ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Au cours des 48 années depuis l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et les Comores, nos deux pays conservent toujours l’esprit d’égalité, de soutien mutuel et sont véritablement de bons amis, de bons frères et de bons partenaires, a annoncé vendredi dernier au Retaj Guo Zhijun, ambassadeur de la République Populaire de Chine à l’occasion de la 74ème anniversaire de la fondation de la Chine. Le diplomate chinois a fait savoir que la partie chinoise est toujours prête à accompagner les Comores dans son développement. 

Malgré la distance de 8277 km entre Moroni et Pékin, les comoriens, tout comme les chinois, ont célébré la 74ème anniversaire de la fondation de la Chine dans un climat de fraternité et d’amitié. « Aujourd’hui, c’est la Fête traditionnelle chinoise de la Mi-automne. À cette occasion, les Chinois se réunissent avec leurs familles et leurs amis. Donc la réception d’aujourd’hui implique également la belle signification que les Chinois et les Comoriens se réunissent en tant que famille », a d’emblée déclaré Guo Zhijun, ambassadeur de la République Populaire de Chine à Moroni. C’est aussi un moment fort pour le peuple chinois et le peuple comorien qui, 48 ans, hissent leurs relations au plus haut niveau.

Les relations des deux pays au point nommé

Les relations entre les deux pays ont franchi un pas de géant. « Depuis cette année, les échanges bilatéraux de haut niveau et la coopération pratique dans divers domaines sont devenus plus actifs », a ensuite affirmé Guo Zhijun. A l’en croire, la coopération pratique entre nos deux parties dans divers domaines continuent de porter des fruits citant le soutien de la Chine au gouvernement comorien dans la réalisation du Plan Comores Émergents 2030. Depuis l’établissement des relations entre les Comores et la Chine, plusieurs infrastructures dans divers domaines sont déjà réalisées et d’autres sont en cours de réalisation.

« Actuellement, la Chine promeut activement la construction du projet routier de l’Île de Mohéli financé par la Chine et la deuxième phase du coopération anti-paludisme », a mentionné le diplomate chinois. Celui-ci a rassuré que les projets construits par des entreprises chinoises progressent également bien. Il s’agit entre autres l’Hôpital El-Maarouf, la route nationale N2 à Ngazidja, la tour de contrôle de l’Aéroport Prince Said Ibrahim, la route et l’approvisionnement d’eau de l’Île d’Anjouan. La partie chinoise a organisé plus de 10 projets de formation pour la partie comorienne depuis le début de cette année.

« La Chine a fourni des plateformes de présentation et des opportunités de coopération aux Comores par le biais des expositions internationales », a ajouté l’ambassadeur. Ce dernier a tenu à rassurer que la Chine cherche à faciliter l’intégration des Comores parmi les pays de destination pour les touristes chinois.

« Tout cela contribuera efficacement au développement économique et social des Comores », a rassuré l’ambassadeur de Chine aux Comores. Cette année marque le 60e anniversaire de l’envoi des équipes médicales chinoises à l’étranger. « Depuis 1994, la Chine a envoyé 15 groupes d’équipes médicales aux Comores, soit environ 161 médecins », a rappelé Guo Zhijun. Selon lui, les médecins chinois ont apporté une contribution exceptionnelle au développement des soins médicaux et à l’amélioration de la santé de la population aux Comores grâce à leur professionnalisme aiguisé et à leur éthique. Sur le domaine de l’éducation, le diplomate chinois a rappelé que cette année marque le 5e anniversaire de la création officielle de l’Institut Confucius à l’Université des Comores par nos deux pays, “ plus de 10.000 jeunes comoriens ont reçu une formation en langue chinoise, ce qui a contribué à améliorer les échanges et la compréhension mutuelle entre nos deux civilisations », a-t-il mentionné. Un grand partenaire au développement, la partie chinoise est prête à œuvrer de concert avec la partie comorienne pour promouvoir les relations bilatérales d’amitié et de coopération, afin que l’arbre de l’amitié sino-comorienne devienne plus profondément enraciné et porte plus de fruits. 

Kamal Said Abdou

En marge du 78ème sommet de l’Onu, Azali Assoumani, président en exercice de l’Union africaine, a proposé une réforme en profondeur du Système des Nations-Unie. Un plaidoyer pour l’intégration de l’Afrique dans les instances internationales. 

L’Afrique, d’où vivront 3,8 milliards d’habitants, à la fin de ce siècle, et qui entend jouer un rôle crucial dans l’atteinte des ODD. Pour Azali Assoumani, président en exercice de l’Union africaine, ce continent a le droit de participer, aux instances décisionnelles mondiales, et d’accéder entre autres, au Conseil de Sécurité des Nations Unies, en tant que membre permanent, et jouir ainsi de ses droits, conformément au consensus d’Ezulwini. 

« Tout en étant une question d’équité, cette réforme des Nations-Unies, que l’Afrique réclame haut et fort, est aussi une question d’efficacité, car il en va de la légitimité, et donc de l’effectivité du multilatéralisme », a-t-il déclaré.

L’Afrique est membre du G20.  A en croire le président de l’UA, c’est une victoire diplomatique de l’Afrique mais aussi du G20, à travers l’Inde, où s’est actée cette décision historique et porteuse d’espoir, surtout au moment où une synergie d’actions est nécessaire, pour sortir nos pays du marasme socio-économique. Dès lors que le continent africain fait face à de nombreux défis qui risquent de compromettre son avenir « j’estime que cette confiance et cette solidarité, mises à l’honneur cette année, apporteront les solutions idoines à nos préoccupations », espère-t-il. 

Le président de l’UA a cité le défi de la sécurité alimentaire, qui prend de plus en plus d’ampleur dans le continent. « En dépit des immenses superficies arables dont dispose le continent et de la main-d’œuvre qualifiée, et compétente qu’il regorge, l’insécurité alimentaire continue d’impacter des millions de personnes », a-t-il fait savoir ajoutant qu’avec toutes ses terres arables, le continent reste un grand importateur de produits agricoles, ce qui contribue à un déficit important de sa balance commerciale agricole nette. Sur le volet sécurité, l’Afrique connaît un vague de coup d’Etat militaire ces derniers temps et terrorisme surtout dans le Sahel.

Ces changements anticonstitutionnels, selon l’UA, compromettent la démocratie, la paix, la sécurité et son développement socio-économique, « C’est dans ce sens, que l’Union Africaine a pris des sanctions contre ceux qui commettent ces actes et exigent le retour rapide à l’ordre constitutionnel dans les pays concernés », a-t-il conclu.

Kamal Said Abdou 

 

Le royaume d’Arabie saoudite a célébré cette année sa 93e fête nationale avec tous les sentiments de fierté et de dignité sous le thème : « Nous rêvons et nous réalisons ». Un sursaut de transformation qualitative et quantitative confirmant la détermination du peuple et ses enfants fidèles, génération après génération, à faire face à tous les défis en réalisant d’énormes projets extrêmement ambitieux par la vision du royaume 2030. Cette unification et renforcement des fondements de la patrie ont permis de traduire les stratégies nationales qui ont propulsé le royaume vers l’étape de transformation et de croissance.

L’ambassade d’Arabie saoudite aux Comores fête son 93e anniversaire de la journée nationale du royaume d’Arabie. Une unification et renforcement de la nation conduisant à la traduction des stratégies nationales permettant de propulser le royaume vers des étapes de transformation et de croissance. Le royaume est donc placé à l’avant des pays des pays émergents. Et ces acquis ont une grande visibilité dans tous les secteurs, notamment, le développement humain, économique, agricole, social, industriel, environnemental, touristique et en particulier le secteur de la technologie. Raison pour laquelle, l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite, Dr Attallah Alzayed a exprimé la suprématie du royaume aux économies émergentes au niveau régional et international.

« Le royaume est ainsi devenu l’une des économies émergentes les plus fortes au niveau régional et international, grâce à Allah, puis à des politiques, à des fondements et des procédures solides pertinentes, sous la direction et l’orientation du secteur des deux saintes mosquées, le roi Salman bin Abdulaziz et de son altesse royale, le prince héritier Muhammad bin Salman, premier ministre, qu’Allah les protège », a déclaré l’ambassadeur.

Dans la foulée, Dr Attallah Alzayed a rappelé les relations internationales de l’Arabie Saoudite avec les pays du monde. Et sur le plan des relations avec les Comores, ces relations sont fondées, selon l’ambassadeur saoudien, sur des valeurs et des fondements de bases de longues dates. « Les deux pays étant unis par des liens historiques, continuent l’échange des visites à tous les niveaux entre les deux pays. Les traces de ce soutien sont évidentes, que ce soit sur le plan d’infrastructures, de constructions et de services publics. Il a grandement contribué à la formation des cadres comoriens, en accordant des bourses gratuites à ses enfants dans certaines spécialisations, en plus d’un soutien humanitaire constant. Il s’agit d’encourager les investisseurs saoudiens aux Comores à investir dans le secteur de l’éducation afin de rehausser le niveau de l’enseignement aux Comores », a-t-il souvenu.

Et d’ajouter : « en ce sens, deux universités comoriennes à distance ont été créées avec des investissements d’entrepreneurs saoudiens. L’ambassade s’attache également à accélérer le processus de signature d’un accord de coopération entre les ministres de l’éducation des deux pays, et procède à l’évaluation de l’université des Comores pour l’accréditation de ses diplômes en tant qu’université arabe ».

Du côté comorien, le secrétaire d’Etat, chargé des relations avec le monde arabe, Kassim Loutfi salue l’intérêt qu’accorde l’Arabie Saoudite en Union des Comores. « Nous ne pouvons pas manquer de rappeler une fois de plus avec une grande fierté que le royaume d’Arabie Saoudite se tient aux côtés de l’Union des Comores secours et l’aide dans tous les domaines. Nous saluons également l’intérêt manifesté par les dirigeants du royaume et la pleine disponibilité qu’ils déclarent à chaque occasion à soutenir et accompagner de la vision de son excellence le président Azali Assoumani, de faire du pays, un pays en plein essor d’ici 2030 », a-t-il exprimé.

Abdoulandhum Ahamada

31 991 nouveaux électeurs inscrits sur les listes électorales et 881 bureaux de vote au lieu de 762 en 2019. Devant la presse hier à la Ceni, Idrissa Said Ben Ahamada, président de l’instance électorale se dit satisfait de cette première étape car par rapport aux objectifs fixés, 70% sont déjà atteints. Une étape, d’après-lui saluée par nos partenaires au développement.

Les dates pour les prochaines élections sont déjà connues. La Ceni, l’organe chargé des élections se dit prête. Selon elle, la première étape notamment la révision des listes électorales et l’enregistrement des nouveaux électeurs est déjà bouclée. Elle a enregistré 31 991 nouveaux inscrits sur les listes électorales en 30 jours. Idrissa Said Ben Ahamada, président de la Ceni manifeste sa joie d’avoir atteint 70 % des objectifs fixés.

« C’est la première fois dans notre pays. Nos partenaires ont salué cette étape. Pour la prochaine étape, nous avons déjà élaboré le projet du décret de convocation du collège électoral. Nous avons proposé le calendrier électoral qui est officiel », a-t-il déclaré.

A en croire le président de la Ceni, si le nombre des électeurs a augmenté cela signifierait aussi que le nombre des bureaux de vote va augmenter. « Nous avions 762 bureaux de vote en 2019, maintenant nous en avons 884 », a annoncé le président de la Ceni.

Désormais, aucun bureau de vote ne doit dépasser la barre de 500 électeurs, conformément à l’article 215 du code électorale. Pour le président de la Ceni, cette nouvelle mesure a pour objectif de faciliter les électeurs et d’éviter le désordre et les files d’attente dans les bureaux de vote.

Pour la deuxième phase, le président de la Ceni a indiqué que cette étape est cruciale. Il s’agit de la mise en place des commissions insulaires le 1er octobre prochain conformément au chronogramme et les commissions communales.

Selon le président de la Ceni, les partenaires au développement ont salué le déroulement de la première étape. Certains ont déjà manifesté la volonté de contribuer dans ce processus pour des élections libres, transparentes et crédibles, notamment la Chine et les États-Unis. « Pour la prochaine étape, le gouvernement doit débloquer le fonds pour les élections du 14 janvier. Si le gouvernement n’a pas débloqué le financement alors il n’y aura pas d’élections », a conclu le président de la Ceni. 

Kamal Said Abdou

Le Royaume d’Arabie Saoudite célèbre ce 23 septembre 2023, la 93eme fête nationale saoudienne. Une fête nationale qui incarne l’ « unification du Royaume aux mains du roi fondateur, Abdoulaziz bin Abdoul Rahman Al Saoud ». À cette occasion, l’ambassade d’Arabie Saoudite se félicite des relations bilatérales entre Moroni et Riyad, qui sont au beau fixe. Et à travers plusieurs réalisations concrètes sous l’égide de la succession de plusieurs dirigeants, accompagnés par la volonté du peuple saoudien à concourir sur le marché de la renaissance et l’intégration du pays au progrès et au développement de tous les secteurs.

La journée nationale du Royaume d’Arabie Saoudite est célébrée en Arabie Saoudite, le 23 Septembre de chaque année. Cela remonte au Décret Royal N°2716 émis en 1351 AH par le Roi Fondateur ABDULAZIZ, transformant le nom du pays du Royaume du Hijaz, Najd et ses Annexes au Royaume d’Arabie Saoudite à partir de jeudi 21 Jumada Al Awal1351 AH correspondant au 23 Septembre 1932. En 17 Jumada Al Awal 1351 AH, correspondant au 19 Septembre 1932, un Décret Royal fut publié pour annoncer l’unification du pays portant le nom du Royaume d’Arabie Saoudite à partir de Jeudi 21 Jumada Al Awal 1351 AH, correspondant au 23 Septembre 1932.

Et cette année, le Royaume d’Arabie Saoudite célèbre comme chaque année, la 93e fête nationale ce 23 septembre 2023. Le thème de la Journée Nationale est « nous rêvons et réalisons la fête nationale saoudienne 93 » visant à unifier la célébration de la journée nationale, par son utilisation dans plusieurs applications, que ce soit par les services gouvernementaux ou privés, à l’intérieur et à l’extérieur du Royaume.

Moroni et Riyad, des relations au bon fixe

À l’occasion de cette célébration de la fête nationale saoudienne, Dr Attalah bin Zayed Al Zayed, ambassadeur du royaume d’Arabie Saoudite aux Comores a rappelé, lors d’une rencontre avec la presse, les relations bilatérales entre Moroni et Riyad. Des relations au bon fixe. Et selon l’ambassadeur saoudien, plusieurs actions issues de cette coopération sont fructueuses. Le principal défi de ces deux parties, est d’être en mesure de s’impliquer mutuellement dans la recherche de solutions à long termes aux problèmes qui se posent dans nos communautés respectives.

L’Arabie saoudite fait partie des grands pays qui avaient soutenu les Comores depuis leur accession à l’indépendance en 1975. Et le roi saoudien accorde une attention particulière aux relations entre le royaume et l’archipel. L’Arabie Saoudite a accompagné les Comores, au début des années 1980, à mettre en place leurs grandes infrastructures dont les premières routes nationales.

Depuis, les deux pays ont toujours entretenu des relations privilégiées. En 1986, le roi Fahad bin Abdoulaziz Al Saoud financera personnellement l’une des routes légendaires du pays située au sud de Ngazidja et qui porte toujours son nom. Et pour cette raison, Dr Attalah bin Zayed A. Al Zayed a affirmé « vouloir assurer la continuité de la coopération qui lie les deux pays frères ». D’ailleurs, l’ouverture d’une ambassade saoudienne aux Comores en 2015 a permis aux deux pays de raffermir encore davantage cette coopération, vieille de plus de quarante ans.

Des aides financières

Du côté financier, le montant cumulé en 2021 aux engagements financiers de l’Arabie Saoudite aux Comores est estimé à plus de 60 milliards de francs comoriens au plus de six dernières années. Outre, l’aide budgétaire de 20 milliards de francs accordés à l’Union des Comores en novembre 2015, l’Arabie Saoudite intervient notamment, dans les secteurs des infrastructures routières, de l’eau, de l’éducation, de la santé, de l’administration publique et dans l’humanitaire.

On notera, entre autres, le financement de la route Hahaya-Maludja (20 km) à hauteur de 4 milliards, la route Dindrini-Lingoni-Pomoni (15 km) d’un montant de 7 milliards, le tronçon routier Mutsamudu-Sima (28 km) et dont le coût est estimé à 7 milliards.

Les autorités saoudiennes interviennent dans le secteur de l’eau, à travers le fonds saoudien de développement (Fsd) et la banque islamique de développement (Bid) avec deux grands projets distincts mais complémentaires. Le premier est le financement d’un projet d’adduction d’eau dans la capitale des Comores et ses environs d’un montant de 3 milliards de francs comoriens. Le second concerne la construction d’une grande citerne de stockage au profit de l’agglomération de Moroni estimée à 5 millions de dollars (2,5 milliards) pour approvisionner la capitale en eau. L’Arabie saoudite octroie annuellement 350 bourses d’études pour les étudiants comoriens.

Abdoulandhum Ahamada

Cuba accueille à partir de ce vendredi et pour deux jours un sommet extraordinaire du G77+Chine, groupe formé par une centaine de pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, en présence du président de l’Union de Comores, Azali Assoumani. Le but c’est de surmonter les difficultés et les défis actuels, propulser la reprise socioéconomique et le développement durable dans un esprit de multilatéralisme, de solidarité et de coopération internationale.

A Cuba, s’ouvre ce vendredi le sommet du G77 sur les « objectifs actuels de développement : le rôle de la science de la technologie et de l’innovation ». Ce sommet du G77 appelle à l’unité pour surmonter les difficultés et les défis actuels, propulser la reprise socio-économique et le développement durable dans un esprit de multilatéralisme, de solidarité et de coopération internationale.

Le G77 regroupe des pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine. La science et la technologie sont au service du bien et le multilatéralisme profite à tous les pays. Les Nations Unies ont, au programme, la lutte contre la pauvreté et le changement climatique.

Les dirigeants exhortent à intensifier la coopération dans les domaines de la science, du transfert technologique et de la fourniture des financements pour le développement, parallèlement au renouvellement des méthodes de mobilisation financières par le biais de partenariats public privé et de la construction modèles financiers mixtes.

En effet, le commerce et l’investissement jouent un rôle dans la promotion de la croissance économique et le développement durable, sans oublier les sciences, technologies et l’innovation ont aussi un rôle clé dans le développement durable. 

Nayssate Ahmed Mouigni (Stagiaire)

Alors que l’opposition est en ordre dispersé à quelques mois des présidentielles, le chef de l’opposition, Mohamed Ali Soilihi alias Mamadou s’est exprimé mardi. Il appelle au rassemblement et l’unité de l’opposition, pour impulser une dynamique citoyenne et agissante. Sans langue de bois, le président du front commun insiste sur le boycott des élections si les bases d’une élection transparente, démocratique et crédible ne sont pas posées.

Les grandes manœuvres politiques ont commencé à quelques jours de la convocation du collège électoral. Une sorte de branle-bas est en train de s’observer au sein de l’opposition, qui cherche d’ores et déjà, à mieux se positionner pour affronter les joutes électorales. Pour l’opposition, tout ce qui importe, c’est organiser un scrutin crédible, transparent et démocratique.

Inévitablement, on tend vers une division de grands ensembles au sein d’une opposition qui n’a jamais trouvé la clé de l’unité pour faire bloc face au pouvoir en place. L’opposition continue, en effet, à étaler ses divergences. Chacun tente de tirer la couverture de son côté. Le rassemblement est en train de battre de l’aile. Un trompe-l’œil.

Si au cours de son allocution, Mamadou a rappelé les démarches entreprises par l’opposition et la diaspora pour déloger Azali ainsi qu’un mémorandum en vue d’une réforme du système électoral national pour un scrutin transparent sous la sécurisation de la communauté internationale, il a regretté que l’exécutif ne trouve toujours pas nécessaire d’engager une élection libre.  

Des élections crédibles

Toutefois en prélude aux prochaines échéances électorales, le président du front commun a appelé à un rassemblement des forces de l’opposition pour un intérêt commun et d’arriver à une alternance véritable. Mamadou ne fléchit pas. Il interpelle l’opposition à ne pas tomber dans le piège. « J’appelle les partis de l’opposition à s’unir pour mener ensemble le combat. Seule notre unité pourra empêcher ce système monstre hideux autoritaire qui pointe à l’horizon, de prendre son élan », a lancé le chef de l’opposition.

Selon lui, le vrai problème est de permettre au peuple d’exprimer leur souveraineté à travers des élections libres et transparentes. « Ce sont les élections dont nous avons vraiment besoin. Si nous avons le courage de détermination et la confiance en nous et notre peuple, nous réunirons notre peuple de l’intérieur et de l’extérieur, et nous gagnerons le soutien de la communauté internationale devant le grand objectif de la conquête des élections justes, démocratiques. Cette exigence-là, d’élection transparente est un droit fondamental de notre peuple. Appeler à des élections fixées par le colonel Azali ? C’est tromper lourdement le peuple comorien », indique le chef de l’opposition.  

Et d’ajouter, « je lance un appel à toutes et tous pour que cette bataille contre le énième coup d’État électoral d’Azali soit notre bataille finale contre la dictature et pour la restauration d’un Etat de droit. Dans les jours qui viennent, après les concertations nécessaires, je prendrai l’initiative d’une grande envergure nationale dont la seule ambition est d’unir les forces de l’opposition. »

Mohamed Ali Soilihi a hypothéqué les chances de survie du rassemblement de l’opposition. Quitte aux cadres du front commun de se doter d’un leadership de taille capable de l’incarner et d’en faire une réelle force politique avec laquelle il faudra boycotter les prochaines échéances électorales.

Le chef de l’opposition appelle donc le peuple à refuser « les mascarades électorales préparées par Azali et son clan. « J’appelle le peuple comorien à se lever pour exiger des élections libres, transparentes et équitables », insiste Mohamed Ali Soilihi.

L’opposition a du mal à parler d’une même voix

L’opposition, avec ses contradictions et querelles, est loin de booster son aura et de propulser au sommet de l’Etat, surtout qu’en embuscade se trouvent des ténors qui n’ont jamais revu à la baisse leurs prétentions à jouer les premiers rôles dans le microcosme politique du pays. Les contradictions sont abyssales dans une opposition qui a du mal à parler d’une même voix.

Pour l’heure, le boycott des élections est sans doute la meilleure stratégie d’une opposition en quête d’un leader pour porter l’alternance. Et si l’opposition s’aventure à verser dans l’animosité entre ses leaders, elle aura fini de commettre une erreur qui peut être fatale. Or, c’est ce qui est en train de se dessiner dans ce camp, à quelques mois des présidentielles. 

KDBA

D’ici fin septembre, le chef de l’Etat signera le décret portant convocation du collège électoral pour les prochaines présidentielles et gubernatoriales. C’est ce qui ressort de la réunion tenue mardi dernier au ministère des affaires étrangères avec les partenaires au développement. Ils sont informés de l’évolution des activités préparatoires des prochaines élections. En attendant la convocation du collège électoral, le premier tour est fixé le 14 janvier 2024. Les campagnes débuteront du 16 décembre 2023 au 12 janvier 2024.

De la parole à l’acte. Le président Azali Assoumani devrait signer le décret relatif à la convocation du collège électoral, d’ici fin septembre. L’information a été donnée par le ministre comorien de l’intérieur chargé des élections, Fakridine Mahamoud, à l’issue d’une rencontre avec le corps diplomatique accrédité en Union des Comores. Une convocation qui se veut du reste conforme aux dispositions constitutionnelles et légales en vigueur. Et après la convocation du collège électoral, l’heure sera à la mobilisation chez les différents acteurs politiques.

En cette période où les avis se divergent sur le boycott ou non des élections, les comoriens seront appelés à se prononcer bientôt sur le sujet clivant. Les partenaires au développement se mobilisent à porter leur pierre à l’édifice. L’ONU, l’OIF et l’UA ont dépêché des missions d’évaluation des besoins électoraux, la Chine a promis l’envoi d’un don d’équipements et matériels et les USA ont annoncé un apport de 600 000 dollars par l’intermédiaire du PNUD. « Nous demandons l’accompagnement de l’ensemble des partenaires au développement du pays pour la mobilisation de toutes les ressources humaines et financières devant garantir le succès pour des élections libres, transparentes, inclusives et apaisées », a appelé le ministre de l’intérieur, Fakridine Mahamoud.

Lors de la réunion avec les partenaires au développement, le ministre de l’intérieur a fait part sur le parrainage des candidats avec 0,8% des électeurs inscrits, la renonciation des nationalités étrangères, la résidence de douze mois, la sécurisation des élections et la composition des bureaux des organes électoraux.

A noter que 20% du budget électoral sont d’ores et déjà mobilisés par le ministère des finances. Tout le dispositif se met en place progressivement. En effet, en attendant la convocation du collège électoral, le premier tour est fixé le 14 janvier 2024. Les campagnes débuteront du 16 décembre 2023 au 12 janvier 2024.

KDBA

 

 

Le parti Chuma a rejoint le Comred pour former une coalition qui incarne le patriotisme et le développement du pays. Lors de cette cérémonie d’officialisation samedi dernier au restaurant Cœlacanthes, Amine Nasserdine, président du parti Shuma a fait savoir que se réunir pour un esprit patriotique au profit de la majorité qui souffre, le parti Shuma ne peut pas s’abstenir.

Déjà 9 partis forment le Comred. Une nouvelle qui a réjoui non seulement les membres de cette institution mais aussi et le M17 qui incarne la cohésion sociale. « Nous sommes alliés avec nos amis qui ont le même combat et les mêmes idées dont l’objectif est de sauver le pays et donner espoir et un meilleur avenir pour les générations futures », a déclaré Amine Nasserdine, président du parti Shuma.

Cette alliance du parti Shuma avec le Comred n’est pas un simple fait politique à quelques mois des échéances présidentielles.

« Après une longue concertation, nous avons jugé utile de réunir ensemble avec les membres patriotes du Comred pour lutter contre les injustices, la mauvaise gouvernance dans ce pays », a souligné le président du parti Shuma espérant que cette lutte patriotique au profit de la majorité de la population donnera ses fruits.

Pour Mohamed Elarif Okacha, ancien ministre à l’époque de Djohar, le Comred écarte tout esprit de division. « Avec l’arrivée de nos amis du parti Shuma, nous espérons avoir des nouvelles idées pour atteindre notre objectif qui n’est d’autre que le bien être de notre pays », a-t-il précisé.

De sa part, Mohamed Mzé a fait savoir que les membres du Comred sont des patriotes, cleans et non assoiffés par le pouvoir. Selon lui, ils ne font pas partie de ceux qui ont ruiné le pays. 

Kamal Saïd Abdou

L’opposition a tenu, la semaine dernière à Moroni, une conférence de presse pour annoncer leur abstention aux prochaines élections présidentielles et gubernatoriales 2024. Ahamada Mahamoudou est nommé porte-parole du front commun élargi, reprenant la place d’Ibrahim Abdourazak, alias Razida

Les élections présidentielles et gubernatoriales s’approchent à grand pas et le peuple attend impatiemment la décision du clan de l’opposition. Une opposition qui campe sur sa position de s’abstenir au scrutin.

« Depuis des années, nous avons voulu redresser le pays par des techniques de changement et d’idéologies. Nous avons subi des menaces et des pressions durant les précédentes mandatures. En 2016, Azali Assoumani a accédé à la tête de l’Etat. Nous avions cru que cette personnalité allait changer le pays par son expérience. En 2019, Azali a commis l’irréparable par la prise du pouvoir par un hold-up électoral. Nous sommes parvenus à créer un front commun contre le pouvoir, dans le but de détrôner Azali. Ce dernier ne respecte pas ses promesses. Nous ne pouvons pas participer aux élections présidentielles sans garantie ni appui de la communauté internationale », a déclaré Ahmed Hassane Elbarwane.

Alors qu’Ibrahim Abdourazak, alias Razida, qui était le porte-parole du front commun a jeté l’éponge, Ahamada Mahamoudou, candidat malheureux aux présidentielles de 2019, est désigné porte-parole « comme nous avons décidé de ne pas participer aux élections sans garantie ni transparence électorale, notre porte-parole, Razida n’accepte pas cette option et veut toujours que nous participions. Il a donc décidé de démissionner de son poste de porte-parole, et donc, nous avons décidé de le remplacer par Ahamada Mahamoudou », a fait savoir Youssouf Mohamed Boina. 

Abdoulandhum Ahamada