ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Quelques mois après la cérémonie de la remise du site de l’hôpital El-Maarouf, le chantier de la construction du centre hospitalier universitaire est en cours ces derniers temps. Les travaux se trouvent au stade de terrassement et de remblaiement malgré le retard de l’acheminement des matériaux de construction jusqu’au site d’opération.

Il s’agit d’un travail qui a pu débuter depuis le mois de juin dernier. Sa démolition a suscité des commentaires partout dans les iles de l’archipel des Comores alors que les responsables du centre hospitalier national se félicitent sur les avancements des travaux. Ils avancent souvent que le changement n’est un projet facile mais ils se montrent confiant que cette construction sera réalisée car tous les moyens sont disponibles. Lors de la visite de ce site de construction, le consultant en infrastructures à la présidence, Moussa Dada a souligné que « ce n’est pas une mission aisée. » Il appelle la population comorienne de patienter dans le maximum car il ne s’agit pas d’un simple département mais plutôt un bâtiment de 120 mètres de longueur qui abritera 5 étages. Sachant que le délai fixe pour la construction du nouveau centre nommé « centre hospitalier universitaire El-Maarouf », est dans trois ans. C’est un chantier qui possède une cinquantaine de main d’œuvre, plus les techniciens chinois. Les responsable chargés de cette construction ont montré qu’au démarrage des fondations, trois cent employés seront embauchés.


DES CONTENEURS CONTENANT DES MATÉRIAUX DE CONSTRUCTIONS RÉCEPTIONNÉS

 

Après leur installation dans le milieu de travail depuis quelques mois, la société chinoise a indiqué qu’elle n’a qu’une seule difficulté, à savoir l’acheminement des matériaux de construction. Les travaux suivent les voies normales et le chantier a repris une nouvelle forme. La société chinoise chargée des travaux a reçu une quarantaine des conteneurs le samedi dernier, elles contiennent des matériaux de construction. Le directeur de ce chantier, a montré que dans un mois, ils commenceront le travail sur la fondation et les poteaux.« Nous avons déjà recruté 40 employés comoriens et nous comptons recruter d’autres selon le chantier notamment des techniciens et des administrateurs. 150 employés comoriens seront recrutés », observe le directeur du chantier. Les matériaux réceptionnés le samedi dernier, peuvent suffire les 50% de chantiers et près de 200 employés seront aussi embauchés dans les meilleurs délais. Malgré ce retard des conteneurs, les responsables de cette société chinoise soulignent qu’ils n’aurai ent en aucun cas un retard sur cette construction. En dehors de cela, la société chinoise affirme que l’installation a été une réussite. « Il n’y a rien à craindre sur cette construction et que la construction sera réalisée dans la date déjà fixée », assurent les responsables de la société chinoise. 

 

Il est à noter qu’actuellement, le chantier contient une cinquantaine d’ouvriers et plus des techniciens chinois. Les responsables de la société Csyic ont insisté que 300 employés seront embauchés aux démarrages des fondations vers la fin des travaux.

 

LA CONSTRUCTION DE L’HÔTEL GALAWA AUSSI

Pour rappel, parmi les différentes interventions, lors de cérémonie de remise de site, ont indiqué que l’émergence n’est pas une illusion tout en annonçant les différents chantiers en cours de réalisation. Dans cette foulée, le ministre des finances et du budget, Saïd Ali Saïd Chayhane n’a pas manqué de montrer leur vision et leurs projets. Selon l’argentier du pays,l’objectif principal est de construire les Comores mais pas de détruire comme font parmi d’autres. « Les prochains travaux seront de construire le Galawa pour le développement de ce pays.Le gouvernement comorien a comme but de construire ce pays vers le développement social et économique pour atteindre son émergence à l’horizon 2030 », avait montré le chargé du portefeuille de l’Union des Comores.

 

Halima Hamada

Violences basées sur le genre 255 cas en 2018

Violences basées sur le genre 255 cas en 2018

Le service d’écoute et de la protection des femmes et des enfants victimes des violes de l’ile autonome de Ngazidja a publié son rapport annuel de l’année 2018 la semaine dernière. Un bilan catastrophique a été approuvé, soit un taux de 255 cas.

Une situation plutôt compliquée dans l’ensemble de l’ile. Pourvu que « l’arrangement à l’amiable, quelques liens familiaux avec les agresseurs », tels sont les motifs constatés et qui a monté la propagation de cette crise. L’année 2018, représente une année sombre pour les responsables chargées de cette protection. Les remarques prouvent que seules les filles de 11 à 17 ans sont les plus touchées.  128 cas notés soit 90 agressions sexuelles, 18 grossesses non désirées, 2 mariages forcés, 6 agressions physiques et 12 maltraitances. Et les garçons subissent des actes barbares. Des mineurs de 6 à 10 ans dont 4 ont été agressés sexuellement, 3 ont dû subir des travaux forcés et 15 des maltraitances pendant que les autres de 0 à 5 ans ont noté 17 maltraitances. Comparant les filles aux garçons, ce sont les filles qui sont les plus touchées. Elles sont de 202 personnes enregistrées alors que les garçons sont de 53, victimes des maltraitances.

Parmi les combats engagés pour lutter contre ce fléau, la réalisation urgente, tel que renforcer les institutions dans la différente religion. Un centre de service d’écoute a été inauguré à Foumbouni pour travailler davantage sur cet aspect. Sachant qu’à l’occasion de la journée mondiale de la lutte contre les violences basées sur le genre, l’ensemble des intervenants ont montré qu’il n’est pas question seulement de parler mais de dénoncer les violences pour la protection des mineurs. Ils appellent tout le monde à se solidariser pour réduire les violences.

Halima Hamada

Photo d’archive

Paludisme 2010-2018, le crescendo

Paludisme  2010-2018, le crescendo

Une journée de mobilisation pour la lutte contre le paludisme s’est déroulée dans l’après-midi du jeudi dernier à Mtsangadjou-Dimani. L’occasion pour les responsables sanitaires de présenter les différents cas et décès causés par le paludisme afin de conscientiser et sensibiliser la population sur le danger que représente cette épidémie.

La semaine dernière, les responsables sanitaires aux Comores ont tenu une journée de mobilisation sur le paludisme, une maladie qui se répand ces dernières années. La cérémonie a été honorée par le gouverneur de l’ile autonome de Ngazidja, Hassani Hamadi, des représentants des organisations internationales accrédités à Moroni, des délégations des autorités des autres iles, des maires de Ngazidja, des commissaires, des notables de la région, la secrétaire générale du ministère de la santé, la direction générale de la santé et entre autres. Des danses traditionnelles féminines ont animé la foule.

Lutter contre le paludisme, une vraie problématique de tout le monde

Alors que les Comores font partie des 6 pays de l’Afrique, capables de réduire à zéro cas le paludisme, des responsables et citoyens lambda plaident pour une mobilisation des autres régions et îles en faveur de la population devant également permettre d’atteindre la vision de 2021. Lutter contre le paludisme, une vraie problématique de tout le monde. Une nouvelle politique est mise en œuvre pour les autorités sanitaires pour l’élimination de cette épidémie dans le territoire national. Le maire de cette région, Soulé Ibrahim a salué les efforts fournis par les responsables de la santé. Il est aussi optimiste quant aux actions futures des responsables de la santé.

Une opération Pid a été lancée dans les villes, villages et régions de l’île. Mais, l’insuffisance des moyens de financements a bloqué l’opération dans les autres localités. Sachant que, parmi les solutions adéquates pour l’élimination du paludisme à zéro cas d’ici 2021, le traitement en masse de 2019, l’utilisation des moustiquaires et un comité de suivi.

2010-2018, un nombre élevé des cas du paludisme


Le secrétaire général du ministère de la santé, Maissara Adam a rappelé la situation de 2010 à 2017. Ce n’est qu’après le traitement de masse lancé en 2013 que la situation s’est rétablie en 2014. Mais 1 an après l’ile de Ngazidja a vu le retour de cette maladie pendant que les autres ont réussi à surmonter les défis. Elle appelle la population comorienne en particulier celle de Ngazidja à s’unir pour éliminer cette maladie. « Le nombre des cas est passé de 103 000 en 2010 à 1670. En 2017 nous étions à 4800, soit une diminution de 96%. Le nombre de décès lié au paludisme est passé de 53 en 2010 à 3 en 2017. » Le directeur général de la santé a exposé que, le pays aurait risqué d’enregistrer le triple des cas de décès, « si les responsables n’ont pas pris en considération la gravité de cette maladie. » En 2018, 8 cas de décès sont enregistrés. Selon Dr Anli, les cas de décès passeront de 70 en janvier à 416 cas en décembre 2019. Une situation critique.
Le commissaire de la santé de l’ile de Ngazidja, Nourdine Tamu a aussi fait un tableau des cas de cette épidémie qui tue dans le monde. En 2014, 2140 cas de décès et 1 seul décès. En 2015, 1061 cas obtenus sans décès. 1657 cas en 2016. En 2017, 4450 cas avec 2 décès et 15000 cas avec 8 cas de décès en 2018. « Ce n’est qu’en 2017 que la propagation s’est doublée. Alors, il faut travailler beaucoup plus pour éliminer cette maladie qui risque d’affecter l’avenir du pays. Il n’est pas encore tard, tout peut se régler », appelle Nourdine Tamu.


« Cette maladie risque d’affaiblir notre développement »


Un point de vue soutenu par le locataire de Mdrodjou, Hassani Hamadi : « le pays ne peut pas se décoller sans l’éradication totale du paludisme. Il ne sert à rien de se diviser pendant que le pays court un grand danger sans précédent. Cette maladie risque d’affaiblir notre développement ». Le gouverneur de Ngazidja insiste sur l’unité de toutes les forces vives de la nation à une solution fiable et pérenne à ce fléau. Puisque, la direction régionale de la santé a enregistré 36 villages infectés par le paludisme. Le lancement d’une nouvelle campagne de sensibilisation va sans doute renforcer et améliorer la lutte contre le paludisme aux Comores en particulier la grande-Comore où le taux de pourcentage ne cesse de s’augmenter.
Halima Hamada
Lors de la cérémonie