ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Les trois programmes de santé en Union des Comores, notamment Tuberculose, Palu et Vih-sida se sont réunis hier jeudi avec la société sous-bénéficiaire des programmes, pour la validation de la note conceptuelle répondant au formulaire de demande de financement du dispositif de riposte à la Covid-19 du Fonds mondial.

Compte tenu du risque de la propagation de la Covid-19, l’Union des Comores a élaboré un Plan national de préparation et de riposte à la pandémie au mois de janvier 2020, réactualisé en mars 2020. Ce plan vise le renforcement de l’ensemble des mesures permettant de prévenir, de riposter et d’assurer la résilience du système de santé. Il est clair que cette pandémie a impacté tous les secteurs, notamment les programmes de santé qui bénéficient des financements du Fonds mondial. Ces programmes qui sont palu, tuberculose et vih-sida ont, suivant les mesures prises les autorités du pays, observé un arrêt des certaines de leurs activités.

Et  considérant que les populations clés des trois programmes de santé à savoir les personnes vivants avec le vih, les malades tuberculeuses et ceux du palu sont très vulnérables au Covid-19 et au risque d’être oubliés, des réunions de travail sont tenues pour formuler une demande de financement. Ainsi, le Fonds mondial n’est pas en reste pour accompagner les Comores en matière de lutte contre le coronavirus.

Un formulaire de demande de financement comme dispositif de riposte covid-19 du Fonds mondial a été soumis et rempli pour sa validation hier jeudi, à l’adresse du partenaire Fonds mondial, à travers le CCM Comores. La note conceptuelle élaborée, selon Dr Younoussa Responsable Tuberculose et Dr Naouirou Elhadji Assistant technique du Fonds mondial aux Comores, couvre comme domaines d’intervention « l’atténuation des répercussions de la Covid-19 sur les programmes de lutte contre le Vih, la tuberculose et le paludisme ; le renforcement de la riposte nationale à la Covid-19 et l’amélioration urgente des systèmes de santé et des systèmes communautaires ».

La mission principale est d’assurer la continuité des services de prise en charge des cibles clé des trois programmes. Et c’est avec les Ongs sous-bénéficiaires de ces programmes que les actions seront réalisées après l’accord final du Fonds mondial.

S.A.C

 

 

 

Face à la crise sanitaire du coronavirus, le gouvernement comorien accueillera dimanche 31 mai prochain, un bateau de la marine marchande avec à son bord une équipe de médecins et personnel de santé militaire spécialistes. Et un don de médicaments également pour la prévention et le traitement de la dingue et du coronavirus.

La coopération Comores-Inde s’intensifie sur différents secteurs. En pleine pandémie, les Comores accueillent ce dimanche, des médicaments et des médecins indiens dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Cette initiative s’inscrit sur la coopération bilatérale entre les Comores et l’Inde, depuis plusieurs années. « Cette délégation est composée des médecins spécialistes, des pathologistes, des laborantins ainsi que des médecins généralistes. Ils séjourneront aux Comores pendant une période de 18 jours et se rendront, notamment à Mohéli et Anjouan pour un appui aux équipes insulaires », a expliqué Imrane Tamadoune, coordinateur nationale de la délégation indienne.

Ce dernier appelle la population comorienne à être solidaire aux efforts du gouvernement comorien, à renforcer les mesures barrières et à apporter leur soutien durant cette période critique. « Je salue le ministre comorien des affaires étrangères, Soeuf Mohamed El-Amine qui, depuis le début de cette pandémie n’a cessé d’apporter son efficacité face à ce fléau. Je remercie aussi le gouvernement comorien pour leur dévouement face à la lutte et à la protection de notre population vis-à-vis de cette menace sanitaire internationale », lance Imrane Tamadoune.

Pour rappel, l’Inde ne cesse d’apporter son expertise aux Comores, et ne ménage aucun effort pour appuyer le développement comorien.

KDBA

L’organisation mondiale de la santé a remis mercredi dernier au ministère de la santé, un appareil PCR pour mieux accompagner l’Union des Comores sur le dispositif   de diagnostic de la pandémie du coronavirus. La ministre de la santé a salué cette initiative et le personnel soignant qui s’est mis en première ligne contre la pandémie.

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En présence de Houmedi Msaidié, ministre de l’économie, coordinateur nationale de lutte contre le coronavirus, l’organisation mondiale de la santé OMS a remis mercredi dernier un nouveau appareil RT-PCR et des accessoires importants au ministre de la santé en vue d’accélérer les procédures de la diagnostique du coronavirus. Des imprimantes, un box internet, et plusieurs matériels de laboratoire d’une valeur de 45 millions de francs comoriens. Ce don vient donc de servir le dispositif de diagnostic des cas avérés du covid 19 en Union des Comores.

La ministre de la santé a salué le dévouement   inconstatable de l’OMS au service de l’Union des Comores et la détermination du corps médical qui, selon elle, travaille sans relâche dans les centres d’isolement au soutien des patients. « J’avoue en toute sincérité mes remerciement auprès de l’OMS qui s’est toujours montrée habituelle aux besoins de notre pays dans les moments précis. Nous remercions donc également, la détermination qui menace la fatigue du corps médical qui est en première ligne au service de la santé publique », a exprimé Mme Loub Yakout Attoumane, ministre de la santé.

« Nous venons de remettre le ministère de la santé un appareil performant, celui-ci, ne fera que compléter celui dont le gouvernement comorien l’a eu bien avant, au profit de mieux accélérer le dispositif de diagnostic du coronavirus », a expliqué Dr Diarra Abdoulaye, représentant de l’Oms en Union des Comores. Avant de finir, ce dernier a annoncé que, l’organisation mondiale de la santé est en alerte aux besoins urgents des pays membre dont l’Union des Comores en fait partie surtout en cette période de crise sanitaire.

Nassuf. M. Abdou

 

Les jeunes de Moroni Bacha se mobilisent pour une mission de sensibilisation contre la pandémie du coronavirus. Des seaux d’eau, des gels hydro-alcooliques, des cache-nez artisanaux sont octroyés par la diaspora de ce quartier pour être distribué à toutes les familles qui habitent pour les protéger du Covid-19. 

La menace sanitaire du coronavirus, semble-t-il, réveillé l’attention de tout le monde. Une sorte de conscience collective partout. Les jeunes de Moroni Bacha ont procédé mardi dernier à une distribution de matériels de lutte contre le coronavirus à toutes les familles du quartier. Sur les portes d’entrée et de sortie du quartier, des seaux d’eau s’y trouvent pour le lavage régulier des mains. Un don octroyé par la diaspora du quartier Bacha dans le souci d’accompagner leurs familles aux mesures barrières. Des gants, des cache-nez, des seaux d’eau, des gels hydro-alcooliques, sont tous distribués afin de se protéger contre la pandémie de coronavirus. Un geste de bravoure largement salué par les autorités et les jeunes du quartier Bacha. 

« Cette action humanitaire vous ressemble, vous les jeunes de la diaspora de Bacha dont vos soucis est de nous protéger contre le coronavirus. En un mot,  nous vous promettons une bonne gestion de ces matériaux. Nous pouvons y arriver à atteindre notre objectif de lutte contre cet ennemi redoutable et invisible », a lancé colonel Chigou, notable du quartier.

Les jeunes de ce quartier en charge de la distribution de ces matériaux de prévention appellent à une étroite collaboration des familles, et les jeunes pour le respect strict des gestes barrières. Ils prévoient l’usage de 250 litres de clore par semaine devant rassurer la désinfection du quartier Bacha.

Nassuf. M. Abdou

La société nationale de distribution de l’eau au service des hôpitaux. Une opération de soutien communautaire pour les centres hospitaliers à court d’eau, aux familles vulnérables, les centres d’isolement et les régions dont l’accès à l’eau potable n’est pas encore au rendez-vous.

En cette période de crise sanitaire, la Sonede est à pied d’œuvre pour la distribution d’eau aux familles vulnérables, aux hôpitaux et aux centres d’isolement. Vendredi dernier, une commission de gestion de crise est mise en place par la Sonede dans le but de soutenir les familles isolées, les centre de districts hospitaliers, le personnel soignant  pour un approvisionnement de l’eau potable face à la pandémie du coronavirus. 

« Nous avons une grande responsabilité à jouer pour la santé publique. Nous comptons pouvoir alimenter tous les centres hospitaliers pour une quantité de l’eau demandée. Notre plan d’action consiste à disposer de 308 camions citernes pour tous les hôpitaux en Union des Comores », a annoncé Faik Abdallah Nourdine, agent responsable technique insulaire du PNUD. Et lui d’ajouter que, « cette opération se traduite comme une réponse urgente aux attentes des populations les plus démunies dont l’accès à l’eau potable n’est pas encore à leur portée. »

Persuadés que les mesures barrières du coronavirus exigent quotidiennement l’usage de l’eau, ils misent donc à l’approvisionnement de l’eau dans les centres hospitaliers. Un moyen de lutter contre la propagation rapide du virus du covid-19 et de garantir la sécurité du personnel soignant.

En se référant à leur calendrier, la commission en charge de ces opérations communautaires espère donc d’atteindre leur objectif de ravitailler tous les centres hospitaliers pendant une période d’un mois au maximum. Elle promet pareillement une opération de désinfection à tous les centres de détention en vue de soutenir les détenus.

Nassuf. M. Abdou

Dans le souci d’appuyer les pays touchés par la covid-19, la Chine offre une enveloppe deux milliards de dollars en deux ans aux pays touchés par la pandémie. C’est pour la mise en place d’un mécanisme de coopération entre les hôpitaux chinois et 30 hôpitaux Africains et l’engagement de faire du vaccin contre le covid-19 un bien public mondial.

Xi Jinping, président de la république populaire de Chine a manifesté sa volonté à l’issu  du 73ème assemblée mondiale de la santé, d’accompagner les pays touchés par la crise d’une aide financière. « Par souci de l’intérêt commun de la communauté internationale, le président  chinois Xi Jinping a annoncé à l’ouverture de l’assemblée mondiale de la santé cinq initiatives. Une aide de deux milliards de dollars américains en deux ans en soutien aux pays touchés, notamment aux pays en développement, dans leur lutte contre la covid-19, la création en Chine en collaboration avec les Nations unies d’un dépôt et hub de réponse humanitaire globale pour assurer l’approvisionnement en matériel destiné à la lutte contre les épidémies, la mise en place d’un mécanisme de coopération entre les hôpitaux chinois et 30 hôpitaux africains, l’accélération de la construction du siège du CDC Africain et l’engagement de faire du vaccin contre le covid-19 un bien public mondial quand il sera disponible en chine », lit-on dans un document.

Aussi la Chine mène ses actions dans les autres domaines. « La Chine s’engage aussi à concrétiser la suspension du service de la dette pour les pays les plus pauvres. Cela traduit la détermination et la sincérité de la Chine dans les efforts de construction d’une communauté de santé pour l’humanité », a-t-on conclu.

Kamal Saïd Abdou

Le vendredi 22 mai dernier marque la journée mondiale de la diversité biologique. En pleine crise liée au coronavirus, un reflexe sur le rapport de l’humain avec la nature est de mise.

La perte de la biodiversité réduit-elle la capacité de la nature à contribuer au bien-être de l’humanité ? La nature procure aux populations des ressources essentielles à la vie. Des études démontrent les bienfaits de la nature sur le bien-être mental et physique. Un impact réel à l’échelle mondiale sur l’avenir de la planète est possible. « Les villes et les régions municipales jouent un rôle essentiel pour répondre à la perte de la biodiversité et rétablir le lien entre l’être humain et la nature », a déclaré Valérie Plante, mairesse de la ville de Montréal et vice-présidente de l’AIMF. « En tant que mairesses, maires et responsables de gouvernements locaux, et en tant que membres de l’AIMF, poursuit-elle, nous sommes dans une position privilégiée pour contribuer à la protection de notre biodiversité et nos écosystèmes de manière à restaurer le lien entre l’humain et la nature. »

La plateforme scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) soulignait avec justesse que la perte de la biodiversité, qui se poursuit dans toutes les régions du monde, réduit considérablement la capacité de la nature à contribuer au bien-être des populations. « Cette tendance inquiétante compromet le développement économique, nos moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, la santé humaine, ainsi que la qualité de vie des populations du monde entier », explique Valérie Plante.

La vice-présidente de l’AIMF préconise de joindre l’initiative mondiale CitiesWith Nature, une plateforme unique permettant à toutes les villes de partager leurs ambitions, leurs projets et leurs actions, d’apprendre ensemble et de s’inspirer les unes les autres, entrer en contact avec les correspondantes et les correspondants nationaux de la Convention sur la diversité biologique (CDB) pour les perspectives pour l’après-2020, travailler en collaboration avec tous les partenaires pour responsabiliser votre communauté et la sensibiliser à la valeur de la biodiversité et aux bienfaits de la nature sur la santé et le bien-être…

KDBA

L’exécutif de Ngazidja a reçu hier un don de 50 machines électriques à coudre par la Chine. Un don qui permettra d’accélérer la confection des masques de lutte contre la pandémie. Mhoudini Sitti Farouata, gouverneure de l’ile de Ngazidja s’est réjouie de la réception du don et promet qu’un atelier de formation se tiendra prochainement.

Par l’appui de la première dame de l’Union des Comores, Ambari Azali, l’exécutif de Ngazidja a reçu un don de 50 machines à coudre avec les accessoires. Une manière pour la Chine de poursuivre ses actions au profit de l’Union des Comores et d’exprimer sa volonté d’accompagner le pays en cette période de crise. « En effet, en cette période de pandémie qui menace à priori les communautés villageoises qui sont démunies, exposées au virus et donc vulnérables, au demeurant, ce don, j’avoue qu’il arrive au bon moment », déclare la gouverneure. Mhoudine Sitti Farouata précise qu’ « à présent, moins d’un an, vous revenez une nouvelle fois ici même remettre à la femme comorienne, ce don de 50 machines à coudre qui seront offertes aux vrais destinataires du monde de la confection dans les prochains jours ».

« Permettez-moi monsieur l’ambassadeur de solliciter auprès de votre bienveillance un stage de formation en Chine au profit de nos femmes couturières pour qu’elles puissent s’imprégner tout d’abord des rudiments de la couture pour mieux appréhender et assimiler les techniques modernes, les nouveaux outils et les astuces du monde de la couture  de la broderie chinoise pour mieux valoriser l’artisanat comorien », demande la gouverneure.

De sa part, l’ambassadeur de Chine à Moroni, He Yanjun indique que « donner aux gens du poisson n’est pas aussi bon qu’enseigner aux gens à pêcher. » « Je pense que ces articles aideront efficacement, sans aucun doute, les femmes comoriennes à mener des activités artisanales en particulier dans la situation épidémique actuelle, à l’utiliser pour produire des masques de prévention de l’épidémie afin de réaliser du matériel de prévention domestique », conclut l’ambassadeur, He Yanjun.

Kamal Saïd Abdou

 

 

 

Une trentaine des cas de coronavirus enregistrée aux Comores. Les hôpitaux sont sous l’eau. Ils sont 87 cas dont 2 décès et 24 guéris. Les cas pourraient être nombreux. Le respect des mesures barrières s’impose.

La progression se fait vite. Le premier cas se faisait inimaginable. Une annonce glaçante. La pandémie a déjà fait un mort en Union des Comores. Les autorités gouvernementales renforcent les mesures barrières. Mais les citoyens critiquent certaines mesures, qui, selon eux, ont propagé le virus. Lesquelles ? Le nombre des cas se multiplient sur l’ensemble du territoire national. Combien de lits a-t-on?

Le dernier bulletin fait état de 87 cas au total en Union des Comores dont 9 nouveaux cas. Le pays est passé d’un seul cas à 87 cas à l’heure où nous mettions sous presse. Cette pandémie n’est plus un mauvais cauchemar pour les comoriens. Face à ce péril, les autorités à la crise appellent à grader la tête froide.

Les comoriens sont toujours inquiets de cette crise sanitaire liée au coronavirus. La progression des cas est inquiétante. « Malgré les efforts de l’Etat, mais en réalité l’Etat ne contribue pas à lutter contre cette pandémie surtout dans les villes et villages. Notre pays a reçu de l’aide destinée à combattre le coronavirus et nous ignorons sa gestion. Actuellement, les villes et villages achètent des sceaux, des gants, et confectionnent des cache-nez pour se protéger. Je pense que c’est un combat de tout le monde mais l’Etat ne fait rien pour appuyer les communautés à se protéger. Si nous sommes arrivés à 87 cas, c’est parce que nous ne nous protégeons pas. J’appelle donc au respect des mesures barrières », a expliqué Abdou Soilihi Bacar.

Après les 44 nouveaux cas dont 41 importés, 9 nouveaux cas ont été enregistrés dont 06 cas à Ngazidja et 03 à Nzuwani, le 23 mai dernier. Pour l’heure, Ngazidja compte 62 cas avec 15 guéris et 01 décès, Ndzuwani 18 cas dont 02 guéris et 1 décès, et Mwali 07 dont 04 guéris.

KDBA

 

Face à la crise sanitaire, l’agence française de développement se mobilise pour répondre à l’urgence sanitaire. Hier mercredi, un fret est livré à l’Union des Comores et est composé des équipements et consommables pour les personnels soignants du territoire national.

Le personnel médical est en première ligne. Il s’engage à la santé des comoriens, en particulier les porteurs du virus covid-19. La république française, à travers l’agence française de développement, se mobilise pour répondre à l’urgence sanitaire mondiale. La France renforce donc son appui à l’Union des Comores pour lutter contre le coronavirus. « Ce soutien prend la forme d’une intensification de l’intervention de la croix rouge française à travers le projet de la plateforme d’intervention régionale de l’océan indien et du croissant rouge (Piroi) afin d’appuyer le gouvernement comorien dans la lutte contre la propagation de l’épidémie de covid-19 », lit-on dans un communiqué de presse de l’Afd.

 Des équipements et consommables sont dédiés aux personnels soignants de la grande-Comore, Mohéli et Anjouan par l’agence française de développement. « Au-delà de ce soutien en équipements et consommables, la croix rouge française poursuit, avec le croissant-rouge comorien, ses appuis à la surveillance épidémiologique à base communautaire, aux comités insulaires de coordination des trois îles et des comités villageois, à la formation des personnels soignants et des agents de santé communautaire et aux efforts de sensibilisation du grand public et des responsables religieux », selon le communiqué.

A noter que l’agence française de développement ne ménage aucun effort pour le développement des Comores au niveau sanitaire. La France à travers l’Afd réaffirme son engagement solidaire en faveur du développement de l’Union des Comores.

KDBA