ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

La fondation Mbae Trambwe de Koimbani Oichili en partenariat avec l’association Moroni accueil sont engagés dans une perspective de former des jeunes issus des régions différentes du 19 au 20 juin, à Moroni. Cette formation vise la valorisation et la préservation du site de Mbae Trambwe à Koimbani Oichili et l’apprentissage de son histoire. Un projet financé à hauteur de 1. 1000 euros par l’ambassade de France.

Au total, ils sont 15 jeunes issus des régions différentes mobilisés pour une formation sur la valorisation et la préservation du site historique de Mbae Trambwe. C’est sur invitation de l’association Mbae Trambwe de la ville de Koimbani Oichili en partenariat avec l’association Moroni accueil. Deux associations qui œuvrent pour la préservation des sites historiques et culturels comoriens, notamment le palais de l’ancien poète comorien Mbae Trambwe à Koimbani Oichili.

 «  Il s’agit donc de faire la promotion d’un projet de développement local, ayant un impact éducatif, historique, culturel et historique. Ces jeunes seront formés sur la préservation et la réhabilitation des sites de Mbae Trambwe », a fait savoir Amina Mze, présidente de l’association Moroni accueil. Et lui d’ajouter « Aujourd’hui, le site de Mbae Trambwe n’est connu que des habitants de la région et des rares personnes averties, mal entendu et peu fonctionnel. C’est pourquoi cela convient de réhabiliter et de promouvoir ce site qui constitue une réelle richesse dans le patrimoine comorien et un véritable atout touristique pour le pays ».

 Il convient de rappeler que l’objectif de ladite formation n’est pas seulement la rénovation du patrimoine de Mbae Trambwe mais aussi de le rendre fonctionnel et ouvert au public. Et  pour financer ce projet, l’association Moroni accueil a dû compter sur le financement du service de coopération et d’actions culturelles de l’ambassade de France en Union des Comores d’une valeur de 1.1000€, soit 5.000.000 francs comoriens.

Nassuf. M. Abdou

C’était la semaine dernière où la commission en charge de l’exposition à Dubai le mois d’octobre prochain a fait le déplacement pour Anjouan afin de rencontrer le gouvernorat et échanger ensemble. C’est la première fois que les Comores participeront à une exposition à Dubai.

Les préparatifs vont bon train. Les Comores affichent sa disponibilité et la volonté de valoriser la culture comorienne à l’échelle internationale. Malgré que ceux qui souhaitent y participer doivent se prendre en charge selon Omar Houmadi, coordinateur national des artisans.

Pour Kamal Eddine Saidali, vice-président de l’Uccia, « nous avons eu l’honneur et le privilège de rencontrer le secrétaire général du gouvernorat et nous avions à lui présenter la délégation en charge de l’expo de Dubaï en début du mois d’octobre 2021 à mars 2022. L’objet était de sensibiliser la population de Ndzuani, les artisans, les opérateurs économiques et les entrepreneurs mais surtout les autorités », dit-il.

De son côté, Najua Ajjour, consultante en charge des Comores de l’expo de Dubaï « Pour les Comores, c’est la 3ème participation au niveau de l’exposition internationale et à Dubaï c’est la première fois », confie-t-elle. « Je suis là pour visiter les Comores, non pas pour un enjeu politique mais diplomatique, de faire en sorte que les Comores puissent avoir une très bonne visibilité, que chaque domaine ait la chance d’avoir une plateforme numérique pour présenter que ça soit dans le domaine de l’Eco-tourisme, de l’artisanat et dans les autres domaines. Apporter aux Comores sa visibilité qui justement manque à son évolution », souligne-t-elle.

Les Comores auront un espace de 212 mètres carré. Il y a un espace attribué à chaque domaine. Il y aura également des visites virtuelles avec des casques, au niveau des plages, des fonds marins et des volcans. Au niveau de l’artisanat, il y aura une sélection pour plus de visibilité.

Ahmed Zaidou (Stagiaire)

 

Un spectacle artistique a eu lieu à l’école primaire publique d’Ouani à Anjouan. L’événement a réuni 500 personnes. Un évènement « fort et unique » des Clac en partenariat avec la direction générale de la culture et la compagnie Tchéza. Ce spectacle de la lecture dansée sur l’œuvre de Mohamed Loutfy, « Mémoire d’un cœlacanthe », a surtout ému les scolaires.

La compagnie Tshéza de Salim Mze Houmadi alias Seuch est une compagnie de danse de renom et qui vient d’ouvrir son école de danse aux Comores. A Ndzuani, la compagnie a rendu hommage à l’écrivain Mohamed Loutfy pour son ouvrage « Mémoire d’un Cœlacanthe ». Un spectacle a eu lieu ainsi. Un événement marqué par une lecture dansée. Sur ce, la directrice générale de la culture expose les Clac et glorifie le chorégraphe Seuch.

Un événement inédit ?  

« Le Clac d’Ouani qui accueille ce spectacle fait partie d’un réseau international de lecteurs publics présent dans 23 pays francophones dont 320 centres. On vous présente une lecture dansée conçue par Salim Mze, danseur et chorégraphe comorien de renommé international. Cette activité rentre dans un dispositif appelé Clac en scène mis en place par l’Oif dans le but de soutenir l’activité des artistes  et la diffusion de leur œuvre dans les clac. Notre pays peut s’enorgueillir d’être le premier bénéficiaire de ce dispositif », explique-t-elle.

De son côté, le directeur régional de la culture à Ndzuani, Farid Rachad, « j’apprécie en premier lieu cet évènement pour la seule raison que c’est un évènement qui nous fait chaud au cœur, nous valorise et nous honore. Le Clac d’Ouani, qui a était choisi pour accueillir un évènement mondialement reconnu, comme celui-ci est parmi les centaines de Clac dans le monde. Les Comores ont été choisies en particulier à Ouani. Il m’est sincèrement droit d’être fier », a-t-il exprimé.

« Vous savez, la danse est une activité artistique, la lecture également. Donc là vous avez deux points qui vont ensemble automatiquement. Quand on parle de lecture, on a toujours tendance à traduire des mots sur des feuilles et pour la danse c’est les gestes, c’est le corps et le plus souvent, un texte contient de l’âme et un corps », indique le directeur régional de la culture.

« Quand on écrit, c’est pour un public en mémoire… »

Une activité intéressante et bénéfique pour tous les âges selon l’auteur du texte. « Un texte adapté à la danse, c’est le texte qui devient corps, je trouve que c’est une activité qu’on peut introduire chez les gens, leur donner l’habitude dans nos classes car la lecture et la danse sont des plaisirs. Donc adapter un texte à la danse, je trouve vraiment très intéressant et c’est très bénéfique », a fait savoir l’auteur du livre « Mémoire d’un Cœlacanthe », Mohamed Loutft.

L’enfant d’Ouani Anjouan, Mohamed Loutfy parle d’une œuvre pour tout le monde. « Je suis écrivain et j’habite à Ouani, mais pas un écrivain Ouanien. Quand on écrit, c’est pour un public en mémoire, et c’est pour tout le monde », précise-t-il. Et lui d’ajouter,  « j’ai été satisfait du choix qui a été fait pour produire la scène à Ouani car c’est ma ville. Les enfants ont adoré le spectacle, ça a fait du bien. Donc bravo pour le choix d’Ouani ».

Seuch et sa joie

Quant au chorégraphe, Salim Mze Houmadi fondateur de la compagnie Tshéza, il a manifesté sa joie de son accueil à Ouani.  « C’est formidable parce qu’on m’a parlé d’Ouani, comment la ville accueille les gens et son hospitalité mais là je viens de voir, c’est vraiment magnifique », se jubile-t-il avant de manifester sa satisfaction pour le respect qu’on lui a fait part. « Il y a un respect qui s’est perdu à un moment aux Comores et je l’ai retrouvé ici. Je pense que Ouani c’est fabuleux » a-t-il avoué. « En toute honnêteté, Ouani m’as donné une claque en tant que personne avant d’être artiste, et en tant que artiste j’ai reçu quelque chose de vraiment trop fort », conclut Seuch.

Ahmed Zaidou (Stagiaire)

Hier mardi, une conférence de presse est tenue au bureau régional du Cndrs de Ndzuani. C’était pour sensibiliser sur la protection du patrimoine.  Selon les conférenciers, la destruction des patrimoines est due à l’ignorance et à la délinquance grandissante.

Selon Badroudine Kassim, un expert en tourisme et ancien directeur régional du Cndrs, l’époque coloniale serait la cause de ce fléau de destruction du patrimoine. « Ce patrimoine existait déjà pendant la période coloniale, donc il y a longtemps. Le colon ne nous a rien appris de cela. Il a cherché à planter des arbres à coco, des bananiers, de l’ylang-ylang et lui-même nous a caché ce que c’est le patrimoine », a-t-il dit. « Il y a 3 choses qui nous poussent à détruire un patrimoine dont l’ignorance. Nous n’avons pas appris la valeur du patrimoine de notre pays. Notre jeunesse ignore que le patrimoine n’est pas tout ce qui est construit. Nous avons des patrimoines, comme le respect, la culture, la religion », explique-t-il.

Le directeur Misbahouddine Ben Ali indique que le Cndrs veille sur la préservation du patrimoine. « Nous, le Cndrs, avons l’obligation de protéger et veiller sur les patrimoines. Notre mission principale est de visiter, faire un état des lieux. Nous sommes spécifiques à la technique, pour conscientiser les citoyens et les autorités de tutelles afin de trouver des moyens pour élaborer un programme de suivi des lois et textes que le gouvernement a signé auprès des organisations internationales pour protéger les patrimoines », a-t-il souligné.

Ahmed Zaidou (Stagiaire)

Le monde du numérique prend le devant sur toutes les scènes. Un musée virtuel sur l’histoire de Mutsamudu vient de naitre pour une préserver le patrimoine de Mutsamudu. La diaspora de la ville a lancé l’idée qui tant à relater entre textes d’histoires et photos, l’histoire de la ville de Moussa le noir et du sultanat à Ndzuani.

« En quelques clics et comme on a l’habitude dans le monde du numérique et vous voila dans un musée d’histoires et de photos : Un clic sur https://www.museemutsamudu.com/ et vous submerger dans un monde ou photos anciennes et histoires sur la ville », dit-on.

Un musée virtuel qui fait écho sur la ville et partout ailleurs. L’initiative de ce musée virtuel qui est accessible à tout le monde est pour partager l’histoire d’une ville sans y être. « La création du musée photographique de Mutsamudu est née de la conscience aigue de la nécessité de préserver le patrimoine culturel de cette cité historique, dont les vestiges sont en péril de disparition complète par négligence et indifférence. Il s’agit d’abord de perpétuer le rayonnement et la gloire de Mutsamudu dans l’histoire du sultanat d’Anjouan dans l’ère culturelle de l’archipel des Comores et du canal de Mozambique mais aussi d’une époque plus contemporaine », lit-on dans du site web.

Pour certains, c’est vivre l’histoire sans y être, plus besoin de se déplacer pour visiter des musées, ce qui est aussi un facteur de lutte contre le coronavirus mais aussi facteur d’incitation aux touristes de visiter nos iles.

Une idée qui est plutôt bien accueillie par certains habitants Mutsamudu. « Tous les jours, des nouvelles photos et rubriques d’histoires sont ajoutées dans le site. Des hommes et des femmes qui ont marqué l’histoire de la ville », confient-ils. « Je connais l’histoire et les grandes personnalités de Ndzuani et de Mutsamudu à travers ce site web. Je suis un passionné d’histoire de mon pays, et c’est ce que propose ce site web virtuel, je suis satisfait. Je suis né il y a à peine 25 ans et je vie l’histoire des Comores, chose qui m’a passionné avec cette nouvelle ère technologique », a exprimé un anjouanais de Mutsamudu.

Ahmed Zaidou (Stagiaire)

 

Les ulémas se sont réunis hier mercredi, à la CNDRS, pour rendre hommage au défunt Cheikh Ahamad Mfoihaya considéré comme une icône de l’enseignement de l’islam aux Comores. Une conférence a eu lieu et avait comme thème « vie et œuvre de cheikh Ahmed Mfoihaya. »  Dr Abdoulhakim Mohamed Chakir a saisi l’opportunité pour renconter la vie d’une personne hors-norme, dévouée pour l’expansion de l’islam aux Comores.

Présenté comme une figure emblématique de l’islam aux Comores et dans les pays de l’Afrique de l’est, Cheikh Ahamad Mfoihaya, originaire de Mbeni Hammamet, Grand-Comores. Né vers 1880, est un visage emblématique de la religion musulmane et un contributeur pour l’éducation de l’islam dans l’archipel des Comores. Sunnite de rite Chaféite, Cheikh Ahamad Mfoihaya entre dans les rangs les plus honorifiques dans la sphère religieuse comorienne.
Hier mercredi, une conférence a réuni une cinquantaine de personnes : des notables de toute classe sociale, représentant de la CNDRS, et des passionnés des histoires anciennes et musulmanes notamment de la faculté Imamou Chafiou et autres, pour dessiner la vie du Cheikh.

Une « bibliothèque » religieuse


Les grands thèmes de cette rencontre sont axés sur la commémoration, la vie, des livres, des histoires sur le Cheikh Ahamad Mfoihaya. Mohamed Youssouf Ali, Daf au Ministère de l’aménagement du territoire, a évoqué l’importance de parler de la vie du Cheikh Ahamad Mfoihaya qui améliore les connaissances en histoire religieuse. « Comme toute grande figure historique telle qu’il était, il a laissé ses empreints et une culture très riche pour les générations futures par ses grandes œuvres évoquées dans cette conférence », dit-il.
Cette conférence intitulée « Vie et œuvres de Cheikh Ahamad Mfoihaya » présentée par Dr Abdoulhakim, enseignant chercheur à la Faculté Imamou Chafiou est un hommage et reconnaissance en la personne de Cheikh Ahamad Mfoihaya et d’autres initiatives fournies pendant très longtemps.

L’apport de cette conférence sur la nouvelle génération, le docteur Mohamed Assoumane, chef du département Civilisation Arabo-Islamique, s’appuie sur l’impact de ces genres de conférences qui ont aidé plusieurs nations à se développer. « Il faut savoir que tout les pays du monde se sont développés suites à ces conférences. Des conférences qui se font par des connaisseurs, mettre en place une idée et l’exposer et ses idées développent une communauté dans un sens précis, c’est le travail de la CNDRS. L’exemple de Cheikh Ahamad Mfoihaya, qui a beaucoup aidé sur le développement de ce pays, a lutté pour la paix, a éduqué et tout cela nous donne l’exemple d’apprendre l’histoire et la partager », a-t-il indiqué.

Un islam uni entre les Comores et les pays de l’Afrique de l’Est

Dans le cadre de la mise en place des structures et fondements sur la base d’un islam uni entre les Comores et les pays de l’Afrique de l’Est, Cheikh Ahamad Mfoihaya est un des initiateurs incontournables de ce projet.  Parmi ses œuvres, figure la création d’un Madrasat en 1350 hégire jusqu’à l’ouverture officielle à Mbeni dans sa ville natale du Madrasat Dar Al-Azhar, en 1352 hégire.

Par ailleurs d’autres conférences sont prévues au Centre National de Documentation et de Recherche Scientifique, les mercredis de ce mois du Ramadan dans le but de partager des connaissances et expériences dans tous les domaines pouvant inciter les Comores à se prendre en main et à se développer. Des événements qui entrent dans le cadre sanitaire et la sensibilisation sur la lutte contre les violences faites aux femmes et enfants.

Ahmed Zaidou (Stagiaire)  

 

Mhoudini Sitti Farouata, gouverneure de l’ile de Ngazidja a procédé dimanche dernier à Golden Tulip à la clôture du festival des communes. Une occasion pour la gouverneure de rappeler les objectifs visés par cet évènement, notamment le développement de l’intercommunalité à partir d’un projet culturel porteur, la valorisation et la pérennisation de la Culture comorienne.

Quatre jours de festivités à Golden Tulip à l’occasion de la clôture du festival des communes. Reconnue comme un levier pour le développement du pays, la culture, la musique urbaine, la cuisine et les chants étaient au rendez-vous. Mhoudini Sitti Farouata, gouverneure de l’ile de Ngazidja est convaincue que la culture est un vecteur incontournable pour le tourisme. « Les objectifs visés par ce projet tournent autour du développement de l’intercommunalité à partir d’un projet culturel porteur, la valorisation et la pérennisation de la Culture comorienne, la participation de celle-ci dans le développement et la préservation du patrimoine culturel immatériel et enfin, mettre à contribution la Culture au développement touristique de l’Ile et du pays en général », a expliqué la gouverneure.

D’ores et déjà, la culture fait partie de la richesse du pays : « je me suis appropriée du dossier, j’ai engagé des échanges avec nos partenaires locaux et extérieurs et les conclusions obtenues m’ont permis de procéder à la mise en œuvre du projet », disait-elle.

Conscient du rôle et de la place de la culture dans la vie socioculturelle d’un pays, le gouvernorat de Ngazidja ne ménagera aucun effort pour faire de cette activité un levier de relance du développement du secteur. « C’est ainsi que j’adresse mes encouragements aux Maires qui se sont mobilisés et qui ont permis aux jeunes de montrer leurs talents dans différentes activités de la vie culturelle et je recommande à ceux qui se sont abstenus de se ressaisir et rejoindre leurs collègues pour la promotion de notre culture dans sa richesse et sa diversité », appelle la gouverneure.

Kamal Saïd Abdou

 

Lancé depuis l’année dernière, le festival des communes prendra fin dimanche prochain. Mais la cérémonie de clôture a eu lieu hier en présence de la gouverneure de Ngazidja, Mhoudini Sitti Farouata. Cette dernière a tenu à préciser que le festival des communes « est le carrefour reliant la Réunion et les Comores. »

Un projet phare, fruit de la coopération décentralisée. Selon la gouverneure, les objectifs de ce projet de festival des communes sont multiples, notamment la valorisation du patrimoine culturel, le développement de l’intercommunalité et du tourisme local. Alors que le festival des communes prendra fin dimanche prochain, une cérémonie de clôture a d’ores et déjà eu lieu. Un événement à sa juste valeur et un instrument de développement socio-économique mais aussi un instrument de paix et de stabilité du pays, selon le président de l’association des maires de Ngazidja. Au de-là de sa valeur culturelle, le festival des commune vise à promouvoir la culture comorienne à l’égard du monde.

Un événement réussi malgré la pandémie qui frappe le pays. Un espace d’échange et de culture. «  C’est un événement marquant la solidarité et le vivre ensemble », témoigne l’ambassadrice de France en Union des Comores. Pour la gouverneure de Ngazidja, « c’est une façon d’attirer nos enfants qui résident en France de découvrir leurs cultures et le bien du pays », a fait savoir la gouverneure de Ngazidja. « C’est un levier pour l’émergence de notre pays prônée par le chef de l’Etat », poursuit- elle.

Consciente du rôle et de la place de la culture dans la vie socioculturelle d’un pays, Mhoudini Sitti Farouata ne ménagera aucun effort pour cette activité pour le développement du secteur de la culture. « Le travail de terrain effectué par Sabastian Lgrave dans l’élaboration du projet en associant les notables, les femmes et les associations villageoises pour recueillir l’adhésion de toute la communauté, constitue l’une des sources du succès observé dès lors qu’il s’agit d’une démarche participative où chaque membre de ces localités se sent concerné », conclut la gouverneure.

Kamal Saïd Abdou

Mort à l’âge de 42 ans, cet écrivain franco-comorien est nourri d’une connaissance riche en écriture dès son enfance. Salim Hatubou, natif de Hahaya à Ngazidja s’est voué à la littérature. 16 ans, il publia sa première nouvelle. A 22 ans aussi, le romancier et conteur franco-comorien publia « Contes de ma grand-mère » aux Editions l’Harmattan. Il est décédé le 31 mars 2015 à Marseille.

31 mars 201, 31 mars 2021, six ans déjà depuis que l’écrivain franco-comorien, Salim Hatubou est décédé. Un deuil pour les hommes de lettres et ses lecteurs. Mais aussi pour les Comores. Né à Hahaya le 20 juin 1972 en grande Comore et partit en France dès son enfance, le feu Salim Hatubou passait son temps à écrire et à l’âge de 16 ans, il publia sa première nouvelle dans le magazine. A 22 ans aussi, le romancier et conteur franco-comorien publia « Contes de ma grand-mère » aux Editions l’Harmattan.

Son écriture engagée rayonne dans le monde littéraire. Huit ans plus tard, son premier roman, Le Sang de l’obéissance, provoque des remous en critiquant le mariage forcé aux Comores. Il publie également Hamouro en 2005 et les Démons de l’aube en 2006.

Salim Hatubou n’a pas négligé la littérature jeunesse pour laquelle il a beaucoup œuvré. En 2004, Albin Michel édite son album humoristique intitulé « Sagesses et malices de Madi, l’idiot voyageur ». En 2009, il signe aux éditions Cœlacanthes « L’avion de maman a crashé » en hommage aux victimes de la Yemenia. L’auteur a participé régulièrement à des ateliers d’écriture à travers le monde auprès du jeune public.

Salim Hatubou est considéré comme l’un des pionniers de la littérature. Auteur engagé, il porte un regard avisé sur la France et les Comores. Il est l’écrivain de la littérature comorienne d’expression française qui a publié beaucoup publié et ses livres touchent en général la réalité de la société comorienne. Ces œuvres sont appréciées et aimées surtout par les enfants. Sa mort le 31 mars 2015 a tout frustré et les écrivains comoriens et les écrivains étrangers.

KDBA

 

A l’instar du monde francophone, les Comores plus précisément l’Assemblée de l’Union des Comores a célébré samedi dernier, à Moroni, la journée internationale de la francophonie. « Femmes francophones, femmes résilientes », tel est le thème choisi cette année  à l’occasion de 50ème anniversaire depuis l’officialisation de la langue française à l’Onu. De cette occasion, un café littéraire est organisé en marge de la célébration de la journée de la francophonie.

En dépit de la menace sanitaire permanente liée au coronavirus, les Comores comme le reste du monde francophone ont célébré, à Moroni, la journée internationale de la francophonie. « Femmes francophones, femmes résilientes », est le thème choisi pour cette année. « En organisant cet évènement, nous voulons exprimer notre témoignage et notre attachement à la francophonie. C’est aussi de montrer l’importance que l’Union des Comores accorde la langue française, l’une des trois langues officielles dans le pays, mais aussi, une manière d’exprimer notre rapprochement avec les pays membres de la francophonie », a souligné Ahamada Baco vice-président de l’assemblée de l’Union des Comores.

« C’est précisément un message, poursuit-il, très symbolique que nous avons voulu transmettre, avec la présence, à nos côtés des diplomates appartenant à la zone francophone. Qu’il me soit permis de les remercier, et de saluer leurs efforts constants nous permettra d’approfondir et de renforcer les relations d’amitié et de coopération entre nos pays, et de promouvoir les valeurs que nous partageons, des valeurs de paix, de coopération, de solidarité et du développement durable. »

La femme pour l’avenir de la francophonie

Le vice-président de l’Assemblée a misé également son discours sur les valeurs de la femme qu’elle contribue pour l’avenir du monde. « En consacrant la journée de la francophone à la thématique « femmes francophones, femmes résilientes », Mme Louise Mukishikiwabo, en sa qualité du secrétaire générale de la francophonie, voulait dédier cette journée à toutes les femmes francophones, femmes résilientes, aux inégalités sociales, aux changements climatiques et à la maladie. Elle souligne combien l’apport des femmes peut être décisif pour l’avenir de la francophonie et pour l’avenir du monde », a-t-il dit.

Un idéal de la francophonie ?

Selon lui, le français est ce trait d’union, ce pont, cette passerelle qui assure notre connectivité avec les autres. « Elle (la langue française) est à la fois le pivot d’un espace qui permet de pacifier et de nous connecter au monde, et naturellement, elle est en même temps, cet outil collectif propice à la diversité culturelle et linguistique. Elle n’est pas une négation des cultures, elle est une promesse. Une promesse d’un espace où chaque peuple participe et enrichit la langue », explique le parlementaire. Et lui d’ajouter, « dans un monde où la guerre faisait rage, la langue française, devenue alors langue diplomatique lors de la création de la société des nations, est venue rappeler la nécessité de faire taire les armes, de raconter le monde, de dire nos blessures, nos différences, et nos ressemblances. L’idéal de la francophonie est de montrer que dans l’esprit de ses pères fondateurs, l’engagement de tous doit permettre de mieux répondre aux injustices et aux inégalités, au besoin de paix et de développement. »

Ecrivains et artistes, des « ambassadeurs »

Le vice-président à l’Assemblée a rappelé qu’en 2018, sur 106 pays et territoires, 300 millions de personnes sont capables de s’exprimer en français. En 2010, on dénombre plus de 142 000 locuteurs de français. Ce chiffre, selon le député Ahamada Baco, aurait été multiplié par 3 en 2020. « Nos liens avec la francophonie officielle sont excellents. Des artistes, des écrivains, des stylistes, tous d’origine comorienne, notamment, Soprano, Rohff, Imany Mladjao, Sakina M’sa ou alors l’écrivain, Ali Zamir s’en font le chantre et ambassadeurs », conclut-il.

Nassuf. M. Abdou