ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Alors que la constitution de 2018 donne le pouvoir à l’actuel président jusqu’à 2024, le front commun des forces vives contre la dictature compte barrer la route au président Azali. Cette plateforme regroupant un plus grand nombre de partis de l’opposition fait appel à la population de resserrer les rangs pour mettre fin à la dictature.

Le front commun des forces vives contre la dictature compte remettre la pendule à l’heure. Après avoir établi un bilan accablant de 5 années de règne marqué par des tortures, exécution forcée  et emprisonnements, le front commun des forces vives contre la dictature se solidarise. Dans un communiqué publié hier à la suite d’une conférence de presse,  la direction du front commun est plus déterminé et fait appel « aux démocrates, tous ceux qui chérissent ce pays, ceux qui sont attachés aux grandes valeurs de liberté, de démocratie et de progrès à resserrer les rangs, à organiser dans les villes et villages, la riposte qui s’impose contre la dictature », lit-on dans le communiqué. 

Pour le front commun des forces vives contre la dictature, le pays est pris en otage. Le seul moyen est de «  déclencher partout les formes d’actions démocratiques dans l’objectif de libérer définitivement les Comores de la dictature sanguinaire et obscurantisme d’Assoumani Azali », ajoute le communiqué. Mohamed Ali Soilih alias Mamadou, président de l’Updc, actuellement en résidence surveillée depuis presque un an est désigné leader du front avec comme secrétaire général Ahmed Hassane El-Barwane

Autant que les fervents du régime parlent d’un referendum constitutionnel, le  front commun des forces vives contre la dictature qui s’appuie sur les accords de Fomboni de 2001, lesquels établis une présidence tournante entre les îles pour une durée de 5 ans. En étroite collaboration avec le conseil national de transition, le front commun des forces vives contre la dictature réclame la tournante de l’ile d’Anjouan le 26 mai 2021 et celle de Mohéli en 2026.

Kamal Saïd Abdou

Hier mardi, le front commun des forces vives contre la dictature a tenu une conférence de presse pour dénoncer les actes « barbares » qui se produisent au pays dont « l’assassinat » du major Bapale. Selon les conférenciers, le regretté aurait dû être traduit devant le procureur de la République.

L’opposition dénonce haut et fort « l’assassinat » du major Hakim. « Major Hakim alias Bapale était un patriote qui a servi la nation durant des années. Etant retraité lors de son arrestation, il n’avait rien à faire dans un camp militaire, il aurait dû être traduit devant le procureur de la République’ », a avancé le secrétaire exécutif du front commun, Ahmed Barwane. De « la colère et de l’amertume », le gouvernement du président de la République est ressenti vu l’indexation du Mufti, du procureur, et de ses ministres.

Le front commun a rappelé les emprisonnements arbitraires et sans jugement de certaines personnalités et ce depuis des mois par le gouvernement en place. Il appelle ainsi à faire la lumière sur les actes de « barrisme » enregistrés depuis peu dans l’ensemble des îles des Comores et appelle aussi la population à se défendre contre le pouvoir « dictatorial » du locataire de Beit Salam.

Pour Razida, la fin du pouvoir a sonné et il sortira à genoux à Beit Salam. Il a revenu sur la mort du major Bapale et appelle à être solidaire contre les oppresseurs. Sur ce, le front commun présente ses condoléances à la famille du défunt en appelant à une enquête approfondie.

Ahmed Zaidou (stagiaire)

Mhoudini Sitti Farouata, gouverneure de l’ile de Ngazidja a reçu hier au palais de  Mdrodjuu, Julia Jacob, chef de la section politique de l’ambassade des Etats Unis en Union des Comores avec résidence à Madagascar. L’émancipation de la femme comorienne  et sa place dans la scène politique ont été au menu. Selon le gouvernorat de Ngazidja, cette politique reste parmi les priorités du chef de l’Etat.

Le gouvernorat de Ngazidja multiplie les rencontres pour promouvoir la politique initiée par le chef de l’Etat. Engagée depuis au commissariat au genre à promouvoir la femme comorienne, la gouverneure de Ngazidja continue dans élan. Dans sa rencontre avec Mme Julia Jacob, les échangées sont axées sur l’émancipation de la femme, sa place prépondérante sur la scène politique et la situation sur l’éducation des filles aux Comores.

Selon la gouverneure, une des conjonctures favorisées par le chef de l’Etat qui a fait de la parité une exigence politique pour asseoir une vraie démocratie. « Des femmes sont élues députés au sein de l’Assemblée nationale, d’autres devenues des maires dans les communes. Une première dans un pays fortement enraciné dans les traditions », a souligné la gouverneure de Ngazidja.

Les Comores ont lancé officiellement la campagne de vaccination depuis samedi dernier. Une occasion pour la gouverneure de Ngazidja d’en parler. Aussitôt qu’une femme est devenue première vice-présidente issue de la diversité, Mhoudini Sitti Farouata se jubile de cette victoire de la femme en adressant ses félicitations à Kamala Harris. Julia Jacob, chef de la section politique de l’ambassade des Etats Unis avec résidence à Madagascar a tenu à présenter les salutations de l’ambassadeur des Etats-Unis à l’endroit de la gouverneure de Ngazidja.

Kamal Saïd Abdou

Une cérémonie d’inauguration d’un bureau de la coopération internationale a eu lieu, jeudi dernier à Moroni. Le ministère des affaires étrangères a procédé à une signature d’accord avec le PNUD dans le cadre de cette coopération internationale. Selon le ministre des affaires étrangères, Dhoihir Dhoulkamal, cette agence de coopération permet à faciliter les échanges avec les pays Sud-sud et les partenaires avec les Comores.

Le ministre des affaires étrangères avec le PNUD Comores ont inauguré, jeudi 8 mars, un bureau de coopération international à Moroni. Une manière de faciliter les échanges avec les pays amis et les pays Sud-Sud. « Nous voulons que cette agence soit une manière de faciliter les échanges entre les pays voisins et les pays Sud-Sud. Nous voulons que cette coopération soit inclusive qui entre dans le cadre des ambitions de nos partenaires bi et multilatéraux. Nous reconnaissons le soutien multiforme du PNUD et le SNU en Union des Comores. Cette agence doit avoir des hommes dynamiques et talentueux. Nous devons signer un accord avec le PNUD pour soutenir fermement cette agence de coopération internationale. C’est une manière de faciliter le suivi et évaluation des projets relatifs à la coopération internationale », a indiqué le ministre des affaires étrangères, Dhoihir Dhoulkamal.

Le chef de la diplomatie comorienne a précisé que l’ouverture de cette agence jouera un rôle de facilitation des activités des jeunes comoriens en termes de projets, de coopération internationale, entre autres. « Cette agence permet de faciliter les relations et le suivi des coopérations avec les pays amis. C’est également une occasion d’insérer les jeunes comoriens dans le développement socioéconomique. Alors, les jeunes peuvent s’adresser devant cette agence pour demander plus de détails sur les coopérations signées avec les pays étrangers, de demande des guides des projets, entre autres. C’est en quelque sorte une opportunité pour les jeunes à s’aligner aux objectifs du PCE », a-t-il indiqué.

Abdoulandhum Ahamada

Le président de la jeunesse force de la République, Yasser Ali Assoumani ne s’affaiblit pas à défendre la politique de l’émergence prônée par Azali Assoumani. Une émergence, qui, selon le patron de l’Adc, se réalise et est une réalité. Dans cet entretien, Yasser Ali Assoumani glorifie le régime Azali depuis son premier mandat jusqu’à nos jours.

« Depuis son accession au pouvoir pour la première fois en 1999, notre pays a commencé à rompre avec le cycle des échecs. Pour Yasser  Ali  Assoumani, tout à commencer avec l’interposition de l’armée pour éviter à notre pays un génocide qui ne dit pas son nom. Un changement de régime qui n’a pas versé une goutte de sang, c’est une première dans l’histoire comptemporaine.  Et puis c’est l’adhésion aussitôt par la communauté internationale », a rappelé Yasser Ali Assoumani. Ça aussi est une première dans l’histoire parce que tous les changements de régimes opérés en Afrique dans la foulée de l’année 1999 ont été échoués et coûtés la vie aux dirigeants qu’ils les ont menés. En tout et pour tout il en a eu quatre  en Afrique en  1999. Outre celui des Comores, citons les cas du  colonel Daouda Mallam wanke du Niger, le général Robert Guei de Côte d’ivoire,  le colonel  Ansumane Mane  de Guinée Bissau. Tous ces trois derniers leaders ont perdu à la fois la vie et le pouvoir. « C’est ainsi dire que le colonel Azali est né avec la Baraka », dixit le patron de l’Adc.  

Quel bilan pour Azali I !

Après le quitus international l’homme politique Azali a sollicité le suffrage des Comoriens en 2002 pour se porter à la tête de l’état en qualité de président de la république. « Ses premières actions  se révèlent sur le front de la préservation et la cohésion de l’unité nationale. Ainsi, après avoir battu en brèche les velléités séparatistes, il est devenu de faite le père de la réconciliation nationale après 3 ans du séparatisme de l’île d’Anjouan. Il a été aussi le promoteur du téléphone mobile en 2002 acquis sur des efforts financiers propres. En 2005 il implanta notre fanion dans le cercle fermé de la faîtière sportive la Fifa. Avant de conclure ce chapitre d’innovation et de modernisation de notre pays il y va de mentionner à juste titre qu’il a offert et ce, pour la première fois un centre universitaire acquis également sur le registre des efforts financiers propres en sollicitant l’engagement de tout un peuple. Faut il le rappeler qu’avant la fin de son mandat le président Azali Assoumani a souscrit notre pays au programme de pays pauvres très endettés le fameux Ppte. Un programme négocié avec les institutions financières internationales », énumère-t-il.

Un come-back réussi

 Après dix ans de traversée de désert le président Azali est revenu aux affaires en 2016 après avoir obtenu haut la main l’onction du peuple comorien. « Depuis, notre pays a pris non seulement de la hauteur mais aussi de l’embellie avec des résultats hauts en couleurs. Une reconnaissance internationale tangible pour un pays où il y a si peu, figurait dans le palmarès des endroits infréquentables dont le cadre de vie fait fuir bon nombre des visiteurs », confie Yasser Ali Assoumani. « Aujourd’hui, poursuit-il, on estime qu’on est loin de cette image balafrée. La preuve, c’est l’engouement manifesté par les partenaires au développement de notre pays qui n’ont pas lésiné sur les moyens lors de la CPAD tenue en décembre 2019 en vue d’accompagner les Comores sur la voie de l’émergence à l’horizon 2030. »

 

Des réformes pour l’émergence

Pour lui, après avoir mis le cap sur un programme de réformes structurelles  organisationnelles et administratives bien rodées, notre pays a rompu les amarres avec le cycle infernal des arriérés des salaires en maîtrisant les dépenses publiques. Ce qui a permis de redorer notre blason au point que les Comores soient hissées dans les rangs des pays à revenus intermédiaires par la Banque Mondiale. Ce qui est en effet une première dans le cadre des acquis. « Dans cette collecte des moissons, saluons la certification sanitaire attribuée à l’aéroport International Moroni Prince Said Ibrahim  AIMPSI dans le cadre de la gestion de la covid-19  qui, on l’espère avec acuité accrue, ça peut constituer un prélude à la certification sécuritaire de notre aéroport international. Puisqu’on parle de la plateforme aéroportuaire il est bon aloi de mentionner l’extension de l’aérogare suivi de l’adhésion des Comores à l’Asecna le 23 Septembre 2003. Au niveau sanitaire, la construction de l’hôpital de référence et universitaire d’El-Maarouf. A l’affiche de ce tableau de réussite nous avons franchi un pas de géant en s’ouvrant à l’international.  C’est ainsi qu’une de nos compatriotes a été élue présidente du football féminin. Mme Kanizat Ibrahim est nommée dans la foulée Vice-présidente de la CAF. Peu de temps après une grande et bonne nouvelle est tombée dans l’escarcelle des Comores. Le président de la République à l’issue de la 34ème Sommet de chefs d’Etats et de gouvernements de l’UA a été nommé Vice-président de l’exécutif de l’organisation panafricaine. Une première encore dans l’histoire de notre pays. Cerise sur le gâteau la qualification de l’équipe nationale les Cœlacanthes à la prochaine Can 2022 à Yaoundé au  Cameroun. Comme disait l’adage il n’y a jamais deux sans trois. Et là nous venons d’apprendre que notre argentier Said Ali Said Chayhani vient d’être nommé président du groupe Afrique 2 par les institutions de Bretenwoods.  Bref même si beaucoup reste à faire mais on peut d’ores et déjà dire qu’avec le président Azali le pari de l’émergence à l’horizon 2030 est gagnable. Azali, une chance pour les Comores », a-t-il manifesté.

KDBA

Alors que le pays traverse une crise socio-politique sans précédent, le parti Ulezi se bat pour un dialogue national. Le leader du parti, Said Hamidou Alloui et le premier secrétaire, Natuk Mohamed Mouzaoir ambitionnent à en finir avec la crise politique aux Comores en réunissant les politiques, la société civile et les organismes internationaux pour le devenir de notre pays.

Selon le parti Ulezi, « l’heure est au bilan. » Depuis les présidentielles de 2019, le pays traverse un climat délétère. « Le pays est pris en otage par Azali Assoumani et l’opposition a tenté de libérer le pays, en vin. Le pays risque de s’éclater ou se diviser à partir du 26 mai 2021. C’est la raison pour laquelle, le parti Ulezi exige et exhorte à un nouveau dialogue inter comorien pour la réconciliation nationale. Il est temps de sauver notre pays. Mieux vaut prévenir que guérir. Nous ne pouvons pas attendre le 26 mai pour trouver les solutions. Nous devons se mettre face à face, opposition et pouvoir sous la supervision de la communauté internationale, de l’Union Africaine et nos partenaires au développement pour mettre fin à la crise socio-politique des Comores installée depuis la mise en œuvre de la nouvelle constitution », a expliqué Natuk Mohamed Mouzaoir, premier secrétaire du parti Ulezi.

Le premier secrétaire du parti Ulezi a rappelé qu’un dialogue inter comorien avait eu lieu à Retaj en présence de M. Lamamra de l’organisation panafricaine mais, dit-il, le chef de l’Etat n’a pas respecté les recommandations assorties et les mesures d’apaisements. « Cette fois, nous appelons les comoriens de la diaspora et les locaux à y participer pour les prendre à témoin. Cela permettra à mettre en œuvre les recommandations. Si Azali ne respecte pas les décisions qui seront prises, c’est une super trahison », avance-t-il.

De son côté, Said Hamidou Allaoui, candidat malheureux aux présidentielles de 2016 sous les couleurs d’Ulezi laisse entendre que parmi les résultats attendus de ce dialogue national, l’éducation, la santé, le bien-être des comoriens. « Nous luttons pour l’intérêt général et non à des intérêts personnels. Nous ne demandons pas des postes ministériels. Le dialogue inter comorien aura des préalables », soutient-il. Selon Ulezi, la réussite du dialogue « est une victoire pour notre pays. »

KDBA

Alors qu’un débat politique a été prévu dimanche dernier sur Comores infos et Rtmc entre les Azalistes et les opposants, il n’est pas eu lieu comme prévu. A la veille du débat, le vice-président du Cnt a annulé la participation de Tocha Djohar et M. Chance. Bien que ces derniers se sont présentés à la dernière minute sans les Azalistes.

Ce n’est pas la première fois que les membres de l’opposition fuient un débat politique. Après celui du Dr Jimmy, c’est le tour de Tocha Djohar. A la grande surprise, le samedi 03 avril alors que le débat est prévu le 04 avril, un communiqué est publié pour annuler la participation des opposants du régime. « L’heure est à la mobilisation pour une transition apaisée aux Comores le 26 mai 2021. Le Cnt regrette de devoir annuler la participation du député Tocha Djohar et M. Chance a un débat avec les représentants du colonel Azali Assoumani », lit-on sur le communiqué.

L’opposition fuit le débat. Fakihi Mradabi fait-il peur à l’opposition ? En tout cas le débat a eu lieu malgré… Il a eu lieu sans les Azalistes. « On nous a invités à un débat contre l’opposition. Mais nous avons appris que le vice-président du Cnt a signé un communiqué pour annuler la participation des membres de l’opposition », a témoigné le vice-président du Rddc, Fakihi Mradabi.

Toutefois, Tocha Djohar aurait décidé de participer. Il aurait eu le soutien des ténors de l’opposition aux Comores. L’opposition est-elle unie ? « Comment comprendre que le vice-président du Cnt signe un communiqué et des membres de l’opposition ne le respectent pas. Ce qui signifie que l’opposition a échoué et divisé », dit-il.

Le vice-président du mouvement Rddc appelle donc les comoriens à ne pas confier l’opposition puisqu’elle n’est pas unie. Il lance un appel pour accompagner la politique du développement pour l’émergence 2030.

KDBA

 

Commentaire. A peine deux mois que le gouverneur de l’ile d’Anjouan est à l’extérieur suite à la covid-19. Autant qu’aucun communiqué officiel ne soit pas publié par le gouvernorat d’Anjouan sur l’état de santé du gouverneur, le doute plane. Le gouverneur d’Anjouan présenterait-il un danger pour le gouvernement ? Ou simplement il serait mis hors circuit suite à son discours sur l’ancien président Sambi ?

Le gouverneur de l’ile d’Anjouan s’est déclaré positif au coronavirus. Quelques jours après sa déclaration, Anissi Chamsidine s’est évacué à bord d’un avion médicalisé pour des soins médicaux à Nairobi. Deux mois déjà  à l’étranger sans nouvelle. Le silence du gouvernorat d’Anjouan et le gouvernement de l’Union sur l’état de santé du gouverneur est inquiétant.

Aucun communiqué officiel ne soit  publié par le service de communication de Dar Nadjah ni celui de Beit Salam. La dernière information à son état de santé date du 26 février dernier laquelle le service de communication fait mention brève et sans détail de l’évolution de l’état de santé du locataire de Dar Nadjah. « Le gouvernorat d’Anjouan informe la population que l’état de santé du gouverneur de l’ile autonome d’Anjouan, Anissi Chamsidine s’améliore du jour en jour », a-t-on lu dans la page Facebook du gouvernorat d’Anjouan.

Mais cela ne semblerait pas clair aux yeux de la population quant au climat politique actuel et sur son discours au sujet de la détention de l’ancien président Sambi lequel il a fait appel au président de la République à faire preuve de bonne foi sur le dossier. « Je pense que notre justice n’est pas failli sur ce dossier mais j’espère que le président de la République, chef de la magistrature suprême trouvera une solution », avait-il déclaré. Des questions tournent autour de son absence, Anissi Chamsidine présenterait-il un réel danger pour le gouvernement pendant  que les Anjouanais réclament la tournante en 2021 ?

Kamal Saïd Abdou

Alors que l’Assemblée nationale se réunit de plein droit en deux sessions ordinaires par an dont la durée ne peut excéder six mois, la première session parlementaire ordinaire de l’année est ouverte le vendredi 02 avril dernier. Dans son discours d’ouverture, le président de l’Assemblée, Moustadroine Abdou appelle les élus de la nation à soumettre des propositions de lois.

« Le calendrier des sessions est fixé selon les modalités déterminés par le règlement intérieur de l’Assemblée de l’Union. Et selon l’article 28 du règlement intérieur, « le première session s’ouvre le 1er vendredi du mois d’avril », a déclaré le président de l’Assemblée de l’Union. Ce dernier a rappelé que lors des deux précédentes sessions ordinaires, 46 projets de lois avaient été déposés par le gouvernement dont 11 lors de la première et 35 pour la seconde. « Au total, 38 d’entre eux ont été adoptés et 8 n’ont pas été examinés pour vice de forme », a indiqué Moustadroine Abdou.

Et lui d’avancer, « près de 80% des textes ont été déposés pour la seconde session. Les 2/3 d’entre eux l’ont été aux mois de novembre et décembre. Avec un agenda aussi chargé, vous vous en doutez bien, les membres des commissions permanentes ont dû travailler sous pression, à un rythme très soutenu, jusqu’à la dernière minute de clôture des travaux de ladite session. »

Mais aucune proposition de lois n’était venue des élus de la nation. Inquiétude ? « J’en appelle donc à l’esprit d’initiative des honorables députés, à l’occasion de cette nouvelle session pour qu’ils soumettent des propositions dans le sens du renforcement du dispositif législatif du pays », lance le président de l’Assemblée.

Concernant le mois de Ramadan, le président de l’Assemblée de l’Union est convaincu que les députés devront prendre des mesures d’adaptation nécessaire au niveau familial et social afin qu’ils soient pleinement disponibles pour remplir leurs obligations religieuses et parlementaires.

Nassuf. M. Abdou

Alors qu’il a quitté les Comores pour assister aux obsèques du feu président de la République unie de Tanzanie, John Magufuli, le chef de l’Etat comorien, Azali Assoumani a adressé ses condoléances à la nouvelle dirigeante de la Tanzanie et a rendu un hommage à Magufuli.

Devant une foule immense réunissant des autorités tanzaniennes, à l’occasion des obsèques nationales du regretté John Magufuli décédé la semaine dernière, le président de l’Union des Comores a adressé ses condoléances à la nouvelle présidente de la République unie de Tanzanie, au gouvernement et peuple tanzanien mais aussi à la famille de Magufuli. Selon le chef de l’Etat comorien, la disparition du président Magufuli, est une douloureuse et immense perte pour l’Afrique, pour le monde entier et plus particulièrement, pour l’Union des Comores. « L’Union des Comores est en deuil car la Tanzanie et les Comores sont unies par le sang, par l’histoire ; par la géographie, par la culture et par un contexte socioéconomique commun », a déclaré Azali Assoumani.

De cette occasion, le président des Comores a rendu un vibrant hommage à Magufuli qui a réussi à entretenir les liens de solidarités, de coopération et les liens séculaires entre les deux pays. « Je rends un hommage mérité à ce grand Homme d’Etat dont la générosité, l’humilité, l’empathie, le patriotisme et le sérieux étaient reconnus de tous. L’Afrique et le reste du monde perdent un grand Homme qui a défendu sans relâche, l’indépendance du continent, la dignité de ses peuples et qui a fait du multilatéralisme et de la protection des intérêts socio-économiques du continent africain, un leitmotiv », a exprimé le président Azali Assoumani.

Et d’ajouter, « nous sommes de tout cœur avec le peuple frère de Tanzanie qui pleure un patriote et un visionnaire qui a marqué son pays, par son dynamisme, sa lutte acharnée contre la corruption et la pauvreté ainsi que par son engagement en faveur de la réalisation de grands chantiers de développement. »

KDBA