ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

En visite en Ouganda, le ministre comorien de la culture, Djaanfar Salim Allaoui, s’est entretenu avec le professeur Opio Okaka, président du conseil d’administration du centre culturel national ougandais. Les deux hommes se sont convenus à resserrer les liens binationaux à travers l’art et la culture.

C’était le 7 mai dernier quand le ministre comorien de la culture a effectué une visite au Théâtre national Ougandais. Dans cette foulée, les deux pays se sont convenus de renforcer leur relation et de mettre en valeur leurs expressions cultures. « Nous visons à créer une relation solide avec l’Ouganda, principalement à travers les arts et la culture », a déclaré Djaanfar Salim Allaoui. Le ministre a souligné ainsi la potentielle démographie ougandaise pour le renforcement des relations à travers la promotion de la culture.

Joyeux, le ministre s’engage à planifier une autre visite devant permettre de définir les stratégies pour des événements communs visant à célébrer et mettre en valeur les cultures de deux pays.

De son côté, le président du conseil d’administration du centre culturel national ougandais, Opio Okaka a manifesté sa joie quant à la perspective de voir les deux nations (Comores-Ouganda) exposer leur cuisine, mode, danse, musique et bien d’autres lors des événements culturels. 

« Nous sommes heureux à tous nos festivités et événements où l’art et la culture sont célébrés. Nous serions contents d’assister à vos événements culturels aux Comores comme en Ouganda », a indiqué Opio Okaka avant de s’engager à soutenir toutes les activités artistiques et culturelles organisées par les Comores et l’Ouganda. « Il faut consolider cette relation naissante », a-t-il soutenu.

Il est à retenir que lundi dernier, accompagné de Soilhiya Achirafi et Mme Abkariat Moindjie, respectivement directrice de l’entrepreneuriat féminin et directrice régionale de l’emploi et du travail, le ministre de l’emploi et du travail, Djaanfar Salim Allaoui a honoré de sa présence à la cérémonie de lancement du programme « réécrire son destin ». Le ministre a souligné l’engagement des Comores en faveur de l’autonomisation des femmes, affirmant que « la formation dispensée, contribuera grandement à cet objectif. »

Nassuf. M. Abdou

De retour aux Comores après une tournée effectuée dans des Salles européennes, entre la France et la Belgique, l’artiste slameur Rahim Elhad connu dans la scène sous le pseudonyme du « Parolier du Karthala »  revient sur les moments vécus dans les scènes pendant cette tournée et qui combine entre sa passion et son amour  envers le slam. Interview.

Que pouvez-vous nous dire  de votre tournée en Europe? Comment  s’est-elle déroulée par rapport à d’autres que vous avez déjà eus auparavant ?

D’abord j’étais invité dans l’AJC (Agora des Jeunes Citoyens), un festival organisé par le BIJ (bureau internationale jeunesse) en Bruxelles en Belgique. On postulait aussi pour des projets d’engagement citoyen et donc j’y étais présenter un projet culturel intitulé ‹‹Festival International Bangwe de l’Oralité››. En plus de cela,  j’y étais aussi en tant qu’artiste slameur donc à la fois jeune acteur de changement mais aussi artiste slameur. Pendant ce temps, il y a eu un autre événement qui mavait des liens avec AJC qu’on appelait ‹‹la Conférence européenne de la jeunesse››, et dans celle-là,  j’étais invité en tant qu’artiste pour aller prester. Entre temps, il y a eu d’autres dates mais en dehors de ces événements que j’ai aussi participé. En gros, j’avais quatre dates en Belgique, deux en France. J’en ai profité aussi pour faire des prestations qui n’étaient pas prévues comme celui du Salon du livre Africain de Paris. Et  j’ai profité de l’occasion pour présenter mon album prévu de sortir bientôt.

Alors à titre de comparaison, c’est vrai que j’ai participé à pas mal d’évènements un peu partout dans le monde mais on ne peut pas les comparer car, chaque événement, chaque festival à sa nature, son objectif et son âme. Ce qui est certain, et dans l’organisation de mon accueil et mes performances à moi sur scène tout ça s’est bien déroulé.

S’agit-il d’une invitation en tant qu’artiste international ou une compétition avec plusieurs autres artistes ?

Alors il y’avait  d’une part un appel à projet que j’avais postulé donc j’étais là pour présenter le mien, et d’autre part, il s’agissait d’une invitation en tant qu’artiste et j’étais le seul, c’était un peu mélangé des deux. Donc pour les évènements j’étais l’unique artiste  présent et les autres c’étaient des jeunes acteurs et détenteurs de projets. Par contre en dehors de ces événements il y avait le « Cabaret fait son cinéma » où j’ai dû prester aussi il y avait d’autres artistes.

Pour vous le slam est plus un métier, une passion ou juste du loisir ?

Le slam avant tout  c’est une passion qui m’anime depuis toujours. Et là avec le temps il est devenu un second métier dans le sens où je gagne de l’argent avec. Même si je ne le fais pas pleinement aussi.

Certains artistes slament pour la liberté, d’autres pour le moral ou la conscientisation d’un peule. Avez-vous un style particulier auquel vous suivez ?

Disons que je fais un peu de tous, ça dépend de l’inspiration. Mais en général, j’insiste sur l’identité culturelle, c’est-à-dire, que je slame pour me présenter en parlant de moi, mes rencontres et mes expériences même mon projet à venir qui s’appelle « Selebeyoon ». Je parle de moi, de mes rencontres. On peut dire que je suis dans pas mal de thématiques aussi entre autres les viols, les enfants de la rue, l’engagement des jeunes mais au dépit de tous cela, je reste focus beaucoup plus sur mon identité culturelle par exemple,  de l’identité Africaine etc.

Le slam n’étant toujours pas promu dans la scène nationale en tant que tel.  Que pouvez-vous nous dire face à cela ?

Le slam il est promu dans la scène nationale aujourd’hui  par rapport aux années précédentes. Moi je connais des slameurs de la place qui se sont déjà faits des noms dans le milieu et continuent encore jusqu’aujourd’hui. Maintenant par contre on peut dire qu’il y a un manque d’encadrement et de cohésion, c’est-à-dire, que chacun bosse dans son coin contrairement à mes débuts à moi par exemple où il y avait une scène qui rassemblait presque tout le monde et on savait comment les choses évoluaient, on apprenait ensemble aussi. Donc je dirai plutôt qu’il s’agit d’un manque de ce que l’on peut appeler l’esprit d’équipe voilà mais sinon y’en a plusieurs qui slament aussi.

À l’échelle internationale, vous représentez les Comores, quelles sont vos relations avec le public que ce soit ici ou ailleurs ? Et pour finir que pouvez-vous donner comme conseil à tous les passionnés de cet art ?

À l’extérieur comme ici dans le pays, mes relations avec le public sont toujours bonnes. Chaque prestation, je prends un moment, j’échange avec tout le monde que ce soit ici ou ailleurs et ça va, je m’entends avec tout le monde.

En matière de conseil, je dirais qu’une fois passionné par le slam, il faut l’être à 100% parce que ça demande énormément de temps, de la patience et beaucoup de sacrifice aussi après voilà quoi…

Propos recueillis par Inmadoudine Bacar

Étoile brillante du moment dans le slam, Rahim El-Had dit le parolier du Karthala est l’invité d’honneur à la conférence européenne de la jeunesse à Bruxelles et à l’Agora en Belgique. Une invitation qui permettrait «   le parolier du Karthala »   de faire encore une fois preuve de son talent artistique  devant les  60 autres jeunes invités.

Au sommet de son art sur le  slam, Rahim El-Had connu par son pseudonyme « le parolier du Karthala », est  en tournée en Europe depuis le début du mois de mars en marge de la conférence européenne de la jeunesse.

Il est invité  à Bruxelles et à l’Agora  jeune citoyen  international. Une opportunité pour cet artiste d’échanger, de collaborer et se former avec les autres délégations composées de 60 jeunes du monde qui ont reçu également l’invitation.

Le jeune slameur qui a ébloui des grands jurys  internationaux résume sans détour les résultats attendus de sa participation à cet événement international. « Ces événements offriront une plateforme unique pour partager mon art, mes idées et notre identité culturelle comorienne avec un public international diversifié. Certes, c’est une opportunité pour moi mais aussi pour le pays »,  laisse entendre le parolier du Karthala.

Rahim El-had, un jeune slameur d’origine comorienne a un carnet d’adresse bien fourni après ses multiples tournées en Europe dans les grandes compétitions internationales avec lesquelles, il a participé  en honorant le drapeau comorien.

Il promet dès son retour au pays d’apporter des nouvelles aspirations et perspectives à son art, tout en renforçant des liens.

Il y a lieu de rappeler que l’engagement pour la promotion de la culture comorienne et artistique  vaut  à ce jeune natif de Mbeni sa méritocratie reconnue partout dans le monde.

Nassuf.M.Abdou

Dans un entretien accordé à Al-fajr, Soihiha Abdillah lauréate de l’édition « slam à l’école » 2023-2024 révèle sa priorité qu’elle souhaite s’engager dans le slam au terme de ses études. La collégienne de l’école privée olivier de Mitsamihuli est plus que jamais   passionnée par le monde de l’écriture qu’elle  veut l’utiliser  comme  cheville ouvrière pour son avenir radieux.

Avec ton âge, tu es devenue une étoile montante du slam comorien  après ton sacre pour l’édition 2023-2024 du slam à l’école. Comment peux-tu expliquer cet exploit ?

Il y a beaucoup de facteurs qui ont fait leur intervention sur  ça, déjà c’est grâce à mon encadreur depuis le début de cette aventure. Il est connu de tous, le fameux poète rebel, Hicham Saïd, il est celui qui m’a fait découvrir le slam. L’année de sa création, de son arrivée aux Comores, les slameurs d’ici et d’ailleurs bref tout ce qui le concerne, à cette période-là je ne savais pas c’était quoi mais bon voilà. Lorsqu’il nous a annoncé qu’il nous préparait pour un concours nous étions à la fois  peureux et stupéfaits, on avait peur qu’aucun de nous ne réussirait à gagner ce concours mais stupéfaits de voir d’autres slameurs, surtout le Parolier du Karthala qui est celui que j’apprécie le plus. L’âge ne compte pas, vous savez en y repensant je regrette de n’avoir pas connu le slam plutôt, ça m’aurait vraiment aidé.

Voudrais-tu faire le slam ton projet d’avenir ou plutôt il s’agit tout simplement du plaisir ?

Je ne peux pas en faire ma perspective d’avenir et il ne s’agit pas d’un simple plaisir. Le slam est devenu ma vie, je ne pourrais pas passer une journée sans écrire mais aussi je suis obsédée par la gestion, c’est dans le cadre que j’aimerais travailler.

Ces dernières années, le comorien connait  une autre dimension tant sur le plan  national qu’international. Peux-tu  nous expliquer cette propulsion du slam comorien ?

Notre communauté est pleine de talent pas seulement du côté de slam mais aussi dans d’autres domaines comme la musique, le basket, le foot, l’athlétisme et bien d’autres. Aussi, le slam pour ceux qui le pratiquent,  est un moyen de liberté, d’épanouissement, ça nous  permet de nous exprimer tout en restant dans l’ordre en respectant les autres. Dans le slam comme dans les autres loisirs, il y a une famille dans laquelle il n’y a pas de jalousie ou de concurrence au contraire on s’en courage, on se donne des conseils et vraiment ça fait partie des choses qui font que jamais je n’arrêterai le slam.

Souhaiterais-tu que le slam soit intégré dans le programme scolaire annuel aux Comores ? Si oui, pourquoi ?

(Rire). Ça ne serait pas une mauvaise idée mais comme je te le dis, c’est un loisir comme les autres donc on ne peut pas imposer quelqu’un de le pratiquer alors qu’il n’a pas envie, c’est un espace de plaisir et libre-échange pas d’obligation.

Ton message  aux   jeunes comoriens passionnés du slam.

Je leur dirai de ne pas s’arrêter bien au contraire qu’ils continuent car ça paie. Pas seulement par l’argent mais aussi en terme d’amitié et renforcement des liens sociaux, bien on vous critiquera au début petit à petit quand ils verront ton évolution ils seront impressionnés et même certains regretterons. Vous savez même si les gens m’ont soutenu,  le jour de la finale je reçois toujours des critiques, pas en face mais les murs ont des oreilles. Des critiques comme  « à quoi ça te sert? Ça te mènera nulle part » ou « tu penses être une grande star, haha tu rêves ». Au début ça me dérangeait mais, maintenant, non ça ne m’affecte pas du tout. Alors que ça soit les critiques, le manque de soutien, la perte de confiance en soi  ou peu importe, n’abandonner jamais car le slam est l’une des plus beaux loisirs étant sur terre.

Propos recueillis par Nassuf.MAbdou

L’association Merit Com a convié la presse, samedi dernier à Moroni, pour annoncer la première édition des lauréats des trophées Merit Com 2023. Au total 15 personnes issues de milieux professionnels différents seront honorées le 23 décembre, au palais du peuple. Une façon de donner la valeur du travail et du mérite, les fondements du bien-être de la société, selon Saïd Mohamed Mchangama, président de l’association.  

Au total, elles seront 15 personnalités qui ont marqué l’histoire dans des milieux professionnels différents qui seront honorées, le 23 décembre 2023, au palais du peuple par l’association Merit Com. Il s’agit de la première édition du programme Merit Com, une association pour la valorisation sur le mérite du travail.

Au cours d’une conférence de presse, tenue samedi dernier, le président de l’association Said Mohamed Mchangama s’est dit inquiet quant à l’attitude qui prévaut actuellement dans le pays, puisque, dit- il, on est arrivé dans un stade où il faut insulter pour être promu à un poste.

« Merit com 2023, nous aurons une cérémonie pour honorer ceux qui dans notre nation, qu’ils soient ici où à l’extérieur méritent notre admiration par leur travail.  Cette année, nous allons honorer 15 personnes de différents métiers, afin de rendre hommage à leurs efforts au service de leur nation d’origine, les Comores. À titre d’exemple, Abdoul Oubeidillah, professeur à l’université du Texas hydro climatologue », a expliqué Saïd Mohamed Mchangama, président de l’ONG Merit Com.

Selon lui, la valeur du travail et du mérite sont les deux fondements du bien-être de la société. « S’il n y a pas de respect pour le travail et du mérite, notre pays risque de plonger dans une situation de non-retour de nos valeurs morales et culturelles », a-t-il souligné. 

Parmi les grandes personnalités à l’honneur cette année, l’on peut citer le coach Amir Abdou, l’artiste engagé Cheikh Mc, des médecins, des associations qui œuvrent pour les personnes et familles défavorisées, entre autres.  

Nassuf. M. Abdou

Les îles Comores sont qualifiées pour la phase finale de la Coupe d’Afrique de Slam Poésie, prévue à Bamako du 27 au 3 décembre 2023. Les Comores représentent toute l’Afrique de l’Est, grâce à une âme nommée Halda Hassani, née le premier jour de juin, en l’an 1997, sur les terres enchantées des Comores.

Institutrice éclairée, elle était bien plus qu’une gardienne des savoirs. Slameuse au cœur vibrant et passionnée de mots, elle dansait avec les vers et s’envolait vers des horizons infinis.

Son amour pour l’écriture, fruit de sa passion pour la lecture, avait éclos telle une fleur précieuse au temps du collège. Depuis lors, les mots affluaient en abondance, poèmes, textes de slam et fictions se mêlaient dans sa plume féconde.

En effet, en marge de la coupe du monde de slam poésie à Bamako, la slameuse comorienne Halda Hassani représente les Comores et est qualifiée pour la phase finale. Un honneur pour toute la nation.

Son imagination vagabondait sans limites, créant des mondes merveilleux, inventant des paradis enchanteurs, tissant des rires et semant des sourires pour effacer les larmes et les douleurs.

Mais elle ne s’en tenait pas qu’aux songes, elle scrutait les réalités du monde, dénonçant les maux, appelant à l’amour, à la paix, à l’union. Son crayon et sa voix étaient ses armes, ses outils pour répandre la magie des mots.

L’écriture était sa thérapie, son exutoire, mais aussi son moyen d’exister pleinement, de rêver, de s’élever, de vivre mille vies. Armée d’un stylo, elle se sentait pourvue d’ailes, prête à s’élancer vers l’infini, comme elle le consignait si souvent.

En 2013, une révélation s’empara d’elle, transmise par son noble frère. Des vidéos de Grand Corps Malade, d’Abd al Malik, de Gaël Faye lui furent offertes. La rime déclamée l’éblouit, pénétrant son âme curieuse. Elle s’empressa d’en savoir plus sur cet art, distinct du rap, dont les méandres lui étaient inconnus.

Nassuf. M. Abdou

Du 9 au 11 novembre prochain, le Caire, capitale égyptienne, va abriter le 10ème festival international Creative Africa News au salon Canex. Les Comores se verront représenter par la chanteuse Malha devant des créatifs, des décideurs, des investisseurs, des financiers et des leaders d’opinions du continent, pour promouvoir la musique comorienne en Egypte.

C’est un grand événement qui réunit chaque année des créatifs sur le continent avec des marques, des artistes, des producteurs et distributeurs de premier plan et aura lieu demain jeudi 9 au samedi 11 novembre prochain,  au salon Canex au Caire, en Egypte.

L’artiste comorienne Malha, celle qui avait conquis les cœurs du public lors de sa prestation dans la fête nationale avec l’hymne nationale, représentera les Comores après un mois sans cesse de répétitions en compagnie de ses musiciens.

« C’est un grand rendez-vous qui rassemble des créatifs du continent, de la diaspora pour présenter et d’artistes pour exposer avec des décideurs, d’éminents investitures, des financiers, des leaders d’opinion et d’autres praticiens du secteur créatif leurs talents. J’ai eu l’honneur d’être sollicitée par les organisateurs qui m’ont observé lors de mes récentes prestations, pour aller représenter les Comores », a expliqué la jeune femme artiste.

Elle compte s’inspirer de quatre tubes dont, l’un, est un extrait d’Oumou Koulthoume, une légende du 21ème siècle de la musique araboafricaine. Et elle a quitté Moroni ce mardi en compagnie de ses musiciens.

Canex accueillera un large éventail de visiteurs et participants, des conférenciers, des parties prenantes et d’invités provenant de pôles créatifs de toute l’Afrique, et la star comorienne espère user de son talent artistique pour marquer ses empreintes.

« Je promets d’aller au meilleur de moi-même, de donner raison à tous ceux qui m’ont choisi, tous ceux qui me soutiennent, qu’ils n’ont pas tort de croire en moi, au nom de la musique comorienne », promet-elle.

Malha estime que, « ces genres de festivals offrent une opportunité aux artistes comoriens de se démarquer de leurs talents à l’échelle internationale. »

Nassuf. M. Abdou

Classée en deuxième position lors de la demi-finale, Salam a conquis les cœurs des jurys en obtenant la note de 10/10 (5274 votes) du public et 8,17/10 du jury lors de la finale à Marseille. Elle devient la troisième étoile de la musique comorienne après Fahid le bled’art et Kueena. La cérémonie de remise du trophée a eu lieu dimanche dernier, à l’hôtel Retaj de Moroni devant un parterre de personnalités diverses.

L’agence de communication, Tratib, en partenariat avec la société Comores télécom a dévoilé la lauréate du concours musical « Nyora ». Sans surprise, la native de Chezani Mboinku, Salam, s’est arrogé le premier prix de 5 millions de francs comoriens. Dès sa première prestation, la nouvelle étoile montante de l’émission Nyora avait conquis les cœurs des jurys après qu’elle s’était inspirée sur un tube intitulé « Mwezi » de Soulaimana Mze Cheikh.

L’artiste Salam s’est emparée de la première position avec une note de 10/10 (5274 votes) du public et 8,17/10 du jury devant Kaila (0,01/10 du public et 8,75 de la part du jury). Quant à l’enfant de Singani Hambu, Mkaliman ferme le podium (1,77/10 et 7,9/10 du jury).

Sur ces trois finalistes, Salam, la gagnante du concours repart chez elle avec un chèque de 5 000.000 Kmf et succède à l’ambassadrice Mahoraise, Kueena lors de la deuxième édition de 2022.

La deuxième, Kaila qui avait mis tout le monde d’accord lors de sa première prestation repart avec un chèque de 2 500.000 kmf. Pendant que Mkaliman, occupant la troisième place gagne 1.000.000 kmf.

La lauréate aura le privilège d’enregistrer un EP de sept morceaux et la réalisation de deux clips. Cette opportunité ne se limite pas seulement à elle, la deuxième finaliste, Kaila aura aussi la chance d’enregistrer deux titres et la production d’un clip au même titre qu’à Mkaliman, qui enregistrera une chanson et la réalisation d’un clip. 

Nassuf. M. Abdou

Musique : « Msahazi », le nouvel Album de Rdjb

Musique : « Msahazi », le nouvel Album de Rdjb

Étoile brillante du « Msafarini Music », le rap des villages, Rdjb vient de sortir son nouvel album « Msahazi ». Composé de 20 tubes, le nouvel album est perçu comme une capsule temporelle, intacte d’une époque révolue où l’on veut faire émerger le rap comorien sur la scène internationale.

Le nouvel album, « Msahazi » a rapidement donné un goût passionnant. Rdjab Mvoulana dans le civil, alias Rdjb dans « Msafarini Music », le rap des oubliés des villages, a sorti son nouvel album sur Audiomack avec 20 tubes qui piquent.

Depuis les années 2000, le rap aux Comores a initialement pris ses racines dans les centres urbains, porté par une élite chantant en français. Avec le temps, les rappeurs ont intégré la langue comorienne dans leurs répertoires, mais le flow et le style restaient très influencé par le rap français.

Rdjb, celui qui depuis 8 ans jouait avec son orchestre Houb El-watwan, se force de jour le jour pour changer la donne. « Msahazi » l’album dans sa liberté de ton, est une capsule temporelle quasiment intact d’une époque révolue où l’on veut révolutionner le rap comorien sur la scène internationale. Le morceau à écouter d’urgence, « Maman ».

Trois minutes hallucinantes de Freestyle, suffisent de mieux comprendre la particularité de l’amour inconditionnel d’une mère envers son fils, même si celui-ci, est associé à des malfaiteurs. Sur ce, Rdjb exploite son goût pour les jeux des mots afin d’exprimer l’attachement incomparable de la mère à son enfant.  

Rdjb a construit petit à petit depuis son enfance, les bases de son rap survolté. Ces dernières années, celui que les jeunes du quartier devraient d’abord supplier, sa grand-mère pour qu’elle leur donne l’autorisation de toucher le ballon de son petit-fils, Rdjb, est devenu l’icône du rap « Msafarini Music ».

Il a permis à de nombreux artistes d’émerger et il continue d’influencer les jeunes rappeurs. Son influence ne se limite pas uniquement par ses critères pécuniaires ou le nombre de vues sur Youtube, la percée de son fils, Rayad, le tout jeune du rap français gagnant du Music Awards de la catégorie masculine résume tout.   

Nassuf. M. Abdou

Avec « Où est le bonheur », une chanson interprétée lors de la première manche de la troisième édition de l’émission Nyora, Mkaliman a su relever le défi en se qualifiant en finale. Le 18 octobre prochain, à Marseille, le jeune artiste compte séduire le jury pour qu’il soit l’étoile de la musique comorienne de l’année 2023 après Fahid le bled’art et Kueena.

« En soi, j’ai une confiance de faire la différence, mon équipe qui m’accompagne et qui veut me marquer dans le monde musical croit aussi à ma prestation. Le succès d’un artiste réside dans une stratégie astucieuse pour attirer l’attention des auditeurs, je crois pouvoir être capable de donner une raison à mon public et conquérir encore une fois  les cœurs du  jury  lors de la finale à Marseille », a déclaré Mkaliman.

Passionné de la musique depuis son bas-âge, l’artiste Mkaliman s’est accroché à la troisième place sur les trois finalistes avec seulement 5,05/10 du public, et, en dépit des prestations éblouissantes de ses deux concurrentes, ce fils d’un guitariste promet d’exploser le compteur devant les projecteurs sur scène à Marseille. « J’ai une énorme surprise pour éveiller le public, mais je préfère la garder jusqu’au grand rendez-vous », promet-il.

L’un des trois meilleurs finalistes de cette 3eme édition, Mkaliman a salué l’accompagnement indéfectible que des figures de la musique comorienne lui apportent, notamment le célèbre artiste Maleesh, Lee-Nocent et le groupe Guiri Family. « Chaque jour, je me prépare pour m’adapter de plus en plus aux performances des artistes comoriens : Lee-Nossent, Malessh et le groupe Guiri Family. J’admire trop toutes les critiques constructives, car cela me permet chaque jour de faire un pas en avant », a-t-il indiqué.

Mkaliman s’est dit rassuré quant à l’honnêteté des jurys et aux efforts de l’agence Tartib engagée à donner l’opportunité aux jeunes artistes comoriens de briller sur la scène internationale. 

Nassuf.M.Abdou