ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

L’organisation arabe pour l’éducation, culture, et les sciences (ALESCO) a, hier jeudi, remis 1000 ordinateurs IPad au ministère de l’éducation nationale à travers une vidéoconférence qu’a eu lieu au ministère des affaires étrangères. Les dispositifs de technologie seront distribués dans les établissements scolaires pour que  le ministère suive en permanence l’évolution de l’éducation dans les milieux scolaires en cette période de crise sanitaire.

A travers une vidéoconférence, l’organisation arabe pour l’éducation, culture et les sciences (Alesco) a remis 1000 IPad au ministère de l’éducation. Des diapositifs de  technologie devant servir les élèves à s’adapter à leurs études avec le monde de la technologie en cette période de crise sanitaire. Selon le ministre de l’éducation, c’est une autre manière d’accompagnement des élèves mais aussi pour avoir œil de contrôle en permanence sur l’évolution des établissements scolaires en Union des Comores. « Ces ordinateurs constituent un lot offert par l’organisation arabe pour l’éducation, culture et science pour notre éducation. Ces dispositifs de technologie permettront  les élèves à s’adapter  pour leurs études à travers l’internet », a montré le ministre de l’éducation nationale.

Ce dernier a rappelé qu’il  ne s’agit pas du premier lot que l’organisation  Alesco apporte les Comores dans le domaine de l’éducation. « Cette organisation avait fourni au pays la plateforme éducatif appelé  Clasera. A travers cette organisation les Comores peuvent bénéficiers des aides dans l’avenir », estime-t-il.

Le professeur Mohamed Djemni, membre de cette organisation, a exprimé en vidéoconférence ses satisfactions d’avoir soutenu l’éducation des Comores en cette période de crise sanitaire du covid-19. « Ces activités font partie de nos objectifs de soutenir les pays membres pour un système éducatif moderne à travers des outils de la technologie  surtout dans cette période de crise sanitaire », a-t-il souligné.

Nassuf. M. Abdou

En marche depuis presque 9 mois de service pour réclamer leur statut des fonctionnaires, les 25 enseignants contractuels de l’unversité nagent seuls, ils n’obtiennent aucun  soutien du Sneuc. «  Leur démarche ne respecte pas le cadre structurel, alors le Sneuc se désolidarise avec eux », a lâché Saïd Mdohoma, secrétaire général du syndicat des enseignants de l’université des Comores. 

En dépit de leurs efforts consentis depuis presque 9 mois de vouloir trouver leurs statuts des fonctionnaires, les 25 enseignants contractuels ne bénéficient aucun soutien de la part du syndicat national des enseignants de l’université des Comores. Il s’agit de la grogne sociale que subissent ces contractuels. Selon le secrétaire général du Sneuc, ces 25 contractuels de l’unversité ne respectent aucune structure pour leur démarche.

« Leur démarche ne respecte  pas le cadre structurel, ils risquent de se   malmener car ils  ne tiennent pas compte à notre syndicat alors on se désolidarise avec eux », a lâché Saïd Mdohoma, le secrétaire général du syndicat national  des enseignants de l’Université des Comores, au téléphone. Ce dernier, reconnait qu’il s’agit d’un droit que devaient bénéficier ces 25 contractuels  à défaut que l’institut  n’est pas en mesure de recruter des enseignants. Selon le syndicaliste, le choix pour leur démarche ne peut être dissocié  avec le Sneuc, mais, dit-il,  les contractuels  ont choisi d’agir sans nous.

S’agissant de  la question des élections du président de l’université, le secrétaire général du sneuc se dit n’avoir jusqu’à lors reçu aucune manifestation de la part du ministère de l’éducation nationale portant sur le processus des élections. « On n’a pas encore reçu des directives de la part du ministère de l’éducation sur l’éventuelle élection du président de l’université, donc on est toujours là en attente », a-t-il fait savoir.

Nassuf. M. Abdou

Un projet d’ouverture d’une école doctorale est envisagé par le gouvernement. Des enseignants chercheurs pensent que l’idée en soi n’est pas mauvaise mais qu’il faut améliorer  les conditions d’infrastructures, financières et des ressources humaines de qualité.

L’université des Comores qui compte actuellement 4 toilettes pour 4000 étudiants et seulement deux professeurs accrédités opte pour l’ouverture d’une formation doctorale. Et pourtant certaines infrastructures d’enseignement font défaut. Il s’agit d’un véritable suicide, selon les enseignants. Hassane Youssouf, enseignant chercheur de l’Université des Comores  n’est pas contre l’ouverture de l’école doctorale.

 Néanmoins, il estime que certaines conditions doivent être améliorées. D’ailleurs, souligne-t-il, les masters nous dépassent déjà pour manque des ressources humaines adéquates. Aussi, ajoute Hassane Youssouf, il y a un manque des moyens techniques et financiers. « J’ai beaucoup œuvré pour la mise en place de la formation doctorale quand j’étais directeur de cabinet du président de l’Udc. Des négociations ont été engagées avec des universités étrangères, notamment à Djibouti et au Sénégal », précise Hassane Youssouf qui indique qu’il n’est pas contre l’idée mais, « contre la précipitation et la démarche préconisée car il fallait trouver une université partenaire  qui va accepter d’annexer leurs écoles doctorales c’est-à-dire ouvrir leurs écoles doctorales ici puis parrainé pendant un certain temps pour que nos étudiants souhaitant poursuivre la formation  doctorale puissent postuler au nom de cette université afin que leurs diplômes soient Co-diplomation », précise-t-il.

 Selon l’ancien secrétaire général du Sneuc, si ces universités acceptent de nous épauler pendant ce temps afin que nous dirigions vers la mise en place des outils nécessaires, notamment les moyens techniques et financiers, les ressources humaines qu’il faut et l’effectif de l’unité doctorale, petit à petit ces universités vont nous abandonner pour nous laisser le relai selon notre évolution car notre université ne compte actuellement que deux professeurs accrédités et habilités à diriger une thèse.

Kamal Saïd Abdou

 

En début des festivités de la fête nationale, un atelier d’échanges portant sur « l’Université comme vecteur de cohésion et de développement économique », a eu lieu, hier. Une occasion de dresser un bilan précis de la situation universitaire et de tracer les voies et moyens à emprunter pour consolider cette institution.

À l’approche de la fête nationale, un atelier bilan de la situation universitaire et de réflexions sur des moyens et stratégies mises en place pour redorer l’image de l’institution a eu lieu, hier, à l’hôtel Golden Tulip. Le chef de l’Etat, Azali Assoumani a rappelé qu’il a laissé au pays, en 2006, des textes portant un nouveau système Licence, Master et Doctorat (LMD). « En quittant le pouvoir en 2006, j’ai donc laissé au pays, une institution, certes jeune, mais prometteuse. Les textes portant règlement général des études à l’Université des Comores ont été signés et le nouveau système Licence, Master, Doctorat (LMD) a été instauré, faisant ainsi de notre Université des Comores, une des toutes premières en Afrique à s’inscrire dans ce nouveau système. Les modalités d’organisation du Doctorat ont été également définies et les équipes de recherches ainsi que les journées de promotion de la recherche ont été organisées. Il ne restait à mes successeurs qu’à mettre en œuvre l’ensemble des orientations et des actions qui ont été initiées », a-t-il précisé. Et lui de regretter que malgré les efforts déployés, tout est resté identique. « Malheureusement, lorsque je suis revenu à nouveau aux affaires, j’ai constaté que tout était resté en l’état ou presque. Le nombre et la qualité des composantes sont restés identiques, les formations dispensées sont limitées à la Licence et à quelques parcours de Masters, et les statuts et les règlements initiaux n’ont pas évolué. J’ai alors dû reprendre quasiment le travail là où je l’avais laissé », dit-il.

De la nouveauté à l’université

Tout au long de son discours, le président Azali souhaite que l’Université réponde aux normes internationales. « Notre Université a, en effet, l’obligation et le devoir de répondre aussi bien aux besoins de la modernisation des Comores qu’aux demandes multiples en matière de connaissances nouvelles, de valorisation de notre culture, de promotion des savoirs et du savoir-faire sur le plan national. Elle doit également écrire une nouvelle page en étant guidé par l’ambition de son rapprochement avec le monde économique mais aussi le souci permanent de servir de levier pour soutenir le développement socioéconomique de notre pays», envisage-t-il. À l’en croire, la rentrée universitaire 2021-2022 portera des nouvelles visions et ouvrira une nouvelle page. « Des dispositions seront d’ailleurs prises par le gouvernement, pour vous accompagner dans la mise en place, dès cette rentrée, d’un office universitaire pour le conseil et l’orientation des nouveaux bacheliers et des étudiants, dans le choix de leurs formations supérieures. Cet office deviendra la cheville ouvrière pour l’organisation, chaque année, d’un salon annuel de l’Etudiant, pour permettre aux étudiants de mieux envisager leurs études universitaires et aussi pour promouvoir la relation entre l’Université des Comores et les milieux économiques. Et lui d’ajouter : «Ainsi, l’Université des Comores doit, dans un futur proche, se doter, dès cette rentrée, d’une Ecole doctorale pour permettre la préparation et l’organisation, dans les meilleurs délais, de la formation doctorale à l’Université des Comores. En effet, les décrets sur l’organisation des études que j’ai eus à signer en 2005, permettent, dès à présent, de faire évoluer notre Université vers ce 3ème cycle. Etant donné que ce cursus doctoral devra privilégier la co-diplomation avec les Universités partenaires, une école doctorale pluridisciplinaire regroupant plusieurs unités ou équipes de recherche, existant actuellement, devra être mis en place, dans un premier temps ».

Le chef de la nation estime que l’Université doit s’aligner à la numérisation et à la digitalisation. «  L’Université doit impérativement concevoir et déployer une stratégie exemplaire d’introduction et de généralisation de l’usage du numérique. Elle doit devenir aussi le vecteur principal de l’appropriation des TIC au sein de l’Union des Comores et ce, pour réduire la fracture numérique».

La révolte

Cette annonce du chef de l’Etat fait remous. Alors que des étudiants dénoncent une gestion opaque à l’université des Comores et des conditions déplorables au sein des sites de l’université, nombreux universitaires pensent que ce n’est pas le moment opportun d’ouvrir une école doctorale aux Comores. « Notre système de santé est malade. L’enseignement primaire, secondaire et universitaire est bouleversé. Je ne pense pas que le président s’informe de la situation que traverse l’université des Comores car il n’aurait pas déclaré que l’université doit se doter dès la rentrée prochaine, une école doctorale », a réagi un universitaire. C’est de la poudre aux yeux selon notre interlocuteur. « Nous devons nous révolter contre l’ouverture de cette école. Vous savez, des diplômés à l’université des Comores sont partis ailleurs pour leurs études, certains parmi eux sont en première et deuxième année. Notre université livre des faux diplômes », conclut-il.

Abdoulandhum Ahamada

 

La Banque de Développement des Comores (BDC) a, hier, procédé à une signature d’accord avec l’Université des Comores. Une signature qui vient de faciliter le paiement des droits d’inscriptions universitaires à travers l’application HOLO. Dès l’année prochaine, les étudiants payeront leurs droits d’inscriptions universitaires via Holo.

Une cérémonie de signature d’accord entre la BDC et l’Université des Comores (UDC) a eu lieu, hier, à Moroni. Un pas vers la numérisation, la digitalisation de l’Université des Comores pendant 18 ans d’existence. Le président de l’Université des Comores, Ibouroi Ali Tabibou a montré l’importance de signer une telle convention avec la BDC. Selon lui, cette signature d’accord permet de faciliter la « vie estudiantine », une « modernisation de l’Université » et un pas vers le « numérique »  et un « développement universitaire ». « Nous avons un effectif de près de 14 millions d’étudiants. Pour payer leurs droits d’inscriptions, les étudiants perdent leurs temps dans les guichets. Ils pourraient passer 3 à 4 jours sans cours. Cette signature d’accord avec la BDC permet aux étudiants de réduire le temps de paiement, une démarche vers la numérisation, la digitalisation et une facilitation de la vie estudiantine. Dès l’année prochaine, l’étudiant reste chez lui est paie son droit via son téléphone », a montré l’administrateur de l’Université, Ibouroi Ali Tabibou.

Le directeur général de la BDC, Hassane Azali, a, quant à lui, annoncé les avantages de cette signature de convention. À l’en croire, le paiement des droits universitaires par téléphone marque un « grand pas » vers la modernisation. « Cette signature de pacte avec l’UDC définit une évolution remarquable qui tend vers la numérisation. L’étudiant se sent à l’aise, une réduction des files d’attentes dans les guichets, une facilitation du paiement des droits. Nous pensons organiser des séminaires pour expliquer les étudiants, la modalité de paiement des droits via le téléphone », a-t-il dit. Et d’ajouter : « la solution Holo est efficace, facile et rentable. Le paiement des droits par Holo est un système d’adaptation vers la monnaie électronique ».

Abdoulandhum Ahamada

 

L’éducation de base, notamment le primaire est entre la vie et la mort. Manque d’enseignants, état de bâtiment déplorable et manque de structure et formation pour les instituteurs. Cela explique la négligence du gouvernement comorien vis-à-vis de l’enseignement primaire, selon Soilih Mohamed Saïd, ancien instituteur au cours d’un entretien.

L’école primaire est abandonnée pendant qu’elle est le fondement de l’éducation. Certains établissements primaires ne disposent rien, selon Soilih Mohamed Saïd, ancien instituteur. Manque de table banc et autres fournitures d’enseignement. « C’est bien normal que le niveau des élèves baisse chaque année. Chaque fois que l’éducation primaire est en chute, n’attendez pas des bons résultats pour la suite », a indiqué Soilih Mohamed Saïd, ancien instituteur.

 Ce dernier a fait référence du régime de l’ancien président Ahmed Abdallah Abderemane où le gouvernement de cette époque-là a priorisé les formations des instituteurs. « Actuellement cette politique n’existe plus. Les écoles primaires sont délaissées. Les instituteurs sont moins payés. Comment voulez-vous que les élèves aient de bon niveau alors que l’enseignant n’a pas le courage ? L’éducation de base est entre la vie et la mort », a-t-il déploré.

Cela explique que le gouvernement n’accorde pas une importance à l’enseignement de base, un secteur important du développement. Au lieu d’appuyer le secteur en déclin, le gouvernement priorise d’autres actions politiques pour satisfaire la population. « Je pense que la seule solution de sauver l’avenir de ce pays est de revenir sur la politique de l’ancien président Abdallah voir ce qui est adapté à notre système actuel. Sans cela, dans peu de temps, on ne parlera jamais de l’école primaire aux Comores », a-t-il plaidé. Soilih Mohamed Saïd est revenu sur l’état de certains établissements scolaires. « On trouve des établissements qui risquent de s’effondrer à la moindre secousse de tremblement de terre ou de passe de vent ou de pluie. Comment pouvons-nous parler de l’émergence ? Pour moi, l’émergence est une chanson », a conclu Soilih Mohamed Saïd, ancien instituteur.

Kamal Saïd Abdou

Les enseignants contractuels de lîle de Ndzuwani avaient annoncé une grève dès hier mercredi. L’on constate que les enseignants fonctionnaires n’ont pas répondu à l’appel et ils se sont présentés dans les établissements scalaires alors qu’ils ont accepté de soutenir les enseignants contractuels.

A moins de deux mois des examens nationaux et du second semestre de l’année scolaire 2020-2021, les enseignants contractuels à Anjouan sont en grève. Ils accusent des arriérés de salaire. Alors qu’ils ont décidé avec les enseignants fonctionnaires de grever, ces derniers n’ont pas honoré leurs engagements. Ils se sont présentés dans les salles de classes. Ont-ils trahi ? Selon une écolière, on parle de trahison des professeurs qui sont venus faire cours or qu’ils avaient manifesté leur soutien aux contractuels. « Les enseignants qui se ont présentés ont trahi les contractuels. Si les contractuels annoncent une grève c’est parce qu’ils accusent des impayés », a-t-elle expliqué.

« Je ne comprends pas pourquoi la moitié des professeurs est là et les autres sont absents. On parle de professeurs qui ne sont pas payés alors que dans quelques jours (le 25 juin, ndlr), ils seront payés. Il y a anguille sous roche », se plaint un élève de terminale.

Selon un enseignant en retraite, les examens nationaux s’approchent et une grève est déclarée. « Le secteur de l’éducation s’écroule, baisse du niveau des élèves et les enseignants ne mesurent pas ce danger. D’ailleurs les enseignants contractuels ne sont jamais motivés» nous confie Chamsiddine Bacar, un professeur retraité.

Ahmed Zaidou (Stagiaire)

Au total 40 instituteurs manquent dans les écoles primaires publiques de la région de Mbudé. Le ministre de l’éducation nationale avait annoncé la semaine dernière que, les instructions ont été  données à l’inspection pédagogique pour examiner en urgence cette crise. Jusqu’a alors aucune volonté n’a été  manifestée pourtant l’année scolaire est en passe de toucher sa fin.

Un trou noir pour l’éducation nationale dans les classes primaires. Le rapport livré ces derniers temps par des jeunes soucieux  de l’éducation de la région de Mbudé révèle une insuffisance importante des instituteurs dans les écoles primaires. Une situation qui suscite l’émoi chez les parents d’élèves qui estiment que le gouvernement a tourné le dos à l’éducation nationale en cette phase de la fin d’année scolaire. « Tenant compte des bases de données aux informations recueillies, 40 instituteurs manquent dans les 17 localités de Mbudé », peut-on lire dans le rapport rendu public.

Interrogé sur cette question liée au manquement des enseignants en primaire, le ministre de l’éducation nationale Moindjié Mohamed Moussa  laisse espérer un changement. «  Les instructions sont données à l’inspection générale de l’éducation nationale,  à la direction générale de la politique et des programmes d’enseignement pour examiner en urgence cette situation palliative, en attendant la résolution en cours de ce problème à l’échelle nationale », a répondu au téléphone le ministre de l’éducation nationale.

A  Helindjé, Duniani, Mandza et Chamlé, on y observe deux ou  trois  classes assurées  par un seul instituteur. Cette situation ne passe pas inaperçue aux eux des anciens instituteurs de la région qui estiment que l’Etat est en train de tourner le dos à l’éducation. « J’ignore pour quelles raisons l’Etat ne recrute pas  des instituteurs, pourtant un nombre important d’entre nous  est mis  à la retraite », se plaint un ancien instituteur de l’école primaire de Duniani. L’on a appris que les pouvoirs locaux  avaient engagé  des instituteurs locaux pour assurer la tâche, mais au bout de trois mois sans paiement, ces derniers se sont désengagés tout en exigeant qu’ils soient intégrés dans la fonction publique.

Nassuf. M. Abdou

Sur 43 334 dossiers aux examens nationaux 261 dossiers sont recalés pour fraude, a annoncé  hier Abdou Ali Abdallah, directeur général de l’Onec au cours d’une conférence de presse tenue au ministère de l’éducation nationale. Les faux bulletins et les passages non justifiés sont entre autres les causes, selon le directeur de l’Onec.

Les autorités en charge des examens et concours devant la presse

Certains établissements privés permettent leurs élèves de passer en classe supérieure sans les conditions requises. « Un élève n’ayant pas la 6eme et le Cepe est permis à passer en classe de 6eme. Lors du dépôt du dossier pour le Bepc, cet élève n’a pas le bulletin de 6eme et constitue un motif de son élimination », a expliqué Abdou Ali Abdallah, directeur général de l’Onec. Ce dernier a rappelé que la lutte contre les fraudes est prioritaire, rassurant néanmoins que toutes les dispositions sont déjà prises. « Aucune tolérance pour celui qui a fraudé. Qu’il soit responsable du ministère, de service des examens, enseignant, élève ou encore chef d’établissement », a insisté le directeur général de l’Onec.

Le directeur en charge des examens et concours a mentionné que deux établissements délivrent des faux bulletins et fausses signatures et acceptent leurs élèves à passer en classe supérieure sans les conditions requises. « C’est l’école privée Unité et l’école privée Amitié », a-t-il précisé. Selon lui, des responsables des établissements scolaires et des enseignants sont interdits à participer aux examens nationaux puisqu’ils ont commis des fraudes.

Alors que la fraude tue. « Il y a un savant Sud-Africain qui disait : inutile de lancer des bombes pour détruire un pays. Il suffit de délivrer des faux diplômes et former des faux ingénieurs. Alors former des meilleurs élèves est parmi les conditions pour développer un pays », a-t-il soutenu. En effet, la lutte contre la fraude et les triches n’est pas un combat d’une seule personne. « Il faut conscientiser nos enfants et leurs parents que la fraude et la tricherie sont considérées comme un acte de vol interdit et réprimé par la loi », a-t-il conseillé.

Kamal Saïd Abdou

C’est hier mardi que la coopérative du centre universitaire de Patsy a inauguré son premier centre de soins au sein de l’université en présence du directeur du centre. Une initiative saluée par les étudiants de l’université.

A Patsy Anjouan, les étudiants inaugurent leur dispensaire dans l’enceinte de l’université

Une bonne nouvelle pour les étudiants de l’université des Comores plus particulièrement à Patsy. Ali Mohamed, président de la coopérative des étudiants du centre universitaire de Patsy, affirme que c’est une première action depuis la création du centre avec actuellement 5.001 étudiants. « 40% de l’effectif des étudiants de l’université des Comores à Patsy. Depuis des années, on a lutté pour avoir un dispensaire au sein de cette université et on ne pouvait pas en avoir », a-t-il souligné.

« C’est la première fois dans l’histoire que Patsy a pu mettre un dispensaire », déclare le président de la coopérative avant d’ajouter : « le dispensaire n’est pas bien équipé. On espère prochainement avoir les moyens pour que le centre de santé ait les normes complètes », lance-t-il. Selon Ali Mohamed, la coopérative a lancé le message qui, par la suite a été bien compris et les étudiants ont manifesté leur courage et volonté de voir le projet se réaliser. Puisque, « nous avons constaté une gestion opaque dans la mutuelle de santé », a-t-il réagi.

Quant à Anrifa Ali Said, chargée des finances de la coopérative, « je suis satisfaite et contente car les cas de maladies sur le centre universitaire se multiplient, et la plupart sont des femmes. L’idée du dispensaire a été parmi les meilleurs choix qu’on a fait jusqu’à là », a-t-elle exprimé. Elle salué ceux qui ont contribué pour la réussite de ce projet.

Ahmed Zaidou (Stagiaire)