ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Les élections municipales de la commune de Bambao Ya Mboini sont contestées par le candidat Ali Nahouza du parti Orange. Le candidat estime que l’article 27 alinéa 2 est violé. Interrogé par Al-fajr, Saïd Mzé Dafiné, secrétaire général de la Ceni précise qu’il n’y a pas eu un troisième tour ni une violation de loi conformément à l’article qui fait mention que « si le quorum n’est pas non plus atteint, le scrutin est reporté au surlendemain. » Dans ce cas l’élection a lieu quel que soit le nombre du quorum des membres présents.

Le candidat aux élections municipales de la commune de Bambao Ya Mboini a déposé une requête auprès de la cour suprême demandant l’annulation des élections qui, selon lui, n’ont pas respectées les conditions prévues par l’article 27 de la loi relative à la décentralisation. Un argument recadré par Saïd Mzé Dafiné, secrétaire général de la Ceni.

Un troisième tour est organisé, selon le candidat. D’abord, le secrétaire général précise qu’il n’y a pas eu un troisième tour dans la commune de Bambao Ya Mboini. « Je crois que le candidat n’a pas fait lecture entière de l’article 27 de la loi relative à la décentralisation », déplore le secrétaire général de la Ceni. Les analyses se divergent concernant l’article 27 de la loi N° 11-005 du 7 avril 2011 relative à la décentralisation au sein de l’union des Comores, promulguée par le décret N°11-147/ Pr du 21 juin 2011. Le candidat du parti Orange s’appuie sur l’article 27 alinéa 2 qui dispose « en cas d’égalité de voix, l’élection est acquise au bénéfice du candidat le plus âgé ».

Au cours d’une conférence de presse la semaine dernière, Ali Nahouza estime que cette disposition est violée. Le candidat fait référence au quorum, une des conditions ressorties dans l’article. Sur le même article, le secrétaire général de la Ceni précise que  l’article 27 alinéa 4 clarifie qu’« à défaut, le scrutin est reporté au lendemain. Dans ce cas, le quorum est ramené à la majorité absolue des membres du conseil. Si le quorum n’est pas non plus atteint, le scrutin est reporté au surlendemain. Dans ce dernier cas, l’élection a lieu quel que soit le nombre du quorum des membres présents ». 

Sur le cas des procurations notamment à Moroni, le préfet n’a pas le droit de délivré les procurations, dit-on. Le secrétaire général de la Ceni rappelle aussi que l’article 15 de la même loi dispose « un conseiller empêché peut donner mandat écrit à un collègue de son choix pour voter en son nom ». Selon lui, la loi n’a  pas fait mention de l’autorité compétente qui devrait délivrer la procuration. « On n’est pas dans les élections classiques ou le président du tribunal est habilité à délivrer les procurations. Je crois que les juristes doivent s’en servir de loi  avant de se prononcer », a dit Dafiné. « Nous n’avons pas intérêt sur telle ou telle personne. Nous ne sommes pas partie prenante. Nous sommes là pour appliquer la loi c’est tout », conclut le secrétaire général de la Ceni

Kamal Saïd Abdou

 

 

Les relations entre les Comores et le Japon sont fructueuses. Hier à Antanarivo, une signature de l’échange de Notes portant sur l’assistance alimentaire 2020 du gouvernement du Japon à l’Union des Comores est procédée par les deux ambassadeurs, respectivement Higuchi Yoshiro et Caabi Elyachroutu Mohamed. L’accord porte sur un don de riz équivalent à 800. 000 .000 Kmf.

Le japon continue son assistance alimentaire aux Comores. Ce don symbolise un geste d’amitié et de sympathie du peuple japonais envers le peuple comorien et vise à contribuer à renforcer la sécurité alimentaire des Comores, en fournissant des moyens de subsistance de nombreux foyers comoriens, souvent fragilisés par les aléas climatiques à l’instar des ravages laissés par le cyclone Kenneth en 2019 ainsi que par la pandémie de la Covid-19.

« En novembre 2015 le gouvernement du docteur Ikililou Dhoinine m’a fait l’honneur de m’inviter à signer avec Ryuhei Hosoya l’échange de lettres pour une aide alimentaire du Japon à l’Union des Comores, ici à Antananarivo. Aujourd’hui, nous allons procéder ensemble à une autre signature d’une aide alimentaire, fruit de la déclaration de la Conférence de Yokohama à la Ticad V, qui s’est tenue en juin 2013 au Japon où j’ai eu l’honneur d’assister en tant que ministre des finances du Président Djohar. Cette aide entre dans le cadre de la coopération financière non remboursable pour favoriser la sécurité alimentaire aux Comores. Les recettes qui seront encaissées sous formes des fonds de contrevaleur, serviront comme c’était le cas la dernière fois, à financer des projets dans le domaine de la santé, de l’éducation et de l’environnement », a expliqué l’ambassadeur des Comores.

Selon Caabi Elyachourtu, l’action du Japon s’étend dans le continent africain. Une coopération fructueuse et qui apporte ses fruits comme le financement 3 du secteur énergétique à travers la Banque africaine de développement. « Le japon a financé des projets importants aux Comores depuis 1980 en particulier l’école nationale de pêche de Myrontsi, et la station terrienne Ahmed Abdallah Abderemane à Moroni et continue à soutenir le programme de santé maternelle par le biais de l’UNICEF et de l’OMS », rappelle-t-il. « Je voudrais réitérer à votre gouvernement, l’attachement de mon pays l’Union des Comores à la bonne coopération multisectorielle pour les intérêts communs, économique, politique et stratégique entre nos deux Nations », avance-il. 

Main forte en denrée alimentaire depuis 2011

De son côté, l’ambassadeur japonais en Union des Comores avec résidence à Madagascar, Higuchi Yoshiro a exprimé que « comme vous le savez bien, le Japon entretient avec l’Union des Comores une relation d’amitié et de coopération de longue date, laquelle, j’espère se raffermira davantage à cette occasion. » 200 millions de Yen,  soit 1. 900 000 dollars équivalent de  800.000.000 de francs comoriens est le montant total du don. « Je suis fier de souligner que c’est pour la onzième année consécutive depuis 2010 que le Japon continue de prêter main forte à l’Union des Comores par le don de cette importante denrée alimentaire qu’est le riz », précise Higuchi Yoshiro.

Pour un développement durable

Le Japon est déterminé à accompagner l’Union des Comores dans sa démarche vers un développement inclusif, équitable et durable. C’est d’ailleurs en suivant cette logique que le Japon ne cesse d’apporter son soutien dans divers secteurs. Outre cette aide alimentaire, le gouvernement du Japon met en œuvre, en collaboration avec l’UNICEF, un « Projet d’Appui à la Réponse à la COVID-19 aux Comores » depuis le mois de juin 2020 qui consiste en un don non-remboursable d’un montant de soit 224 millions de francs comoriens. En parallèle, le gouvernement du Japon est également en train de préparer une aide d’urgence dans le secteur de la santé publique, notamment par l’acquisition des équipements médicaux.

« Je souhaite vivement que ce don, symbolisant un geste d’amitié et de sympathie du peuple japonais envers nos amis comoriens, puisse contribuer tangiblement à renforcer la sécurité alimentaire des Comores, en fournissant les moyens de subsistance du peuple comorien souvent fragilisés par les aléas climatiques, et encore plus en cette période de la crise sanitaire causée par la pandémie de Covid-19. Je voudrais également réitérer la détermination du Japon de continuer à soutenir l’Union de Comores dans sa démarche vers un développement inclusif, équitable et durable », souhaite-t-il.

Et l’ambassadeur japonais d’annoncer, « le gouvernement du Japon est en train de préparer une aide d’urgence dans le secteur de la santé publique, notamment par l’acquisition des équipements médicaux. Ce projet  s’inscrit dans le cadre du programme de développement économique et social qui sera décidé prochainement. »

116 millions kmf pour l’agriculture

En dehors du domaine de la santé, le gouvernement du Japon, en collaboration avec FAO, fournit une aide à la restauration des moyens de subsistance et de renforcement de la résilience des ménages vulnérables victimes du Cyclone Kenneth, à travers des activités agricoles. Il s’agit d’un don non-remboursable, financé à hauteur de 29 millions de Yen, soit 116 millions de francs comoriens et dont la période de mise en œuvre s’étale d’avril 2020 à mars 2021.

Kamal Saïd Abdou

Le ministre de  l’intérieur, Mohamed  Daoudou a réuni  tous  les nouveaux maires  de Ngazidja  pour leur briefer sur leurs nouvelles responsabilités. Il fait mention de la solidarité et de la collaboration les uns des autres et promet son soutien inconditionnel.

Le  ministre  de l’intérieur  Mohamed  Daoudou  promet  d’être  toujours  derrière les maires  pour  les  accompagner  à accomplir leurs  missions. « Le ministre de l’intérieur  nous a appelé ici pour nous  prévenir  de  bien jouer notre rôle dans nos régions. Il a insisté  que chacun de nous doit collaborer avec  la police et de prendre conscience de la lourdeur des taches à accomplir», explique  le maire de Hamahamet  Nyuma  mdro, Ibrahim  Ahmed. Et d’ajouter  «  le ministre  a précisé  que  chacun de nous  doit être responsable et conscient  de ses actes  pour  bâtir  un empire meilleur. »

L’ensemble  des  maires  de   Ngazidja   remercient  le  ministre  de  l’intérieur  pour  son  courage  et sa  volonté  de les  accompagner  dans  leur  objectif. «  Cette  première  prise  de contact  avec  le ministre de l’intérieur, nous a permis  de voir ensemble  comment  démarrer  et clarifier  les  textes  que  nous  avons  mis en  place et  en ce  qui  concerne  la constitution des  maires. Mohamed  Daoudou a essayé  de nous orienter s’agissant du comportement  et  aussi  la mission de chacun d’entre nous  car  l’émergence  commence  par  le maire », déclare le maire  de Hamahamet Nyuma  Msiru.

« J’ai  convié  les  nouveaux  maires élus pour nous entretenir et ils se sont déjà  investi  pour  la  première  prise de  contact de la  première journée d’orientation. Je leur ai donné  aussi  les  outils  nécessaires  pour l’accomplissement  de  leur  mission  et  nous  avons  eu  des  échanges  très  constructifs. La  semaine  prochaine,  on va  organiser  un atelier de  formation sur  la  fonction  des  institutions.  Et c’est à partir de  ce moment  là  qu’ils  vont  pouvoir continuer à  travailler  dans des bonnes  conditions », explique le ministre de l’intérieur.

Touma  Maoulida

   

 

 

 

Ali Nahouza, maire élu de la commune de Bambao Ya Mboini conteste l’organisation d’un troisième tour de l’élection des maires et de ses adjoints par la Ceni. Une violation de l’article 27 alinéa 2 du code électoral, selon Ali Nahouza. Autant que le troisième tour des élections n’est pas légal, Ali Nahouza, à travers son avocat Me Fahmi, dépose une requête auprès de la cour suprême pour demander l’annulation de ces élections.

Le troisième tour des élections municipales dans la commune de Bambao Ya Mboini a violé les dispositions du code électoral, selon l’analyse de Me Fahmi Saïd Ibrahim, avocat d’Ali Nahouza, maire élu de la commune de Bambao ya Mboini. L’avocat  souligne quelques irrégularités, notamment le quorum qui n’est pas atteint et la violation de l’article 27. « D’abord, ce n’est plus des élections présidentielles ou législatives. En ce qui concerne les élections communales, l’article 27 qui a fait  mention le doyen d’âge en cas d’égalité », précise Me Fahmi. « Nous estimons qu’il y a eu une double violation. D’abord, les élections ont eu lieu sans que mon client soit  averti et puis l’article 27 est violé », poursuit-il. 

Dans cette lancée, Ali Nahouza charge la Ceni. Puisque, au lieu que la Ceni applique la loi, elle a organisé d’autres élections. « Nous allons déposer une requête auprès de la cour suprême. Nous sommes confiants qu’elle respectera le droit. Nous ne voulons pas gagner ces élections par la force », confie Ali Nahouza.

Pendant que le parti Crc joue ses cartes dans la commune de Bambao Ya Mboini, Ali Nahouza est livré et abandonné dans une bataille par le parti Orange. « Bien évidemment, on m’a livré dans une bataille sans munition par le parti Orange mais je prends acte. Toutefois, je ne suis pas opposant du régime, je suis Azaliste », rassure Ali Nahouza. «  Je sais que des responsables de la commune ont mis la pression pour que les élections soient organisées rapidement », assure-t-il.

Kamal Saïd Abdou

 

La démission du chef de la diplomatie comorienne, Souef Mohamed El-Amine, est qualifiée comme un échec total de la part du gouvernement, selon Said Larifou, vice-président du Cnt. Pour Said Larifou les signes de la victoire du Cnt s’approchent. Le gouvernement est « entre la vie et la mort », selon Larifou.

« Il était et restera, même s’il n’occupe plus officiellement les fonctions usurpées le numéro 2, le bras droit du régime qui a instauré dans notre pays la terreur, la répression et la privation des droits de l’homme », mentionne le vice-président du Cnt. Saïd Larifou accuse l’ancien ministre des affaires étrangères d’avoir « contribué aux tortures et qui, pour des raisons politiques, a assassiné pas moins de 10 personnes et maintient encore plus de 50 personnes dont 2 chefs d’Etat, trois anciens vice-présidents en prison ou en résidence surveillée », précise-t-il.

Dans une interview accordée à Al-watwan, le ministre Souef a indiqué avoir accompli sa mission. « S’il observe en toute objectivité, l’Etat de l’Union des Comores avant le retour du colonel Azali au pouvoir et la situation chaotique dans laquelle se trouve le pays, je ne vois pas sur quoi repose la fierté de Souef. Il n’a pas réussi à dégager des horizons ni une vision pour notre pays au niveau international », réplique Said Larifou.

 Quant au dossier de Mayotte, Larifou avance que « malgré les discours hasardeux, le dossier de Mayotte n’a pas évolué alors que l’environnement est plus favorable qu’ensemble avec nos frères et sœurs de Mayotte et la France, nous puissions trouver une solution durable et raisonnable à ce différend ». « Ce qui m’a plus choqué c’est le mépris à l’endroit de la charte des Nations unies, une institution qui l’avait envoyé en mission de maintien de la paix au Mali », ajoute-t-il. Saïd Larifou estime que « effectivement le combat produit des effets. Ce combat contre la dictature du colonel Azali est  à notre portée et nous l’emporterons. Des signes de notre victoire commencent à s’approcher », conclut le vice-président du CNT.

Kamal Saïd Abdou

Quelques heures après sa démission du gouvernement, une cérémonie en hommage à l’ex-ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale a eu lieu, samedi dernier à Beit Salam, en présence du corps diplomatique. Souef Mohamed El-Amine est élevé au rang de commandeur  de l’ordre du croissant vert par le président Azali Assoumani.

Une mission accomplie. Un travail salué par le chef de l’Etat. Souef Mohamed El-Amine a travaillé avec abnégation sur la diplomatie comorienne pendant quatre ans. Il n’a ménagé aucun effort pour la coopération internationale et un partenariat fructueux. Malgré sa démission, le gouvernement comorien et le premier magistrat du pays reconnaissent son engagement et son travail formidable.

Samedi dernier, une cérémonie solennelle est organisée au palais présidentiel en hommage à l’ex-ministre Souef. « Je tiens au nom du gouvernement et à mon nom personnel à vous exprimer notre gratitude pour votre engagement, votre dynamisme et votre grande expérience au service de votre pays », a exprimé le président Azali. Et le locataire de Beit Salam de déclarer « j’ai élevé Souef Mohamed El-Amine au rang de commandeur de l’ordre du croissant vert. »

De son côté, Souef Mohamed El-Amine a affirmé sa disponibilité à travailler pour l’intérêt de la Nation. « Je répondrai toujours présent et je serai disponible pour servir le pays », a-t-il rassuré. Souef et ses empreintes. Il était ambassadeur des Comores en Egypte de 1995 à 1998 et représentant permanent des Comores à la ligue Arabe. En 1998, il est nommé secrétaire d’Etat chargé de la coopération avec le monde arabe par le président Mohamed Taki Abdoulkarim. Souef Mohamed El-Amine assurera les fonctions du ministre des affaires étrangères de 1999 à 2001. Un poste qu’il démissionna avant le gouvernement de transition puis reconduit après l’élection du président Azali en 2002. Il a été élu député en 2004 dans le Hambu. En 2006, il est nommé ambassadeur et représentant permanent des Comores aux Nations unies. En 2016, il retourna aux affaires et occupa les fonctions du ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale. Avant sa démission en 2020, Souef est classé parmi les auteurs francophones avec ses six ouvrages.

KDBA

A l’occasion de son discours de vœux de l’Aid, Azali Assoumani, président de l’Union des Comores a rappelé que la guérison de la totalité des malades admis dans les centres et la levée partielle de certaines mesures, ne doivent pas être une raison de non respect des mesures barrières. Une façon pour le chef de l’Etat de réitérer son engagement dans la lutte contre la covid-19.

               

La lutte contre le coronavirus, le rapatriement des comoriens bloqués à l’étranger et la relance des activités économiques sont entre autres les points essentiels du discours du chef de l’Etat. visiblement, la covid-19 fait de ravage dans le monde entier. Aucun vaccin ni médicament n’est jusqu’à lors trouvé. Lors de son discours de vœux de l’Ide, le chef de l’Etat Azali Assoumani a réitéré son engagement dans la lutte contre la pandémie. « La guérison de la totalité des malades admis dans nos centres et la levée partielle de certaines mesures, ne doivent pas nous inciter au relâchement, que nous constatons à travers tout le pays. Au contraire, nous devons plus que jamais et avec plus de rigueur, continuer à appliquer les mesures barrières pour que nous parvenions à maitriser et vaincre cette maladie. Il est donc important de maintenir le même niveau de vigilance et de respect strict des mesures de prévention collectives et individuelles », a déclaré le président de la république.

La covid-19, le monde et les Comores

La covid-19 a paralysé les grandes puissances dotées des moyens efficaces et une technologie scientifique avancée. « Continuons à prier, parce que la pandémie frappe de nouveau de nombreux pays qui pensaient l’avoir définitivement vaincu. Les pays de la région ont totalement repris les mesures de confinement total pour stopper la maladie qui fait de nouveau des ravages », a insisté le chef de l’Etat. Le bilan est moins lourd par rapport aux autres pays. « Comparativement à d’autres pays dotés de plus de moyens que nous, nous avons pu, avec votre précieuse collaboration, gérer au mieux la situation, grâce à la promptitude avec laquelle, nous avons pris et appliqué les mesures barrières, la fermeture des frontières, et la suspension des rassemblements, des prières collectives et des festivités », a expliqué le chef de l’Etat. « Selon les communiqués du Ministère de la Santé, notre pays a connu au total 378 cas de COVID-19 incluant 82 cas importés, 7 décès et, Dieu Merci 330 guéris. L’état des cas actifs s’améliore fort heureusement », a-t-il poursuivi.

Le rapatriement des comoriens à l’étranger en étude

Quant aux comoriens bloqués à l’étranger, le chef de l’Etat a rappelé qu’une recrudescence des cas est constatée dans la région. «Malgré cette recrudescence, nous étudions les possibilités du rapatriement de nos frères et sœurs comoriens dans des pays comme la Tanzanie et Madagascar, tout comme nous l’avons fait pour Dubaï aux Emirats Arabes Unis, l’Ile Maurice et la France. Je suis conscient des risques que représente ce retour. Mais nous ne pouvons pas laisser nos frères et sœurs en difficulté, et ne pas leur venir en aide. », A promis le président de la république.

De peur que la maladie ne se propage pas, le chef de l’Etat a fait savoir que « sur place, toutes les dispositions seront prises pour effectuer les tests, la prise en charge médicale des cas positifs et des malades et même le suivi des cas testés négatifs à l’arrivée. Nous allons également reprendre la surveillance du respect des mesures et vous comprendrez qu’il n’y aura aucune tolérance pour celles et ceux qui mettent en danger, la vie de tous ».

L’appel de se remettre au travail

La pandémie a impacté l’économie du pays. Déjà six mois depuis que cette maladie est apparue aux Comores. Le chef de l’Etat a estimé que le pays doit se remettre dans les rails. « Après six mois d’activités réduites, nous allons devoir nous remettre au travail. Parce que l’économie a été secouée et que la récession pointe partout à l’horizon », a interpellé le chef de l’Etat. « Ce plan englobe les actions prioritaires du Plan Comores Émergentes, assorti de plans nationaux, de formation, de créations d’emplois et d’investissement pour cette période. Il constitue donc l’opérationnalisation du Plan Comores Émergentes, avec les projets phares, structurants et sectoriels retenus pour financement lors de la conférence des partenaires tenus à Paris », a conclu le chef de l’Etat.

Kamal Saïd Abdou

 

 

 

 

 

 

 

Politique : A quand le ménage gouvernemental ?

Politique : A quand le ménage gouvernemental ?

Citoyens, autorités politiques attendent toujours le remaniement du gouvernement. Le chef de l’Etat gagne d’autorités de longue tête pour concilier les choses dans un intérêt stratégique. Ce nouveau gouvernement aura-t-il des nouvelles têtes ? Des anciens ministres retourneront-ils aux affaires ?

Les visages du nouveau gouvernement tournent d’ici et là et la réalité apparaitra bientôt. Le président Azali Assoumani procédera à son premier ménage après sa réélection, dans les rangs du gouvernement. Et parmi les revenants, les noms restent incertains, perplexes. Mais ce prochain gouvernement fait polémique puisqu’il va opposer une élection en 2021 qu’un grand nombre des comoriens se controverse. Ce remaniement est une étape stratégique pour redorer l’image du pays tout en essayant de concilier toutes les forces pour un développement meilleur, et accompagner le projet « facilité emploi. »

Il serait mieux d’avoir des têtes compétentes, dynamiques d’affronter le combat à venir, dit-on. Certes des noms circulent pour le prochain gouvernement, mais c’est le président d’établir la liste des noms capables à répondre aux attentes des citoyens et créer un équilibre entre la stabilité, la continuité et la nécessité de renouveau.

Le maintien de certains ministres dans l’administration future d’Azali fait grincer des dents, et en particulier la ré-ré nomination des présents ministres qui ne font pas bouger leurs ministères. Cependant, le retour aux affaires des anciens cadres politiques et le maintien de ceux qui sont au pouvoir restent désormais un débat épineux. Le ménage du président est attendu et des noms qui font écho actuellement, peuvent être changés.

Selon nos informations, il n’y aura pas assez de nouvelles têtes. Et ces rentrants peuvent occuper l’éducation, l’agriculture, l’urbanisme et l’intérieur. 5 nouvelles têtes ?

La rédaction

 

 

Longtemps annoncée, sa démission est confirmée. Souef Mohamed El-Amine a jeté l’éponge et il n’est plus le chef de la diplomatie comorienne. Un coup de foudre pour le gouvernement comorien. Qui à la place de Souef ?

Bolero sera-t-il le nouveau ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale ? A peine demi de ses fonctions, le nom du nouveau ministre circule sur les réseaux sociaux. Alors que le chef de l’Etat s’apprête à un remaniement du gouvernement. La démission du désormais Souef Mohamed El-Amine n’a surpris plus qu’un. Une démission acceptée par le président Azali et confirmée par le porte-parole du gouvernement lors de son compte rendu du conseil des ministres, hier.

Les raisons de cette démission sont encore floues pour l’heure. Selon Hayba Fm, « M. Souef aurait besoin de plus de disponibilité pour un suivi médical. Il est actuellement en disponibilité de son travail de fonctionnaire aux Nations Unies, et juge prudent d’y revenir pour maintenir des droits. »

La raison qui revient de plus souvent, poursuit-elle, est son conflit, connu de tous, avec son collègue des finances, M. Chayhane, considéré comme protégé du président. « M. Souef se plaignait de voyager parfois sans que le ministre des finances lui ait donné les indemnités nécessaires pour couvrir les frais », précise nos confrères de Hayba Fm.

Les bases d’une coopération internationale, notamment la France et les Comores, ont été renforcées par le ministre Souef. Le gouvernement Azali a connu un des pires moments de son histoire. La démission d’un des proches d’Azali laisse interroger.

Nassuf. M. Abdou

Elu maire de la capitale, vendredi dernier, Hamid Djaffar manifeste sa volonté de redorer l’image de la capitale des Comores. La politique de décentralisation du pouvoir, l’aménagement du territoire et la protection de l’environnement, ses priorités. Il promet une capitale de référence.

Redorer l’image de Moroni est une priorité absolue du nouveau maire. Lors d’un entretien avec la presse, Jean Moné Ahmed, 2e adjoint-maire a annoncé le plan stratégique de restructuration de la mairie de la capitale. La politique de décentralisation du pouvoir dans les quartiers fait partie de leurs défis. « C’est la première fois que les nouveaux maires sont des jeunes. Nous adoptons une nouvelle vision politique liée au développement de la capitale. Nous priorisons la décentraliser de l’administration de la mairie aux chefs des quartiers.  Chaque quartier aura un lieu spécifique pour satisfaire les besoins des citoyens », a indiqué le deuxième adjoint-maire.

Pour le côté de l’aménagement du territoire, Jean Moné Ahmed a souligné que la construction des toilettes publiques et l’aménagement des trottoirs entre piétons et automobiles sont dans les visées de la mairie. « Nous espérons construire tout d’abord des toilettes publiques dans les gars, et aussi trouver un fonds suffisant pour construire des trottoirs afin de différencier les piétons et les automobiles », a montré Jean Moné Ahmed, deuxième adjoint-maire. Et lui d’ajouter : « toute personne qui réside à Moroni quel que soit son lieu de naissance aura les mêmes droits à celui qui est né à Moroni. C’est une égalité de droit pour tous ».

Créer un espace vert à Moroni est une vérité, selon Jean Moné Ahmed. « Le problème des ordures ménagères à Moroni est une question à résoudre à l’immédiat. Nous avons trois camions poubelles, la prise des déchets ménagers sera systématiquement auprès des maisons. La redevance sera fixée par le conseil », a dit le deuxième adjoint-maire, avant de poursuivre. « Nous pensons conclure un accord avec la société Sonelec pour l’objet de créer un éclairage public à Moroni, poursuit-il, cette capitale sera lumineuse tout le temps ».

Abdoulandhum Ahamada