ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

La coordination et les cellules du parti Crc d’Itsandra Sud ont décidé de radier le ministre de la justice, Mohamed Houssein Djamalillaili du parti Crc. La cause en est qu’il a attribué les postes aux membres de sa famille. Quel gâchis !

La coordination et les cellules du parti Crc de la sous-région d’Itsandra ont décidé de radier le ministre de la justice et les siens au sein du parti Crc. « Après constatations et consultations de la coordination et les cellules d’Itsandra Sud, le ministre de la justice et les membres de sa famille nommés sont radiés du parti Crc puisque le parti Crc n’a rien bénéficié. C’est une structure du parti Crc, les nominations ne sont pas comme un « champ d’héritage. Le ministre doit respecter le parti Crc », a interpellé Chami Mohamed Idi.

Nommé ministre de la justice en 2018, Mohamed Houssein Djamalillaili a adhéré au parti Crc. Selon le secrétaire du parti Crc d’Itsandra Sud, le ministre de la justice ne tient pas compte de son parti, il lutte pour ses intérêts personnels en nommant uniquement des membres de sa famille « Djamalillaili ». « Après sa nomination en 2018, Mohamed Houssein Djamalillaili a consulté la coordination d’Itsandra Sud pour former son cabinet ministériel puisqu’il reconnait son parti Crc. Mais, au fil du temps, il ne tient pas compte de son parti. Il vient de nommer des membres de sa famille (ses cousins et son gendre) notamment, le directeur général des affaires islamiques, Sagaf Charif Djamalillaili, le directeur de la fonction publique, Idaroussi Saïd Houssein Djamalillaili, attaché à la présidence (au muftorat), Elfatihi Djamalillaili, et son gendre, Omar Chayhane Djamalillaili. Ces noms cités ne sont que des membres de sa famille », a expliqué le secrétaire du parti Crc d’Itsandra Sud, Chami Mohamed Idi.

Abdoulandhum Ahamada

 

Une cérémonie de présentation des vœux du nouvel an a eu lieu hier à Beit Salam. Le président de la République a reçu entre autres, les ministres, les directeurs généraux, les hommes des blouses noires, la société civile. Lors de son discours, le chef de l’Etat a rappelé que chacun a une responsabilité et qu’il serait mieux pour les ministres de travailler sur terrain pour sensibiliser les comoriens.

Les ministres en compagnie des directeurs généraux des sociétés d’Etat ont présentés leurs meilleurs vœux au chef de l’Etat. On note également les vœux de la société civile, des avocats… Alors que 2020 est marquée par la pandémie liée au coronavirus, le chef de l’Etat n’a pas manqué de souligner les efforts entretenus dans la riposte de la crise.

Le chef de l’Etat a insisté sur les responsabilités qui lui reviennent avec son gouvernement et son cabinet. Il a préconisé le travail d’équipe. « Le régime est présidentiel alors les ministres sont soumis directement à mes responsabilités, comme les conseillers », a souligné le président.

En outre, Azali Assoumani s’est félicité des actions déjà entretenues pour l’année dernière. « Nous prions à ce qu’on ne déçoit pas les comoriens sur les autres projets en cours. Nous souhaitons les accomplir avec joie et pleine santé », a-t-il souhaité.

Il a rappelé que ceux qui dénoncent la dictature aujourd’hui, ce sont ses ministres d’hier lorsque il avait pris le pouvoir par la force. Et d’ajouter que ces mêmes personnes ont participé aux élections de 2019 et ont perdu. « Maintenant ils viennent nous chanter dictature. Pendant 4 ans avec eux, il n’y avait pas de dictature et maintenant qu’ils ne sont pas au pouvoir, ils parlent de dictature », a tonné le président Azali.

« La seule richesse que nous disposons est la paix. Les comoriens n’accepteront pas d’être manipulés », a-t-il rassuré. Reconnaissant les problèmes énergétiques de ces derniers temps, le président indique que le directeur de la Sonelec a « une obligation de résultats. »

Kamal Saïd Abdou

Xi Jinping, Président de la République populaire de Chine s’est adressé, jeudi dernier, à la Nation chinoise depuis Beijing. Un discours à travers lequel Xi Jinping a insisté sur la crise sanitaire et rappelant que les moments périlleux mettent en valeur le courage et l’héroïsme, les meilleurs résultats ne s’obtiennent qu’avec de grands efforts.

La gestion de la covid-19, le courage effectué par le personnel, les aides-soignants et les volontaires sont entre autres les mots exprimés par Xi Jinping, président de la république populaire chinois, lors de son discours de fin d’année. « 2020 a été une année toute particulière. Au moment où l’épidémie du nouveau coronavirus a éclaté, c’est avec solidarité et fraternité que nous y avons répondu, en donnant la priorité au peuple et à la vie », a déclaré le président chinois. « Nous avons partagé les moments les plus difficiles, sans craindre de nous sacrifier, en prêtant main forte à ceux qui en avaient besoin. Le personnel médical et soignant, les soldats, les scientifiques et travailleurs sociaux, les volontaires, les ouvriers, les personnes âgées, les jeunes, même la génération Z, d’innombrables personnes ont répondu au péril de leur vie à l’appel du devoir, pour protéger leurs compatriotes », a-t-il ajouté.

Selon lui, la Chine a su gérer les conséquences de la pandémie et obtenu d’importants succès en termes socio-économiques. « Les objectifs fixés dans le 13e Plan quinquennal ont été atteints, la feuille de route a été donnée pour la période du 14e Plan quinquennal. Nous accélérons la cadence pour insuffler une nouvelle dynamique de développement, et atteindre nos objectifs dans l’optique d’un développement de qualité. La Chine a été la première des grandes économies au monde à avoir enregistré une croissance, notre PIB pourrait atteindre 100 000 milliards de yuans en 2020 », a indiqué Xi Jinping.

Kamal Saïd Abdou

Après un long silence occasionné par les troubles politiques, le président du conseil national de transition, Mouigni Baraka Saïd Soilihi s’est adressé à la nation, jeudi dernier, à l’occasion du nouvel an, au cours duquel, il a fait le bilan de l’année écoulée. Selon lui, 2020 est marquée par des troubles politiques, secouée par la pandémie, une économie en berne et une crise énergétique sans précédente.

Le président du conseil national de transition (CNT) a fait le bilan qu’il a jugé catastrophique et désastreux pour l’année 2020. Sur le volet politique, le président du CNT a cité « le coup d’état électoral du 24 mars 2019 » dont plusieurs dirigeants issus de l’opposition se trouvent à l’extérieur. « Le 6 juillet dernier fut marqué par un assaut militaire dans la ville de Ntsoudjini qui a dispersé, traumatisé et persécuté des citoyens qui s’apprêtaient tout simplement à célébrer la fête de l’indépendance dans la paix et la joie. Ma vie comme celle de mes compatriotes fut en danger», a souligné le président du CNT. « Sur les ordres du régime, la ville fut prise en otage, martyrisée, encerclée pendant 3 jours. Le bilan compte, citoyen traumatisé, exilé et blessé sans compter les dégâts matériels dont des mosquées vandalisées et les grands cimetières où reposent les grandes figures religieuses du pays transformés en lieu de jouissance et de consommation d’alcool », a-t-il ajouté.

Selon le président du CNT, le pays est dirigé, actuellement, sans loi ni institution démocratique issue de la volonté populaire. Sur le plan économique, Mouigni Baraka Saïd Soilihi a mentionné l’augmentation de la pauvreté et le chômage des jeunes qui a atteint un niveau vertigineux sans pour autant mettre à l’écart les sociétés d’Etat qui, par la crise sanitaire, leurs situations sont inquiétantes. « Les sociétés d’Etat sont en faillites. Le taux de croissance est sous la barre de 0% », a-t-il indiqué. « Le manque d’eau et d’électricité, disait-il, fragilise toute l’économie ».

Kamal Saïd Abdou

À l’occasion du nouvel an 2021, le chef de l’Etat, Azali Assoumani s’est adressé à la nation pour renouveler ses vœux au peuple comorien et dresser un bilan de l’année 2020 déjà achevée. Au cours de son discours, Azali Assoumani a rappelé que l’année 2020 a été, pour notre pays, celle de la mise en œuvre des résultats de la Conférence des Partenaires au Développement des Comores. D’autres projets seront mis en œuvre pour relancer l’économie et créer des débouchés pour les jeunes.

« Nous débutons la nouvelle année, plus que jamais déterminés à poursuivre notre vision, d’un pays émergent et d’une société juste, démocratique et solidaire, en mettant en œuvre le Plan de Développement Intérimaire 2020-2024 issu du Plan Comores Emergentes, qui se concentre sur la création d’emplois, l’investissement, la formation et le renforcement des capacités, en vue de relancer l’économie comorienne », a rassuré le chef de l’Etat dans son discours adressé à la nation jeudi dernier.

La conférence des partenaires au développement tenu à Paris est le premier jalon pour un pays émergent et prospère. « La mobilisation et la meilleure allocation des ressources, le pilotage des stratégies de développement, et l’exécution optimale des projets présentés à la CPAD, requièrent l’implication de nous tous, acteurs politiques, société civile et surtout, les structures déjà mises en place pour le suivi de cette Conférence ».Selon le chef de l’Etat, pour les trois prochaines années (2021-2023), le Haut Conseil de Suivi, mettra-t-il l’accent, sur la mobilisation des fonds destinés au financement de ces projets. « Les six projets Phares évalués à plus de 1,7 milliards d’Euros concernent les secteurs du Tourisme, de l’Energie, des Infrastructures des Transports Maritime et Aériens, de l’administration et de la construction du Centre Hospitalier et Universitaire El-Maarouf. Dans le domaine du tourisme, deux grands opérateurs sont déjà à pied d’œuvre, pour les programmes du tourisme balnéaire à la grande-Comore, de l’agrotourisme à Anjouan et de l’écotourisme à Mohéli », a-t-il promit.

Dans le domaine des infrastructures routières, le chef de l’Etat s’est réjoui des efforts et les travaux déjà entretenus dans le cadre de la réhabilitation de certains axes routiers dans la capitale mais aussi dans le cadre de routes nationales. « En ce qui concerne les infrastructures routières, le programme 2020 a été exécuté. Il suffit de visiter nos iles et nos régions, pour constater de visu les travaux de construction, de réhabilitation et d’entretien des routes et des voiries urbaines, d’aménagement et d’extension des réseaux urbains », a-t-il poursuivi.

A en croire le chef de l’Etat, en fin d’année 2020, nous comptabilisons 270 km de nouvelles routes construites ou en cours de réhabilitation, sur l’ensemble des trois iles. Convaincu de la potentialité des infrastructures aéroportuaires dans l’économie du pays, Azali Assoumani a mentionné que « Dans le secteur des infrastructures portuaires, les ports de Moroni, de Mutsamudu et de Fomboni, sont considérés comme prioritaires afin d’augmenter le trafic maritime et surtout faciliter la circulation des personnes et des biens, d’ici 2025. Notre ambition est de faire du port de Mutsamudu un hub régional de porte-conteneurs accompagné de la mise en valeur du potentiel économique des autres iles. Par ailleurs, le projet Facilité emploi, que j’ai lancé en juillet dernier, enregistre d’ores-et-déjà ses premiers résultats ».

À entendre le chef de l’Etat, 4 projets dont la signature des conventions de financement est prévue pour ce mois de janvier 2021, ont été sélectionnés dans les secteurs de la pêche, de la transformation des produits halieutiques, de l’accompagnement des jeunes et des femmes à l’insertion dans le secteur agricole en milieu rural, de l’agriculture durable, de la conservation et la valorisation touristique du patrimoine naturel et architectural. Selon le président de la république, Ces projets généreront plus de 523 emplois dont 389 pour les femmes. La relance prochaine, de la société de pêche, ouvre également des perspectives pour la création de plus d’un millier d’emplois. Dans le secteur de la santé, la Construction du nouvel hôpital El Maarouf a déjà atteint près de 20% de réalisation ses travaux. 

Kamal Saïd Abdou

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le mouvement du rassemblement démocratique pour la diaspora des Comores ne s’affaiblit pas. Il continue sa lutte pour enfin, en finir avec les manifestations contre le régime actuel, en France. Le Rddc n’en finit plus de sensibiliser la communauté comorienne de la France. Il se mobilise et fait preuve de résilience sociale et politique.

Un pari réussi pour le Rddc ? Créé en France par des comoriens y résidant, le rassemblement démocratique pour la diaspora des Comores s’est musclée à en finir avec les antagonistes et ses manifestations en France. Si l’on considère que le but est de lutter contre les manifestations et de promouvoir la politique du président Azali, l’opération est réussie. Moins de rassemblement politique contre le chef de l’Etat comorien sur le sol français, depuis la création du mouvement Rddc.

Ses dirigeants et membres s’imposent et s’engagent pour l’intérêt de tous. Très remontés contre la diaspora antagoniste, ils ont réussi mettre fin aux manifestations des comoriens de la France. Avec un des leaders stratèges du mouvement et vice-président du Rddc, Fakihi Mradabi, tout est sous contrôle. « C’est après la diaspora positive, un mouvement qui défendait la politique du président Azali en France, que le Rddc est né. Notre mouvement Rddc a comme objectif de sensibiliser les comoriens de l’extérieur sur la politique de développement, notamment l’émergence prônée par Azali. Avec notre solidarité,  nous avons réussi à mettre fin aux manifestations des comoriens de la France. Depuis la création du Rddc, nous enregistrons des résultats positifs », a expliqué Fakihi Mradabi.

« Je me rappelle le jour où le commissaire au plan a été agressé physiquement, avance-t-il, mais actuellement, tels actes ne se reproduiront plus. D’ailleurs, nous nous préparons à accueillir une délégation en provenance des Comores. Nous sommes soudés plus que jamais. » Le vice-président du mouvement Rddc et ses compagnons de lutte ne cessent de mobiliser la diaspora pour le développement et sa stratégie politique paie pour démobiliser les manifestations de la diaspora contre Azali.

Le vice-président du Rddc appelle à une diaspora constructive et non à une diaspora destructive. A Paris, Marseille et les autres villes, le Rddc travaille pour le développement des Comores. « Plus de 30% des manifestants en France sont des infiltrés qui démasquent les différents mensonges de l’opposition et le Daula Ya haki est désavoué par la population après un an de manifestation et le peuple refuse de se soulever », a-t-il indiqué.

Pour le responsable du Rddc à Marseille, Mansour Mansoibou a précisé que « l’opposition est à l’agonie et elle n’a aucune leçon à donner aux comoriens. » Azali reconnait-il le résultat positif du Rddc ?

Concernant l’adresse à la nation du chef de l’Etat, lundi dernier, le vice-président du Rddc, Fakihi Mradabi exprime sa reconnaissance du bien fondé du discours. « Nous avons suivi attentivement et avec un grand intérêt le discours du président Azali Assoumani. Un discours riche et plein d’espoir pour les Comores. Contrairement à beaucoup de pays, les Comores ont su maitriser la pandémie covid-19 ; nous Rddc et l’ensemble de la diaspora remercions les efforts déployés par le gouvernement conduit par Azali Assoumani. La diaspora se soumettra aux nouvelles mesures barrières pour l’intérêt sanitaire du peuple comorien », a souligné Fakihi Mradabi. Le leader du Rddc appelle à plus de civisme pour le développement du pays et le respect de nouvelles mesures prises face au coronavirus.

KDBA

 

 

 

 

Le service de communication du parti Rdc de l’ancien gouverneur de l’ile de Ngazidja, Mouigni Baraka SaïdSoilih, lors d’une conférence de presse, samedi dernier, a réaffirmé l’appartenance de Mouigni Baraka dans l’opposition. L’ancien conseiller Salami a indiqué que « Mouigni Baraka n’a pas changé de couleur ni de position et n’a jamais négocié officieusement avec le président Azali Assoumani. »

« Il s’agit d’une rentrée politique », a confirmé l’ancien conseiller Salami et membre du service de communication du parti Rdc de l’ancien gouverneur Mouigni Baraka. « Il fera une déclaration prochainement à travers laquelle toutes les questions seront abordées », a-t-il poursuivi. Mouigni Baraka est toujours dans l’opposition mais son absence est significative, selon l’ancien conseiller Salami. « Pendant toute cette période d’absence, l’ancien gouverneur est toujours en contact avec ses amis de l’opposition. Il n’a jamais changé de couleur ni de position. Il fait partie de l’opposition. D’ailleurs, il est le premier à se déclarer opposant après les élections de 2016 », a-t-il rappelé.

Revenant sur le sujet du parti Rdc, Saïd Darkaoui Mohamed a rappelé qu’aucun jugement définitif n’a été rendu après le jugement de référé en faveur de Djaé AhamadaChanfi. « Nous avons exercé un recours sur le fond mais jusqu’à maintenant aucune décision n’a été rendue. Alors le parti n’appartient à personne. D’ailleurs, le jugement en référé exige que Djaé organise le congrès, chose non faite. En tout cas, le parti est là avec ses militants et son président Mouigni Baraka Saïd Soilihi. Le parti est actif à l’intérieur du pays comme à l’extérieur du pays », a-t-il avancé.

Concernant la conférence des bailleurs de fonds organisée à Paris, Farid Ahmed en contre-attaque puisque, dit-il, elle n’a pas donné ses fruits jusqu’à nos jours. L’insécurité juridique et le climat politique qui prévaut le pays actuellement en sont les causes. « Personne ne viendra investir dans un pays où il y a l’insécurité juridique même ceux qui blanchissent l’argent ne viendront jamais ici », a-t-il rassuré.

Kamal Saïd Abdou

Au cours d’une déclaration faite samedi dernier à Mohéli, le cabinet du gouverneur Mohamed Saïd Fazul n’a pas douté de l’authenticité de la vidéo à travers laquelle le ministre Houmed Msaidié a lâché des propos indignes. Rappelant qu’en 2002, un tel acte a été commis par le même ministre à l’endroit de Fazul, le cabinet du gouverneur  a rassuré qu’il ne s’agit pas d’un montage.

Même si le ministre de l’économie et porte-parole du gouvernement, Houmed Msaidié admet qu’avec la nouvelle technologie tout est possible, le cabinet du gouverneur de Mohéli ne doute pas de l’authenticité de la vidéo où on voyait et entendait leur patron traité de « fou ». A travers une petite séquence vidéo postée sur les réseaux sociaux depuis samedi dernier, le porte-parole du gouvernement précise que la vidéo qui fait le tour est un « montage et avec la nouvelle technologie, toute transformation est possible ».

Un argument rejeté par le cabinet du gouverneur de l’ile de Mohéli qui rappelle qu’en 2002, le ministre Houmed Msaidié avait insulté le gouverneur Fazul. « Notre objectif est de manifester notre désarroi face aux propos tenus par le porte-parole du gouvernement à l’issu du compte-rendu du conseil des ministres du mercredi dernier », a précisé le directeur de cabinet du gouverneur Fazul. Selon lui, ces propos ne riment pas avec l’éducation que nous devons projeter aux autres générations. « Ce n’est pas un citoyen lambda qui a lancé ces propos mais un responsable parmi les responsables du pays contre un élu qui a une haute responsabilité de celui qui est nommé », a insisté le directeur de cabinet.

A en croire le directeur de cabinet « il ne s’agit pas d’un incident car, lors son mandat de 2002, le gouverneur Fazul a été encore victime d’invectives de la  même personne. Nous avons le souvenir, nous les mohéliens ».

Kamal Saïd Abdou

La marmite de la mouvance présidentielle bouillonne après les élections législatives. Interrogé sur cette question au cours d’une conférence de presse à Golden Tulip, la semaine dernière, le gouverneur de l’ile d’Anjouan est convaincu que dans la mouvance présidentielle il y a des personnes qui se sentent trahies et d’autres ont perdu leur confiance.

Bien que des hauts cadres de la mouvance présidentielle essaient d’éteindre le feu au sein de la mouvance présidentielle, le gouverneur de l’ile d’Anjouan a fait éclater la bombe. Le gouverneur de l’ile d’Anjouan a reconnu ce fait, à travers une conférence de presse à Golden Tulip, la semaine dernière. Certains partis se sentent trahis et d’autres commencent à perdre leur confiance, selon le gouverneur Annissi Chamsidine. « En ce qui concerne cette question de la mouvance présidentielle, nous étions ensembles avec le président de la République sur plusieurs démarches jusqu’à les élections législatives dernières où il y a eu beaucoup de désaccord. Nous avons constaté qu’un parti ou deux sont autorisés à prendre part dans ces élections. Raison pour laquelle, certains estiment qu’ils sont trahis et d’autres ont perdu leur confiance », a fait savoir le gouverneur d’Anjouan. La mouvance n’a pas une démarche commune ces derniers temps, les voix se lèvent.

D’autres tendances politiques se forment au sein de la mouvance présidentielle comme le G10, selon le constat. « A l’heure actuelle, on ne sait pas combien des partis restent dans la mouvance présidentielle. Et pourtant  nous avons déployé beaucoup d’efforts dans toutes ces démarches. Mais nous faisons tous pour que la mouvance ne soit pas dissoute », affirme le gouverneur Annissi. « En tout cas, ils ont raison puisque nous étions ensembles dans le combat», ajoute-t-il.

Kamal Saïd Abdou

Accusé d’avoir insulté le gouverneur de Mohéli Mohamed Saïd Fazul, lors du compte rendu du conseil des ministres tenu, mercredi dernier, le ministre de l’économie et porte- parole du gouvernement, Houmedi Msaidié  a  catégoriquement  nié les accusations qui pèsent contre lui. Lors d’une déclaration postée sur son mur fecebook, le porte-parole du gouvernement dénonce « un montage » qui veut briser la chaîne de fraternité avec le locataire du palais de Bonovo.

Sa réaction n’a pas tardé face aux accusations postées contre lui. Houmed Msaidié, ministre de l’économie a, dans une brève déclaration, samedi dernier, démenti les accusations qui lui sont rapprochés, lesquelles, il aurait verbalement  insulté le gouverneur de Mohéli, Mohamed  Saïd Fazul, en le qualifiant de «fou ». « Il s’agit d’un montage soigneusement orchestré », a dénoncé le ministre de l’économie. Avant de rajouter que « nous vivons dans un monde où la technologie est devenue une arme redoutable, capable  de  tromper les consciences  humaines », rajoute le porte-parole du gouvernement.

L’icone de la politique de Mboudé, Houmed Msaidié  a, par ailleurs, rappelé ses liens fraternels de longues dates avec le gouverneur de Mohéli. « Fazul est d’abord un  ami de longue date, j’ai toujours témoigné une preuve de respect envers lui, et cela peut-être présente un défi pour les autres qui veulent, à tout prix, couper cette branche fraternelle avec mon ami », a montré le ministre.

Le ministre de l’économie appelle également ses frères de l’ile de Mohéli à ne pas céder à la manigance, car selon lui, il s’agit des allégations  dénuées de tout fondement et qui ne riment pas avec sa façon de parler. Le porte-parole du gouvernement  espère donc de continuer sa relation fraternelle et fondée sur le bon voisinage avec son ami et le partage des perspectives pour renforcer un climat concordant pour la paix.

Nassuf. M. Abdou