ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

L’examen du Brevet d’Etudes du premier Cycle (BEPC) 2022 a débuté, hier, dans les trois îles indépendantes. Environ 13 257 candidats sont inscrits. À Ngazidja, 6 910 candidats sont inscrits définitivement dont 136 sont absents, dans la matinée d’hier. Quatre candidats sont contraints de passer les épreuves derrière les barreaux à Ngazidja surtout.

Les épreuves écrites du BEPC 2022 ont commencé hier, mardi. Sur l’île de Ngazidja, 6 910 candidats sont inscrits. Le responsable du secrétariat général de Ngazidja, Soulé Hamidou Cheikh a fait un bilan général du déroulement de l’examen, au lycée Saïd Mohamed Cheikh. Selon lui, sur 6 910 candidats inscrits définitivement à l’examen du BEPC 2022, 136 ont été absents.  Toutefois, aucun incident majeur n’a été signalé. « Au centre de Moroni, il y a 25 sites d’examens et 317 salles. 6 910 candidats sont inscrits définitivement à l’examen du BEPC. 136 candidats sont absents aujourd’hui. 4 candidats passent l’examen en prison, et un candidat effectue son examen dans une clinique hospitalière. Toutefois, aucun incident majeur n’a été signalé », a affirmé Soulé Hamidou Cheikh. En ce sens, le site de l’école Abdoulhamid, Moroni, 444 candidats sont inscrits et 5 absents. Au site de l’école avenir, 386 inscrits et 5 absents.

Pour les candidats qui, paradoxalement, passent le BEPC en prison, toutes les mesures sont réunies. Comment ont-ils préparé le BEPC en prison ? En ce qui concerne les mesures de sécurité contre les « fraudes et tricheries à l’examen », Soulé Hamidou Cheikh a souligné que tout est mis dans les meilleures conditions nécessaires. Une manière de surveiller et mettre fin aux fuites des sujets. « Nous avons mis en place des mesures de securité contre les fraudes ou tricheries. Car, le candidat n’entre pas au centre avec son cartable. Les forces de l’ordre sont ordonnées à renforcer leurs mesures de sécurité. Les surveillants prennent leur part de responsabilité », a-t-il confirmé.

Abdoulandhum Ahamada

Un atelier  de consultation nationale sur la transformation de l’éducation s’est ouvert hier au Retaj. Une occasion pour Takiddine Youssouf, ministre de l’éducation nationale de rappeler que la réalisation de l’atelier demeure une étape qui devra conduire vers une mise en place d’un nouveau  plan sectoriel de l’éducation à l’horizon 2030.

L’Union des Comores a subi ces dernières années les effets néfastes liés au Covid-19 et le passage du cyclone Kenneth qui ont impacté le système éducatif du pays. Malgré ces différents aléas climatiques, le pays a su trouver des réponses adéquates pour que les établissements d’enseignement et de transmission de savoir puissent continuer leur mission dans des conditions acceptables. Satisfait des efforts engagés par le gouvernement comorien et ses partenaires, le ministre de l’éducation nationale a tenu à rappeler que les efforts fournis par les acteurs directs du système éducatif et ses partenaires nationaux et internationaux sont à saluer.

Un taux de scolarisation de 80% depuis 2015

Selon lui, l’organisation de ce sommet  sur la transformation de l’éducation revêt un intérêt particulièrement stratégique eu égard de ce qui précède. Le taux  net de scolarisation dans l’enseignement primaire qui était de 63,6% en 1990 est passé à plus de 80% depuis 2015 à nos jours et l’indice de parité garçons et filles est passé de 0,7 à 1,7 de nos jours. Pour ce qui est de l’enseignement supérieur et de la formation technique, le ministre de l’éducation a précisé que leur développement s’est accéléré ces dernières années grâce à l’engagement de tous et au volontarisme du gouvernement comorien et surtout à l’oreille attentive des partenaires techniques et financiers. « La thématique de transformation de l’éducation, arrive donc à point nommé pour accélérer la réalisation de l’ODD4, puisqu’il s’agit d’une nouvelle donne qui devra nous permettre de franchir un palier supplémentaire devant conduire l’amélioration des apprentissages et une meilleure prise en compte de l’environnement holistique de l’éducation », indique-t-il.

L’Unicef appel les Etats membres à s’y engager

Quant à Odile Bulten, représentante de l’Unicef aux Comores, les Nations-unies, par le biais de son secrétaire général sollicitent le soutien et l’engagement de chaque Etat membre pour mobiliser dès à présent l’action, l’ambition, la solidarité et le partage de solution en vue de transformer l’éducation d’ici 2030. « Le secrétaire général des Nations-unies convoque à cet effet, un sommet sur la transformation de l’éducation qui se tiendra le 19 septembre 2022 à New-York, en marge de la 77ème Assemblée générale de l’Onu », annonce-t-elle.

A entendre la représentante de l’Unicef, il s’agit d’un sommet très important. C’est une occasion de mobiliser l’engagement public et politique autour d’une nouvelle voie pour l’éducation. « Si aujourd’hui, nous sommes ici pour trois jours, c’est pour la réalisation de consultations nationales, une étape préparatoire que le sommet de New-York prévoit  en vue de mettre en place un processus ciblé, intensif et inclusif élaboré à partir de la base qui tienne en compte des priorités des Etats membres et garantissant l’engagement de l’ensemble des parties prenantes de l’éducation », explique-t-elle.

Odile Bulten, encourage le gouvernement comorien quant aux résultats obtenus malgré les difficultés occasionnées par Kenneth et covid-19. Les Nations unies aux Comores avec le leadership de l’Unicef et l’Unesco, réitèrent leur volonté de continuer à appuyer le ministère de l’éducation nationale pour fournir au président de la République la feuille de route nationale et les éléments de plaidoyer et d’engagement nécessaire à présenter en vue du sommet du 19 septembre prochain à New-York.

Kamal Saïd Abdou

Le baccalauréat 2022 a débuté, mardi dernier, dans l’ensemble du territoire. Des mesures strictes contre les fraudes à l’examen ont été mises en place par les autorités concernées. À la grande surprise, le sujet de philosophie de la série A4 a fuité et s’est répandu dans les réseaux sociaux. À qui la faute ?

Une situation difficile qui menace l’éducation nationale, pourtant, les autorités compétences ont annoncé, dorénavant, des mesures rigoureuses contre les fraudes et triches à l’examen. Certaines personnes non candidates ont reçu le sujet, à travers les réseaux sociaux, après l’ouverture des enveloppes du sujet de la philosophie, dès la première heure.

« À travers mon téléphone, j’ai  eu le sujet de la philosophie, TA4 depuis 8 heures et 25 minutes. On m’a proposé de corriger le sujet, mais, je n’avais pas eu le temps de le corriger par manque de temps. Et je suis persuadé que ce même sujet est celui que les candidats ont proposé en classe. C’est très difficile à expliquer, pourtant, les responsables du déroulement de l’examen ont affirmé mis en œuvre des mesures de sécurité contre la fraude aux examens », a fait savoir un citoyen.

Cette même source précise que plusieurs candidats préfèrent tricher qu’étudier. C’est pourquoi, selon lui, ces candidats feront tous les moyens possibles pour trouver des renforts et issues. « Des candidats au bac ne pensent qu’à tricher ou trouver des renforts en dehors des salles pour corriger les sujets. À ma grande surprise, j’ai vu dans les réseaux sociaux que la philosophie série A4, a été corrigée. La faute revient à qui ?  Aux responsables de l’Onec, de l’OREC, aux directeurs des établissements, aux surveillants,… ? », s’interroge-t-il.

Abdoulandhum Ahamada

Abdou Satar Mihidjay, chef du sous-centre de Moroni a rassuré hier devant la presse,  le bon déroulement des examens. Le chef de sous-centre a néanmoins, informé du changement qui s’est produit  sur le sujet de la série A4 et la série G. Sur  521 inscrits dans le sous-centre, 16 candidats ont été absents et 5 candidats arrêtés pour fraude.


L’examen du baccalauréat de cette année s’est annoncé comme un grand scandale. Fuite de sujet quelques minutes après l’ouverture des enveloppes, changement des sujets entre la série A4 et la série G et l’arrestation des candidats. Une zone d’ombre concernant le sujet fuité demeure toujours. Ni l’office national des examens ni celui de l’île de Ngazidja n’ont pas souhaité répondre à nos questions.

Faute non intentionnelle ou intentionnelle. Les responsables qui devaient vérifier les enveloppes avant la distribution des sujets dans les différents sites ont failli. « Il y a eu un changement des enveloppes. Le sujet de la série G est distribué à la série A4. Après avoir constaté cette erreur, nous avons eu une solution », explique Abdou Satar Mihidjay, chef du sous-centre de Moroni. Les nouvelles consignes de cette année sont l’interdiction du téléphone portable en classe. Cette nouvelle mesure intervient dans le cadre du renforcement des mesures de sécurité. « Certains candidats muni de leurs téléphones ont été attrapés et pourtant cette mesure a été annoncée bien avant. Mais peut être les candidats n’ont pas compris ou peut-être ils ignorent les conséquences prévues en cas de triche », avance le chef du sous-centre qui a rassuré que l’enquête est déjà aux mains de la gendarmerie pour faire la lumière.

Kamal Saïd Abdou

Le baccalauréat a bien démarré dans le sous-centre de Ntsoudjini. Aucun absent ni incident n’est signalé, a souligné hier Issihaka Mdohoma, chef du sous centre. Selon lui, toutes les mesures de sécurité sont prises.

Les épreuves du baccalauréat ont débuté hier  par la philosophie dans l’ensemble du territoire national. Pour le sous-centre de Ntsoudjini, tout candidat était au rendez-vous. « L’examen du baccalauréat a bien débuté ce matin. Aucun candidat absent », a indiqué Issihaka Mdohoma, chef du centre. 177 candidats inscrits dans le sous centre qui est repartie en 10 salles de classe, selon le chef du sous centre.

Côté technique, le chef du sous-centre a fait savoir que tout est dans l’ordre. « Nous avons reçu tous les matériels nécessaires de travail. De notre côté, les dispositions sécuritaires sont prises pour assurer le bon déroulement des épreuves », a-t-il avancé. Le calme total dans le sous centre.

À en croire le chef du sous-centre, les candidats ont suivi les nouvelles consignes notamment l’interdiction de porter un support de communication en classe et autres. « Nous n’avons pas signalé une situation particulière depuis le début des épreuves. Je dois saisir cette occasion pour rappeler aux candidats de ne pas tomber dans les pièges de la tricherie ou être à la quête des sujets. La loi est stricte en matière de triche ou tentative de triche. Aucune tolérance», a expliqué le chef du sous-centre. Celui-ci a fait savoir que les surveillants sont là pour faire leur travail. D’ailleurs, disait-il, le chef du sous centre doit à chaque matière dresser un procès-verbal sur la situation générale du site. Selon Issihaka Mdohoma, cela fait partie des nouvelles consignes pour cette année.

Kamal Saïd Abdou

14 245 candidats sont inscrits pour l’examen du baccalauréat débuté hier mardi dans l’ensemble du territoire comorien. Cette année, comme en 2021, les mesures sont strictes. Tout de même, le sujet de philosophie a fuité quelques minutes après le sifflet  alors que les élèves n’ont pas leurs téléphones en classe.

À Anjouan, ce sont 5 903 candidats qui sont dans les centres d’examens. C’est un peu beaucoup par rapport à l’année 2021. Un petit tour de mathématiques. L’année dernière, 21 % des candidats ont réussi le baccalauréat à Anjouan. C’est ce qui a augmenté ce chiffre. Quelques minutes après que le sujet soit distribué, celui de philosophie série A4 fait la star des réseaux sociaux. Et si les candidats n’ont pas de téléphone dans les salles d’examens, qui a fait fuité le sujet de philosophie série A4 du baccalauréat 2022, qui débute ce mercredi ?

En attendant que les services compétents s’intéressent à la question, deux mots d’ordre sont mis à jour à Anjouan. « Il n’y a pas beaucoup de choses à retenir. J’ai fait un briefing avec les surveillants pour leur rappeler deux choses. La première, c’est qu’ils doivent faire leur travail sans pour autant faire peur aux candidats. Nous leur avons expliqué qu’aujourd’hui, il y aura plus de sanctions pour les surveillants qui ne fraudent que pour les élèves. Ce qui fait que si les élèves trichent, c’est quand la surveillance est défaillante », explique Abdillah Saïd et fait savoir que « l’épreuve de dessin a débuté depuis, mais c’est facultatif.

Les épreuves écrites iront jusqu’à vendredi pour le baccalauréat général et jusqu’à dimanche pour le baccalauréat technique ». Lui-même précise que « j’ai donné des consignes aux gendarmes et aux membres du secrétariat de vérifier les candidats dès l’entrée du candidat dans le portail. C’est pour faire de la prévention avant le début des épreuves. Et même encore, les surveillants doivent vérifier les élèves avant l’ouverture du sujet ». À en croire ses propos, si c’est le même mode opératoire dans les autres îles, le sujet n’aurait pas dû sortir quelques minutes après l’ouverture des sujets. Pour information, des candidats de la même série ont reçu leur sujet plusieurs minutes après l’ouverture des sujets et le début des épreuves. 

Ahmed Zaidou

 

 

Hier jeudi, 18 614 élèves sur l’ensemble du territoire national sont appelés à passer aux épreuves du concours d’entrée en 6e  pour l’année 2021-2022. À Moroni, le déroulement de l’examen est passé à merveille correspondant aux consignes et règlements fixés par les autorités compétentes. Pas d’incidents majeurs signalés.

Les épreuves du concours d’entrée en 6eme ont été effectuées, hier, dans l’ensemble du territoire national. 18 614 sont appelés à passer à l’examen. Selon les informations recueillies à Moroni, il n’y a plus un « incident majeur signalé » ni « une tentative de fraudes des élèves ». Selon les justificatifs du surveillant du centre d’examen de l’école primaire Application, Halib Hamza, les « conditions prescrites pour le déroulement de l’examen sont respectées » et « aucun incident majeur » n’a été signalé. « Le déroulement de ce concours d’entrée en 6e est maîtrisé. Dans la matinée, les élèves ont été un peu stressés vu l’ampleur et la présence des surveillants et forces de l’ordre en dehors des classes. Mais, peu à peu, les élèves ont pris le rythme et ont collaboré. Ce n’est pas facile de gérer un tel stress vu que les enfants sont moins âgés. Durant les épreuves, nous n’avons pas remarqué des signes de tricheries ou de tentatives de fraudes de la part des élèves. Aucun incident majeur n’a été signalé », a expliqué Halib Hamza.

Ce dernier a précisé que les épreuves de l’examen se conforment au niveau des élèves. « Les épreuves n’étaient pas du tout difficiles. Ce sont des exercices qui se conforment à leurs cours. Il n’y a rien de nouveau. Je pense que les élèves pourront répondre aux questions demandées sans difficultés. Même si ces dernières années, l’enseignement primaire et secondaire a été chamboulé par la pandémie du Covid-19 provoquant la baisse de certains niveaux d’élèves. Et j’espère que les résultats seront appréciables », a-t-il témoigné après la fin du concours.

Et après la deuxième heure du concours, Saïd Soilihi, candidat à l’école primaire Application a témoigné que les questions n’étaient pas difficiles à répondre. Cela veut dire, selon lui, tout ce qui était posé à l’examen est déjà appris dans les leçons. « Le texte de la dictée était un peu étrange pour moi. Je ne l’ai jamais entendu, mais j’ai essayé de réécrire. Les questions du français ne sont pas étranges pour moi car ce sont des leçons que nous avons apprises en classe. Au début, j’étais un peu angoissé puisque j’ai vu les gendarmes et surveillants. Mais, peu à peu, j’ai pu maîtriser la situation. C’est pourquoi j’ai pu répondre aux questions de mathématiques. Je ne sais pas si j’ai bien répondu aux questions mais, quand même, j’ai terminé tous les exercices », a indiqué Saïd Soilihi.

Et Daima Soifeine, parent d’élève, se montre « très satisfaite » face au déroulement du concours. Selon lui, toutes les mesures de surveillance ont été prises, et le concours s’est bien passé malgré quelques répressions faites par les forces de l’ordre envers les parents d’élèves. « Depuis le matin jusqu’à cette heure, les épreuves de l’examen se passent bien selon les lignes directives fixées par les autorités concernées. Les surveillants ne sont pas du tout offensifs envers nos enfants. Je n’étais pas à l’intérieur du centre d’examen, mais je n’ai pas entendu ni vu quelques problèmes signalés. Je suis donc persuadé que les élèves ont eu le temps de bien répondre aux questions posées. Lors de la récréation, les élèves ont exprimé leur joie face au déroulement des épreuves. Et même, ils ont témoigné que les épreuves ne sont pas très difficiles. C’est un bon signe de leur part. Mais, après la deuxième récréation, certains parents se sont confrontés aux forces de l’ordre puisqu’ils voulaient donner la nourriture à leurs enfants. C’est comme ça la situation. Mais en réalité, tout est à merveille », s’est réjoui le parent. 

Abdoulandhum Ahamada

Ce sont 19.233 candidats aux examens nationaux, qui passeront dans moins d’une semaine les épreuves des examens nationaux dans les centres dédiés. Les examens sont du jeudi 28 juillet au jeudi 11 août. Il ne reste que quelques jours avant le top-départ. Et c’est l’examen d’entrée en sixième qui donnera le coup d’envoi.

Les élèves de CM2 passeront la sixième jeudi 28 juillet 2022. Pour ceux du baccalauréat, toutes les séries confondues débuteront du 02 au 05 août. Tandis que ceux pour le BEPC, du 08 au 11 août. Soit quelques jours d’intervalles pour chaque examen. En chiffres, c’est un total de 19.233 candidats qui passeront les épreuves nationales au niveau d’Anjouan. Pour la sixième, ce sont 7.992 candidats, pour le baccalauréat, ce sont 5.903 candidats et pour le BEPC, ce sont 5.267 candidats. Ces chiffres proviennent de l’Office régional des examens et concours de Ndzouani. Le directeur régional de ce dernier fraîchement nommé, Nadhufdine Youssouf fait savoir que « tout est prêt pour le bon déroulement des examens au niveau de l’île. Le travail en coulisse se passe bien. Nous attendons seulement le jour J des examens pour envoyer les sujets aux candidats ».

Concernant la délibération, il rappelle que « ça sera comme à l’accoutumée à la radio pour leur champ large de diffusion. Toutefois, en vue des problématiques d’électricité dans l’île, nous sommes en train de travailler pour une solution adaptée les jours des proclamations. Nous sommes là pour faire passer les examens aux candidats, mais aussi leur faciliter l’accès à l’information liée à leur résultat ». Curieux que nous sommes, nous sommes partis interrogés des enseignants de tous les niveaux pour connaître le niveau des élèves et avoir une idée sur les prochains résultats. Ces derniers s’accordent sur un constat. « Le niveau a globalement baissé ». Certains vont même jusqu’à dire que « le pire, c’est le niveau des terminalistes dans les établissements publics ».

Pour mémoire, en 2021,   21 % seulement des candidats ont réussi. Et plus encore, le baccalauréat blanc du lycée de référence de Mutsamudu était catastrophique avec 2 % de réussite sur plus de 700 inscrits, toutes séries confondus. À quoi devons-nous s’attendre lors des résultats ? 

Ahmed Zaidou

La direction régionale de la promotion du genre et de la protection des enfants dispense des séries de formations des acteurs de l’éducation de Ndzouani. Ce jeudi, ces derniers, et les responsables des lycées et collèges d’Ouani jusqu’à Bandrani sont sensibles et formés.

À Nyoumakélé et à Sima, c’est la formation des associations accompagnatrices qui a eu lieu la semaine dernière. Ces formations sont dispensées par la direction régionale de la promotion du genre avec un objectif d’aider les clubs des adolescents mis en place. Plusieurs causes. « Il y a des écoles loin de ces adolescents. Certaines personnes font des kilomètres pour aller à l’école et retourner dans les foyers. C’est une des causes potentielles qui font que les enfants, élèves subissent des violences » fait savoir Sittina Echat Salim, directrice régionale de la promotion du genre et rappelle que « Toutes les couches sont sensibilisées et formées. Il y a encore des violences. Le gouvernement à travers le projet KOICA appuyé par l’UNICEF a mis en place un programme de mise en place des clubs des adolescents dans les collèges et lycées. C’est pour aller vers ces victimes, les orienter et les accompagner », dit-elle.

« Parfois les responsables de directions, institutions sont responsables des agressions dans le milieu scolaire et administratif. Nous avons des directions où nous voyons les employés mal habillés, se comporter. Peut-être même que ce sont les chefs qui sont là et encouragent ces bêtises », fait savoir un haut responsable de l’éducation de l’île et rappelle le cas des écoles coraniques. « Une personne qui tient une école coranique et qui n’a pas de moyen de se nourrir, ne va qu’exploiter ces enfants », interpelle-t-il et regrette « Nous n’avons plus ces madras en haut de nos mosquées. Comment allons- nous apprendre à nos enfants nos mœurs et coutumes », demande-t-il. « Il faudrait enlever les discriminations et les inégalités entre les hommes et les femmes dans les familles pour espérer un changement de comportement dans notre société », rappelle Sitti Faouria Chadhuli, formatrice. 

Ahmed Zaidou

Plus de 15 années d’existence de l’Université des Comores, le secrétaire général, Ahamada Salim a profité l’occasion de saluer les efforts déployés par  les initiateurs de l’université. C’était hier, à Moroni, lors de la présentation du projet « création d’une agence universitaire de la Francophonie aux Comores ». Selon lui, l’Université des Comores (UDC) a permis à plusieurs jeunes d’obtenir des emplois, des formations de haute qualité et s’adapter à l’insertion professionnelle.

L’Université des Comores connaît sa période de maturité depuis 2003 à nos jours. Maintenant, il est temps de passer au bilan et aux résultats attendus, pour l’initiation d’une telle institution supérieure. Lors de la présentation du projet : création d’une agence universitaire de la francophonie (AUF), le secrétaire général de l’UDC, Ahamada Salim a fait ses éloges de l’université aux Comores. C’est par l’« employabilité des jeunes », des « formations de haute qualité », de l’image des ressortissants de l’UDC, entre autres, qu’il s’est appuyé pour convaincre son auditoire. « Plus de 13000 étudiants sont inscrits à l’Université des Comores. La capacité d’accueil pose, certes, des difficultés, mais 90% sont des bacheliers. L’UDC possède des meilleurs étudiants, garnis des capacités remarquables. La meilleure scientifique africaine est un produit de l’UDC. Les filières droit, histoire, lettres modernes sont des formations professionnalisantes. L’UDC a formé des ingénieurs de qualité et a permis aux ressortissants d’obtenir du travail, notamment, à l’ORTC, aux banques, aux ministères d’Etat, entre autres. L’UDC ne forme pas des chômeurs », a analysé le secrétaire général de l’UDC.

À moins qu’il reconnaisse la valeur de l’UDC, mais, le secrétaire général, Ahamada Salim admet que l’UDC doit s’améliorer en matière d’ « innovation » telles que des formations du numérique, de compétences et de création des métiers innovants. « L’UDC doit viser l’offre de professionnalisation. Depuis 2003, on y dispense les mêmes formations. En tant qu’institution supérieure, il faut penser à l’innovation pour demain. En Chine, le recrutement se fait, à travers, le numérique. Il faut donc un modèle de maquettes de formations et des métiers de demain », a-t-il souligné.

Abdoulandhum Ahamada