain, pour la sensibilisation », ajoute-t-elle.

Un programme de 3 jours établis pour la distribution des compléments alimentaires, selon l’administratrice du service santé, Camaria Abdou.  « Pour la distribution des médicaments, la campagne débute du 03 au 05 juillet. A commencer de ce jour, la sensibilisation est prioritaire pour veiller sur les différents zones et quartiers en réticence », précise-t-elle. Pour le cas des enfants mal nourris à Ndzuani, « nous avons lancé cette campagne avec un objectifs précis, d’avoir le plus d’enfants possible. Cette campagne est pour avoir un bon nombre d’enfants puisque dans notre pays, nous avons ces enfants », déclare-t-elle. «  Il y a ceux qui iront dans les hôpitaux et d’autres non. Mais cette campagne permet de bénéficier des médicaments et de suivi gratuit ».

Camaria Abdou indique que « la première des choses, les mères peuvent savoir si l’enfant est mal nourri, parce qu’il ne mange pas bien ou il mange mais il ne grandit pas. Certains parents les envoient à l’hôpital mais d’autres ont de la réticence. Or, ils savent que les médicaments pourront aider les enfants à avoir le nécessaire de vitamine, de sels minéraux, les protéines et si tout cela ne sont pas en suffisance dans le corps, il y a certainement des conséquences sur le développement des enfants. »

Ahmed Zaidou

 

Ce mardi, au Clac de Domoni à Ndzuani, a lieu un atelier de formation des mères leaders et des pères leaders au profit du district sanitaire de Domoni. 6 jours de formation pour un travail de terrain de 6 mois à compter du 1er juillet.

« Nous les avons choisis avec les maires, les chefs des villages, des postes de santé proche d’eux avec comme critère être capable de mener une sensibilisation et essayer de changer certaines caractères de réticences. Nous les avons rappelé la raison de leur élection, leurs rôles, le travail à faire dans le domaine de nutrition, vaccin CPN, femmes enceintes et d’autres », explique Mme Chamssiat Said, sage-femme responsable de la santé de reproduction.

Une formation de 6 jours à compter du jeudi 24 juin, Mme Chamssiat Said a évoqué les attentes. « Nous espérons que notre travail de terrain réussisse pour que nos bénéficiaires nous aident en terme de sensibilisation surtout sur les visites, les vaccins et les accouchements. Aussi sur la santé enfantine, la manière de les nourrir, les protéger et les éduquer ». Une confiance aux bénéficiaires sur les travaux de terrains. « La participation s’est bien passée, les bénéficiaires participent aux travaux et je pense que de la manière dont la participation et la volonté était, ils pourront faire ce qu’il faut sur le terrain », croit-elle.

Pour Attoumane, facilitateur de Koni-Ngani, « nous avons fait une formation de facilitateurs dans nos communautés et nous pensons mettre en œuvre nos actions dans nos villages respectifs à compter de ce mois de juillet. Un travail de groupe en ce dernier jour pour déterminer en un planning nos travaux de terrains qui sera de 2 séances par mois jusqu’au mois de décembre. Nos travaux sur terrain ont des fiches de registre journalier et à la fin de chaque mois, des rapports seront établis et envoyés au DRS chaque fin de mois » nous confie-t-il.

Ahmed Zaidou (Stagiaire)