ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Au cours de la 9eme édition de remise des bourses Twamaya ya Mawudu, la Meck Moroni a octroyé 23 nouvelles bourses, portant ainsi le nombre total de 211 bénéficiaires pour un budget de près de 300 millions Kmf, a annoncé vendredi dernier Bouthainata Abdillah, directrice exécutive par intérim de la Meck Moroni.

La Meck Moroni, une institution financière est toujours au service de l’éducation. En l’espace de 9 ans, cette institution de micro finance a octroyé 211 bourses.,

Ce geste au profit des nouveaux bacheliers traduit l’engagement de ce mutuel d’épargne à promouvoir l’éducation et le bien-être de la communauté.

« Depuis la création en 1997, notre institution s’est engagée à promouvoir la lutte de la pauvreté, à soutenir ses membres, et à contribuer activement au développement du pays », a déclaré Bouthainata Abdillah, directrice exécutive par intérim de la Meck Moroni.

Cette année, 23 bacheliers ayant les mentions très bien, bien et assez-bien sont honorés par la Meck Moroni. Et selon la directrice exécutive, depuis la mise en place du programme des bourses Twamaya ya mawudu en 2015, 130 bourses ont été attribuées au niveau national, et 81 ont permis à nos étudiants de poursuivre leurs études à l’étranger. « Ces chiffres ne représentent pas seulement des statistiques, mais des vies transformées, des opportunités créées, et un avenir promoteur pour notre pays », a-t-elle précisé.  

Selon elle, si la Meck Moroni est devenue l’une des plus grandes institutions financières du pays et qu’elle réussit aujourd’hui à pérenniser son programme de bourses, c’est parce que des gens croient en elle.

Pour Takiddine Youssouf, ministre de l’éducation nationale, la capitale humaine est la première chose pour développer un pays. « C’est la raison pour laquelle, je remercie l’équipe qui a organisé cette sélection », a-t-il exprimé, rappelant que le pays est dans les rails de l’émergence et celle-ci ne peut se concrétiser sans les compétences requises.

Kamal Said Abdou

La rentrée scolaire 2023-2024 est programmée pour le 3 octobre prochain. Mais d’ores et déjà, à Anjouan, les infrastructures scolaires sont en total abandon. Les établissements scolaires de l’île sont l’ombre d’eux-mêmes. Cela pose un véritable problème quant aux conditions d’apprentissage des élèves. En plus des bâtiments en ruine, l’on constate un manque flagrant de matériaux et d’outils pédagogiques, tels que les tables bancs, les tableaux. Le tout, sur fond d’insécurité, marquée par des salles de classe sans portes ni fenêtres.

La rentrée s’annonce d’ores et déjà laborieuse pour les milliers d’élèves des établissements publics d’Anjouan. L’île est confrontée à des difficultés sérieuses d’infrastructures scolaires. Les bâtiments qui n’ont jamais eu de rénovation sont tombés, la plupart en ruine. Face à cette situation, les parents d’élèves ne font que se plaindre légitimement. Ils déplorent les mauvaises conditions que vont confronter leurs enfants pour leur apprentissage.

«Comment les jeunes peuvent-ils se concentrer sur leurs études s’ils doivent se préoccuper de trouver une place confortable pour s’asseoir ou si les conditions de sécurité ne sont pas garanties ? », s’interroge un parent d’élève. Il est donc impératif que « les autorités compétentes prennent des mesures pour y faire face. Des infrastructures scolaires doivent être rénovées en urgence afin d’offrir un environnement propice à l’apprentissage», insiste un parent d’élève.

« Les élèves méritent d’étudier dans des locaux fonctionnels et sécurisés, où ils pourront se concentrer pleinement sur leurs études », estime un autre qui a demandé comme le premier à garder l’anonymat.

De son côté, le directeur régional de l’enseignement primaire, Fakidine Ali rassure que « les dispositions sont prises ». « Le gouvernement travaille en urgence sur les grandes nécessités pour une rentrée qui respecte les normes », a-t-il ajouté.

Alors que des difficultés pèsent aussi, le directeur de l’enseignement primaire de l’île d’Anjouan fait savoir qu’ « avant, pendant et après la classe annuelle, le gouvernement lance toujours des chantiers pour l’éducation, donc nous en restons confiants ». Espérons que les responsables prendront ces doléances au sérieux et agiront rapidement pour améliorer les conditions d’éducation sur l’île d’Anjouan. En attendant, les parents restent vigilants et comptent sur les autorités pour garantir un avenir meilleur pour leurs enfants.

La rentrée est une période cruciale, et il est primordial que les établissements scolaires soient prêts à accueillir les élèves dans les meilleures conditions possibles.

Rachidat Ali Tadji (stagiaire)

Sur 226 élèves inscrits 148 ont été honorés hier au Retaj par le centre de formation technique. Au cours d’une cérémonie officielle, Mkandzilé Mohamed Assaf, directeur général de Cfotec a précisé qu’il faut donner la chance à ceux qui n’ont pas réussi dans leurs études générales.

Il s’agit de la 13ème promotion de cette école de formation technique et professionnelle. L’établissement enseigne la plomberie, l’informatique, la couture, l’électricité et  la mécanique auto. Le directeur général du Cfotec a tenu à préciser qu’il faut donner la chance à ceux qui n’ont pas réussi dans l’enseignement général. Mkandzilé Mohamed Assaf, directeur général a aussi rappelé l’importance de la formation professionnelle.

A l’en croire, la formation professionnelle est un vecteur important dans le développement du pays.

« L’échec d’un élève dans l’enseignement général ne signifie pas forcément un signe de faiblesse de sa part. Il peut s’agir d’une mauvaise orientation dans ses études. Maintenant que des établissements professionnels commencent à voir le jour dans notre pays, c’est une occasion pour les parents d’orienter leurs enfants dans le domaine professionnel », a déclaré le directeur général ajoutant que leur souci majeur est la lutte contre le chômage en créant des emplois pour les jeunes. Sur 240 élèves inscrits, seulement 148 ont obtenu leurs diplômes, soit 65,5%.

Mkandzilé Mohamed Assaf a fait savoir que la promotion de cette année a eu la chance d’avoir des équipements nécessaires pour leurs formations.

« Je ne doute pas pour ceux qui ont eu les diplômes, ils sont prêts à affronter le monde professionnel », a-t-il souligné.  

Quant à Saïd Bacar, un des élèves du centre de formation de Mkazi, le domaine professionnel est indispensable actuellement. « Il ne faut pas compter la fonction publique qui est déjà saturée. Il faut avoir un métier professionnel », a-t-il martelé. Il se dit prêt à former aussi des jeunes dans le domaine de l’électricité.

Kamal Saïd Abdou

Alors que la rentrée universitaire approche à grands pas, les agents administratifs ont lancé hier un préavis de grève après trois mois de salaires impayés. Devant la presse, ils appellent à la régularisation de leurs situations d’ici le 7 septembre 2023. Si rien n’est fait, ils entreront en grève à partir du 8 septembre prochain. 

L’université transpire la précarité par tous ses pores. Les agents administratifs de l’université des Comores réclament leurs arriérés de salaires. Ils accusent trois mois de salaires. Ils lancent un préavis de grève à compter de ce mercredi au jeudi 7 septembre prochain. Si leurs revendications ne sont pas satisfaites, un avis de grève sera lancé. Une grève qui sera probablement intervenue à quelques jours de la rentrée universitaire.

Se félicitant de l’année académique écoulée, les agents administratifs de l’université des Comores souhaitent démarrer une nouvelle année dans des conditions de travail meilleures. Dans le cas contraire, ils vivront un moment d’humeur. Les travaux administratifs seront bloqués ou même ralentis.

« Nous nous sommes réunis pour vous annoncer que nous, agents de l’université des Comores, accusons trois mois de salaires. Nous lançons un préavis de grève jusqu’au 7 septembre prochain. Si les autorités accèdent à nos revendications, tant mieux. Si elles tergiversent de ce que nous attendons, nous allons monter la tension d’un cran. Nous ne pouvons pas faire la rentrée académique sans la satisfaction de nos salaires impayés », ont prévenu les agents de l’université.

Ces travailleurs sont dévoués face à leur cause. Puisque les autorités n’ont pas joué un franc jeu. Les agents de l’université vont-ils jouer au dilatoire ? Le préavis de grève spontané lancé dévoile comment l’université est productrice d’une précarité, et s’appuie même dessus, à tous les niveaux, pour son fonctionnement. Une goutte d’eau qui a fait déborder le vase déjà rempli. Un véritable rallye semé d’embûches.

KDBA

 

La Chine ne cesse d’appuyer les Comores sur l’éducation. 23 étudiants comoriens bénéficient des bourses d’étude en Chine. Lors de la cérémonie officielle vendredi dernier à l’ambassade de Chine, Guo Zhijun, ambassadeur de la république populaire de Chine aux Comores a félicité les nouveaux étudiants boursiers et estime qu’ils seront les ambassadeurs des Comores auprès de la Chine. Ils vont acquérir les compétences professionnelles pour pouvoir accompagner le développement du pays.

La Chine est un partenaire stratégique pour les Comores. Depuis l’accession de l’archipel des Comores à son indépendance, la Chine a toujours accompagné le pays dans son développement socio-économique et éducatif. Plusieurs cadres du pays sont formés en Chine. Cette année, elle octroie des bourses d’étude à des étudiants comoriens.

« Depuis l’accession de notre pays à l’indépendance, la Chine nous a conseillé. Aujourd’hui, les résultats sont là. Nous avons de grands médecins et des ingénieurs de différents horizons qui ont évolué dans les grandes universités Chinoises », a souligné Takiddine Youssouf, ministre de l’éducation nationale.

Le pays est sous les rails de l’émergence. La remise des bourses pour ces étudiants comoriens répond l’engagement pris par le chef de l’Etat de faire les Comores un pays émergent à l’horizon de 2030, selon le ministre de l’éducation nationale. « Pour le besoin d’industrialiser notre continent, la Chine entant que partenaire stratégique nous accompagne dans ce sens. Les Comores entant que pays insulaire disposant un espace exploitable réduit, il a besoin d’une technologie plus avancées ou une production suffisante de sa population », a-t-il dit.

Mais cela ne peut se faire sans une formation. « D’ailleurs, c’est le souhait du président de la république populaire de Chine exprimé lors du sommet Brics d’accompagner l’Afrique vers une industrialisation de l’agriculture et aussi la formation », a précisé le ministre de l’éducation nationale.

Prévaloir la culture comorienne envers la Chine

Le ministre comorien de l’éducation a indiqué que ces étudiants sont désormais les ambassadeurs des Comores envers la Chine. Selon le ministre, la politique d’un jeune égal un emploi, n’est pas un rêve. « Vous devez revenir au pays avec des projets pour accompagner votre pays », a-t-il conseillé.

Avant de féliciter ces étudiants boursiers, l’ambassadeur de la république populaire de Chine a fait savoir que ces étudiants vont acquérir des compétences professionnelles. « Après leurs études, ils contribueront au développement économique et social des Comores », a déclaré Guo Zhijun, ambassadeur de la république populaire de Chine.

Les bourses sont reparties comme suite. Bourse de six mois et d’un an dans plusieurs formations, notamment nouvelle technologie, science, business et autres. Selon l’ambassadeur, si les étudiants ont obtenu de bons résultats à l’université, ils peuvent continuer à demander encore des bourses.

Pour l’association amicale Comores-chine, au-delà de leurs études, cette association a précisé que ces étudiants doivent jouer un rôle important dans les relations sino-comoriennes, notamment prévaloir la culture comorienne à travers ce pays réputé « comme un continent », selon M. Mlipva, président de cette association.

De leurs côtés, ces étudiants sont contents de continuer leurs études dans des grands pays du monde. Au moment où le pays est prêt à décoller, ces nouveaux boursiers se disent prêts à accompagner le pays dans son développement après leur retour au pays.

Kamal Said Abdou

Les acteurs de l’éducation se préparent à des états généraux sur l’éducation le mois de septembre prochain. L’occasion pour les autorités de faire le point sur les nombreux maux qui minent le secteur de l’éducation aux Comores.

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Le ministère de l’éducation et l’université des Comores travaillent de concert pour le lancement des états généraux sur l’éducation en septembre prochain. Bien qu’une date ne soit pas encore fixée. C’est après plusieurs années de revendications que ces assises vont être lancées.

Le système éducatif comorien du préscolaire à l’université présente des défis importants dans l’amélioration de la pertinence et de la qualité de l’enseignement, la qualité des enseignants, la hausse du taux de réussite aux examens nationaux, entre autres. Il faut changer la donne, selon nombreux enseignants. « Construire un pacte social sur l’école les prochaines années est primordial afin que les écoliers aient confiance en son avenir au regard de la qualité de l’enseignement », préconise Mohamed Abdou, enseignant de français.

Selon le ministère de l’éducation, les états généraux sur l’éducation sont recommandés par le chef de l’Etat depuis le mois de juillet et auront lieu en septembre prochain. « Le ministre de l’éducation nationale coordonne avec l’université des Comores pour l’élaboration  du processus qui est en phase d’exécution. Il y aura une envergure dans toutes les composantes de l’éducation pour réfléchir à une éducation meilleure pour la prochaine décennie », dit-on. « Les prochaines assises sur  l’éducation, ajoute-t-il, permettront à mettre en application l’orientation  du système éducatif national  sur la base d’une nouvelle loi. »

De son côté, l’intersyndicale de l’éducation aura son mot à dire car, optimiste que la tenue de ces assises sur l’éducation aura un impact positif tant sur le système lui-même que sur les enseignants. « Nous serons ravis d’y prendre part quant au regard des problèmes, les recommandations, les promesses non tenues  qui continuent à alimenter la mésentente du corps enseignant. C’est à l’issue de notre congrès prévue à Anjouan, le 4 septembre prochain que nous allons formuler  les grandes lignes à proposer », rassure Moussa Mfoungouliyé, secrétaire général de l’intersyndicale.

Nassuf. M. Abdou

 

Le ministre de l’éducation nationale, Dr Takiddine Youssouf a rencontré les fonctionnaires du cadre « conseil et inspection » de l’éducation nationale. Cette rencontre fait suite aux résultats catastrophiques des examens nationaux. Le ministre appelle l’IGEN à jouer son rôle d’améliorer la qualité des enseignements et apprentissages.

Afin de propulser un avenir meilleur sur l’éducation, le ministre de l’éducation nationale a réunis les inspecteurs pédagogiques du territoire national pour réfléchir sur l’amélioration de la qualité des enseignements et apprentissages, les résultats catastrophiques des examens nationaux de la session 2023, la préparation de la rentrée scolaire 2023-2024 et enfin, les prochaines assises nationales sur l’éducation.

L’éducation de qualité est une éducation élargie aux compétences transversales. Ce sont celles-ci qui font grandir les élèves, leur permettent de tisser leurs relations avec les autres, de réfléchir avec discernement et de s’ouvrir aux enjeux du monde.

« Pour améliorer l’éducation des enfants d’aujourd’hui, on doit tout fournir et unir les liens dans tous les domaines. Tous les fonctionnaires du cadre (conseil et inspection) de l’éducation nationale doivent travailler en harmonie, collaborer ensemble pour que nos enfants reçoivent une bonne éducation », a déclaré le ministre de l’éducation, Dr Takiddine Youssouf.

Le ministre de l’éducation et les inspecteurs se sont convenus sur la collaboration avec la direction générale de la fonction publique pour permettre à chaque fonctionnaire du cadre « conseil et inspection » de bénéficier d’un poste budgétaire, travailler en étroite collaboration avec l’office national des examens et concours (ONEC) pour améliorer significativement les taux de réussite aux examens nationaux à partir de la session 2024.

Nayssate Ahmed Mouigni (stagiaire)

Dès lors que les inscriptions pour l’année académique 2023-2024 se font désormais en ligne, cette procédure semble difficile et complexe. Abdou Djabir, nouveau bachelier pointe du doigt cette nouvelle méthode d’inscription « irréfléchie ».

Certains étudiants comoriens ne maîtrisent pas très bien l’outil informatique au moment où aucun autre issu de préinscriptions à l’université des Comores n’est possible pour eux. Cette procédure qui s’est avérée très compliquée pour les élèves pendant leurs inscriptions aux examens du baccalauréat ne fait pas l’unanimité. 

« Ce que j’ai constaté dans notre pays, nous avons l’habitude de copier-coller de tout ce qui se fait à l’étranger. Dans les autres pays comme la France, les étudiants ont déjà toutes les conditions nécessaires pour s’inscrire : Wifi à la maison et ordinateur. Mais aussi, ils apprennent l’informatique dès leurs études au lycée. Dans notre pays, ce n’est pas le cas », a souligné Abdou Djabir, nouveau bachelier.

Ce dernier a ajouté le problème de connexion qui, parfois, complique la procédure. « Chez nous, s’inscrire en ligne est devenu un véritable calvaire. Les bègues de connexion dans certaines régions sont parfois permanentes. Ce qui fait que le crédit peut être épuisé sans pour autant ouvrir une page », a-t-il dit.

Pour lui, aux Comores, les étudiants sont plus habitués aux téléphones que l’ordinateur. Le nouvel étudiant estime que le moment n’est pas opportun pour lancer cette procédure. Selon lui, la sensibilisation et la formation seraient un meilleur atout pour les nouveaux bacheliers.

A défaut de ces deux éléments, certains nouveaux étudiants risquent de ne pas s’inscrire. Face à cette situation déjà compliquée, le nouveau bachelier, appelle le ministère de l’éducation nationale et l’Université des Comores à mettre en place, les conditions propices, favorables aux nouveaux inscrits dans leurs démarches administratives.

Kamal Saïd Abdou

Des résultats catastrophiques par rapport à l’année dernière dont le pourcentage était de 62,93%, à Ngazidja. Cette année, le taux de réussite est de 27,51% à Ngazidja, soit 647 candidats admis et 1018 autorisés à passer les épreuves du deuxième groupe. Les îles de Mohéli et de Ndzuwani affichent, respectivement, un taux de 52,27% et 44,08%. 

Les résultats du Brevet d’étude du premier cycle (BEPC) 2023 sont proclamés ce mardi à l’école primaire publique Fundi Said Mnemoi Moroni Application. À Ngazidja, les résultats sont catastrophiques par rapport à l’année dernière où le pourcentage était de 62,93 %.

Et selon les membres du jury à Ngazidja, sur 6052 candidats inscrits, 647 sont admis, soit 10,69% et 1018 candidats autorisés à passer les épreuves du 2eme groupe. Au total, Ngazidja enregistre 1665 admis et autorisés, soit un taux de réussite de 27,51%.

Le président du jury à Ngazidja, l’inspecteur Issihika Mdahoma confirme l’échec des résultats de l’examen. Mais, selon lui, tous les acteurs de l’administration éducative sont impliqués. « Les acteurs de l’administration de la scolarité infantile sont tous impliqués à ce résultat catastrophique. Il s’agit, entre autres, des administrateurs, des encadreurs pédagogiques, des professeurs, les parents et les élèves. Et la tricherie dans les salles d’examen est le cancer du système éducatif comorien », a critiqué Issihika Mdahoma.

Pour lui, 28 enseignants sont rattrapés de fraude à l’examen et 25 candidats éliminés. « Cette année, il y a certains enseignants qui ont donné des téléphones aux candidats en salle de classe. Au total, 28 enseignants ont été rattrapés et seront jugés en conseil de discipline. Et 25 élèves ont été éliminés, à cause des fraudes », a-t-il dit.

A noter qu’à Mohéli, sur 1035 candidats à l’examen, 262 sont admis, soit 25,31% et 279 sont autorisés à passer au deuxième groupe, soit un taux de 26,96%. Au total, Mohéli enregistre un taux de réussite de 52,27% et 505 candidats recalés, soit 47,73%. Et Anjouan enregistre un taux de réussite de 44,08%. 

Abdoulandhum Ahamada

Hier mardi, les résultats du brevet d’étude du premier cycle sont proclamés sur l’ensemble du territoire national. A Ngazidja, un taux d’échec de 72,49% a été enregistré sur un total de 6165 candidats inscrits dont 6052 présents. Une hausse spectaculaire du taux d’échec par rapport à l’année dernière. Des résultats catastrophiques et médiocres.

A Ngazidja, les résultats du BEPC sont plus que médiocres. Sur un total de 6165 candidats inscrits dont 6052 présents, 4387 sont échoués, soit un taux d’échec de 72,49%. De tels résultats interpellent plus d’un et appellent à une conscience commune, selon les avis des uns et autres. « Avec ces résultats catastrophiques, il faut que chacun soit responsable pour que les années à venir soient meilleures. On ne peut accuser ni les enseignants ni les autorités ni les parents. C’est un échec pour tout le monde. C’est pourquoi j’appelle à une assise nationale sur l’éducation devant permettre à avoir des taux de réussite honorables les prochaines années », a indiqué Moussa Fakihidine, un enseignant de Sciences naturelles.

La situation des résultats du BEPC est de plus en plus préoccupante, avec un taux d’échec de 72,49%. Cette tendance à la baisse s’aggrave ces dernières années. « Nous venons d’enregistrer les plus mauvais résultats de ces dernières années. Dans tous les centres et sous-centres, c’est trop catastrophique. C’est incompréhensible », se plaint-il. Selon lui, il faut revoir le système éducatif car il est en difficulté.

Correcteurs plus sévères, politique de lutte contre la tricherie. Un système qui a porté ses fruits et chacun y va de son explication. Mais les commentaires s’associent à une chose : le système éducatif de notre pays est mourant.

Pour un enseignant de Français, « ce n’est pas un miracle. Ce taux d’échec reflète le niveau de nos élèves. Ils abandonnent trop les cours pendant qu’ils n’ont pas de niveau. Il serait mieux de revoir la base de notre éducation, à savoir les classes du primaire. Si la base est bonne, nous aurons de meilleurs élèves avec un niveau excellent », a-t-il indiqué. Et de conclure « il y a un problème structurel qui est à l’origine de ce taux d’échec historique. »  

Abdoulandhum Ahamada