ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Scol’Action a prévu une journée de découverte préscolaire, samedi dernier, pour l’éducation et l’avenir de l’enfant comorien dès l’âge de trois ans. Mais, à la grande surprise, le ministre de l’éducation nationale l’a annulée. 

Scol’Action milite pour la promotion d’un préscolaire pour tous les enfants Comoriens. Constatant que les parents d’élèves considèrent la maternelle comme une sorte d’amusement pour les enfants, la secrétaire générale Scol’Action fait appel aux parents d’élèves d’âge de trois ans pour leur expliquer l’avantage que rencontre l’enfant dès son bas âge. « L’importance de cet événement  ce n’est pas seulement pour l’association mais c’est devenu collectif. On a constaté qu’il y a un manque pour les enfants de 3 à 5 ans. Bon nombre d’entre eux ne vont pas à l’école. On veut sensibiliser les parents et les autres pour leur convaincre que l’enfant de 3 ans et de 5 ans est nécessaire d’être inscrit au préscolaire », explique Rasmia Mohamed secrétaire générale du Scol’Action.

Toutefois, la journée de découverte préscolaire n’a pas eu lieu comme convenu. « On a commencé notre événement et on nous a interrompus. On ignore les raisons. Cet incident m’étonne car le ministre de l’éducation était au courant dès le début mais je crois qu’il y a quelque chose de louche derrière cette décision», avance-elle. 

Selon Scol’Action, le préscolaire comorien présente l’avantage et la spécificité de répondre à la fois aux besoins du développement et d’éveil de l’enfant selon les normes internationales. Le préscolaire a été évoqué pour la première fois aux Comores, en 1974 dans le cadre d’une étude menée en vue d’une réforme du système éducatif. L’étude a insisté selon Scol’Action, sur l’existence du double système composé du Palashiyo et le modèle dit « occidental ».

Touma Maoulida

 

La Meck-Moroni, en collaboration avec l’Université des Comores, a, vendredi dernier, organisé une cérémonie de remise des bourses « Twamaya ya Maudu » pour les lauréats du Bac 2019/2020. Une manière d’encourager les bacheliers ayant obtenu des mentions, et des licenciés, mais aussi un appui financier de l’enseignement universitaire pour les étudiants. 33 bacheliers et licenciés ont bénéficié les bourses Twamaya ya maudu.

Les bacheliers et les licenciés ont été honorés par la Meck-Moroni. 33 bourses sélectionnées dont 20 bourses nationales et 13 au niveau international en vue de soutenir les études universitaires. « Notre programme d’octroi de bourse a pour objectif de soutenir financièrement des enfants que nous aurons sélectionnés sur base de trois critères : seuls les enfants ayant obtenu une mention aux examens nationaux pouvant postuler au programme ; ce qui nous amène de prioriser les enfants issus des milieux les plus modestes et le potentiel de développement qui peut être évalué par la qualité du parcours scolaire et la cohérence du projet d’étude. Cette sélection est opérée en deux niveaux », a démontré la directrice exécutive de la Meck-Moroni, Laila Saïd Hassane. Et elle de poursuivre : « à l’issue de ce processus de sélection, le jury d’honneur a retenu 33 enfants qui seront les lauréats de ce millésime 2020 ».

La directrice exécutive de la Meck-Moroni a annoncé la somme que le boursier percevra lors de ses études universitaires. « Les enfants qui étudient ici à l’université des Comores percevront une allocation mensuelle de 50.000 Kmf. Alors que ceux qui partent étudier à l’étranger percevront une allocation mensuelle de 150.000 kmf », a-t-elle précisé.

Quant à Ibouroi Ali Toibibou, administrateur de l’Université des Comores (UDC), la remise de ces bourses est un premier pas vers l’avenir de l’étudiant. « Nous sommes conscients que c’est un premier jalon d’un long parcours semé d’embuches, et c’est pour cette raison que nous vous apportons par cette bourse, une première pierre à l’édifice de vos succès à venir », a fait savoir Ibouroi Ali Toibibou.

Abdoulandhum Ahamada

 

Samedi dernier, le ministre de l’éducation nationale a réuni les partenaires de l’éducation pour les féliciter du déroulement des examens nationaux en période de crise sanitaire. Le ministre de l’éducation nationale, Moindjié Mohamed Moussa a félicité les responsables chargés des examens sur les travaux accomplis dans une période où l’éducation a été perturbée par la Covid-19.

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Tous les secteurs sont impactés par la Covid-19 y compris le secteur éducatif. Mais cela n’empêche pas le ministère de l’éducation nationale de se féliciter du travail accompli durant cette période de crise sanitaire où les résultats obtenus sont jugés satisfaisants. Lors de cette rencontre, Moindjié Mohamed Moussa, ministre de l’éducation nationale a exprimé sa satisfaction sur les missions accomplies par les enseignants. « Nous remercions l’engagement des enseignants comoriens car depuis la maternelle jusqu’a l’enseignement supérieur, les cours sont assurés par des enseignants comoriens. Depuis le domaine de la santé jusqu’à l’environnement, les cours sont assurés par des enseignants comoriens. C’est le résultat de votre engagement », se réjouit-il.

2020 est l’année de l’éducation, selon Moindjié Mohamed Moussa. « Le gouvernement considère l’éducation comme le socle de l’émergence. Dans ce cas, il faut redoubler les efforts pour l’année prochaine. Il faut bien préparer l’année prochaine dès maintenant », a dit le ministre. « Dès maintenant vous pouvez commencer vos réunions de travail avec les autres responsables des îles pour qu’ils puissent être au courant de ce qui va être mis en cours », annonce t-il.

 Pour le ministre, la rencontre est significative. « C’est une rencontre de félicitation et d’encouragement car l’éducation est le vecteur de développement du pays », indique Moindjié Mohamed Moussa. Le ministre rassure au secteur privé comme au secteur public de l’éducation que les dispositions nécessaires seront prises. « Nous souhaitons ne pas vous décevoir », souhaite-t-il.

Kamal Saïd Abdou

Comme prévu, les élèves ont repris les classes hier lundi jusqu’au 23 octobre. Dans les établissements privés, c’est le casse-tête pour la maternelle. Trois jours de cours par semaine. Un parent d’élève s’indigne contre cette décision et appelle tous les parents à ne pas envoyer les enfants à l’école puisque selon lui, « c’est une escroquerie. »

La décision vient d’en haut. Un mois de cours pour les écoles primaires, secondaires et université. Pour la maternelle, ce n’est pas le cas. Ces mômes auront moins de vingt jours de cours car selon un parent d’élève, « les enfants apprendront trois jours par semaine. » Pas moins de dix mille francs comoriens d’écolage le mois. Alors que son enfant est inscrit à l’école Groupe Scolaire Avenir, Ahmed Bacar est informé que la maternelle fera trois jours de cours par semaine. Pour la maternelle les parents payeront-t-ils le mois ? « C’est une escroquerie et un crime », dénonce-t-il.

Les enfants sont d’ores et déjà évalués ? 

Cette décision à la dernière minute pour Ahmed Bacar parait étrange. « Nous allons payer un mois de cours pendant que les enfants n’apprendront que moins de vingt jours. C’est incompréhensible. Ce n’est pas un combat de moi seul. Nous qui avons des enfants à la maternelle devront manifester. Puisqu’en moins de vingt jours, l’enfant n’arrivera pas à apprendre les cours ratés pendant cinq mois. Avec un mois c’est impossible n’en parlons plus dans moins de vingt jours », montre Ahmed Bacar. « Je me rappelle que l’école Avenir m’avait souhaité bonne chance pour l’année prochaine. J’ai compris que les enfants ont été évalués et que l’année est finie », se souvient-il.

Contre la reprise des cours de la maternelle

Selon ce parent d’élève, c’est le ministre de l’éducation qu’impose aux établissements privés la reprise des cours de la maternelle. « Certaines écoles ont refusé la reprise des cours de la maternelle pour ces quelques jours », indique Ahmed Bacar. Ce dernier estime que les parents manifesteront la volonté de défendre les écoles privées auprès du gouvernement pour leur manque à gagner durant les mois fermées.

« Moi entant que parent, je suis ici pour condamner cette décision.  J’appelle  aux parents à la désobéissance et au refus de cette proposition et surtout les enseignants à ne pas accepter de dispenser des les cours d’une durée de moins de vingt jours car je ne sais pas sincèrement ce qu’ils vont leur apprendre dans si peu de temps. D’ailleurs, les dépenses d’un élève de la maternelle est trop couteux, on n’est pas capable d’assurer ces dépenses pour rien », insiste Ahmed Bacar. 

Refuser la rentrée de la maternelle est la meilleure solution selon Ahmed Bacar

Pour lui, la solution efficace à ce mystère « c’est de refuser la rentrée de cette classe car c’est nous les parents qui serons les perdants et les enseignants aussi. Le ministre de l’éducation et les établissements défendent leurs intérêts et nous, nous devons défendre les nôtres. J’insiste sur ce point que les parents  ne doivent pas accepter cette décision d’amener leurs enfants de la maternelle à l’école car c’est une escroquerie », dixit-il.

Touma Maoulida

 

Bepc/Ngazidja : Un taux de réussite de 63,74%

Bepc/Ngazidja : Un taux de réussite de 63,74%

Le Bepc est proclamé hier à l’école Fundi Said Mnemoi Moroni Application. Un taux de réussite de 63,74% à Ngazidja dont 36,85% admis en premier groupe et 26,89% autorisées à passer l’oral. Des résultats jugés satisfaisants.

Après la correction de l’examen du Bepc session 2020, les membres de jury ont délibéré et proclamé les résultats. Un taux de 63,74% entre admis et autorisés. 36,85% admis en premier groupe et 26,89% autorisés à passer l’oral. Des résultats jugés satisfaisants et appréciables. « Sur 6.122 candidats inscrits, 6.008 étaient présents dans l’examen. Je remercie le ministère de l’éducation, les professeurs et le service chargé des examens pour leurs efforts remarquables afin d’atteindre ce résultat. 2.256 candidats sont admis au premier groupe soit 36,85% et 1.646 candidats autorisés, soit 26,89%. Cela fait le taux de réussite total de 63,74%. C’est un résultat satisfaisant », a déclaré M. Mahazi, président de jury.

Les résultats de l’examen du Bepc 2020 sont jugés satisfaisants mais quelques anomalies ont été signalées lors de la correction de l’examen, puisque 109 candidats, repartis selon les sous-centres de Ngazidja, sont aperçus avec fraude, soit 1,78%. Et 2.111 candidats sont refusés. Les responsables du service chargé des examens nationaux et les professeurs ont pris conscience de ces remarques et promettent d’améliorer les choses, aux années prochaines.

Pour rappel, ces résultats son attendus depuis mercredi dernier mais les enseignants n’ont pas procédé à la délibération et cette dernière a été reportée. Ils revendiquaient les indemnités de la correction. Les élèves et candidats du Bepc et leurs parents avaient pris d’assaut l’école primaire publique Fundi Said Mnemoi.

Pour les résultats de l’île d’Anjouan, 35,54% de candidats admis et 32,64% autorisés à passer l’oral.

Abdoulandhum Ahamada

L’examen du Bepc session 2020 devait être délibéré hier à 12heure de Moroni. Il est reporté jusqu’aujourd’hui. Le non paiement des indemnités de la correction et les frais de déplacement pour les professeurs seraient la cause. Les professeurs exigent la régularisation de leurs droits avant la délibération et la proclamation de l’examen.

Les correcteurs de l’examen du Bepc demandent la régularisation de leurs indemnités de déplacement et de correction. La délibération de l’examen prévue hier, est reportée jusqu’à ce jeudi. Selon les propos d’un professeur (correcteur de l’examen) sous anonymat, les professeurs ont réclamé leurs indemnités avant la délibération officielle. « J’étais coordinateur lors de la correction, certains professeurs avaient des problèmes familiaux à régler. Ils ont demandé ces indemnités. En vain. C’est normal que les professeurs empêchent la délibération de cet examen », a témoigné le professeur.

Un autre professeur du collège (correcteur) a montré le rôle des coordinateurs de chaque matière, notamment la physique, la mathématique, le français, et autres. « J’étais correcteur de cet examen. Les coordinateurs sont responsables de collecter les fonds des indemnités. Chaque jour, le correcteur devra recevoir 6.000fc. La correction de l’examen se déroule de quatre  à cinq jours. Nous n’avons pas reçu nos indemnités. C’est pourquoi nous avons dit à Mahazi, président du jury, de payer nos indemnités avant de délibérer les examens. Le président de jury nous a promis qu’il fera son possible pour régler la situation», a expliqué le professeur du collège.

Quant à Athoumani Ali Ivessi, professeur de la classe de troisième, le déroulement et la correction du Bepc 2020 est du jamais-vu. Selon lui, quelques irrégularités sont signalées. Donc, l’examen devra être réorganisé. « Quelques professeurs ont peur de dire la vérité. Le directeur de l’Onec, Abdou Ali a accepté au journal Al-watwan que les épreuves des mathématiques  et anglais sont fuitées à Ngazidja. Pourquoi le président de jury ne réorganise pas l’examen au lieu d’accepter ces tricheries ? Dans ce cas, ce sont des devoirs à la maison. Et voilà, aujourd’hui, les professeurs réclament leurs indemnités de 6.000fc par jour », fulmine-t-il.

Abdoulandhum Ahamada

 

Le baccalauréat est proclamé samedi dernier au lycée Said Mohamed Cheikh de Moroni. Un taux de 38,28% de réussite au baccalauréat dont 15,08 admis au premier groupe et 23,20 autorisés à passer au deuxième groupe. Des résultats catastrophiques.

Après confrontation de l’examen du baccalauréat session 2020, le jury a délibéré les résultats à Ngazidja. Un taux de 38,28% entre admis et autorisés pour toutes séries confondues. 15,08 admis au premier groupe et 23,20 autorisés à passer au deuxième groupe. Des résultats catastrophiques et moins satisfaisants.  

Les examens sont plus critiqués ces dernières années alors que la conscience est loin d’être prise et on joue toujours à la braderie. Nombreux sont ceux qui s’indignent contre les résultats des examens nationaux. L’ensemble des candidats aux examens de cette année et d’autres élèves non candidats ont pointé du doigt aux enseignants. Les candidats du public sont hyper angoissés, mais ceux des établissements privés ont le sang-froid. Ces derniers ont eu un taux de réussite convenable par rapport aux élèves du public.

Il faut savoir que l’élève, quelque soit sa compétence, les épreuves sont multiples et pluridisciplinaires. Même avec le jeu des coefficients, les élèves doivent être bons partout pour avoir des bons résultats. D’autant plus que le programme doit être chargé et nécessite d’emmagasiner beaucoup de connaissances.

 Au grand dam des candidats, les résultats de cette année sont catastrophiques. « Les élèves du public n’arrivent toujours pas à obtenir des bons résultats. Puisque les enseignants se concentrent sur le secteur privé », a dit un étudiant de l’université des Comores. Ce sont des résultats médiocres, catastrophiques.

45,35% des candidats admis pour la série C et 29,36% autorisés à passer le deuxième groupe. Pour la série D, 24,22% admis et 33,17% autorisés. 14,16% admis et 33,17 autorisés pour la série TA1. 62,35% admis et 24,37% autorisés pour la série TA2. 9,31% admis et 19,06% autorisés pour la série A4. 11,94% admis et 25,37% autorisés pour la série G.

KDBA

 

Le délégué chargé de l’éducation de Ngazidja en partenariat avec les partenaires éducatifs a, hier, lancé officiellement une cérémonie inaugurale de la visioconférence. Une manière de garantir un appui fonctionnel aux outils qui contribuent à la valorisation de l’environnement de la communication en réseau à tous les niveaux en temps réel.

Une nouvelle démarche vers les échanges communicatifs à travers le numérique. Suite à l’impact du Coronavirus, le délégué en charge de l’éducation de Ngazidja a pris l’initiative d’inaugurer la salle de visioconférence pour faciliter les échanges communicatifs à travers le réseau à tous les niveaux en temps réel. « Le président Azali Assoumani s’est mobilisé à accompagner l’évolution de la nouvelle technologie. Les outils de communication doivent être un vecteur de concertation et d’échanges à travers le numérique. Cette salle de vidéoconférence permet à visualiser les événements en temps réel », a déclaré Mhoudine Sitti Farouata, gouverneure de Ngazidja.

Pour Mohamed Youssouf, délégué chargé de l’éducation de Ngazidja, promouvoir les institutions éducatives insulaires est un engagement du ministère de l’éducation nationale. « Qu’il me soit permis de vous témoigner notre gratitude et notre reconnaissance pour avoir collaboré avec le ministre de l’éducation nationale qui a bien voulu promouvoir de ses institutions éducatives insulaires d’un outil répondant au besoin de l’ère du numérique », a indiqué le délégué chargé de l’éducation Ngazidja. 

« L’engagement du ministre de l’éducation, poursuit-il, est de donner le meilleur de lui-même pour faire valoir le système éducatif aux Comores. C’est un gage qui garanti votre appui de faire fonctionner ces outils qui contribueront à valoriser l’environnement de la communication en réseau à tous les niveaux en temps réel ».

Abdoulandhum Ahamada

Devant des enseignants de l’université des Comores, des membres de sa famille, Athoumani Ahamada Athoumani âgé de 53 ans, a reçu son attestation de mastère 2, hier mercredi à l’université des Comores, notamment à la faculté Imamou Chafiou. Sa mémoire porte sur « le rôle de la presse dans un monde unifié par la technologie. »

Il est prêcheur et père de 6 enfants, Athoumani Ahamada Athoumani a exprimé sa joie pour l’obtention  de son diplôme au même titre  que  sa fille ainée. Âgé de 53 ans et natif de Nvuni Bambao, Athoumani Ahamada Athoumani est un conseiller religieux à la présidence et père de 6 enfants. Malgré son âge et ses services quotidiens qu’il rende à  l’Etat, il s’est engagé à monter sur ces deux chevaux à la fois. Mais ce qui lui semble très  marquant, c’est d’avoir obtenu un diplôme au même titre que  sa fille ainée avec une note de 18/20.

Une cérémonie de remise d’attestation du diplôme a eu lieu hier mercredi. Selon Athoumani Ahamada Athoumani, le choix de la thématique sur la presse, c’est un rapport avec le monde actuel, et le rôle que jouent les medias. « Les medias modernes sont  devenus une partie intégrante dans la vie pour les nombreuses personnes en particulier les jeunes de cette époque. C’est un sujet crucial. Si je l’ai choisi, c’est  par rapport aux événements que nous vivons dans cette époque dominée par l’information et la communication », a expliqué Athoumani Ahamada Athoumani. « Je suis très conscient que la presse est une arme à double tranchant mais nous devons l’user avec prudence pour bâtir notre pays.  

Nassuf. M. Abdou

 

 

Après la correction de l’examen du baccalauréat 2019-2020, c’est le tour du remplissage des notes. Malgré la pression du ministère de l’éducation et la crise sanitaire, le président du jury, Dr Soiffaouiddine Sidi rassure que la délibération se fera comme prévue, le dimanche prochain.

« Nous serons au rendez-vous le dimanche prochain », a déclaré le président du jury du Bac. Alors que le gouvernement de l’Union des Comores, à travers le ministère de l’éducation nationale, avait demandé que les résultats du  baccalauréat soient délibérés le 07 septembre prochain, le président du jury multiplie les efforts et encourage son équipe pour y répondre à temps.  Il confirme de délibérer ce dimanche.

Soiffaouiddine Sidi est optimiste quant à l’évolution des procédures du remplissage des notes. « Nous travaillons chaque jour et sans relâche pour être au rendez-vous de la délibération du baccalauréat dimanche prochain », a-t-il rassuré.

Selon le président du jury, pour mieux répondre à cette exigence du gouvernement, différentes procédures pour les travaux sont entamées simultanément. « Vous savez que pour arriver à délibérer des examens  il y a différentes phases à franchir. D’abord, étant compris de cela et à la demande du ministère de l’éducation. Nous avons fait en quelque sorte que le dépouillement et le remplissage s’effectuent conjointement avec une certaine vigilance dans l’espoir de respecter l’échéance donnée par les autorités », a-t-il expliqué.

Même si  des fraudes ont été enregistrées  dans des sites d’examen, le président du jury a pareillement rassuré qu’aucune « salle n’a été annulée. » Selon lui, les tricheurs sont arrêtés et transférés au parquet de Moroni. « Maintenant  la décision n’appartient qu’à  la commission de discipline en charge des examens », laisse-t-il entendre.

 Le président du jury appelle donc les parents d’élèves et les élèves à rester confiants car en tant que père, il dit avoir connu tant de  crispation, d’émotion et d’impatience  d’un  élève qui  entend ses résultats.

Nassuf. M. Abdou