ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

La société Telma Comores a organisé, samedi dernier, une cérémonie de remise des attestations de mérite aux bacheliers ayant obtenu une mention « Bien » ou « Très Bien ». À Ngazidja, 52 bacheliers ont été honorés.

Ce n’est pas la première fois que la société Telma Comores accompagne la communauté dans le secteur éducatif. Cette fois-ci, les bacheliers de la session 2022 ayant obtenu les mentions Bien ou Très bien ont été honorés, samedi dernier, par la société, en présence de leurs parents. Dans l’ensemble du territoire comorien, on compte à peine soixante des bacheliers honorés dont 52 à Ngazidja. Un geste salué par les lauréats et leurs parents. « Cette cérémonie de remise des attestations aux bacheliers qui ont obtenu une mention bien ou très bien démontre combien la société Telma accompagne la communauté dans le domaine de l’éducation. Nous sommes réjouis de ce geste de grande classe. Et espérons que nous apporterons les fruits de cette aventure dans les prochaines années. Il faut donc fixer des objectifs à atteindre dans le cursus universitaire », a exprimé Soudeisse Ibrahim de l’école Mouigni Baraka.

Dans la foulée, Yacine Brahiti, directeur Marketing et communication a précisé que l’idée de la société Telma est d’être présente pour la promotion des jeunes. « L’idée principale est d’accompagner les jeunes comoriens dans le secteur éducatif. Cette initiative est un geste symbolique à l’honneur des bacheliers 2022. Ils auront aussi une carte Sim de 10 G jusqu’à la fin de l’année universitaire », a-t-il indiqué. 

Abdoulandhum Ahamada

Une cérémonie de remise d’attestations aux bacheliers avec « mention Très bien » et « Bien » est tenue à l’hôtel Al-Amal samedi dernier dans l’après-midi. Des kits et des attestions sont offerts à ces élites bacheliers y compris une puce téléphonique avec un forfait internet de 12 mois pour faciliter les recherches universitaires à compter dès samedi 8 octobre 2022.

11 mentions « Bien » et une « Très bien » décrochées par le lycée privé Kibala par Anam Mdama sont honorées par la société Telma. Lors de la cérémonie, plusieurs recommandations sont faites par l’assistance pour l’amélioration de l’enseignement. « La discipline est le leitmotiv de toute réussite », a insisté Mdama Musbah père d’Anam, seul bachelier dans l’île ayant empoché une mention « Très bien ». Il est revenu remercier au nom de l’ensemble des invités à la cérémonie. « Ce geste de grande valeur et de petite taille doit interpeler les autorités et revenir sur la philosophie du lycée d’excellence, qui a sorti plusieurs élites », a-t-il dit. Selon lui, ces élites sont pour toute l’île et on ne les laisse même pas rentrer au pays car leurs talents constituent une forte demande chez les pays formateurs ou ailleurs.

Le proviseur du lycée d’Ouani, Nassur Abdallah a appuyé cette initiative et témoigne que « une école privée EPAG d‘Ouani où j’étais enseignant avant a eu 5 mentions Bien sur 11 de toute l’île. Donc, encourager l’excellence c’est conjuguer la discipline et le travail. » « Ce que Telma vient de faire se rapproche de la méthodologie de cette école championne, qui prépare des élèves pour aller décrocher des mentions. Encore une fois Telma », a-t-il ajouté. Le directeur régional de Telma à Anjouan, Assiandi Mohamed annonce officiellement que « une fois que ces élites sont de retour au pays, ils sont les bienvenus chez Telma, puisque Telma ne récite que des excellents, ces futurs cadres auront leurs places chez telma ».

Ce dernier a rappelé que « les responsabilités sociales d’une entreprise poussent Telma a toujours agir ainsi et merci chers parents et enseignants de pouvoir nous préparer des futurs cadres pour Telma et pour l’avenir du pays en général. » A noter que les parents à leur tour, ont insisté sur ce geste de Telma. Un geste qui lance l’excellence encore une fois et fleurit le courage dans nos foyers respectifs ainsi que chez les autres tel est le mot de satisfaction d’une mère d’un bachelier, au nom des parents de ces lauréats honorés et tous les enfants.

JA

Prévue le lundi 03 octobre dernier, la rentrée des classes a eu lieu mais l’engouement n’était pas au rendez-vous. Des établissements publics en passant par les établissements privés, le constat est le même. Peu d’élèves se présentent dans les établissements scolaires. Une reprise timide des cours.

La rentrée scolaire de cette année a eu lieu depuis lundi dernier. Le ministre de l’éducation nationale a sillonné les établissements scolaires publics de la capitale pour s’informer de la reprise des cours. Devant des enseignants et des autorités à l’éducation, le ministre de l’éducation s’est félicité de la reprise des cours et a salué les efforts consentis par le gouvernement comorien pour que la date du 03 octobre soit respectée pour une rentrée effective. Souhaitant à tous les enseignants et élèves une bonne et fructueuse année scolaire, le ministre de l’éducation a rappelé les engagements pris par le gouvernement vis-à-vis des conditions posées par l’intersyndical.

Un taux d’absentéisme record

Depuis lundi jusqu’à hier, plusieurs établissements scolaires publics et privés ne font pas cours. Les enseignants ne se présentent pas, les élèves non plus. La rentrée scolaire 2022-2023 n’a pas connu assez d’engouement dans les différents établissements scolaires. Les salles de classes sont presque vides. Un directeur d’une école privée, sous couvert d’anonymat, a affirmé que la rentrée a bien eu lieu dans son établissement mais les élèves ne se présentent pas comme il est d’usage. « Certes les premiers jours de la rentrée nous rencontrons des difficultés liées à l’absence des élèves, mais cette année c’est trop. Nous avions prévu de démarrer les cours mardi dernier, mais les salles de classes étaient vides. Une absence aussi des enseignants alors qu’ils sont déjà rentrés en possession de leur emploi du temps. Les enseignants qui se présentent avec le peu d’élèves font des prises de contact et leur donnent le programme. Mais nous leur avons demandé de faire cours dès ce jeudi quel que soit l’effectif des élèves », a expliqué le directeur. Et d’ajouter « dans l’ensemble des établissements scolaires déjà rentrés, les salles de classes sont ouvertes mais seuls quelques élèves en nombre réduits s’y trouvent. »

Ces premiers jours de la rentrée, les élèves se consacrent à l’achat des fournitures scolaires. Dans les écoles, l’engouement n’est pas de mise. Un taux d’absentéisme record. Une situation inédite selon des responsables des établissements scolaires alors que les résultats enregistrés aux précédents examens nationaux sont jugés mitigés (CEPE-6ème, BEPC, et BAC). Un directeur d’un collège public déplore le manque d’affluence en cette première semaine d’ouverture des classes. « Nous assistons à une rentrée très timide dans notre école. Et c’est vraiment très déplorable que les premiers jours de la rentrée scolaire, les élèves ne viennent pas en grand nombre », a-t-il indiqué.

Une faible affluence

Après un tour dans les salles de classes, le directeur a avancé que « comme vous le constatez, les enseignants et les élèves sont en classe mais l’affluence est trop faible. Alors je lance un appel aux parents d’élèves de laisser leurs enfants venir reprendre les cours. Chacun est responsable parce qu’on ne doit pas blaguer avec l’éducation de nos enfants. » Pour des élèves rencontrés, ils disent être heureux de reprendre le chemin de l’école. C’est le cas de Madjlisse Ben Abdillah de la classe de 4ème, dans une école privée, à Moroni nord. « Je suis heureux de reprendre le chemin de l’école. Mais beaucoup de nos amis ne viennent pas. L’ambiance n’est pas encore au rendez-vous. Il y a de la morosité », a-t-il souligné. Pour Nadjimdine Youssouf, élève inscrit au lycée de Moroni en classe de 1ère A, ses fournitures scolaires ne sont pas au complet. « Jusqu’à présent, je n’ai pas encore complété mes fournitures scolaires », dit-il.

Certains expliquent cette faible affluence par la conjoncture économique qui est difficile pour de nombreux parents d’élèves. Acheter les fournitures scolaires leur paraît difficile. « Nous savons très bien que la rentrée scolaire a eu lieu comme prévu. Mais nous traversons une crise économique. Les prix des fournitures scolaires sont en hausse. Si des enfants ne se présentent pas encore à l’école c’est parce que les conditions leur permettant d’y aller ne sont pas réunies », explique Faouzia Papa, une mère de famille. A noter que dans certaines écoles privées, la rentrée des classes n’a pas encore eu lieu.

KDBA

 

Alors que la rentrée scolaire, au compte de l’année 2022-2023, est prévue ce matin sur le territoire national, les parents d’élèves sont de plus en plus inquiets de cette date fatidique à cause de la crise alimentaire et la flambée des prix qui touche le secteur des fournitures scolaires.

Le jour J de la rentrée des classes. Des parents et élèves vivent dans l’angoisse et le stress. Les parents d’élèves préoccupés par l’achat des fournitures scolaires hors de portée ne cachent pas leurs inquiétudes face à la rentrée scolaire de cette année. « Nous n’avons jamais vécu une crise pareille. Personnellement, je suis inquiète de cette rentrée. J’ai trois enfants dont les deux sont au primaire et l’un au collège. Acheter leurs fournitures scolaires est difficile car le secteur des fournitures scolaires est impacté de plein fouet par la hausse des prix. Je dois leur acheter des sacs et d’autres fournitures, ce qui n’est pas facile par ces temps, surtout que les charges sont grevées par le fait qu’ils sont inscrits dans des écoles privées », a confié Mariama Ahamada, une mère de trois enfants.

Mohamed Saandi, chef de famille, dans un quartier au nord de Moroni, évoque ainsi avec anxiété les charges qu’il doit supporter pour la rentrée scolaire de ses cinq enfants. « Actuellement, je n’ai rien acheté et je suis inquiet des moyens de satisfaire aux besoins en fournitures de mes cinq enfants. Je me prépare mais la vie est dure. Les fournitures scolaires coûtent très chères », a-t-il indiqué.

Une autre préoccupation a trait aux agitations des parents d’élèves : la non autorisation de certaines écoles privées. Une mesure qui entre dans le cadre de la normalisation des écoles. « Mes deux enfants étaient inscrits dans une école privée dans la région de Hamahamet. Mais à quelques jours de la rentrée, cette école n’a pas reçu l’autorisation d’ouvrir ses portes provisoirement. Là je suis inquiet », a expliqué Ibrahim Ali. En ce 03 octobre, plusieurs familles sont perturbées pour les fournitures scolaires de leurs enfants.

KDBA

 

Investir pour un meilleur avenir du pays est une priorité pour la Meck Moroni. Cette institution remet depuis 2015 des bourses d’études aux élèves bacheliers excellés et qui ont des moyens financiers limités. Cette année, 28 élèves ont reçu leurs bourses d’études.

Sur 110 dossiers reçus et 51 entretiens réalisés, 28 bourses sont sélectionnées dont 15 bourses au niveau national et 13 bourses pour les élèves ayant s’inscrit au niveau international. En effet, le programme de bourse Twamaya ya Mawudu est destiné à soutenir les enfants des membres dont les résultats scolaires sont excellents en donnant la priorité aux familles ayant des ressources limitées. Pour la Meck Moroni, l’éducation, l’enseignement supérieur et la formation constituent une véritable opportunité de lutter efficacement contre la pauvreté aux Comores. Le coût élevé des études et le manque de soutien financier réduisent les chances des étudiants les plus démunis aux Comores.

« La Meck Moroni place le programme Twamaya ya Mawudu au cœur de stratégie cruciale et son engagement social », a déclaré Laila Said Hassane, directrice exécutive de la Meck Moroni. A l’en croire, l’objectif de ce programme est de réutiliser une partie de fonds propre de la Meck Moroni dans le financement de l’enseignement supérieur. Il s’agit de la 8ème édition. La Meck Moroni  à travers ce programme souhaite assumer sa vocation sociale, en soutenant des étudiants talentueux et motivés qui échouent parfois à cause des difficultés financières de leurs familles. « Vous partez dans des pays étrangers où il n’y a pas une famille. Mettez dans vos têtes que la première chose, c’est la réussite », a insisté Boinaidi Abdou Elghaniyou, président du conseil d’administration de la Meck Moroni. Aussi le programme vise encore partager avec les membres et à travers eux l’ensemble des comoriens, les fruits de la prospérité financière de l’institution de ces dernières années. « Notre institution est proche de la population. Nous ne sommes pas préoccupés seulement dans le volet de l’éducation, il faut aussi rappeler que la Meck Moroni s’investi dans le volet de la santé. Nous nous sommes mobilisés dans la période covid-19 pour aider la population », a-t-il rappelé.

Kamal Said Abdou

 

Jeudi dernier, dans la matinée a eu lieu la rentrée des enseignants pour l’année scolaire 2022/2023. À 18 h, des vents violents ont soulevé la toiture de 4 salles de classe au lycée d’Ouani dans l’île d’Anjouan.

Une délégation du ministère de l’Éducation nationale qui envoie ses émissaires s’imprégner de la situation et proposer des solutions adéquates pour ne pas impacter la rentrée. C’est premièrement le directeur de l’enseignement secondaire, Ahmed Ousoili en tête de la délégation, accompagné du directeur de l’Office régionale des examens et concours, Nadhufdine Youssouf et d’autres responsables du service de l’éducation à Anjouan. Ce sont les salles de classe de seconde. Ces dernières abriteront les nouveaux venus au lycée construit après l’indépendance. Pour tout savoir, ce n’est pas le lycée d’Ouani qui est en mauvais état, tous ceux qui sont construits à cette époque-là ou bien avant sont dans des états piteux.

« La visite est de tout faire rapidement pour ne pas impacter la rentrée scolaire. Le but de notre intervention est de constater les dégâts et de soutenir le proviseur pour trouver une solution adéquate pour que la rentrée soit dans les bonnes conditions. Nous attendons dès lors l’aide du gouvernement pour sauver les élèves à leur rentrée », explique-t-on et précise que « à première vue, le vent a fait des dégâts majeurs ». De sa part, le proviseur du lycée, Nassurdine Bacar fait savoir que « c’est la charpente qui est endommagée dans 4 salles de classe qui doivent abriter les élèves de la classe de seconde. Nous espérons que tout se passera bien avant la rentrée scolaire prévue dans quelques jours. Nous avons un devis estimatif que nous avons envoyé à la hiérarchie. Nous attendons des actions le plus tôt possible ».

Ahmed Zaidou

Depuis le 17 janvier au 28 mars dernier, l’Alliance française de Moroni a organisé une formation de la langue française professionnelle. Une quinzaine de cadres de la croix rouge française et du croissant rouge comorien, bénéficiaires de cette formation qui a duré 50 heures de temps. Et la cérémonie de remise des attestations a eu lieu, mercredi dernier, à l’Alliance française de Moroni.

Une quinzaine de cadres de la croix rouge française et du croissant rouge comorien ont passé 50 heures de temps d’apprentissage de formation du français professionnel. Une formation qui entre dans le cadre de l’adaptation au monde professionnel par l’usage des outils de communication, du contenu d’un compte rendu d’une réunion, des rapports d’activités, entre autres. Lors de la cérémonie de remise des attestations, en présence de la nouvelle directrice de l’Alliance française de Moroni, Anais Bonnet-Bonamino, Saïd Mahamoud, enseignant à l’Université des Comores et formateur, a précisé qu’il s’agit des « méthodes et techniques d’appui » de ces cadres dans le monde professionnel afin de mieux améliorer leurs connaissances en langue française.

« Cette formation du français professionnel est une manière d’aider les bénéficiaires à mieux utiliser les outils de communication dans le monde professionnel. C’est en quelque sorte un moyen de les aider à continuer à améliorer leurs connaissances en langue française et puis travailler avec aisance et progression. Plusieurs étapes ont été franchies pour choisir les bénéficiaires de ladite formation dont la plupart d’entre eux sont des cadres du niveau B1 et B2 », a-t-il souligné.

Ilham Nourat Achata, une des bénéficiaires a exprimé sa satisfaction après avoir appris toutes les notions fondamentales. « La formation a été enrichissante puisque nous avons appris les techniques de rédaction des comptes rendus des réunions, les rapports d’activités, la prise de note, la reformule des phrases d’un projet, l’envoi des emails, entre autres », a-t-elle apprécié.

Abdoulandhum Ahamada

Le centre national d’artisanat des Comores (CNAC) organise une « grande braderie des fournitures scolaires » pour alléger les dépenses familiales pendant cette période difficile et tout au long de l’année scolaire 2022-2023. Du 26 septembre au 1er octobre 2022, les fournitures scolaires, l’uniforme, les différents goûters locaux faits maisons, les articles scolaires et différents articles seront vendus, au CNAC de Bandamadji-Itsandra, à des prix à la baisse.

Le Centre national d’artisanat des Comores (CNAC), sis à Badndamadji-Itsandra, s’active pour permettre aux populations comoriennes et aux acteurs de l’éducation de préparer la prochaine rentrée scolaire 2022-2023. Du 26 septembre au 1er octobre 2022, une « braderie » des fournitures scolaires, des articles scolaires et tout ce qui facilite la scolarisation des enfants seront au rendez-vous, à des prix bas. La grande promotion pour la rentrée scolaire 2022-2023. La directrice générale du CNAC, Rahamatou Goulame, pense que cet évènement est une manière de soutenir les familles d’enfants voulant préparer la rentrée scolaire de leurs enfants.

Dans ce sens, elle fait appel aux commerçants, libraires, artisans et aux professionnels de la mode à participer à cet évènement. « Nous faisons appel aux commerçants, libraires, artisans et des professionnels de la mode à se regrouper dans un même lieu afin de garantir au public, des achats aux prix les plus bas. Cette action est une occasion unique offerte aux commerçants, d’écouler leurs produits, notamment les fournitures scolaires et les produits alimentaires dont la date de péremption est proche », a expliqué la directrice du CNAC.

Face à ce geste remarquable, plusieurs parents profiteront l’occasion d’acheter davantage les articles scolaires de leurs enfants et aux acteurs du secteur du commerce, à engendrer des recettes financières durant cette période de crise économique et alimentaire. En conséquence, la direction du CNAC invite toutes les bonnes volontés à les rejoindre pour la réussite de cet événement, à la fois « économique et solidaire ». 

Abdoulandhum Ahamada

La rentrée académique 2022-2023 de l’Université des Comores approche à grands pas. Pendant que l’institution est aux mains d’un administrateur. Un bateau sans gouvernail. Pourtant, les textes de 2014 stipulent que l’Université des Comores doit être gérée par un président élu démocratiquement. À quand l’élection du président de l’Université des Comores ?

Les textes de 2014 stipulent que l’Université des Comores doit être gérée par un président élu démocratiquement. À cet effet, après la démission du président Saïd Bourhane en 2018, l’Université des Comores est aux mains d’un administrateur. Un bateau sans gouvernail. Une situation chaotique qui ne se conforme pas aux textes de 2014 en vigueur. C’est le chef de l’Etat qui nomme des responsables. Tous les acteurs de l’Université des Comores constatent que tout va mal. À travers des rencontres avec la presse, le syndicat national des enseignants de l’Université des Comores (Sneuc) dénonce cette malversation et sabotage des textes et demandent une élection d’un président élu démocratiquement. « À maintes reprises, nous avons sollicité l’organisation des élections libres, transparentes qui conformément aux textes de 2014. En vain. Les députés sont au courant de cette situation. Mais, le gouvernement fait fi. L’élection du président de l’Université des Comores se conforme aux textes de 2014 en vigueur. Pourquoi cette tournure sans fin d’il y a à peine trois à quatre ans ? », se plaint un des responsables du Sneuc.

Cette situation figure parmi les motifs qui ont poussé l’ex-doyen de la faculté des lettres, Ali Abdoulhamid, à rendre son tablier. Selon des lignes apparues dans le journal Al-watawan, du 25 août 2022, l’ex-doyen de la Flsh a tout avoué. « Cela fait quatre ans que l’institution fonctionne sans textes. Les autorités disent qu’ils sont caducs et doivent être révisés. Or, jusqu’à maintenant aucun texte n’a été voté. Vous imaginez que cela fait trois ans que le conseil d’administration, organe suprême de l’Université n’a pas siégé », a-t-il critiqué.

Abdoulandhum Ahamada

 

 

Les candidats du brevet d’études du premier cycle (BEPC) à Anjouan ont eu leurs résultats à la radio comme à l’accoutumée et sur Internet hier jeudi. Sur 5 267 élèves inscrits à l’examen, nous comptons 64 absences et 2 489 admis et autorisés à Anjouan, soit 20,93% admis et 26,91 autorisés.

Un chiffre qui serait à la hausse si les sujets étaient conçus également pour les candidats avec un niveau moyen. Les épreuves de mathématiques, de physique chimie et de dictée questions étaient rudes pour ces milliers d’élèves dans l’île d’Anjouan. « Les candidats, les surveillants et le secrétariat ont passé l’examen du Bepc dans un contexte de difficulté sociale. Malgré ça, l’examen s’est passé dans un climat sain bien que les sujets soient difficiles notamment la physique, les mathématiques et la dictée questions. Nous ferons les rapports pour espérer un changement », a souligné Ahmed Ibrahim, président du jury de cette année.

Selon lui, il y a plusieurs étapes avant les résultats. Tout s’est bien passé dans des bonnes conditions malgré quelques inconvénients. « Les correcteurs sont des nouveaux enseignants. Nous pensons en général que tout va bien. Nous avons 13,99 % admis et 27,41 % autorisés avant rachat donc 41,30 % en tout. Et après rachat, nous avons 20,93 % admis et 26,91 % autorisés donc 47,84 % de réussite. Les élèves ont fait beaucoup d’efforts, les surveillants et le secrétariat ont fait un bon boulot », dit-il avant d’ajouter que « le rachat n’a pas tenu en compte les difficultés des épreuves notamment celui de la physique chimie, les mathématiques et la dictée-questions. »

Selon le président du jury, le rachat ne prend pas en compte des matières mal conçues ou avec des difficultés pour les élèves. Il est général pour tout le monde. Et cela doit être fait avant la proclamation. Concernant les sujets jugés difficiles pour les candidats, « nous avons pris en compte avec ce qui était à la correction puisque ce sont les candidats qui ont fait savoir que les sujets étaient difficiles. Lors de la saisie en machine, nous avons également fait ce constat par les notes mises », a-t-il indiqué. À l’en croire, bien que les sujets fussent difficiles, aucune remise ou surplus de notes n’est mis aux candidats de cette année. 

Ahmed Zaidou