ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Les dirigeants du monde entier se sont réunis fin novembre dernier à travers de réunions virtuelles dans le cadre du sommet G20 à Riyad afin de répondre aux défis les plus urgents auxquels l’humanité fait face. Le président chinois, Xi Jinping a misé sur la protection de l’environnement.

« C’est une priorité, la planète terre est notre foyer commun. Nous devons porter la vision de la communauté d’avenir partagé pour l’humanité et travailler main dans la main pour répondre aux défis climatiques et environnementaux afin de préserver cette Planète bleue », a déclaré Xi Jinping.

« Sauvegarder la planète », est le thème retenu à l’occasion du sommet du G20 tenu à Riyad le 22 novembre dernier. Le président de la République populaire de Chine a plaidé pour la préservation de l’écosystème pour sauver l’humanité. Selon lui, renforcer la lutte contre le changement climatique, est une priorité. « Le G20 doit continuer à jouer son rôle leader et promouvoir à la lumière de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, la mise en œuvre intégrale et effective de l’Accord de Paris », a avancé le président Xi Jinping. « J’ai annoncé récemment l’initiative de la Chine d’augmenter ses contributions déterminées au niveau national pour atteindre le pic des émissions de CO2 avant 2030 et réaliser la neutralité carbone d’ici 2060 », confie-t-il.

La chine et son grand système d’énergie propre dans le monde

La Chine salue l’initiative de l’Arabie Saoudite sur l’économie circulaire du carbone et soutient la transition énergétique bas carbone dans l’après-COVID-19 afin d’atteindre les objectifs de l’initiative énergie durable pour tous. « La Chine a mis en place le plus grand système d’énergie propre dans le monde, et occupé depuis cinq ans consécutifs le premier rang mondial en terme de production et de vente de véhicules à énergies nouvelles », a rappelé le président Xi Jinping.

« Conformément aux recommandations sur l’élaboration du 14e plan quinquennal pour le développement économique et social et des objectifs à long terme pour 2035, la Chine œuvrera à promouvoir l’utilisation propre, bas carbone, sûre et efficace des énergies et à accélérer le développement des énergies nouvelles et des industries vertes, en vue d’une transition verte dans tous les domaines du développement économique et social », annonce-t-il.

15e réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique

Le président Chinois annonce ses ambitions de protéger l’écosystème dans le respect de la nature. «  La Chine soutient une coopération approfondie au sein du G20 pour réduire la dégradation des sols, conserver les récifs coralliens et lutter contre les déchets plastiques en mer, afin de bâtir un rempart de la sécurité écologique mondiale plus solide », déclare Xi Jinping. Le président a annoncé la tenue de la 15e réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique qui se tiendra en mai prochain à Kunming en Chine. « La Chine souhaite la bienvenue à toutes les parties à cet événement qui, nous espérons, sera l’occasion de fixer des objectifs et de prendre des actions pour la conservation de la biodiversité mondiale dans les années à venir. À nous de travailler main dans la main pour construire un monde propre et beau », a-t-il souligné. La Chine se dit prête à honorer ses engagements en y œuvrant avec détermination.

Kamal Saïd Abdou

 

 

A travers une vidéoconférence, le ministre de la défense des Emirats Arabes Unis, Mohamed Ben Ahmed Al Bawardi et le directeur de cabinet du président comorien chargé de la défense, Youssoufa Mohamed Ali alias Belou, ont signé, mercredi dernier, un accord de coopération dans le domaine de la défense.

Les Emirats Arabes Unis (EAU) et les Comores sont deux pays amis qui tissent des relations win-win dans différents secteurs de développement. Depuis mercredi dernier, une nouvelle page s’ouvre au niveau de la défense et militaire. À travers une visioconférence, les deux pays ont signé un protocole d’accord de coopération dans le domaine de la défense. Et ce n’est qu’un signe de mémorandum d’entente. « La signature de ce mémorandum d’entente reflétait la volonté du ministère de la défense, de renforcer les relations de partenariat et son engagement à démarrer des relations de coopération avec ses partenaires », a indiqué Mohamed Ben Ahmed Al Bawardi.

Pour le chargé de la défense comorienne, Youssoufa Mohamed Ali, celui-ci, a affiché la volonté de l’Union des Comores de renforcer les relations de coopération bilatérales. Des relations devant permettre aux deux pays de sauvegarder leur patrimoine et leur stabilité. Ce protocole d’accord de coopération dans la défense permettra ainsi à la partie comorienne de renforcer les capacités des militaires comoriens,  à travers des formations.

Outre cela, les deux hommes ont mis l’accent sur l’importance de coordonner et d’unifier les efforts pour endiguer la contamination de la pandémie de la Covid-19. Une crise sanitaire qui frappe à plein fouet, le monde entier. Al Bawardi et Belou ont échangé, également, sur le développement régional et international pour un intérêt commun. Une coopération qui agit au plus haut niveau.

Nassuf M. Abdou

 

 

Le directeur général des aéroports des Comores s’est visiblement engagé à jouer sa carte politique dans l’ensemble des îles, à la rencontre des jeunes. Yasser Assoumani est un homme politique averti, de vision et de principes. Un bon élève de la politique de l’émergence prônée par le président Azali.

Yasser Assoumani, un charismatique politicien de terrain. Il offre son temps de repos à la jeunesse. Le président du mouvement jeunesse force de la République alterne les visites et réceptions dans les différentes contrées lointaines du pays. Tantôt à Mohéli, tantôt à Ngazidja et Ndzuani pour des missions de travail. Il sait gérer son calendrier pour dédier du temps à ceux qui veulent le rencontrer. C’est un homme sans complexe, qui ose les défis, et qui s’est toujours imposé.

Un politicien de terrain

« Yasser Assoumani est un homme politique de terrain. Il est généreux et infatigable. Il est le leader du mouvement jeunesse force de la République. Il reçoit et va vers la population des différentes localités et régions du pays. L’une des rares autorités de son calibre de grand leader qui consacre son temps de repos pour éveiller les esprits de la jeunesse. Dans ces propos, l’honorable président incite sa jeunesse à travailler leurs méninges et réveiller les génies qui dorment en eux. Il encourage également cette jeunesse à la création des projets de développement économiques », témoigne un membre du mouvement Jfr. « L’homme politique, c’est avant tout une idée, un engagement pour une politique. Et ma politique est celle prônée par le président  Azali  Assoumani pour l’émergence du  pays, pour une République  juste et  solidaire », ajoute-t-il.  

« Investir dans le secteur privé »

Yasser Assoumani ne se limite pas seulement dans le secteur public lorsqu’il parle de la politique de développement économique. Il appelle toute la jeunesse consciente à investir dans le secteur privé. « Le secteur privé reste jusqu’à présent au stade embryonnaire depuis l’accès à notre indépendance. Il continue à signifier à la population cible que le développement économique et social n’est pas utopique, c’est une réalité certaine et possiblement réalisable », indique-t-il. Le président du mouvement jeunesse force de la République exhorte la jeune à passer en action. « Il n’y a pas de développement économique possible tant que le peuple ne veut pas s’en passer de certains comportements et mœurs », déclare le patron de l’Adc.

Changer le comportement

Le leader N°1 de la jeunesse force de la République vise une révolution comportementale dans le bon sens d’un développement économique du pays. Le directeur général des aéroports de l’Union des Comores mise avant tout, sur une révolution psychologique individuelle de la population cible, notamment la jeunesse. « Au cours d’une rencontre, la référence du Jfr n’a pas tardé à conscientiser que nos anciens comportements de développement économique font de nous le peuple comorien des supers consommateurs. Bref, il n’y a pas développement économique sans production. Autrement dit, nous (peuple comorien) devons passer de notre actuel de supers consommateurs à un nouvel état de supers producteurs », a montré un cadre du mouvement jeunesse force de la République.

Le président de la JFR se montre méthodique et pédagogique pour la réalisation du projet présidentiel, plus précisément l’émergence des Comores 2030. Au final, « la leçon est bien comprise et les remarques seront enregistrées, appliquées pour la réussite de l’émergence », conclut-il.

KDBA

Le conseil hebdomadaire des ministres a eu lieu, hier, au palais de Beit-Salam. Plusieurs sujets étaient au menu des discussions, notamment la mise en place d’une compagnie de production des volailles, la sécurité des prisonniers et les problèmes énergétiques.

Le ministre de l’énergie et porte-parole du gouvernement, Houmed Msaidié a rapporté le compte rendu du conseil des ministres. Sur l’électricité, le gouvernement s’engage à des solutions meilleures. « Le problème de l’électricité a été classé parmi les points qui devraient être débattus dans la rencontre ministérielle. Le président Azali était surpris puisque le gouvernement a offert tous les moyens nécessaires pour la distribution de l’électricité. Le gouvernement avait subventionné la société Sonelec les fonds dédiés à la révision des groupes électrogènes. Mais la manière que Sonelec gère la société m’inquiète. Les agents de Sonelec se plaignent de la diminution de la subvention du gasoil et des fonds déroulements. Ces fonds servent à la révision des groupes. Ce n’est pas normal que Sonelec dépend toujours du gouvernement, pourtant, c’est une société qui encaisse des recettes importantes. Ces gens-là n’ont pas du tout raison de se plaindre », a critiqué le ministre de l’économie, Houmed Msaidié.

Concernant la question de l’évasion des prisonniers, dimanche passé, le porte-parole a pris à cœur cette question. Selon lui, toutes les dispositions nécessaires doivent être mises en place. « Il faut connaitre que s’il y a une évasion des prisonniers, certaines personnes doivent assumer leur responsabilité. Le gouvernement doit à son tour assumer sa part de responsabilité en assurant une bonne sécurité. Certaines conditions de survie des prisonniers doivent être réglées. Bobocha s’est évadé oui. Mais il est recherché et il sera introduit à un endroit sûr puisqu’il a commandité des activités terroristes de déstabilisation », a rassuré le porte-parole du gouvernement, avant de maintenir qu’ « une compagnie étrangère de production de volaille est en cours d’activités. Dans 5 ans, les Comores auront une abondance d’œufs ».

Abdoulandhum Ahamada

La commune de Mbudé Nyumamro Kiblani a inauguré, dimanche dernier, l’hôtel de ville de cette 22ème  circonscription, en présence de la gouverneure de Ngazidja et des hautes autorités gouvernementales. Le ministre de l’intérieur Mohamed Daoudou a saisi l’opportunité de mettre en garde toute nature de déstabilisation de cette région, en se référant de la situation de Ntsaoueni et Chamlé. Il exhorte la notabilité régionale à trouver  une solution dans le meilleur délai pour sortir de cette crise.

En présence de Mhoudine Sitti Farouata, gouverneure de Ngazidja ainsi que des personnalités politiques, la commune de Mbudé Nyumamro Kiblani, a inauguré, dimanche dernier, l’hôtel de ville, à Djomani Mbudé. Il s’agit d’une volonté  manifestée  par  Moindjié Msoili, nouveau maire qui avait promis lors de sa campagne électorale, d’inaugurer ce bâtiment  à l’espace de 100 jours. « C’est un plaisir pour moi et toutes les forces vives de cette région qui m’ont soutenu avec tant d’énergie, de finance et de courage qui m’ont permis,  aujourd’hui, de transformer mes discours à des actions concrètes.  La volonté de Dieu m’a permis de pouvoir répondre encore de plus les besoins légitimes de cette région, en instaurant un climat de paix et de concorde », a manifesté Moindjié Msoili Ahamada, maire de Mbudé Nyumamro Kiblani.

Conscient de la terre fertile que regorge la région de Mbudé et les défis auxquels les agriculteurs font face quotidiennement, le maire de Mbudé Nyumamro Kiblani promet d’accompagner  les agriculteurs de cette région.

Le ministre de l’intérieur, Mohamed Daoudou a saisi l’opportunité de mettre en garde toutes manœuvres de vouloir déstabiliser ces régions à travers la situation des délimitations entre Chamlé et Ntsaoeuni. « Nous mettons en garde avec grande fermeté toute nature de manipulation de vouloir toucher la paix, la sérénité, de cette région », a souligné le ministre de l’intérieur. Il s’agit d’une affaire, dit-il, qui oppose une famille de Ntsaoueni et le village de Chamlé et j’exhorte la notabilité d’intervenir et donner une solution dans le meilleur délai. 

Nassuf. M. Abdou

Dans la matinée d’hier, une rencontre a eu lieu entre Djaé Ahamada Chanfi, ministre des transports et les membres du parti Undc. Une occasion du ministre de rappeler que l’Undc a une alliance avec le Rdc pour défendre la politique générale du chef de l’Etat.

Le parti Undc a renouvelé son soutien au ministre des transports, Djaé Ahamada Chanfi. Etant parti de la mouvance présidentielle, la rencontre entre les leaders du parti Undc et le ministre des transports est significative. « La visite de l’Undc aujourd’hui n’est pas étrange au moment où le parti est conscient qu’il existe la mouvance présidentielle. Un parti qui s’est engagé depuis les assises nationales, referendum jusqu’à nos jours. Nous sommes derrière le président de la République pour la mise en place des structures de bases du développement du pays », a rassuré le ministre des transports.

L’Undc et le Rdc forment un seul corps selon le ministre. « Même si le Rdc est nouvellement créé, les deux partis ont une vision commune car ils sont des démocrates dont leur force commune est d’accompagner le chef de l’Etat dans sa politique », a indiqué Djaé Ahamada Chanfi. Le ministre du transport aérien et maritime a précisé que l’unité est le seul moyen pour la réussite des projets du chef de l’Etat.

« Nous avons la responsabilité des ports et aéroports et la législation qui règlemente le domaine. Alors il appartient aux partis politiques de faire en sorte que tous ceux-là soient mis en œuvre par les ministères », a dit le ministre. « Être ministre va de pair avec la politique. Je suis convaincu que le ministre est prêt à accompagner le chef de l’Etat dans sa politique», a insisté Houssein Djoubeir, membre du parti Undc. Selon lui, le ministre se dit prêt à prendre en considération nos idées pour promouvoir le ministère et surtout appuyer la politique du président de la République.

Kamal Saïd Abdou

Hier, le secrétaire national du mouvement Rddc, Abdallah Mohamed Mansour s’est exprimé sur la situation actuelle du pays en évoquant les chantiers lancés par le chef de l’Etat pour le développement du pays.  

Un mois depuis qu’il séjourne aux Comores après un bon moment passé en France, Abdallah Mohamed Mansour multiplie les rencontres avec les autorités gouvernementales et politiques pour s’enquérir de la politique du gouvernement et sillonnent aussi dans la région de Mbadjini pour une sensibilisation d’une politique de développement. L’enfant de Mbadjini dit reconnaître l’accueil chaleureux qui lui a été réservé dès son retour au pays. « Depuis mon arrivée aux Comores, je rencontre les habitants de ma région de Mbadjini pour sensibiliser sur la politique de développement mise en place par le gouvernement plus précisément le président Azali. C’est pour sensibiliser sur l’émergence et le programme de développement intérimaire », a exprimé le secrétaire national du rassemblement démocratique pour la diaspora des Comores, Abdallah Mohamed Mansour.  

Ce dernier défend la politique du chef de l’Etat dans tous les secteurs. Selon lui, le président de la République aime le peuple comorien et il ne souhaite qu’un pays stable, de paix. Puisque, « le pays ne peut se développer ni attirer des investisseurs étrangers sans la paix, la stabilité », dit-il. « Le pays a pris un nouvel élan et un nouveau chapitre se dessine. Les fonctionnaires reçoivent leurs salaires chaque mois, des travaux routiers sont engagés et d’autres chantiers. Pour dire que le pays connait une forte économie », indique Abdallah Mohamed Mansour. Et lui d’avancer que, « au niveau de la santé, le gouvernement a réussi à sensibiliser contre le coronavirus et a limité les contaminations. Notre pays n’est pas frappé par le coronavirus comme d’autres pays du monde car toutes les dispositions sont prises. »

Touma Maoulida

 

Dans un entretien à la chaine libre des Comores, le vice-président et leader du Rddc, Fakihi Mradabi a encore frappé sur Sambi après avoir l’accusé de trahison en départementalisant l’île comorienne de Mayotte. Pour Fakihi Mradabi, « Sambi est un cadeau empoisonné pour Azali. »   

C’était au cours d’un entretien à la chaine libre des Comores diffusé sur les réseaux sociaux que le vice-président et leader du mouvement Rddc fulmine l’ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi inculpé de blanchiment d’argent de la citoyenneté économique. Il est placé en mandat de dépôt dans sa résidence à Voidju, une annexe de la prison de Moroni. L’ancien président Sambi est inculpé pour détournements des biens publics, faux, usage de faux et forfaitures. Les faits que l’homme au turban est reproché sont prévus et réprimés par les articles 151 et suivent, 136, 137, 224, 427, 158 et suivent, 44, 45 et 117 et 148 du code pénal et l’ordonnance n°92-002/PR du 04/07/1992, et la loi n°13-015/AU du 26/12/2013, complétant certaines dispositions de la loi n°08-018/AU du 25/07/2008 relative à la transparence des activités publiques, financières et sociales.

En effet, Fakihi Mradabi accuse Sambi de trahison en vendant des passeports comoriens à des arabes, selon la chaine libre des Comores. « Sambi a trahi les Comores. Il a accepté que Mayotte devienne une région ultrapériphérique de l’Union européenne. L’Etat français a soutenu Sambi pour prolonger son mandat, son acquisition de la nationalité française avec sa famille, l’octroi des fonds à ses enfants pour s’acquérir des maisons en France et l’accès à l’école de la magistrature pour sa fille. Sambi, une haute trahison », avait déclaré le leader du Rddc. « SAmbi a vendu Mayotte. J’ai des preuves qui accablent Sambi. Je sais tout grâce à un réseau de fuite des documents confidentiels que j’ai pu avoir accès », confie-t-il à la chaine libre des Comores. « Sambi était recherché par le FBI, police fédérale américaine à cause des terroristes qui possèdent des passeports comoriens aux Etats-Unis », ajoute-t-il. « Sambi a-t-il échappé le Guantanamo ? », se demande Fakihi Mradabi.  

Ce franco-comorien qui s’en prend à l’homme au turban (actuellement derrière les barreaux) ne cesse de mobiliser la diaspora pour le développement et sa stratégie politique paye pour démobiliser les manifestations de la diaspora contre Azali.

NMA

Elevé au niveau de Conseiller spécial, AAA, Coordinateur de la Communication de la Présidence de l’Union des Comores a accepté à répondre à Al-fajr et à donner son opinion sur un certain nombre de sujets brulants. Une interview sans faux-fuyants.

Coordinateur de la communication, ce poste a été élevé au niveau de conseiller spécial. Quelle signification peut-on donner à cette nomination.

Réponse : Je pense que le poste de coordinateur est devenu un poste central. Cette nomination signifie que nous avons des missions hautement stratégiques. C’est une consécration et une reconnaissance. Désormais, celui ou celle qui prendra ma place saura qu’il sera traité comme un ministre.

Cette nomination est intervenu au moment ou l’équipe a remis au Président la Stratégie de Communication 2020-2021, avec ses annexes tout aussi importantes, Le Plan Post Conférence des Partenaires, le Plan Communication par la Culture, le Plan Communication par le Sport, la Note Conceptuelle des Assises sur la Presse, accompagnés des tableaux de bords des actions  spécifiques à entreprendre au niveau national, régional et international. Le plan de communication n’a pas jamais été budgétisé jusqu’ici. Une fois l’autonomie financière accordée, nous pourrions travailler avec beaucoup d’aisance et mettre en œuvre les  projets qui nous tiennent à cœur.

Qui est qui vous interpelle tous les jours et quels sont les moyens d’influence d’un communicant pour changer les choses ?

Trop de choses m’interpellent, à commencer par l’actualité. Je donne mon opinion quand on me le demande. Si non, j’introduis une note pour lecture. Par exemple, le sujet brulant concerne l’élection à la chambre de commerce.  Le président a entrepris une discussion longue et compliquée par l’intermédiaire des ministres des finances et de l’économie qui ont abouti à la signature à Mutsamudu, de la convention pour instaurer un dialogue permanent Public-Privé. Le dialogue public-privé  ne vise rien d’autre qu’à créer un climat de sérénité et de confiance. Ce dialogue peut rapprocher les points de vues sur les enjeux, les politiques et réformes. Il suscite l’adhésion et nous préserve des ruptures fâcheuses. Le fruit de cet acte historique est justement la signature récemment du Protocole d’Accord avec le Réseau des Meck, la BDC, l’Union Régionale des Sanduk d’Anjouan, l’Office Nationale de la Vanille (ONAV), la Banque Centrale des Comores (BCC), l’aide d’urgence, sous forme d’une subvention, à hauteur de 300.000.000 de francs, aux intervenants dans le secteur vanille, pour leur permettre de faire face à leurs obligations vis-à-vis du secteur bancaire.

La deuxième signature, a trait au soutien du Gouvernement au secteur des Transports en commun, annulant le paiement de la vignette automobile pour 2020, une subvention à hauteur de 450.000.000 de francs. Quand on veut, on peut.

Alors, on doit faire très attention de donner le pouvoir  à une petite élite privilégiée qui a accès facile aux structures politiques de mener partout la danse. A la chambre de commerce, le pays n’a pas besoin d’une énième farce comme celle des élections du maire de Moroni. Partout existent des règles. Il faut juste les respecter. Les faire respecter.

Après la conférence de Paris, rien ne bouge de ce côté là, alors que vous avez vanté le succès de la communication. Qu’est ce qui se passe ?

Vous avez entièrement raison de le dire. Avez-vous une fois approché le secrétariat chargé suivi de la conférence ? Je pense que non. Or une fois la conférence finie, le Président a mis en place un secrétariat chargé du suivi de la conférence, composé de cadres de renommée. Un formidable travail a été mené jusqu’ici et pour votre gouverne, des rencontres ont été menées et des contacts continuent d’être pris avec les entreprises privés qui se sont positionnées. Si le secrétariat est autorisé à communiquer, il ne manquera de vous faire part de tout ce qui a été réalisé jusqu’ici. Aussi, je vous rappelle que de nombreux projets qui touchent à l’emploi des jeunes sont sur les rails, des projets d’infrastructures routières ont démarrées et des projets d’hôtellerie sont en cours de finalisation. Une fois les  frontières ouvertes, des nombreux projets, d’énergie, du domaine de la pêche et l’agriculture pourront être mis en marche.

Vous reconnaitrez qu’au niveau politique, le blocage est complet. Aucun dialogue n’est possible. Comment comptez-vous vous en sortir.

Le dialogue politique dans mon pays s’est toujours confiné aux aspects institutionnels et constitutionnels, jamais préoccupé aux sujets du développement, de la croissance économique et de la lutte contre la pauvreté. Face au projet Plan Comores Emergents, je n’ai pas encore vu un autre projet de société. Je veux bien qu’on critique ses orientations, le PCE a au moins le mérite d’être financé à  100%. De nombreux jeunes cadres de la diaspora qui ont suivi la conférence se sont présentés à Paris au siège de l’Afd pour plaider leur projet et arracher un financement sur les fonds mis à dispositions à la conférence par la France. Certains cadres employés dans des entreprises en France jouent les intermédiaires pour caller des rendez vous avec Moroni.  

Concernant le débat sur la tournante, pour ceux qui pensent que l’Accord Cadre de Fomboni en avait fait la pierre angulaire du document se trompent lourdement. L’Accord convenait que la constitution déterminera les prérogatives du Nouvel Ensemble Comorien et des Entités Insulaires. L’Accord avait pris le soin de relever les prérogatives relatives à la souveraineté de l’Etat, pour éviter tout glissement dangereux dans l’élaboration de la nouvelle loi fondamentale. C’est la constitution adoptée qui a introduit la formule de magique de la tournante dans les iles. La constitution protégeait seulement l’autonomie des iles, comme étant le domaine qui ne peut faire l’objet ultérieurement de révision. Or c’est ce qui a été fait dans la révision de 2009. L’autonomie a été dépecée. Je comprends aujourd’hui  l’empressement à vouloir accélérer l’alternance politique. Nous avons vu des Présidents de ce pays qui ont suspendu la constitution par simple décision administrative. Il est par contre absurde de demander à un Président élu sur la base d’une constitution de convoquer des élections en 2021 qui ne sont prévus nulle part. De grâce.

Vous venez d’un voyage à Dodoma, pour l’investiture du Président Tanzanien. Y-a-t-il rapprochement entre les deux pays ?

D’abord, il faut arrêter de croire que les Comores sont le centre du monde, ou sont protégées dans un cocon. Nous vivons dans un environnement hostile, compliqué et difficile. Dans cette zone entre la Tanzanie, les Comores, le Mozambique, agissent des groupes terroristes violents. Le mouvement Ansar Al-Sunna, qui donna naissance aux chababs, revendique le droit de pouvoir vivre sous un régime de charia. Ce groupe qui s’installe dans une idéologie insurrectionnelle, multiplie les violences. Ses combattants s’attaquent maintenant aux forces de sécurité, après les massacres des civils. L’impératif nécessité de renforcer la coopération entre les pays de la région, de la Somalie à l‘Afrique du sud est une urgence régionale.

Les Comores sont considérées comme étant la zone supposée contenir d’importantes réserves de gaz. Cette information n’est pas sans conséquences. Si un tel pays assiste à un blocage politique et n’a pas de cadre de dialogue ou de forums formels ou informels pour un consensus sur les enjeux d’avenir, sur la manière d’exploiter ces gisements, aborder les problèmes environnementaux, choisir les partenaires fiables, constituer les fonds souterrains pour l’avenir de sa jeunesse, alors on aura de problèmes. De gros problèmes.
 

Quelles solutions préconisez-vous ?

Je dresse seulement des constats. Je pense toujours que les solutions pérennes naitront de l’apaisement et du dialogue. Et des deux cotés, des efforts doivent être consentis, des concessions doivent être faites. Apres 14 mois au cœur de l’administration comorienne, je crois qu’il est grand temps de remettre les compteurs à zéro et de secouer ce vieux mastodonte qui freine tout développement et qui ne profite qu’à un petit groupe. Sinon, il faut qu’à l’avenir, pour tout poste à pourvoir, organiser un concours national, mettre tous les enfants de ce pays à égalité de chance, à concurrence. Il faut également mettre en place les conseils d’administration et recruter les Directeurs Généraux, parmi les meilleurs d’entre nous, en se conformant aux textes en vigueur. On ne peut pas être membre de l’Ohada, adhérer à une telle organisation intergouvernementale d’intégration juridique, accepter l’harmonisation du droit des affaires en Afrique et agir selon les humeurs du matin d’un tel ou un tel.

Il y a des signes qui ne trompent pas en matière d’égalité de chance et de libre concurrence. La première, c’est l’obligation faite aux sociétés d’Etat et aux administrations de se soumettre aux règles en matière de passation de marchés publics. Dans de nombreux pays, les entreprises étrangères ne sont autorisées à partager les marchés que si elles s’y obligent en retour à arrimer les entreprises nationales. C’est aussi tout l’intérêt de l’investissement étranger.

Un dernier mot ?

Merci de l’intérêt.

Propos recueillis par S.A.C

 

Comores-Chine : 45 ans de coopération

Comores-Chine : 45 ans de coopération

La coopération sino-comorienne se développe dans le domaine de la diplomatie comme de la santé. Vendredi prochain, les Comores et la Chine siffleront les 45 ans d’anniversaire. Au cours de cette coopération, plusieurs actions sont menées par la Chine au profit des Comores et qui restent un symbole de cette coopération, notamment la construction du palais du peuple, la formation de certains cadres des Comores et surtout l’appui de la Chine dans le cadre de la lutte contre la covid-19.

Les Comores et la Chine fêteront le 45eme anniversaire de coopération vendredi prochain. Initiée par le feu président  Ali Soilihi, la coopération sino-comorienne s’étend dans tous les domaines. La construction du palais du peuple et sa réhabilitation en est un exemple parmi les actions qu’elle a entreprises. Plus de 216 bourses gouvernementales octroyées par la Chine au profit des étudiants comoriens depuis 1982 et plus de 300 étudiants comoriens en Chine avant la covid-19. La réhabilitation du Cufop et d’autres actions dans le domaine de l’éducation.

Aussi dans le domaine militaire, plusieurs hauts cadres de l’armée nationale ont été formés en Chine. S’agissant du cadre des infrastructures routières, plusieurs axes routiers sont réhabilités et d’autres goudronnés par la Chine à Ngazidja comme dans les autres îles. Une coopération fructueuse et sans contrepartie. Plusieurs millions de Yan sont allouées sur des grands projets de développement dans l’ensemble du pays. Sur le domaine de la santé, plusieurs médecins ont été formés par la Chine.

Sur le même secteur de la santé, la Chine s’est engagée dans la lutte contre le paludisme dont plusieurs millions sont allouées dans la campagne et la sensibilisation du paludisme. Les Comores sont frappées par la pandémie de covid-19. Etant un pays ami des Comores, le gouvernement chinois s’est engagé à soutenir les Comores à combattre la covid-19. Il s’agit de l’aide de Jack Ma et l’aide du gouvernement chinois destiné à accompagner les mesures barrières. Nous noterons également son apport pertinent à la presse écrite comorienne.

Kamal Saïd Abdou