ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Les autorités Mahoraises ont proposé une aide covid-19 à l’endroit des Mohéliens frappés par la covid-19. Le refus des autorités comoriennes inquiète Mansour Kamardine, député Mahorais. A travers une séquence vidéo publiée hier sur les réseaux sociaux, l’élu Mahorais est ému de la réponse du gouvernement comorien qui refuse l’aide « parce qu’elle provient de Mayotte. »

Le député républicain de Mayotte, Mansour Kamardine déplore la réponse du gouvernement comorien d’avoir refusé l’aide que Mayotte a proposé d’apporter au profit de l’ile de Mohéli frappée par la covid-19. « Je viens d’avouer ma grande déception parce que nous savons à travers une source autorisée que les autorités sanitaires de Mayotte ont proposé de l’aide aux autorités comoriennes pour Mohéli. Les autorités comoriennes ont refusé l’aide parce qu’elles ne veulent pas de l’aide en provenance de Mayotte. Elles proposent à ce que l’aide soit déposée à Anjouan par bateau à charge pour eux, de la distribuer et de l’acheminer éventuellement en grande Comore ou à Mohéli », a manifesté le député Mansour Kamardine.

Selon lui, certaines aides notamment les tests antigéniques en provenance de Mayotte pour venir en aide à la population sont mis en vente dans les commerces de l’île. « Il nous parait difficile de continuer à engraisser à un certain nombre des gens qui n’ont aucun sentiment ni aucune humanité à l’égard de la population en souffrance », a avancé le député Mahorais.

Bien que les autorités comoriennes ont refusé l’aide, mais le député républicain a mentionné que la porte des négociations est ouverte pour que les autorités comoriennes acceptent l’aide. « Les négociations sont en cours afin que les autorités comoriennes acceptent à ce que l’aide soit acheminée directement vers Mohéli, a défaut que l’aide puisse arriver entre les mains de l’ambassadrice de France aux Comores parce que ça sera une garantie supplémentaire que l’aide pourra arriver à Mohéli car c’est à Mohéli qu’il faut apporter l’aide en urgence », a-t-il précisé.

Kamal Saïd Abdou

 

Via une vidéo publiée sur l’antenne de Mayotte Première, hier,  le député républicain de Mayotte, Mansour Kamardine s’est dit déçu au sujet du refus de l’aide mahoraise au gouvernement comorien pour Mohéli. Le vice-président de l’Assemblée nationale, Mohamed Ahamada Baco juge ces propos haineux, déplacés et provocateurs à plusieurs égards. 

Les propos du député mahorais, Mansour Kamardine relayés dans l’antenne de Mayotte Première ont choqué le gouvernement comorien. Le vice-président de l’Assemblée nationale, Mohamed Ahamada Baco qualifie ces propos de « haineux, déplacés et provocateurs à plusieurs égards. » Puisque selon lui, Mayotte est comorienne, une partie du territoire national. « Nous ignorons que Mayotte, une partie de notre territoire national, quoi qu’administrée, de manière unilatérale par la France, et qui vit sous la coupe de la France, possédait des moyens de venir en aide à qui que ce soit, surtout à un pays souverain, qui a plusieurs partenaires au développement, tant sur le plan bilatéral que multilatéral », a déclaré le vice-président de l’Assemblée nationale.

Mohamed Ahamada Baco précise que Mayotte ne possède qu’une seule partenaire, la France. « Mayotte est une île comorienne qui aurait pu, à l’instar de ses îles sœurs, bénéficier de ces apports, n’eut été son statut qui lui ferme ces portes. C’est dire en un mot que notre île sœur Mayotte, fort malheureusement, n’a comme unique bailleur à son développement, que la France, la France, et rien que la France », a-t-il évoqué.

Mansour Kamardine a évoqué une mauvaise gestion des aides aux Comores notamment les tests antigéniques en provenance de Mayotte. Le vice-président a précisé que Kamardine n’est pas mieux placé à évaluer la bonne ou mauvaise gouvernance de ce que les Comores bénéficient. « En conséquence et au regard du statut actuel qui est celui de Mayotte, il ne lui revient pas d’évaluer la bonne ou mauvaise gouvernance de ce que les Comores bénéficient en terme de coopération internationale. C’est plutôt la France, considérée, à tort ou à raison, comme le premier partenaire des Comores », a-t-il répondu.

Abdoulandhum Ahamada

 

Ahmed Ali Amir, conseiller spécial du Président de la République en charge de la communication, parle ici du Covid à Mwali mais effleure aussi le bilan de l’année écoulée. Il nous assure que sur ce point que chaque ministre aura à faire son bilan devant la presse ce mois de janvier. Dans la gouvernance actuelle, le Chef de l’Etat privilégie le dialogue public-privé pour établir des passerelles pour une convergence sur les enjeux, dit-il. Interview.

Nous assistons ces derniers jours à une crise sanitaire majeure à Mwali. On a l’impression que la situation échappe aux autorités.

La crise sanitaire est là et le bilan n’est pas reluisant à Mwali. Le Président de la République a toujours privilégié l’anticipation et la prise des mesures préventives sur le cas de la Covid 19. La première vague, malgré la panique des premiers jours et la psychose générale, a été contenue grâce aux mesures barrières, l’interdiction de tout rassemblement, la mise en place des structures de prise en charge des malades, au protocole de traitement adopté, et à la fermeture rapide des frontières entre autres. Aujourd’hui, la flambée de la pandémie à Mwali, la virulence du virus a surpris plus d’un, démontrant que la vigilance est toujours de mise. 

Mais là-dessus aussi, le Président a fait le déplacement et tenu une réunion urgente à Mwali pour évaluer la situation. Il a justement demandé si l’ile n’avait pas besoin d’un renfort immédiat de médecins et d’infirmiers, de matériels et des forces supplémentaires de sécurité. Je pense comme le dit souvent Dr Sounhadj, que la lenteur de nos services et le manque d’anticipation tuent ce pays.

Mais ce jour-là, la Président s’est convenu avec le Gouverneur de l’ile de renforcer les mesures de protection de la population, décidant ensemble de confiner les Mohéliens, de fermer les établissements scolaires, d’interdire tout rassemblement etc… Une équipe de renfort a été dépêché à Mohéli et des lots de matériels et de médicament ont été envoyés par avion et par bateau.

Deux médecins testés positifs ont pris l’avion avec des hauts responsables de l’Etat.

Le Président avait envoyé une mission de haut niveau d’évaluation. Tous les passagers de cet avion ont été confinés, les deux responsables en question ont été suspendus par la ministre de la santé. L’acte est grave et irresponsable. Personne n’est au dessus des lois. Je félicite la ministre pour la promptitude et le courage de la décision.

Malgré tout la pandémie sévit gravement à Mwali. Qu’elle est la situation aujourd’hui.

Le denier communiqué rendu public, parle de 100 nouveaux cas de Covid-19, mais aussi de 58 nouveaux guéris, mais regrette 2 nouveaux décès du Covid. Nous comptabilisons 1150 cas de COVID -19 dont 147 cas importés, 18 décès et 860 guéris.

La situation est donc préoccupante à Mwali qui compte 145 cas actifs sur les  272 répertoriés au niveau national.

A mon niveau de responsabilité, nous tentons de coordonner les actions de communication. Parce que les groupes engagés sur ce terrain là travaillent en solo, chacun y va avec son plan et son financement propre. A Mwali des caravanes sont organisées par le ministère de la santé et l’OMS pour sensibiliser en permanence les populations sur les dangers de la pandémie, il y a aussi des reportages financés par le BIT qui sont diffusées sur Ortc pour rapporter les témoignages des personnes touchées et continuer à alerter la population et les familiariser sur les mesures barrières…  

A partir de demain, un point de presse sera tenu chaque jour à Mwali par le Directeur de la santé et le président du comité scientifique pour faire état de la situation, annoncer les nouvelles mesures et sensibiliser sur les attitudes à observer. Sur l’ile, les malades ne se rendent pas souvent dans les dispensaires dès la parution des premiers symptômes, fièvre, toux sèche ou fatigue. Le plus souvent, c’est  après les symptômes graves, difficultés à respirer ou essoufflement, douleurs au niveau de la poitrine ou la perte totale de motricité que les familles conduisent les malades à l’hôpital. Cette situation doit changer.

Que faire alors ?

C’est à ce niveau là, que les professionnels des communications et des relations publiques doivent jouer un rôle important, assurer une communication optimale. Ils doivent dans les ministères, les entreprises publiques et privées, les villes et villages, les places publiques, les lieux de prières et d’activités culturelles, aider les populations et les employés, à acquérir d’abord une bonne compréhension des risques réels encourus, acquérir les reflexes de protection. La Banque Centrale des Comores n’a pas attendu des consignes du gouvernement pour protéger ses employés et ses clients. C’est un exemple à suivre. Exemple à prendre aussi, l’appel de Mme Abbad Djoussouf de stopper les festivités du grand mariage à Moroni, appel accueilli à Moroni par la communauté.

Le souci premier et de communiquer sans arrêt en faisant preuve de transparence totale, car les leaders d’opinion ont parfois le même niveau d’information que les plus hauts responsables sur la Covid et son évolution dans le monde. Rien ne sert de mentir dans le monde d’aujourd’hui.

Je reconnais de graves défaillances au niveau de la couverture médiatique accordée au COVID-19, parce qu’aucun rond jusqu’ici n’a été mobilisé à cet effet. Frappée aussi par la crise sanitaire, la presse surtout indépendante  a besoin d’un soutien conséquent.  La presse consacre moins de 5% de leur espace au Covid 19, sauf si l’information relève du sensationnel. Malgré les formations soutenues par le Pnud, le plus souvent sur les fondamentaux  du journalisme, le manque de journalistes formés sur le sujet est également criant.

On note que depuis la flambée de la pandémie, l’Etat est complètement paralysé. Plus rien ne se fait.

Durant le mois de janvier, les ministres vont tenir des conférences de presse pour présenter leur bilan de l’année écoulée et les perspectives 2021. Il faudra vous préparer à les interpeller.

Mais je peux à titre indicatif, affirmer ici que la mobilisation des ressources de la Conférence des partenaires au développement est plus que satisfaisant, malgré la crise sanitaire mondiale qui a impacté les économies. Vous vous rappelez que 1,1 milliard d’Euros était déjà disponibles avant la conférence et correspond à des ressources budgétaires du gouvernement, des dons extérieurs et des emprunts. Le besoin de financement des projets présentés à la CPAD  représentait 3,5 milliards d’Euros alors que les annonces des partenaires à CPAD avoisinaient les 3,9 milliards d’euros. Au jour d’aujourd’hui, 421 millions d’euros sont déjà mobilisés pour financer les projets déjà engagés, un montant représentant près de 11% du montant total des annonces de la CPAD.  Mais quand on s’intéresse qu’aux élections, on ne s’informe pas assez ou pas du tout sur l‘essentiel, ce qui touche à la vie des populations.

Dans le domaine budgétaire, le ministre des finances a accordé des facilités fiscales pour soutenir les entreprises et malgré cela, il est parvenu à payer les salaires de l’Etat sans aides budgétaires et à assurer le fonctionnement de l’Etat sans aucune subvention.  Faut-il vous rappeler que le régime précédent a réglé six mois d’arriérés de salaires grâce à l’argent de la citoyenneté économique et construire des routes par la même voie ?

Dans le domaine des mobilisations spécifiques du ministère en charge de l’économie et de l’énergie, le Projet hôtelier du Galawa de 56 millions €, est en cours de finalisation. En matière d’énergie renouvelable, une centrale solaire de 6 MW à Ngazidja est déjà opérationnelle, quatre autres supplémentaires en Grande-comore seront lancés avec le concours de la même société « Innovent ».  A  Anjouan également une centrale est lancée (Vigor et Engie), trois autres sont prévues pour couvrir l’ile, un est prévue à Mohéli. Comme vous le voyez, les Comores deviendront sous peu, un pays à énergie propre. C’est un total de 277,35 millions € qui sont engagé.

Malgré tout cela l’économie tourne au ralenti. Les chiffres sont au rouge selon les spécialistes ?

Quels spécialistes et sur la base de quels chiffres ou de quelles sources. Selon la Banque centrale et le FMI, les activités économiques du pays se sont contractées au premier semestre de l’année écoulée, suite aux mesures prises par les autorités pour lutter contre la propagation de la Covid 19. La croissance économique est projetée à 0,9% en 2020 après 2% en 2019.

Il faut souligner qu’en dépit de la pandémie, les programmes d’investissements stratégiques du Gouvernement ont continué. Ainsi dans le secteur routier, le programme 2020 a été exécuté. A fin 2020, on comptabilise 270 km de nouvelles routes construites ou en cours de construction depuis 2016 sur l’ensemble des trois iles. Dans le secteur santé, la Construction du nouvel hôpital El Maarouf a atteint près de 20% de réalisation des travaux à fin 2020.  Nous sommes sur la bonne voie. Quand il s’agit de chiffres bien sûr. Pas des palabres.

Lors du discours des vœux, le Président a tendu la main, Or Mouigni continue de clamer le départ du Président.

Je tiens tout d’abord à souligner, que la main tendue du Président ne s’adresse pas à une personne, mais aux forces vives de la nation, aux personnalités de la société civile, toutes les formations politiques, au monde de l’entreprise, à la jeunesse surtout,  pour accompagner le gouvernement dans sa quête d’émergence. Dans la gouvernance actuelle, le Chef de l’Etat privilégie le dialogue public-privé pour établir des passerelles pour une convergence sur les enjeux, une implication dans les grandes décisions. Si des personnes pensent qu’ils ne sont pas concernés, on n’y peut rien! Cela n’empêchera pas le Chef de l’Etat de souhaiter à tous et à toutes des vœux de bonne et heureuse année.

Propos recueillis par S.A.C

 

Samedi dernier, le chef suprême de l’armée, le colonel Azali Assoumani s’est rendu au camp militaire de Kadaani pour les vœux des forces de défense et de sécurité pour l’année 2021. Une occasion d’assurer à l’armée que le gouvernement mettra tout en œuvre pour permettre aux forces de l’ordre, de prévenir et de réagir avec efficacité dans leur mission puisque, selon le chef de l’Etat, « vous incarnez la République et ses valeurs ».

Le président de la République, Azali Assoumani a renouvelé, en marge des vœux des forces de l’ordre, la reconnaissance et la gratitude de toute la nation aux forces de défense et de sécurité pour leur mission qu’elles accomplissent pour la protection des citoyens et de leurs biens. « Je m’adresse à vous en un moment où notre pays et le monde entier, sont confrontés à la plus grave crise sanitaire de l’histoire de l’humanité », a exprimé le chef de l’Etat. « La pandémie de la covid-19, précise-t-il, est survenue alors que le monde était déjà confronté, plus que le passé, à d’autres grands défis liés au climat, à l’environnement, à la criminalité et à la délinquance, sous toutes ses formes et à la déstabilisation des Etats et des sociétés. »

Le chef suprême de l’armée a salué l’action que les forces de l’ordre ont entreprise et l’engagement de l’AND, de la police nationale et de leurs composantes civiles, tout au long de l’année 2021. Les forces de défense et de sécurité sont adaptées au contexte sanitaire et sécuritaire. Et leurs actions ne se limitent pas seulement aux Comores. Puisqu’elles participent selon le chef de l’Etat, aux opérations du maintien de la paix menées sur le continent africain et dans la région, par l’East Africain Satnd-by Force (EASF).

Le chef de l’Etat a rendu hommage à l’investissement de l’armée qui honore les Comores en sa qualité de membre de l’Union Africaine. « Le maintien et le renforcement des liens entre l’armée et la nation, à travers des actions sociales, la culture de la confiance, entre vous et les citoyens, ainsi que le maintien de l’ordre, font partie de vos missions essentielles », a souligné le chef suprême de l’armée comorienne. Et lui de réitérer, « le maintien de l’ordre ne se limite plus au terrain traditionnel. Il inclut les nouveaux espaces, où se multiplient chaque jour, la cybercriminalité, les appels à la violence, à la haine et à la rébellion. »

Selon Azali Assoumani, la sécurisation des événements culturels, sportifs et festifs, la sécurité routière, la sécurité des personnes et des biens, les incendies ou les catastrophes naturelles sont autant de missions que les forces de défense et de sécurité assument au quotidien. Et comme elles incarnent la République et ses valeurs, elles doivent être, dit-il, irréprochables, justes, fortes et implacables aux yeux des concitoyens. « Pour cela, je voudrais vous assurer que le gouvernement mettra en œuvre, pour vous permettre de prévenir et de réagir avec efficacité et d’exercer vos missions au niveau national, international et régional, au service de notre nation, dans les meilleures conditions, pour soutenir avec efficacité la lutte contre le coronavirus, préserver la paix et assurer la sécurité dans notre cher pays », annonce le président de la République.

KDBA

 

Les membres du parti Crc ont dressé le bilan du parti au titre de l’année 2020. Au cours d’une conférence de presse tenue à Golden Tulip hier, Youssoufa Mohamed Ali alias Belou, secrétaire général du parti Crc s’est aligné au bilan du gouvernement pour la seule raison que le parti était toujours derrière les actions entreprises par le gouvernement.

Le parti Crc a la responsabilité de sensibiliser les actions qu’entretient le gouvernement, selon Youssoufa Mohamed Ali, secrétaire général du parti Crc. Il a rappelé que le chef de l’Etat a déjà dressé son bilan à l’occasion du message à la Nation. Ce que nous allons dresser ici aujourd’hui, disait-il, c’est le bilan organisationnel et politique du parti. « Nous avions deux principaux missions, notamment l’organisation des élections législatives, gubernatoriales et communales dans la paix et la sécurité. Nous avons participé aux élections et nous avons choisi les candidats valables », a déclaré le secrétaire général.

 Pour la deuxième mission, avance le secrétaire général, nous reconnaissons les travaux effectués à l’Assemblée nationale la semaine dernière. La volonté des parlementaires d’intégrer dans la loi des finances les avancements des fonctionnaires est salutaire. « Une première fois depuis 15 ans dans l’histoire de notre pays que la loi des finances a dégagé 14 milliards pour les investissements propres. Nous avons aussi notre part de contribution », a avancé le secrétaire général.

Sur le plan organisationnel, Belou a annoncé la fusion du parti Crc et le parti Radhi. « Nous sommes en discussion à ce que le parti revient dans son giron naturel pour un parti unique. Il y a des comités dont nous avons travaillé deux fois sur ce sujet », a-t-il souligné. Au sujet de G10 au sein de la mouvance présidentielle, le secrétaire général a tenu à préciser que cela « renforce la démocratie et ne pose aucun problème ». « Notre pacte tend à accompagner les orientations du chef de l’Etat et ils se disent que c’est aussi leur vision », a conclu Youssoufa Mohamed Ali.

Kamal Saïd Abdou

L’Union des Comores a rompu ses relations diplomatiques avec le Qatar après que ce dernier est entré en conflit avec le royaume saoudien. Doha a mis fin à tous ses projets aux Comores et a plié bagages. Quel avenir diplomatique pour les Comores suite à la réconciliation de ce deux pays du Golfe ? Commentaire.

La réconciliation entre Riyad et Doha fait-elle l’unité du Golfe ? L’année 2021 s’annonce meilleure au niveau diplomatique dans le Golfe. Le Qatar et l’Arabie Saoudite se sont réconciliés et mettent fin à leur crise. La nouvelle est tombée le lundi dernier. Un accord est signé et met fin à la plus grave crise diplomatique du Golfe. Et c’est le ministre koweitien des affaires étrangères qui a annoncé cet accord. L’accord signé permet l’ouverture des voies aériennes, maritimes et terrestres entre le Qatar et l’Arabie Saoudite après plus de trois ans de conflit diplomatique.

Plusieurs pays ont rompu les relations avec le Qatar dont les Comores. Le divorce entre Moroni et Doha a surpris plus d’un. Et c’était en 2017. Le « petit émirati » a mis fin à ses projets en Union des Comores depuis que Moroni a rompu ses relations. Le Qatar avait accompagné le pays dans son développement socioéconomique. Il a soutenu le pays dans les domaines sanitaire, éducatif, agricole … Avec la réconciliation de l’Arabie Saoudite et le Qatar, les Comores noueront-elles de nouvelles relations diplomatiques avec le Qatar ? Pourquoi les Comores mettront fin à sa crise diplomatique avec le Qatar ?

D’autres pays se sont alignés derrière l’Arabie Saoudite et ils se sont opposés contre une crise diplomatique avec le Qatar. La France a misé pour le dialogue entre les deux pays du Golfe afin qu’une solution soit retrouvée. De cette crise diplomatique du Golfe, les Comores a penché sur la décision du royaume saoudien. Une année après le divorce diplomatique entre les Comores et l’Iran signé par l’ancien président Ikililou. Quant au divorce Qatar-Moroni, il est signé par le gouvernement Azali, en 2017.

Le royaume saoudien interpellera-t-il les Comores ?  Riyad bougera-t-il les lignes pour un nouveau mariage Qatar-Comores ? Si les relations diplomatiques entre Moroni et Doha se sont rompues, c’est à cause du royaume saoudien. Moroni est-elle sous les ordres de l’Arabie Saoudite ? Personne n’en doute. Quatre ans de divorce diplomatique Moroni-Doha orchestrée par le royaume saoudien. Quatre ans de crise diplomatique Moroni-Doha. Vers une nouvelle ère ?  

Les Comores avaient entretenu des bonnes relations diplomatiques avec le Qatar et ce pays du Golfe a réalisé plusieurs projets très conséquents en Union des Comores. Personne n’osera rejeter les efforts consentis par le Qatar aux Comores. 

Pour rappel, la rupture entre le Qatar et ses pays voisins n’est rien d’autre que des enjeux stratégiques dont la rivalité de l’Arabie Saoudite et l’Iran, la guerre au Yémen et en Libye et le soutien financier au régime égyptien.

 

KDBA

La coordination et les cellules du parti Crc d’Itsandra Sud ont décidé de radier le ministre de la justice, Mohamed Houssein Djamalillaili du parti Crc. La cause en est qu’il a attribué les postes aux membres de sa famille. Quel gâchis !

La coordination et les cellules du parti Crc de la sous-région d’Itsandra ont décidé de radier le ministre de la justice et les siens au sein du parti Crc. « Après constatations et consultations de la coordination et les cellules d’Itsandra Sud, le ministre de la justice et les membres de sa famille nommés sont radiés du parti Crc puisque le parti Crc n’a rien bénéficié. C’est une structure du parti Crc, les nominations ne sont pas comme un « champ d’héritage. Le ministre doit respecter le parti Crc », a interpellé Chami Mohamed Idi.

Nommé ministre de la justice en 2018, Mohamed Houssein Djamalillaili a adhéré au parti Crc. Selon le secrétaire du parti Crc d’Itsandra Sud, le ministre de la justice ne tient pas compte de son parti, il lutte pour ses intérêts personnels en nommant uniquement des membres de sa famille « Djamalillaili ». « Après sa nomination en 2018, Mohamed Houssein Djamalillaili a consulté la coordination d’Itsandra Sud pour former son cabinet ministériel puisqu’il reconnait son parti Crc. Mais, au fil du temps, il ne tient pas compte de son parti. Il vient de nommer des membres de sa famille (ses cousins et son gendre) notamment, le directeur général des affaires islamiques, Sagaf Charif Djamalillaili, le directeur de la fonction publique, Idaroussi Saïd Houssein Djamalillaili, attaché à la présidence (au muftorat), Elfatihi Djamalillaili, et son gendre, Omar Chayhane Djamalillaili. Ces noms cités ne sont que des membres de sa famille », a expliqué le secrétaire du parti Crc d’Itsandra Sud, Chami Mohamed Idi.

Abdoulandhum Ahamada

 

Une cérémonie de présentation des vœux du nouvel an a eu lieu hier à Beit Salam. Le président de la République a reçu entre autres, les ministres, les directeurs généraux, les hommes des blouses noires, la société civile. Lors de son discours, le chef de l’Etat a rappelé que chacun a une responsabilité et qu’il serait mieux pour les ministres de travailler sur terrain pour sensibiliser les comoriens.

Les ministres en compagnie des directeurs généraux des sociétés d’Etat ont présentés leurs meilleurs vœux au chef de l’Etat. On note également les vœux de la société civile, des avocats… Alors que 2020 est marquée par la pandémie liée au coronavirus, le chef de l’Etat n’a pas manqué de souligner les efforts entretenus dans la riposte de la crise.

Le chef de l’Etat a insisté sur les responsabilités qui lui reviennent avec son gouvernement et son cabinet. Il a préconisé le travail d’équipe. « Le régime est présidentiel alors les ministres sont soumis directement à mes responsabilités, comme les conseillers », a souligné le président.

En outre, Azali Assoumani s’est félicité des actions déjà entretenues pour l’année dernière. « Nous prions à ce qu’on ne déçoit pas les comoriens sur les autres projets en cours. Nous souhaitons les accomplir avec joie et pleine santé », a-t-il souhaité.

Il a rappelé que ceux qui dénoncent la dictature aujourd’hui, ce sont ses ministres d’hier lorsque il avait pris le pouvoir par la force. Et d’ajouter que ces mêmes personnes ont participé aux élections de 2019 et ont perdu. « Maintenant ils viennent nous chanter dictature. Pendant 4 ans avec eux, il n’y avait pas de dictature et maintenant qu’ils ne sont pas au pouvoir, ils parlent de dictature », a tonné le président Azali.

« La seule richesse que nous disposons est la paix. Les comoriens n’accepteront pas d’être manipulés », a-t-il rassuré. Reconnaissant les problèmes énergétiques de ces derniers temps, le président indique que le directeur de la Sonelec a « une obligation de résultats. »

Kamal Saïd Abdou

Xi Jinping, Président de la République populaire de Chine s’est adressé, jeudi dernier, à la Nation chinoise depuis Beijing. Un discours à travers lequel Xi Jinping a insisté sur la crise sanitaire et rappelant que les moments périlleux mettent en valeur le courage et l’héroïsme, les meilleurs résultats ne s’obtiennent qu’avec de grands efforts.

La gestion de la covid-19, le courage effectué par le personnel, les aides-soignants et les volontaires sont entre autres les mots exprimés par Xi Jinping, président de la république populaire chinois, lors de son discours de fin d’année. « 2020 a été une année toute particulière. Au moment où l’épidémie du nouveau coronavirus a éclaté, c’est avec solidarité et fraternité que nous y avons répondu, en donnant la priorité au peuple et à la vie », a déclaré le président chinois. « Nous avons partagé les moments les plus difficiles, sans craindre de nous sacrifier, en prêtant main forte à ceux qui en avaient besoin. Le personnel médical et soignant, les soldats, les scientifiques et travailleurs sociaux, les volontaires, les ouvriers, les personnes âgées, les jeunes, même la génération Z, d’innombrables personnes ont répondu au péril de leur vie à l’appel du devoir, pour protéger leurs compatriotes », a-t-il ajouté.

Selon lui, la Chine a su gérer les conséquences de la pandémie et obtenu d’importants succès en termes socio-économiques. « Les objectifs fixés dans le 13e Plan quinquennal ont été atteints, la feuille de route a été donnée pour la période du 14e Plan quinquennal. Nous accélérons la cadence pour insuffler une nouvelle dynamique de développement, et atteindre nos objectifs dans l’optique d’un développement de qualité. La Chine a été la première des grandes économies au monde à avoir enregistré une croissance, notre PIB pourrait atteindre 100 000 milliards de yuans en 2020 », a indiqué Xi Jinping.

Kamal Saïd Abdou

Après un long silence occasionné par les troubles politiques, le président du conseil national de transition, Mouigni Baraka Saïd Soilihi s’est adressé à la nation, jeudi dernier, à l’occasion du nouvel an, au cours duquel, il a fait le bilan de l’année écoulée. Selon lui, 2020 est marquée par des troubles politiques, secouée par la pandémie, une économie en berne et une crise énergétique sans précédente.

Le président du conseil national de transition (CNT) a fait le bilan qu’il a jugé catastrophique et désastreux pour l’année 2020. Sur le volet politique, le président du CNT a cité « le coup d’état électoral du 24 mars 2019 » dont plusieurs dirigeants issus de l’opposition se trouvent à l’extérieur. « Le 6 juillet dernier fut marqué par un assaut militaire dans la ville de Ntsoudjini qui a dispersé, traumatisé et persécuté des citoyens qui s’apprêtaient tout simplement à célébrer la fête de l’indépendance dans la paix et la joie. Ma vie comme celle de mes compatriotes fut en danger», a souligné le président du CNT. « Sur les ordres du régime, la ville fut prise en otage, martyrisée, encerclée pendant 3 jours. Le bilan compte, citoyen traumatisé, exilé et blessé sans compter les dégâts matériels dont des mosquées vandalisées et les grands cimetières où reposent les grandes figures religieuses du pays transformés en lieu de jouissance et de consommation d’alcool », a-t-il ajouté.

Selon le président du CNT, le pays est dirigé, actuellement, sans loi ni institution démocratique issue de la volonté populaire. Sur le plan économique, Mouigni Baraka Saïd Soilihi a mentionné l’augmentation de la pauvreté et le chômage des jeunes qui a atteint un niveau vertigineux sans pour autant mettre à l’écart les sociétés d’Etat qui, par la crise sanitaire, leurs situations sont inquiétantes. « Les sociétés d’Etat sont en faillites. Le taux de croissance est sous la barre de 0% », a-t-il indiqué. « Le manque d’eau et d’électricité, disait-il, fragilise toute l’économie ».

Kamal Saïd Abdou