ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Sur 356 étudiants au deuxième semestre, 220 sont admis et 136 passent en session, a annoncé hier Dr Abdouraouf, doyen de la faculté Imam Chafiou. Par rapport à l’année dernière où le taux de réussite était de 54%, le doyen s’est félicité des résultats obtenus cette année avec 55, 97%.

Les examens du deuxième semestre à la faculté Imam Chafiou ont pris fin et les étudiants connaissent chacun son sort. Du côté de l’administration, les examens de fin d’année sont bien passés et les résultats obtenus sont satisfaisants. 220 étudiants sur 356 au deuxième semestre sont admis. Ce qui représente un taux de réussite de 55,97% contre 54%, l’année dernière.

« Nous sommes très heureux de ces résultats obtenus cette année. Nous remercions le travail accompli par nos enseignants », a exprimé le doyen de la faculté Imam Chafiou. Selon le doyen, toutes les dispositions de la surveillance ont été prises durant les examens. « Un étudiant seulement est suspendu pour fraude. Ce qui fait que les dispositions de la surveillance n’ont pas été prises à la légère », a-t-il ajouté rappelant que des étudiants comoriens ont parfois des difficultés à s’inscrire dans d’autres universités étrangères par manque de moyens.

Revenant sur la grève déclarée par le syndicat national des enseignants de l’Université, le doyen a rappelé sa mission de s’abstenir à la grève. Toutefois, « il est de notre devoir aussi de s’aligner avec les enseignants en cas de réclamation de leurs droits, dit-il. Selon lui, aucun préavis de grève ne lui a été signifié. « D’ailleurs, la grève était prévue le 10 juin dernier et nous, on a délibéré les résultats le 8 juin », a indiqué le doyen de la faculté Imam Chafiou. A l’en croire, les enseignants de cette faculté n’ont pas violé la grève annoncée par le syndicat national des enseignants de l’Université.  

Kamal Said Abdou

21 284 candidats sont appelés à passer les examens nationaux session 2023 à Ngazidja. L’office régionale des examens et concours de Ngazidja (OREC) se dit prêt pour les examens nationaux de cette année et les dispositions nécessaires sont prises pour faciliter le déroulement des examens, qui débutent le 01 juillet prochain. Toutefois, des irrégularités sont constatées dans les convocations et chaque rectification nécessite 500 fc, selon un chef d’établissement qui se plaint de cette mesure. Manque de prénoms, des photos ne correspondant pas aux candidats autant d’irrégularités.

Pour cette session 2023, 8 380 candidats vont passer l’examen d’entrée en 6eme et CEPE, 6 167 candidats pour BEPC et 6 737 candidats pour le baccalauréat. C’est l’examen d’entrée en sixième qui donnera le coup d’envoi, le 01 juillet prochain.

Mzembaba Msaidie Soeuf, chef du service chargé de l’organisation des examens à Ngazidja est serein quant aux dispositions devant faciliter le bon déroulement des examens. « Cette année, aucune tolérance aux candidats et surveillants qui oseront outrepasser les règles. La surveillance sera sérieuse et les chefs des centres joueront leur rôle », a-t-il confié.

Selon lui, chaque établissement a, en sa possession, les convocations de ses élèves. Mais des irrégularités sont constatées. Un chef d’établissement sous couvert d’anonymat dénonce une arnaque auprès du service de l’OREC. Il appelle les chefs des établissements à ne pas payer pour les erreurs de l’OREC. « Je ne sais pas pourquoi je dois payer 500 kmf », se demande-t-il. En précisant que toute erreur commise dans les convocations, comme les cartes qui manquent des prénoms, des noms qui ne correspondent pas aux photos d’identité, le service des examens devrait assumer les charges mais hélas », s’indigne-t-il.

En effet, le chef du service des examens se dédouane : « l’erreur ne vient pas de l‘OREC. C’est aux chefs des établissements et aux candidats eux-mêmes. » Et Mzembaba Msaidie Soeuf d’expliquer, « nous avions lancé une procédure d’inscription en ligne dont tout a été rempli par, soit un responsable de l’établissement, soit le candidat lui-même. Nous avons imprimé des coordonnées qui nous ont été prévenues par message électronique. Nous avons encore une fois obligé les responsables des établissements à venir ici vérifier. Alors, je ne vois pas comment l’erreur vient de nous. » 

Ali Abdallah Kassim       

Dans le cadre du programme Européen Erasmus Plus 2021-2027, l’Université des Comores, à travers la faculté de sciences et techniques, en collaboration avec les universités de Turin, de la Réunion, d’Antananarivo, de Toamasina et de Mahajunga a bénéficié d’un projet de recherche intitulé « DOCET 4 AFRICA DOCTORAT Océan indien ». À cette raison, le lancement du projet d’ouverture d’une école doctorale aux Comores, a eu lieu, hier jeudi, en présence des délégations de ces différentes universités suscitées.

La formation universitaire aux Comores repose sur le système LMD avec une extension en formation doctorale. Le décret N°5-106/PR du 28 novembre 2005, portant règlement général des études à l’Université des Comores stipule également dans son chapitre II-Modalités d’organisation du doctorat et dans son article 23, que le doctorat est organisé selon un cycle de trois années d’études, 6 semestres comprenant 180 ETCS.

Face à ce principe, l’Université des Comores en collaboration avec 5 universités étrangères de l’océan indien (universités de Turin, de Toamasina, d’Antanarivo, de Mahajunga et de la Réunion) a bénéficié du projet DOCET 4 AFRICA et du programme Erasmus Plus couvrant la période de 2021 à 2027, sous financement de l’UE. Cependant, le lancement officiel du projet a eu lieu hier, à la FST. Dans son discours, le président de l’Université des Comores, Ibouroi Ali Tabibou, fonde ses espoirs dans la réussite de ce projet de l’école doctorale aux Comores.

Le ministre de l’éducation nationale, Dr Takiddine Youssouf, démontre que ce projet permet à l’UDC de disposer d’un outil de diffusion de ses travaux et l’évolution des compétences académiques et intellectuelles. « Grâce à ce projet, nos chercheurs de la faculté des sciences et techniques vont disposer d’un outil de diffusion de leurs travaux respectifs ainsi que d’élévation de leurs compétences aussi bien académiques que intellectuelles », a annoncé le ministre. 

Abdoulandhum Ahamada

Dans le pays, peu d’étudiants arrivent à finir leurs études universitaires et peu d’entre eux parviennent à décrocher leurs licences. Pour Ahmed Abdou, ancien enseignant au Lycée de Moroni, la hausse du taux d’échec s’explique par un système éducatif désuet et une absence d’orientation sur les filières universitaires. L’ancien enseignant préconise une réforme profonde du système éducatif et un contrôle continu du ministère de l’éducation des établissements privés et publics. 

Le taux de réussite des élèves comoriens dans les examens du baccalauréat plonge d’une année à une autre. Ce qui fait que peu d’étudiants réussissent à décrocher leurs licences. Une analyse faite par Ahmed Abdou, ancien enseignant au Lycée de Moroni. « C’est regrettable que la courbe de la réussite au baccalauréat et en licence reste faible. Personne n’a jamais posé la question ni fait une analyse profonde sur cet échec », a expliqué l’ancien enseignant.

Bien que le taux reste faible, l’ancien enseignant a remis en cause le système éducatif du pays. Un système qui, selon, est ancien et dont la réforme s’impose. « Nous avons eu notre baccalauréat il y a presque 20 ans et aujourd’hui, on trouve que le programme d’enseignement est toujours le même », mentionne-t-il. Ahmed Abdou rappelle que les chapitres de l’histoire géographie sont toujours les mêmes depuis son époque jusqu’à présent. Et pourtant, dit-il, cette matière devrait être aménagée conformément à l’apparition des nouveaux événements dans les relations internationales.

« Mais notre pays est toujours dans l’histoire ancienne. Par conséquent, ceux qui ont choisi la filière histoire à l’Université n’arrivent pas à s’adapter et par la suite deux ans ou plus en troisième année », explique-t-il. Il y a aussi le choix de la filière à l’université. « Un choix pris parfois au hasard ou promotionnel », a-t-il dit.

En ce qui concerne les terminalistes, l’ancien enseignant est revenu sur la multiplication des écoles privées. Des écoles privées qui favorisent les échecs et qui font qu’aujourd’hui le taux de réussite est faible. « Certains candidats au baccalauréat issus des écoles privées attendent la fin d’année pour que leurs établissements leurs donnent l’examen. C’est une sorte de négligence et de paresse dont la responsabilité est partagée », précise-t-il.

Il y a aussi le passage sans que l’élève ait la moyenne. « Généralement les redoublements n’existent pas dans les écoles privées parce qu’il n’y a pas un contrôle du ministère de l’éducation auprès de ces établissements », a-t-il conclu. 

Kamal Said Abdou

Chaque année, les ambassades des Etats-Unis en Afrique sélectionnent des leaders les plus promoteurs en matière de promotion de l’innovation et un impact positif dans leurs pays. Et cette année, 15 jeunes africains ont été sélectionnés pour une formation de six semaines à Madagascar. Et quatre comoriens font partie de la cohorte 2023 de cette prestigieuse bourse.

Le Mandela Washington Fellowship for Young African Leaders est le programme phare de la Young African Leaders Initiative (YALI) et qui incarne l’engagement des États-Unis à investir dans l’avenir de l’Afrique. Comme chaque année, les ambassades des E.U en Afrique répertorient des jeunes leaders africains promoteurs dans le domaine de l’innovation et qui ont un impact positif dans leurs pays. Cette année, 15 jeunes sont déjà sélectionnés dont quatre comoriens pour Yali Mandela Washington fellows 2023.

Ils s’agissent de Bassam Boina, Dhoifardine Dhoimir, Oummu Kulthum Mohamed Ali et Issouffi Mahamoud. Ces jeunes vont enfin participer à une formation de leadership pour une durée de six semaines, à Antananarive.

Les 9 et 10 mai derniers, le conseiller en communication et aux affaires culturelles de l’ambassade des États-Unis, Ryan Bradeen a accueilli les participants lors d’une séance d’orientation, au cours de laquelle, ils se sont forgés une solide identité de cohorte, ont discuté de ce qu’ils attendaient de la bourse et ont noué des contacts avec d’autres boursiers, des anciens de YALI et des représentants de l’Ambassade.

« Nous sommes fiers de votre travail de promotion de l’esprit d’entreprise, du développement de la jeunesse, de l’autonomisation des femmes et des filles ainsi que de la bonne gouvernance. Les États-Unis vous soutiennent dans la poursuite de ces causes louables et nous vous sommes reconnaissants de votre détermination à faire la différence dans votre communauté, votre pays et notre monde », a déclaré Ryan Bradeen.

En rappel, l’initiative YALI a été créée en 2010 pour aider les jeunes Africains à promouvoir la croissance économique et la prospérité, à renforcer la gouvernance démocratique et à améliorer la paix et la sécurité dans toute l’Afrique. Depuis 2014, 114 jeunes leaders de Madagascar et des Comores ont participé au YALI Mandela Washington Fellowship.

Abdoulandhum Ahamada

Suite au non-respect  du protocole d’accord signé depuis le 18 mai 2022 entre le gouvernement comorien et l’intersyndicale de l’éducation, sur les avancements et la mise en place de la nouvelle  grille indiciaire. Au cours d’une conférence de presse tenue mercredi dernier au Sélect, l’intersyndicale des enseignants a annoncé un arrêt de cours de 24 ou 72h dans les jours avenir.

Après une année de concertation sans suite, l’intersyndicale de l’éducation nationale des Comores a tenu une conférence de presse au restaurant le Select, ce mercredi 10 mai 2023. C’était  pour faire une situation générale sur le protocole d’accord signé entre les deux parties. Dans cette rencontre avec les journalistes, les enseignants ont haussé le ton et menacé de battre le pavé si le gouvernement ne respecte pas son engagement.

Au cours de cette conférence, le secrétaire général de l’intersyndical, Moussa Mfoungouliyé a montré ce que les enseignants demandent dans ce protocole  d’accord. Il s’agit notamment la mise en place de la nouvelle grille indiciaire et les avancements. Pour eux, ils estiment que suite à la covid-19, la vie est devenue chère et qu’ils ont le mal du monde à s’adapter. « Suite à une mise en place d’une commission et  de contrôle de vérification à tous les agents de l’Etat, l’intersyndical a signé ce protocole d’accord disant que les fruits qui seront obtenus lors de cette vérification, vont être destinés aux avancements des enseignants. Malheureusement, nous constatons que le gouvernement comorien veut détourner l’objectif de cette démarche et abandonner cette procédure d’avancement », a-t-il souligné.

Apres avoir constaté l’engagement du gouvernement de mettre en place un processus de recrutement des nouveaux enseignants, les conférenciers  ont manifesté leur mécontentements en accusant ce dernier de ne pas respecter l’accord qu’ils ont été convenus. «  Nous ne sommes pas contre une telle démarche mais le gouvernement devrait respecter l’accord convenu », se plaint-il.

En attendant que le gouvernement tient sa promesse, l’intersyndical exige des actes concrets et nos des paroles « Cette fois-ci, nous ne signerons pas un protocole d’accord et nous n’allons pas céder au chantage », prévient Moussa Mfoungoulié. Précisant qu’ils vont respecter les étapes régissant  le code du travail.  

Ali Abdallah Kassim

La 4e édition des journées scientifiques a été lancée, hier mardi, à la faculté des sciences et techniques (FST), Moroni.  Plusieurs enseignants chercheurs de l’Université, du secteur privé et une majorité des étudiants ont pris part à cet événement. Cette édition démontre l’importance accordée aux recherches effectuées par les enseignants et les étudiants sur différents secteurs, notamment, marins, agricoles, entre autres. Plus de 20 stands ont été exposés pour démontrer les talents et les recherches effectués.

L’Université des Comores a lancé, depuis mardi dernier, la 4e édition des journées scientifiques pour une durée de trois jours (Ndlr: fin de l’édition, aujourd’hui). Le thème choisi est « changements climatiques et maladies émergentes (Covid-19). Quel impact pour le développement durable aux Comores ». Une participation massive de plusieurs acteurs du secteur privé, des enseignants et étudiants de la faculté des sciences et technique (FST).

Dans son mot d’ouverture, le ministre de l’éducation nationale, Dr Takiddine Youssouf s’est focalisé sur les problèmes liés au changement climatique. « En associant le changement climatique avec les maladies émergentes, vous avez choisi de mobiliser les esprits sur les enjeux nouveaux de santé publique auxquels on doit faire face dorénavant. Les maladies émergentes sont celles qui sont nouvelles ou qui réapparaissent mais aussi, celle dont l’incidence a augmenté au cours des deux dernières années, celles qui risquent d’augmenter dans un futur proche, et celles devenues résistantes aux traitements existants. De par cette simple définition, l’on imagine aisément les enjeux surtout pour un pays comme le nôtre. Notre rôle est et doit être celui de favoriser, d’accompagner et de soutenir toutes les initiatives novatrices concourant à la résolution des problèmes concret auxquels notre pays est ou pourrait être confronté », a déclaré le ministre de l’éducation nationale.

Dans la foulée, plus d’une vingtaine de stands ont été exposés au public. Les secteurs maritimes, agricoles, énergétiques, environnementaux, entre autres, ont été les principaux secteurs d’intervention et de recherches faites par les enseignants et étudiants de la faculté de la science et technique (FST). Les étudiantes de la science de la vie et de la terre (SVT), Housnat Ali et Rachma Saïd font des recherches sur le recyclage à base des sachets. Leur étude se base sur la fabrication des sacs et des portefeuilles à partir des chips et des feuilles blanches. De la nouveauté qui entre dans le cadre de la protection de l’environnement. « Cette activité sert à protéger l’environnement en évitant la pollution de l’écosystème terrestre. Les responsables de l’Université nous ont appelés pour la création de ces sacs et portefeuille à base de chips et feuille blanche. D’ici trois jours, nous avons montré nos talents en créant ces produits afin de réduire la dégradation de l’environnement par le jet des sachets usés », ont-elles expliqué.

Et dans le domaine de l’énergie solaire, Thouayba et Misbah Mbaé, étudiants en physique-énergie (L3) ont fabriqué un four solaire de type 2. « Ce four solaire de type 2 permet de préparer les aliments, cuits à partir des rayons solaires à 150°c. Il permet d’éviter les microbes et réduire la consommation de l’énergie. Cette machine lutte contre le changement climatique. Grâce aux efforts financiers de nos familles, nous avons pu fabriquer cet outil économique en réponse aux changements climatiques », ont-ils avancé.

Dans le secteur maritime, Boukrati Saïd Mohamed, étudiante en STE (licence 1), se focalise sur la valorisation et la recherche des mollusques marins. « Notre étude se base sur l’analyse et le fonctionnement des mollusques marins comestibles. Ces espèces maritimes, notamment, la seiche, sont riches en protéine. Et certaines espèces défendent le récif corellien. C’est en fait, une manière de valoriser les fruits de mer », a défendu l’étudiante.

Abdoulandhum Ahamada

35 enseignants en français à Ngazidja se sont réunis hier lundi, au lycée Saïd Mohamed Cheikh de Moroni pour un atelier de formation et de partage. L’objectif est d’harmoniser le trois types de sujet de français au baccalauréat en vue de faciliter les enseignants correcteurs.

Évaluer les critères objectifs de la langue française pour les trois types de sujets au baccalauréat était au premier plan de la formation des enseignants du français exerçant à Ngazidja. « Dans l’examen du français pendant le baccalauréat on présente trois types de sujets différents. Nous mesurons le degré de notre responsabilité vue l’importance de la langue française dans le pays. Nous devons donc l’harmoniser. Cela permettra aux enseignants correcteurs d’avoir des références des critères d’évaluation avec des barèmes précis sur les sujets du baccalauréat », a fait savoir Saïd Abdoulhalim Mohamed Elamine, chef du département français au lycée de Moroni.

Ce dernier précise qu’il s’agit d’une initiative prise par les enseignants eux-mêmes en vue d’harmoniser le français. « Le travail se fait par des groupes d’enseignants, à l’issu des partages des compétences nous allons restituer les travaux effectués afin d’élaborer un seul document objectif qui devrait accorder par tous les enseignants du français correcteurs du sujets au baccalauréat », a-t- il précisé.

Selon Chebane Said Ali, enseignant au Lycée de Koimbani, l’attribution des notes se fait au respect des critères. Il s’agit notamment du point, la formulation des questions. « Voilà comment et pourquoi on attribue une telle note », souligne l’enseignant. A l’en croire, on a toujours pensé d’avoir cette formation de docimologie pour les enseignants du français dans le pays parce qu’on a toujours un problème quand il s’agit d’harmoniser. « Aujourd’hui, si on arrive à harmoniser d’avance la langue française, on peut avoir une base et partir ensemble à la correction», conclut-il. 

Nassuf. M. Abdou

Le ministère de l’Éducation nationale, en partenariat avec l’Unicef, a ouvert un atelier ce mardi pour une durée de quatre jours. Il s’agit d’un atelier pour évaluer ce qui a été fait dans le secteur de l’éducation nationale, selon Soulaimana Soilihi, secrétaire général au ministère de l’éducation nationale. Il sera aussi question de faire une évaluation du plan de transition du secteur de l’éducation.

Le chef de l’Etat a mis en premier rang l’éducation nationale comme fer de lance du développement du pays. Pour Azali Assoumani, il s’agit du secteur important et un axe introduit sur le plan Comores émergent.

De cette vision, le ministère de l’éducation nationale en étroite collaboration avec ses partenaires notamment l’Unicef, l’agence française pour le développement et la France s’engagent à poursuivre cette démarche au profit de l’éducation des enfants.

« Comme le président de la République a sollicité la tenue des assises sur l’éducation, nous allons nous pencher dans le secteur éducatif afin de faire un diagnostic pour voir ce qu’il faut améliorer», a indiqué le secrétaire général au ministère de l’éducation.

Selon lui, il y a des points nécessaires à mettre en œuvre au cours des assises sur l’éducation prévues au mois de mai prochain. « Durant 4 jours de travail, nous allons aborder plusieurs thématiques qui seront aussi étudiées dans les assises nationales au mois de mai prochain », insiste le secrétaire général.

Les priorités pour le ministère sont nombreuses. Soulaimana Soilihi a cité l’éducation inclusive et le suivi pédagogique. « Ce que nous avons vécu pendant la période de Covid-19 nous interpelle tous. Ce qu’il fallait envisager la digitalisation et un suivi pédagogique des enfants », conclut-il. 

Kamal Saïd Abdou

Le projet Comores Initiative vient d’appuyer techniquement le département mécanique du centre de formation technique de Mkazi (CEFOTEC). Ce projet a remis une mallette de diagnostic permettant de détecter les pannes d’une voiture. La cérémonie de remise a eu lieu vendredi dernier à Mkazi. Mkandzilé Mohamed Assaf, un des responsables de cet établissement a fait savoir qu’il s’agit d’un pas majeur pour le département mécanique de cette école technique. 

Ce n’est pas la première fois que le projet Comores Initiative accompagne cet établissement technique et professionnel, selon Mkandzilé Mohamed Assaf, un des responsables de cette école. « Ce projet nous a remis des machines à coudre, des panneaux solaires et des ordinateurs pour appuyer l’administration », rappelle-t-il.

Trois établissements professionnels à Ngazidja sont appuyés techniquement par ce projet. Il s’agit de l’école professionnelle de Djomani, le Cnh de Nvuni et Cefotec de Mkazi. A en croire le responsable du Cefotec, l’objectif du projet est de permettre un meilleur encadrement des apprentis. « C’est dans ce cadre-là que l’agence expertise France nous a remis ce kit pour diagnostiquer les voitures », précise-t-il.

Le but du projet Comores Initiative est de permettre aux étudiants qui sont dans le domaine professionnel de se prendre en charge en leur dotant des matériels nécessaires et surtout réduire le taux de chômage, selon Abderemane Daoud, un des responsables du projet.

« Nous sommes convaincus que l’enseignement dispensé par l’Université des Comores n’est pas  pratique. Il ne forme pas de main d’œuvre », indique le responsable du projet qui a fait savoir que c’est l’objectif visé par le projet de faire en sorte que l’apprenti  ait le maximum de connaissance dans le domaine de son travail afin de pouvoir se prendre en charge dans la vie.

 Kamal Siad Abdou