ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Le président de l’alliance nationale des libéraux pour les Comores (ANC), Mahamoud Ali Mohamed, a, hier mercredi, tenu un point de presse à Moroni. Après des années de silence, il lance un cri de détresse face à la mauvaise gouvernance des Comores. Le président de l’Anc propose donc, à Azali, un « dialogue républicain salvateur ».  

À 3 jours de l’investiture du nouveau mandat du président Azali, Mahamoud Ali Mohamed, président de l’Anc, a fait une sortie médiatique. Sa déclaration est axée sur la mauvaise gouvernance du pays, le manque de responsabilités pour défendre les droits du peuple, entre autres. « Le président Azali a passé les huit dernières années à démolir les fondements de la démocratie comorienne par une politique egocentrique, clientéliste et autocratique », a-t-il dénoncé. « Durant le règne du président Azali, le sang a trop coulé dans un pays qui respecte si fortement la vie. Des jeunes enfants et des militaires ont été tués par balles, sans aucune forme de procès », a-t-il ajouté.

Mahamoud Ali Mohamed appelle donc au président de libérer le pays. « Libérer le peuple comorien de prison à ciel ouvert, dans laquelle, vous l’avez enfermé depuis huit ans. Vous êtes un soldat, un soldat d’expérience. Le moment le plus valeureux pour un soldat est celui qui le pousse à poser les armes pour ne pas être une menace pour lui-même et pour les autres. Aujourd’hui, en plus d’être une menace pour vous-mêmes, vous êtes une menace pour ce pays, qui vous a tout donné. Alors déposez les armes, monsieur le président», a-t-il lancé.

Pour le patron du CBE, le moment du sursaut est venu, celui du rassemblement général des forces vives, au nom de l’intérêt suprême de la nation. « Je demande au président Azali d’accepter de sauver son pays et d’appeler la classe politique et la société civile comorienne à ce dialogue républicain salvateur. Il n’est jamais trop tard pour bien faire », a-t-il conclu.

Abdoulandhum Ahamada

Depuis la France, Dr Zilé Soilihi, membre de l’opposition ne croit pas à une investiture démocratique mais plutôt une investiture forfaiture marquant encore une fois l’échec du régime qui cherche une légitime internationale. Interview.

Le président Azali Assoumani sera investi dimanche son élection contestée, comment expliquer cet événement ?

En tous cas, c’est une investiture forfaiture. Que cette élection soit contestée, c’est faire usage d’un euphémisme. Cette élection n’en est pas une. Il s’agit d’un véritable cambriolage dont le dictateur  veut se faire investir et  aurait dû si la voix du peuple avait été respectée être éliminé dès le premier tour pour la première fois dans l’histoire des Comores. Le monde entier a pu observer dans des vidéos le bourrage des urnes. La commission nationale dite indépendante et la cour suprême aux ordres ont déclaré des résultats sans prendre en compte les procès-verbaux des bureaux de vote. Le  23 et le 26 mai sont des dates où les usurpateurs vont se faire couronner. Cela est inacceptable pour les comoriens et pour tout démocrate. Cela devrait être inacceptable pour la France qui a manqué de sens de l’histoire en venant féliciter son laquais afin d’acheter son silence pendant que se déroule l’indigne opération Wuambushu. j’appelle le peuple comorien à faire barrage à cette investiture de la honte à cette forfaiture qui va coûter plus d’un milliard de francs et ce, pendant que l’épidémie de choléra  tue de nombreux comoriens laissés sans vaccins, sans soins, sans eau potable et sans énergie.

L’opposition opte pour une transition démocratique aux Comores, pensez-vous que cela mettra fin la crise ?

L’opposition cherche la fin de la dictature et œuvre pour trouver des voies de la paix. Elle demande pour cela, la mise en place d’un gouvernement  de transition au travers d’un dialogue sous supervision internationale. Un  dialogue n’aura pas le bénéfice attendu pour le peuple sans que l’opposition n’ait montré  en avance t sa détermination afin d’arriver à la table de négociation avec un rapport de force en sa faveur. Elle a formulé pour cela des préalables dont celui de la libération des prisonniers politiques au premier rang duquel il faut citer le président  Sambi et le gouverneur salami.

Des chefs d’État et de gouvernement sont attendus à l’investiture. N’est-elle pas une victoire pour Azali ?

Non certainement pas, c’est pour nous une étape de la bataille. Azali est aux abois dans son pays  et au niveau international. Il est devenu persona non grata et un véritable pestiféré. Nous allons donc continuer la guerre contre le despote et sa clique. En invitant ces chefs d’États, Azali veut la légitimité internationale et une reconnaissance alors qu’il ne les aura  pas. L’opinion internationale n’est pas dupe, elle est au courant de ce qui s’est passé le 14 janvier 2024. Pour eux, il n’y a pas eu lieu d’élection aux Comores mais plutôt un hold-up électoral. Aux yeux de l’opinion internationale,  Azali sera toujours un président minoritaire et sa légitimité sera toujours remise en cause et c’est un échec pour le pays. L’histoire montre qu’à la fin c’est le peuple qui gagnera. Azali finira comme tous les dictateurs dans la honte, la détresse et  l’indignité.

Certains chefs d’État comme le nouveau président de l’UA et du Sénégal ne seront pas à l’investiture, que traduisez-vous cela ?

C’est logique qu’un président Sénégalais démocratiquement élu n’aille pas cautionner une démarche anti-démocratique. Il faut rappeler que le Sénégal est un modèle de la démocratie en Afrique. Participer à une telle cérémonie serait une catastrophe pour le nouveau président  Sénégalais. Azali Assoumani fut le seul président de l’Union Africaine banni de trois pays africains. Le Sénégal grand ami du peuple comorien a fichu une claque à Azali Assoumani à ne pas l’inviter à l’investiture de son nouveau président et en privilégiant au contraire d’inviter le candidat Mohamed Daoud spolié et maintenant emprisonné. Il est donc honorable que le jeune président du Sénégal ne vienne pas se faire le complice de la consécration d’un dictateur qui ressemble à tous points de vue à Macky sall qui l’avait emprisonné et a tué de nombreux jeunes sénégalais. Ceux qui viendront honorer l’investiture qui va appauvrir encore plus un peuple martyrisé sont  des dictateurs qui martyrisent eux-mêmes leurs peuples.

Des organisations panafricaines haussent le ton contre l’investiture du nouveau président. Pensez-vous que leur cri aura un impact à l’international ?

Je remercie ces organisations que maître Said larifou a mobilisées. Je veux rendre hommage à l’avocat international qui fait la fierté des comoriens en ayant accompagné efficacement la libération de Sonko et Bassirou. Le panafricanisme qu’il défend avec ferveur prend de l’ampleur surtout depuis l’avènement du nouveau président du Sénégal. Ce cri va certainement avoir un impact sur les peuples africains qui vont afficher leur solidarité avec le peuple comorien et aussi très probablement pousser leurs dirigeants à déserter l’investiture de la honte. Ce cri est un cri de ralliement des peuples opprimés, il n’y a aucun doute pour moi que nous assistons ici à l’émergence d’un courant libérateur dont les effets se feront sentir dans l’archipel des Comores tôt ou tard pour qu’enfin notre pays retrouve la voie de la paix, la démocratie et du développement économique. Je veux maintenant dire au peuple comorien, l’heure est venue de briser les chaînes. A la jeunesse dont on détruit l’avenir et qu’on réduit à la mendicité, je leur dis votre salut ne viendra que de vous-même et de personne d’autre. A l’ensemble de l’opposition et aux  candidats, je leur demande de rester  et unis en rangs serrés pour gagner la  bataille l’ultime

Que pensez-vous de la détention de Kiki ?

C’est qui est sûr, Azali a peur de kiki. Celui-ci que je salue et à qui je souhaite bon courage s’est opposé au vol électoral  grâce à lui  les preuves flagrantes du vol électoral ont été exposées aux yeux du monde. Azali veut le neutraliser, il veut se venger, mais  kiki n’est pas seul il a des candidats et des partisans qui l’entourent et un grand avocat à ses côtés. L’arrestation  de kiki est l’erreur de trop  pour  Azali. La marche inexorable  du peuple est lancée et emportera dans son tourbillon le dictateur et tous ceux qui écrasent notre pays et l’entraînent dans l’abime.

Propos recueillis par KSA

Bien qu’on redoute des troubles à l’ordre public le 26 mai prochain, des cadres du parti Crc-Itsandra, ont mis en garde, lundi dernier, lors d’une conférence de presse, contre toute forme de déstabilisation dans la région. C’est un scenario que  tout le monde redoute même jusqu’au sommet de l’Etat.

A quelques jours de l’investiture pour une nouvelle mandature du président Azali, la peur est présente. Bien que tout soit prêt. Dans une conférence de presse,  tenue lundi dernier, dans l’après-midi à Hahaya capitale de Hamanvu, des cadres du parti au pouvoir ont mis en garde contre toute forme de déstabilisation dans la région.

« Nous, responsables de la région Itsandra, interdisons toute forme de déstabilisation au sein de notre région, mais si jamais une personne quelconque tente à porter atteinte à la paix dans notre région les conséquences seront immédiates à son encontre », prévient Oumouri Mmadi Hassane secrétaire général à l’Assemblé nationale. L’ancien député de la région appelle la population de la région pour que chacun investisse pour la stabilité régionale.

« Il ne s’agit pas d’une menace, mais plutôt une mise en garde contre toute éventuelle instabilité. Sur ce,  nous appelons toute la population, chacun  à veiller sur son prochain. La paix est une devise qui échappe une grande partie du monde depuis des générations, nous devrons veiller à ce qu’elle soit pérenne, puisqu’aujourd’hui c’est moi, et  demain ça serait ton tour », a-t-il souligné.

Abdou Matassa, candidat malheureux aux élections législatives de 2019 du parti Crc, fustige les candidats malheureux de l’opposition, qui dénoncent des élections frauduleuses, tandis que, selon lui, ces candidats se sont précipités d’aller récupérer leurs cautions, reconnaissant  leurs défaites sur les documents. « Comment pouvons-nous comprendre qu’ils acceptent leurs défaites en récupérant leurs cautions, pourtant derrière cela, ils incitent la population à un soulèvement ? Qu’ils viennent nous expliquez ce qu’ils veulent à juste titre », s’interroge-t-il.

Nassuf. M. Abdou

Azali Assoumani sera investi dimanche prochain, au stade de Maluzini, président de l’Union des Comores, pour un nouvel mandat. Sept chefs d’Etat ont confirmé leur présence pour assister à sa prestation de serment. Ils s’agiront du président malgache, Andry Rajoelina, le président de la Mozambique, Filipe Nyusi, le président de l’Angola, Joao Laurenço, le président kenyan, William Ruto, le président de la Guinée Bissau, Umaro Sissoco Embalo, le président du Congo Brazzavile, Denis Sassou Nguesso, le président de la RD Congo, Félix Tsisekedi.

Les préparatifs de la cérémonie s’accélèrent et plusieurs chefs d’État ont déjà confirmé leur venue. L’investiture du président Azali Assoumani pour un nouvel mandat (2024-2029) représente un événement d’une importance particulière, attirant un grand nombre de délégations étrangères.

Sept chefs d’État sont attendus à cette cérémonie, ce qui représente une présence significative par rapport aux précédentes investitures. Cette forte participation internationale semble signaler un changement. Cela peut être interprété comme une reconnaissance de l’importance de cet événement et peut également indiquer une volonté de renforcer les relations diplomatiques.

Cette cérémonie qui va être marquée par la prestation de serment et la passation de charge entre président Azali lui-même va connaître la présence de plusieurs présidents africains.

Ils s’agiront du président malgache, Andry Rajoelina, le président de la Mozambique, Filipe Nyusi, le président de l’Angola, Joao Laurenço, le président kenyan, William Ruto, le président de la Guinée Bissau, Umaro Sissoco Embalo, le président du Congo Brazzavile, Denis Sassou Nguesso, le président de la RD Congo, Félix Tsisekedi. « Tous ces présidents ont confirmé leur venue dans l’investiture du président Azali », a déclaré le secrétaire général du ministère des affaires étrangères, Said Maoulana.

Selon lui, la république populaire de Chine et le royaume du Maroc seront représentés par des fortes délégations. La présidente de la Tanzanie et le président du Burundi seront représentés par leurs vice-présidents. « Nous sommes victimes de notre succès », a-t-il affirmé avant de confier que tous ces chefs d’Etat et de gouvernements veulent visiter le pays où l’ex- président de l’Union africaine est né.

Les préparatifs vont bon train et la commission d’organisation de ladite investiture attend que le stade Maluzini soit plein à craquer.

Nassuf. M. Abdou

A 10 jours de la cérémonie de l’investiture, les choses sérieuses commencent. Réfection des bâtiments emblématiques tels que ceux des Affaires étrangères et de l’aéroport, remise à neuf des routes pour une circulation plus fluide, aménagement du stade de Maluzini qui aura à abriter la grande messe, la rénovation du jet d’eau de Badjanani, telles sont des actions lancées dans le cadre de l’investiture d’Azali Assoumani.

A l’approche de la cérémonie symbolique, une série d’actions d’envergure sont en cours pour dynamiser l’action de l’Etat. « Au programme : la réfection des bâtiments emblématiques tels que ceux des affaires étrangères et de l’aéroport, la remise à neuf de nos routes pour une circulation plus fluide, la modernisation du stade de Maluzini pour soutenir notre passion sportive, la rénovation du jet d’eau de Badjanani pour raviver notre fierté nationale, ainsi que le nettoyage des voies publiques pour un environnement plus sain et agréable, le remplacement de l’éclairage public dans la capitale afin d’illuminer notre quotidien et de renforcer notre sécurité », a-t-on énuméré.

Au total, plus de deux cent ouvriers, artisans et entrepreneurs  de la place  mobilisés à assurer les multiples tâches qui lui sont confiées.

Au-delà du symbole, cette investiture est un véritable moteur pour l’économie comorienne et pour l’emploi. Elle marque le début d’un renouveau  où certains chantiers de développement sont désormais accélérés pour l’intérêt de tous.

Nassuf.M.Abdou

La date de la cérémonie d’investiture du président réélu dès le premier tour le 14 janvier 2024 arrive à grands pas. La commission d’organisation se mobilise pour réussir le pari. Car pour nombreux, c’est une cérémonie hautement symbolique.

A Moroni, l’heure est aux préparatifs de l’investiture. La commission s’active pour la réussite de l’événement. Toute la Crc et les proches du pouvoir sont à pied d’œuvre. Une cérémonie riche en symboles. Depuis plusieurs jours, les préparatifs de la cérémonie d’investiture d’Azali Assoumani, battent leur plein, en mettant l’accent sur les mesures de sécurité. « Ça sera un grand et historique évènement. L’investiture sera un événement digne de ce nom et elle marquera les esprits des comoriens car ce sera la première fois dans l’histoire des Comores d’accueillir sept chefs d’Etat dans une investiture. Il faut mettre le cachet nécessaire et nous sommes déjà prêts. Cette investiture interviendra dans quelques semaines au cours de ce mois », a expliqué Nassur Ben Ali Mhoumadi, un proche du pouvoir.

Saluant les actions menées par Azali depuis sa mandature à la tête de l’Etat, Nassur Ben Ali Mhoumadi affirme que « le président a relevé les défis des comoriens dans plusieurs secteurs. » Il appelle donc à ne pas perdre la face lors de la cérémonie d’investiture du chef de l’Etat. Tout est mis en œuvre afin de faire de cette grande messe, une réussite parfaite

Pour rappel, Azali Assoumani a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle du 14 janvier 2024 dès le premier tour. Il a reçu les félicitations des uns et autres.

Nassuf. M. Abdou

Les Comores et la Chine main dans la main sur les questions liées à la  souveraineté et l’intégrité territoriale. Lors d’une réunion d’échange lundi dernier à l’ambassade de Chine, Guo Zhijun, ambassadeur de Chine aux Comores a  rappelé les relations historiques des deux pays, caractérisées par un soutien mutuel dans la cause de la sauvegarde de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale de chacun.

La Chine est le premier pays qui a reconnu l’indépendance de quatre îles des Comores en 1975. Depuis, les deux pays sont devenus amis et leurs relations ne cessent d’accroître dans tous les domaines. La Chine, membre permanent des Nations Unies ayant le droit de veto à toujours soutenu les Comores sur la question de Mayotte, une île actuellement sous l’administration française.

Et les Comores, reconnaissent aussi le droit de la Chine sur Taïwan. « L’Union des Comores soutien une Chine unie et son intégrité territoriale  conformément à la résolution 2758 de l’Assemblée  plénière de l’Onu de 1971. Pour nous, c’est le texte de référence », a déclaré Ahamada Baco, vice-président à l’Assemblée nationale. Selon lui, cette résolution onusienne reconnaît la légitimité des autorités Chinoises « seules autorités compétentes chargées à  sauvegarder les intérêts de la Chine à travers ses frontières pour une seule Chine unie »

Guo Zhijun, ambassadeur  de  Chine aux Comores  est revenu sur la résolution 3136 de l’Onu de 1973 affirmant «  le droit inaliénable du peuple de l’archipel des Comores à l’autodétermination et à l’indépendance et que l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel des Comores doivent être respectées ».

« Le représentant de la Chine aux Nations unies à l’époque était favorable à cette résolution et soutenait l’unité et l’intégrité territoriale des Comores », a souligné le diplomate Chinois qui a ajouté que les deux gouvernements sont convenus de développer les relations d’amitié et de coopération entre les deux pays sur la base des principes de respect mutuel de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, de non-agression mutuelle, de non-ingérence mutuelle dans les affaires intérieures, d’égalité et d’avantages réciproques, et de coexistence pacifique.

Kamal Said Abdou

L’investiture du président Azali Assoumani aura lieu le 26 mai en présence des 7 chefs d’Etat et 200 personnalités étrangers. Réservation d’hôtel, 30 voitures mobilisées, mesure protocolaires, sécuritaires, travaux d’aménagement du stade de Maluzini, le secrétaire national adjoint  de la Crc, Nour El-fathou Azali a fait l’état d’avancement des dispositions déjà prises, lors d’une conférence de presse, tenue hier jeudi.

C’est dans  leur quartier général, à Moroni EGT où  le parti Crc a tenu, hier jeudi, une conférence de presse durant laquelle plusieurs sujets qui font l’actualité ont été abordés en vue de la cérémonie d’investiture du président Azali Assoumani le 26 mai prochain.

C’était l’occasion pour le  conseiller privé du chef de l’Eat, Nour El-fathou Azali de faire l’état d’avancement des dispositions prioritaires déjà prises.

« Tout est déjà dans la bonne voie, tant sur le plan technique, logistique, financier et mesures protocolaires. Nous avons déjà mobilisé 30 voitures pour le transport de plus de 200 personnes ainsi que la réservation des hôtels pour 4 jours de séjour des délégations étrangères attendues à Moroni », a fait savoir Nour El-fathou Azali, conseiller privé du chef de l’Etat.

À encore le fils du président Azali, certains chefs d’Etat dans la liste et hommes d’affaires internationaux se sont manifestés volontairement pour venir fleurir  la cérémonie par leur présence,  en guise d’estime envers le président Azali pour sa réussite à la tête de l’Union africaine.

Selon lui, la cérémonie aura sans doute une autre dimension et un caractère d’un sommet digne de son nom, d’où la nécessité que tous les comoriens soient mobilisés. « A l’heure où nous parlons, des équipes sont en plein travaux au stade de Maluzini où aura lieu la cérémonie. Elles y sont  pour effectuer  des travaux techniques devant permettre de  remettre la pendule avant   l’heure », a-t-il indiqué.

Des personnalités politiques jetées en prison

Le secrétaire national-adjoint du parti au pouvoir, Nour El-fathou répond sans détour sur la question des  personnalités politiques détenues à la maison d’arrêt de Moroni. « Nulle n’est au-dessus de la loi. Nous avons un pays ayant un arsenal juridique fort, personne n’est permis de s’auto-juger. J’estime qu’il y a bel et bien plusieurs options juridiques et pacifiques que l’ancien ministre de l’intérieur Mohamed Doaud alais kiki, aurait dû se servir pour que lumière  soit faite  au lieu d’user sa force à l’égard d’une personne, en l’occurrence un élément des forces de l’ordre », a-t-il rétorqué.

Des mesures drastiques contre le choléra    

Alors que le pays enregistre plus de 74 décès liés au cholera, cette question n’est pas passée inaperçue de demander aux autorités du gouvernement comorien les mesures prises pour y faire face. Quant au directeur de cabinet chargé de la défense, Youssoufa Mohamed Ali alais Belou, il  reste confiant quant à la maitrise de la situation par les autorités,  en tenant compte aux derniers bulletins rendus public par les autorités sanitaires.

« Ces derniers jours, on peut se réjouir de l’amélioration de la situation dans les trois îles par rapport à la maladie du choléra. Déjà le taux de contamination baisse tandis que nous attendons très prochainement des équipements médicaux de nos partenaires au développement,  dans l’espoir d’éradiquer le cholera sous peu », rassure le chef du cabinet à la présidence. « Maintenait, c’est une question de sensibilisation pour la population à se comporter en conformité avec les mesures hygiéniques afin de lutter  contre cette menace sanitaire,  car des fois, l’on comprend que certains personnes ont honte à  se rendre dans les structures sanitaires » a-t-il souligné.

Nassuf.M.Abdou

Au-delà des sept chefs d’Etats attendus aux Comores, des délégations des hauts responsables des institutions financières internationales, telles que la Banque Africaine de Développement, le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale, et la Banque Islamique ont confirmé leur présence dans l’investiture du président Azali Assoumani initialement prévue le 26 mai prochain. Mesures protocolaires et sécuritaires, dispositions financières déjà mobilisées, la commission chargée de l’investiture assure avoir prévu  11 000 invitations locales. 

Le 26 mai prochain, les Comores s’entendent à vivre une cérémonie jamais organisée  depuis 48 ans d’indépendance pour l’investiture du président Azali,  fraichement élu pour son dernier mandat à la tête de l’Union des Comores,  selon la constitution.

Mesures protocolaires, diapositifs de sécurités  et d’accueils, équipe de communication adaptée, artistes renommés triés sur le continent, les  défis sont  immenses auxquels compte relever la commission d’ores et  déjà mise en place. L’investiture du président Azali en 2024 marque un moment crucial pour la nation, soulignant l’importance capitale de la communication dans ce contexte.

En effet, une communication efficace et transparente lors de cet événement ne se limite pas à célébrer une transition politique, elle représente une opportunité inestimable de renforcer la confiance entre le gouvernement et ses citoyens, de promouvoir une vision partagée pour l’avenir et d’encourager une participation active de la population dans le processus démocratique.

Cette cérémonie tant attendue du 26 mai 2024,  sera une première à plusieurs égards. Dans un contexte où des contestations ont eu lieu suite à l’élection présidentielle du 14 janvier, il s’agit de réaffirmer l’adhésion populaire, témoigner du soutien international et de commencer le mandat sur des bases positives, marqué par des messages fortement symboliques, démontrant la volonté du président à concrétiser l’émergence et moderniser les Comores.

Il y a lieu de préciser que, la cérémonie du 26 mai  recevra officiellement sept chefs d’États, trois  envoyés spéciaux de France, Maroc, Chine ainsi qu’une dizaine de hauts responsables financiers internationaux, à savoir le FMI, la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, la Banque Islamique, ainsi que 11 000 participants issus de l’ensemble de l’archipel.

Cette investiture revêt une importance particulière alors que le pays se positionne pour relever les défis du développement économique, de la consolidation démocratique et de la promotion du bien-être de ses citoyens. Elle sera le témoignage de la volonté de renouveau, à plusieurs niveaux diplomatique, organisationnel, politique,  pour enfin concrétiser les ambitions de faire des Comores un pays émergent à l’horizon 2030.

Nasssuf.M.Abdou

A quelques semaines de l’investiture du président Azali, le président du parti Comores Alternatives, Said Ahmed Said Abdillah, revient sur les arrestations de ces derniers temps, les intempéries et bien d’autres. Il appelle l’opposition à unifier leurs forces pour chasser Azali Assoumani.

Comment réagisse- vous par rapport aux arrestations des politiques à quelques semaines de l’investiture?

Les arrestations politiques sont des marques de fabrique de ce régime et tout régime dictatorial. Le pouvoir macabre et dictatorial d’Azali Assoumani est honni par le peuple comorien qui le rejette partout et même dans nos mosquées où on a les habitudes de se côtoyer sans étiquette politique. Or il veut faire croire  à l’opinion internationale -qui est mieux informée que quiconque de son rejet total par le  peuple comorien – qu’il est élu suite à ses  mascarades électorales de janvier dernier. Pour avoir un semblant de calme dans le pays, le régime macabre et dictatorial d’Azali Assoumani terrorise le peuple comorien par des menaces comme l’a fait le colonel Azali Assoumani au sein de la mosquée de vendredi de Mitsoudje, ce qui a été ensuite  suivi par ses courtisans. L’amplification des arrestations entre dans cette optique d’intimider le peuple comorien et les leaders politiques avec leurs partisans afin de laisser le régime macabre et dictatorial d’Azali Assoumani de réaliser leur pseudo investiture. Mais nous appelons le peuple comorien et les dirigeants politiques avec leurs partisans et aussi ceux du parti Comores Alternatives  et surtout nos voisins de l’océan indien et l’opinion internationale de s’opposer et tout faire pour empêcher l’investiture. Le peuple comorien ne verra en aucun moment de bon œil ou n’aura de la sympathie à l’égard de tout pays étranger ou dirigeants politiques quelconques qui viendront participer à la perpétuation de la dictature aux Comores.

Un budget de plusieurs centaines de millions  est arrêté  pour l’investiture  pendant que le quotidien  des Comoriens n’évolue pas. Comment expliquez –vous ce phénomène ?

Vous posez une question comme  si le quotidien et surtout la vie  des Comoriens préoccupent le colonel Azali Assoumani. Cela semble être une insulte à  la population Comorienne. Vous oubliez que ce même régime  a sacrifié des millions de nos francs pour accueillir le président Macky Sall, au même moment où, on nous dit que l’État comorien n’a pas de moyens d’acheter des gasoils pour envoyer des vedettes avec des plongeurs afin de sauver la vie des Comoriens suite à une crash d’avion- du vol 1103 AB Aviation le samedi 26 février 2022 avec 14 personnes- disparu  à 2,5 km de Moroni.  Le régime macabre et dictatorial d’Azali Assoumani a préféré laisser mourir des Comoriens en mer et s’occuper de leur illustre invité le président Macky Sall. Aujourd’hui ce ne sera pas la première fois qu’Azali Assoumani sacrifie son peuple pour se faire introniser par force en évitant des gens aux frais des contribuables comoriens.

En ce période d’épidémie qui sévit dans le pays, le gouvernement envisage de durcir les mesures en interdisant le regroupement  de plus de dix personnes hormis l’investiture. Est-il raisonnable ?

Pour le régime, la vie, la misère  qui frappe le peuple comorien,  je le redis, n’a jamais été leur priorité. Que le peuple comorien meurt à  cause du choléra, des pluies torrentielles et des vents violents, ceux-là ne préoccupent en aucun moment Azali Assoumani et son régime. Pour eux, la seule chose qui vaille est l’investiture afin qu’ils puissent continuer à détruire totalement le pays et disloquer l’unité de notre jeune nation-qui est actuellement très fragilisée- et tuer la notion de l’État Comorien et du peuple comorien. Ce sont ceux-là les objectifs cachés d’Azali Assoumani et ses cliques. Ils veulent réduire le mouvement du peuple pas pour leur préserver du choléra mais pour les empêcher de s’exprimer et de manifester. Car le Choléra est causé par le vibrion cholérique qui est une bactérie très mobile dont le réservoir est essentiellement humain et dans certains cas l’environnement. La maladie résulte de l’absorption  par la bouche d’eau ou d’aliments  contaminés. Ils ne se propagent pas comme le covid19 et les autorités politiques Comoriennes n’ont aucun  prétexte pour restreindre les rencontres, les différents regroupements du peuple comorien.

Le pays est frappé de plein fouet par des pluies torrentielles et des intempéries  faisant des morts et des blessés, quel  est votre réaction ?

Nous appelons la diaspora Comorienne et la communauté internationale de venir en aide au peuple comorien.  Nous suivons la situation très chaotique dans notre pays et les dégâts matériels et humains dû aux fortes pluies qui sévissent notre pays. Nous ne devons, sous aucun prétexte, oublié le peuple comorien et nous devons faire tous nos possibles pour l’aider pendant ces moments difficiles.

Votre dernier mot.

Mes derniers mots vont à  mes frères, sœurs et amis de combat au sein de l’opposition Comorienne. Je les appelle à  unifier  leur objectif qui est unique celui de chasser par tous les moyens à nos dispositions le régime macabre et dictatorial d’Azali Assoumani. Je les appelle aussi à unifier nos forces, nos moyens financiers, matériels et humains sous la bannière d’un seul idéal la chute d’Azali Assoumani et ses cliques. Nous ne devons en aucun moment, pourchasser, cibler, douter de ceux qui nous rejoignent au sein de cette opposition quel que soit leur passé avec ce régime macabre et dictatorial d’Azali Assoumani. Le temps n’est pas au jugement des uns et des autres, ni aux classements des mérites, ni des valeurs morales mais à la lutte sans répits jusqu’à la chute du régime et dictatorial d’Azali Assoumani. Nous devons unifier aussi la direction de notre combat politique en acceptant et faisant sienne le choix qui a été fait au sein du front commun élargi et d’autres partis de l’opposition pour confier le chef de l’opposition Comorienne à Mohamed Ali Soilihi  dit Mamadou. C’est en ayant un chef qu’on pourrait aller vite et être crédible et surtout gagner cette bataille. La paix est à celui qui suit la bonne voie.

Propos recueillis par KDBA