ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

L’administration centrale de l’université des Comores ne pas y aller la main morte suite aux manifestations déclenché lundi dernier par des étudiants du site de Mvuni dénonçant la dégradation de leurs conditions de vie. Les sanctions étaient immédiates : suspension de la coopérative et le conseil des délégués.  

La réaction de l’administration centrale ne se fait pas attendre. Au lendemain des manifestations des étudiants du site de Mvuni qui ont dénoncé les conditions de vie dans le site notamment des sanitaires en mauvais états, des conditions d’hygiène déplorable, les sanctions tombent.

Dans un communiqué publié hier, l’administration centrale révoque la coopérative des étudiants ainsi que le conseil des délégués du site universitaire de Mvuni « à titre provisoire et avec effet immédiat, jusqu’ à clarification des responsabilités des uns et des autres, conformément aux textes régissant lesdites instances et en attendant le règlement de la situation. »

Avant de poursuivre : « conformément aux dispositions des statuts de la coopérative des étudiants du site universitaire de Mvuni, toute personne non régulièrement inscrite ne peut, en aucun cas, siéger dans aucune des instances estudiantines de l’université des Comores », lit-on dans une note de service de l’administration centrale de l’Udc. »

Et de préciser que « l’administrateur du site universitaire de Mvuni reçoit les doléances des étudiants et les traite avec la collaboration des chefs des composantes du site et peut, en cas de besoin, s’adjoindre les services des compétences qu’il juge utile et nécessaire ». De toute façon, hier, il n’y avait eu pas cours et aucun enseignant ne s’est pas présenté dans le site, selon des sources fiables.

Abdoulandhum Ahamada

Les étudiants du site de Mvuni ont manifesté, hier lundi, contre l’administration centrale de l’UDC et la coopérative des étudiants du site. La cause, des conditions de précarités, notamment un détournement présumé des sommes colossales, des toilettes insalubres, manque d’électricité, de l’eau, entre autres. Les étudiants réclament leurs droits et exigent la démission à l’immédiat du bureau de la coopérative.

Hier lundi, plusieurs étudiants du site de Mvuni ont battu les pavés pour exiger la démission du bureau de la coopérative des étudiants du site de Mvuni. Au cours de cette manifestation, ces étudiants en colère ont dénoncé les conditions précaires auxquels ils disent faire face, rejetant la responsabilité à la fois à l’administration centrale de l’UDC et aux responsables de la coopérative.

Devant la presse, ils dénoncent une mauvaise gestion des fonds alloués à la mutuelle de santé, des toilettes insalubres et fermées par manque d’eau, un bus d’étudiants inutilisable, entre autres.

« En 2019-2021, 21 millions de francs ont été collectés pour la mutuelle de santé (à raison de 2 500 kmf par étudiant). 7. 200. 000 de francs sont versés dans le compte de la coopérative. Où est passé cet argent pendant que nous traversons des moments difficiles marqués par des toilettes inutilisables et d’autres insalubres. Un bus des étudiants (don de la fondation Mché soulé) non opérationnel. Manque d’eau et d’électricité. Des sommes évaporées sans bilan. Et cette année, chaque étudiant devait payer 5 000 fc pour la mutuelle de santé. Où va cet argent ? Le pire est que le mandat du bureau exécutif de la coopérative est expiré (il y a à peine 4 ans). Peut-être, il y a la complicité de l’administration centrale, sise à Mavinguni », a peste  un des étudiants en colère.

La démission des membres de la coopérative serait la meilleure solution, selon eux. « Suite à cette situation difficile, nous demandons à tous les acteurs concernés qui entendent nos cris d’alarme à nous soutenir. Le président Azali a son mot à dire. Toutefois, nous réclamons la démission  sans condition du bureau exécutif de la coopérative du site de Mvuni », ont-ils réclamé.

Abdoulandhum Ahamada

 

La question de l’inscription en ligne pour les candidats aux examens nationaux devient récurrente. Certains candidats peu outillés en informatique jugent la nouvelle procédure très compliquée. Pour eux, il serait mieux d’organiser des séances de formation en amont pour les novices en informatique.

Les inscriptions pour les candidats aux prochains examens de fin d’année sont ouvertes. Chaque candidat est appelé à s’inscrire en ligne. Une nouvelle procédure introduite depuis l’année dernière par le ministère de l’éducation nationale. Pour les nouveaux candidats, cette mesure est très compliquée et inappropriée pour les eux.

« Peu de candidats maîtrisent l’outil informatique. Difficile pour des novices en informatique », explique Ali Abdallah, élève de la classe de terminale A4 au Lycée de Moroni. Selon lui, s’inscrire dans la plate-forme du ministère de l’éducation est un véritable parcours de combattant.

Il estime qu’il était mieux d’organiser des séances de sensibilisation et de formation avant le lancement de cette nouvelle procédure. « Malheureusement, le ministère n’a pas daigné organiser la formation alors que c’est la moindre chose à faire avant tout », a-t- il regretté.

Au-delà de peu de notion sur l’informatique de certains candidats, il se pose également un problème d’accès à un réseau dans c,,bhertaines régions. Mais aussi les moyens pour se faire payer de la connexion.

Ali Abdallah quant à lui, il s’interroge sur l’équipement informatique remis au ministère de l’éducation nationale. « Nous avons vu la réception d’un grand nombre de tablette par le ministère de l’éducation nationale. Ou sont-ils ? Pourquoi ne pas les mettre à la disposition des élèves ?  A quand ces tablettes seront mises à la disposition des élèves ?  », s’interroge-t-il.

Selon lui, mettre ces outils à la disposition des élèves donnera un coup de pousse à certaines familles aux moyens limités. Il se pose également une question de disparité entre établissements privés et public.

« Nous ne sommes pas comme ceux qui sont dans les écoles privées. Là bas, les inscriptions des candidats aux examens de fin d’année sont assurées par les responsables de ces écoles. Contrairement aux établissements publics, chacun se débrouille pour s’inscrire », déplore t-il. Ce candidat appelle le ministère de l’éducation nationale à se soucier des élèves du secteur public.

Kamal Said Abdou

Trois mois après la rentrée universitaire pour l’année académique 2022/2023, plusieurs étudiants n’ont pas accès à suivre les cours de licence 1 à l’Institut Universitaire de Technologie (IUT). La cause, certains étudiants n’ont pas réussi aux concours universitaires d’entrée en première année. À la grande surprise, la direction générale de l’Iut a suspendu les cours de ce jeudi, jusqu’à trouver une solution efficace pendant que l’administration centrale a donné le feu vert aux étudiants de continuer les cours. Le paradoxe. Le torchon brûle entre la direction de l’Iut et l’administration centrale de l’Udc.

La direction générale de l’Iut refuse toujours l’accès aux cours des étudiants ratés leurs concours d’entrée en première année 2022/2023. Pour des raisons de surnombre des salles de classes (limités de 40 à 45 étudiants par salle de classe), les étudiants qui ne sont pas admis au concours ne seront pas les bienvenus. À peine deux à trois mois de conflit entre ces deux instances universitaires, « aucune solution pérenne » n’est pas encore trouvée. À la grande surprise, les cours d’hier ont été suspendus par la direction de l’Iut afin de trouver une solution efficace. Mais l’administration centrale de l’Iut a, par le biais d’un communiqué, ordonné aux étudiants de continuer les cours. Une contradiction. « Une information transmise à des parents d’étudiants ce mercredi 21 décembre 2022 par certains enseignants de l’Iut évoquant un arrêt de cours, à partir de ce jeudi 22 décembre, n’émane pas de l’administration centrale de l’Université des Comores. Il est, donc, demandé aux étudiants de continuer à se rendre dans leurs salles de classe habituelles et respectives afin de mieux se préparer leurs examens de fin de 1er semestre », lit-on dans le communiqué de l’administration centrale de l’Udc.

Et ce qui est sûr, hier jeudi, les cours sont suspendus jusqu’à trouver « une solution durable et efficace ». Les étudiants ont été obligés de réagir et ont décidé à se rendre dans les bureaux de l’administration, sis à Mavinguni. « Suite à l’arrêt des cours, nous avons décidé de nous rapprocher aux responsables de l’administration centrale, sise à Mavinguni, pour une solution idoine », avancent-ils. Et la direction générale de l’Iut confirme son abstinence à se justifier, sous prétexte qu’elle attend la décision de ses supérieurs hiérarchiques. «  Comme je n’ai pas reçu une note signée par mes supérieurs hiérarchiques, je ne réagis pas », dixit Ahmed Bacar, directeur de l’IuT.

Dans la foulée, un enseignant d’un des départements de l’Iut, sous couvert d’anonyme, a souligné qu’il n’est pas important d’organiser des concours, si les candidats ratés seront inscrits dans les listes officielles des étudiants. « Les textes de l’Iut affirment que les rentrées des étudiants en première année, s’effectuent, à travers, un concours. Le nombre des étudiants dans les salles de classe sont limités. Pourquoi ces étudiants choisissent d’accéder à l’Iut ? C’est grâce à cette rigueur imposée à l’Iut. Et d’autant plus, nous formons des élites car, nous préparons, enfin, des meilleures générations pour le futur au profit de notre cher pays. Partout dans le monde, l’organisation des concours est un signe de distinction entre les meilleurs étudiants aux mauvais. Sinon, les responsables de l’Université doivent supprimer la loi stipulant l’organisation des concours », a-t-il critiqué.

Il est à noter que le domaine de l’enseignement est le socle du développement d’un pays. Alors, le dysfonctionnement et le désordre à l’Université entraîne une défaillance et un échec total. L’accès aux étudiants qui ne sont pas admis aux concours à l’Iut a entraîné des conflits entre les responsables de cette institution académique. Cette crise à l’université est occultée par un usage non réfléchi.

Abdoulandhum Ahamada

 

 

Après l’annonce d’une manifestation des étudiants à travers l’Uneucom concernant leur mutuel de santé et l’état déplorable des WC de l’université, le compromis trouvé entre les étudiants et le ministère de l’éducation est promoteur. Devant la presse la semaine dernière, les étudiants ont salué l’engagement du ministre de l’éducation d’avoir privilégié le dialogue et la recherche d’une solution aux demandes des étudiants.

L’Uneucom avait annoncé une manifestation contre l’état déplorable des WC et le cas du mutuel de santé qui, depuis 2 ans ce mutuel ne fonctionne pas. Devant la presse, les responsables de l’Uneucom ont expliqué les raisons qui les ont poussés à annuler la manifestation. « Ce n’est pas de notre fierté de manifester sachant que les conséquences d’une manifestation sont toujours néfastes. Nous avons privilégié le dialogue avec les responsables de l’Université et le ministère de l’éducation », a d’abord avancé Idaroussi Djambae, président de l’Uneucom qui a salué le rôle joué par le ministre dans la recherche d’une solution. En principe, le droit d’inscription doit aussi inclure le mutuel de santé. Mais cette année, cette procédure est modifiée.

Deux applications notamment l’application de l’université dédiée au paiement du mutuel et l’application Holo pour le paiement de droit d’inscription. Ces deux procédures sont devenues un vrai casse-tête pour les étudiants qui ont demandé l’unification de ces deux procédures. « Nous avons sollicité l’ouverture du compte pour le mutuel afin de faciliter les étudiants de payer à travers l’application de l’Université. Et la BDC nous a fait savoir que nous pouvions payer le mutuel via l’application Holo. On nous a dit qu’il y aura un seul compte de paiement mais nous n’avons eu aucune réponse à ce sujet. C’est la raison pour laquelle nous avons fait appel à une manifestation  », a expliqué le président de l’Uneucom. Les étudiants sont confiants de l’engagement pris par le ministre de l’éducation nationale qu’une solution rapide et pérenne soit trouvée.

Kamal Said Abdou

En présence du ministre de l’éducation nationale, des représentants des organisations internationales, de la mairie de Moroni, la fondation Mohamed Hazi (MH) a procédé, hier mardi, à la pose de première pierre du pavé de l’école Fundi Saïd Mnemoi Moroni Application dans le cadre de la rénovation de cet établissement scolaire. Ce projet visant l’amélioration de l’environnement scolaire est évalué à 57.000.000 kmf.

Il s’agit d’un projet axé sur l’amélioration des conditions environnementales scolaire, hygiénique et sanitaire à l’école primaire Fundi Saïd Mnemoi Moroni Application. Lors de la cérémonie de pose de première pierre, la directrice générale de l’école Fundi Saïd Mnemoi, Mariama Mzé Ali a exprimé sa joie de voir un des élèves de cette école lancer des travaux pour le bien-être des élèves.

« C’est une fierté pour nous tous, de voir un des problèmes que rencontrent les enfants en train de se résoudre. Cette poussière menace la santé de nos enfants et bientôt les enfants joueront dans de meilleures conditions. Des conditions environnementales, hygiéniques, sanitaires, scolaires, saines », a exprimé la directrice de l’établissement. Pour le président de la fondation MH, Mohamed Hazi déclare que, « personne ne viendra construire notre pays à notre place. Si l’on veut, on peut ».

« Cet évènement que nous honorons ici, de notre présence, rime bien avec la politique de l’éducation nationale, dans son axe de l’amélioration de l’environnement scolaire, permettant aux élèves comoriens de bien s’enrichir et d’évoluer dans des conditions sécurisées et de s’épanouir dans toute quiétude », a fait savoir le ministre de l’éducation nationale. « Je suis sensiblement persuadé que, ajoute-t-il, la mise en place d’un certain  au sein d’un confort au sein d’établissement scolaire reste à tout moment un devoir de tout citoyen comorien. En ce sens, ma présence dans cette cérémonie reste l’illustration parfaite de cette conviction ». 

Nassuf. M. Abdou

Dans un hôtel à Domoni, le week-end passé, Aboubacar Faissoil alias Fabé, président du conseil d’Administration de la Meck Domoni et son équipe ont remis 5/5 des bacheliers excellents de l’année. 5/5, une cinquième édition pour 5 bacheliers avec mention sur la zone de couverture de la Meck Domoni.  Une bachelière perçoit un cachet-cadeau de 500 000 kmf pour mieux préparer son «entrée en l’Université». Dans une salle pleine, le proviseur du lycée de Tsembehou, Ousseni Soilihi, qualifie Fabé du « meilleur  promoteur  et conservateur de la philosophie de l’excellence.»

Les cinq parents, n’ont pas pu exprimer leur joie profonde par rapport aux temps, mais la lecture de leur visage disait plus que la joie.  « J’ai ouvert le compte de ma fille à la Meck Domoni, pour l’encourager. Aujourd’hui c’est elle qui m’honore devant ce public. Qu’Allah soutienne tous les enfants et les guide sur cette bonne voie», a exprimé un parent d’élève  et pour un médecin, on retient que «tout effort paie. La Meck fait beaucoup d’efforts, et  nos enfants nous honorent. Les 500 000 kmf c’est en chiffres, mais notre satisfaction est en nature».

France, Maroc, Moroni, Madagascar accueillent ces excellents scientifiques venant de tous les coins de la région Jimlimé-Cuvette- Nyoumakélé.  Le Président de la Mutuelle d’Epargne et de Crédit Ya Komor de Domoni, fait juste savoir dans les coulisses que «les enfants adhérents, doivent doubler plus d’efforts, car le budget de ce projet retourne dans les caisses. On veut plus des bacheliers excellents pour consommer le portefeuille de cette initiative de responsabilité sociale », confie Ben Aboubacar Faissoil.

«C’est  un bon exemple à suivre, a insisté la présidente de la Meck Mutsamudu, Madame Marie Abdou Bacar. Copier ce qui est bon, c’est donner plus des chances à nos enfants. Toute initiative  qui va au sens d’une bonne éducation, en est mienne».

Ce qui est à retenir, il suffit d’être adhérent, réussir le Bac avec mention pour bénéficier ce cachet-cadeau à la fin de l’année. 

JAD

Le gouvernement américain équipe les enseignants comoriens d’innovants méthodes et matériels d’apprentissage de la langue anglaise. Du 22 au 25 octobre, 24 professeurs d’anglais ont bénéficié des méthodes et matériels d’apprentissage de l’anglais, à travers un atelier de formation intitulé « Américan English training of trainers » ( AE TOT). Et les éducateurs vont se servir à diriger des ateliers de formations des enseignants dans les districts scolaires des Comores.

Du 22 au 25 octobre, 24 encadreurs de la langue anglaise ont bénéficié des ateliers de formations, à Moroni. C’est dans le cadre de renforcement des capacités des enseignants de l’anglais. Un projet du gouvernement américain, en collaboration avec l’association Yes We Can. Les participants ont appris à utiliser le matériel d’enseignement et d’apprentissage de l’anglais américain développé par le gouvernement américain. Des certificats d’attestations ont été attribués aux bénéficiaires de ces ateliers de formation. Ce fut, le délégué à l’éducation de Ngazidja, Hadji Ahmed Zaki a souligné l’importance de la langue anglaise dans le pays. « Cette formation de renforcement des capacités des enseignants de l’anglais est une grande opportunité pour l’enseignement national et de l’île de Ngazidja en particulier. Grâce à nos efforts, l’anglais sera un pilier sur l’éducation. L’anglais sera donc plus lu et plus écouté. Nous saluons les efforts déployés par l’ambassade des États-Unis aux Comores pour la formation des éducateurs de l’anglai », a indiqué le responsable de l’éducation de l’île de Ngazidja.

Un des bénéficiaires de cette formation n’a pas tardé à remercier aux initiateurs de ces ateliers de formation. Pour lui, c’est une opportunité pour montrer leurs capacités à éduquer les autres dans les milieux scolaires. « Cette formation est bénéfique aux enseignants de l’anglais. C’est l’occasion de montrer nos compétences et enseigner les autres par des innovants méthodes et de l’usage de matériels d’enseignement et d’apprentissage de l’anglai », a-t-il témoigné. A noter que le peuple américain renforce la capacité des Comores à s’engager sur la scène internationale en fournissant des compétences en matière d’enseignement de l’anglais à plus de 160 instructeurs de l’île.

Abdoulandhum Ahamada

Le conseil hebdomadaire des ministres a eu lieu, hier, au palais de Beit-Salam, en présence du chef de l’Etat, Azali Assoumani. La pêche et le fonctionnement de l’Université des Comores ont été à l’ordre du jour.

Hier mercredi, les ministres se sont réunis en conseil, au palais de Beit-Salam. Plusieurs sujets ont été débattus. Devant les journalistes, le ministre de l’agriculture et porte-parole du gouvernement, Houmed Msaidié a présenté les principaux thèmes débattus en conseil. Il a cité, entre autres, la loi interdisant la pêche illicite et le jet des ordures dans les océans et celle du fonctionnement de l’Université des Comores.

« Une loi provenant de la FAO (PCMA) interdisant la pêche illicite et le jet des déchets dans les mers sera admise à l’Assemblée nationale. Plusieurs pêcheurs étrangers s’interfèrent dans des pays sans autorisation. Il est temps d’interdire tous ces cas. En ce qui concerne l’Université des Comores, une loi sur son fonctionnement et son administration sera également remise aux représentants de la nation. En 2018, l’UDC est à la main d’un administrateur», a fait savoir le porte-parole du gouvernement. Un ouf de soulagement pour les enseignants de l’Université.

Interrogé sur les altercations survenues à Mbeni, le ministre Msaidié a essayé d’échapper à la question, en précisant que « cette affaire est à la justice ». « Le président a tout mis en lumière la question de Mbeni, au palais du peuple. Mais, il faut tenir compte que certaines personnes de Mbeni ont voulu violer l’arrêté du ministre, interdisant la célébration du Maoulid nabawi les jours, sauf les week-ends. Des gaz lacrymogènes ont été lancés pour disperser la foule. Mais, les jeunes de Mbeni ont incendié des biens matériels des hommes d’Etat. La raison probable du retour des éléments des forces de l’ordre, à Mbeni. Toutefois, cette affaire est à la justice », a-t-il souligné. 

Abdoulandhum Ahamada

Une grande jeunesse est déscolarisée et certains entreprennent des activités inappropriées à leur catégorie d’âge. Cette ville à moitié chaos représente un environnement futur probable. L’herbe et les boissons ravagent une partie de ces mineurs qui se voient livrer à eux-mêmes. Ces jeunes d’entre 15 à 25 ans sont les futurs parents d’une génération future. Que faire ?

Partir en boîte ou dans un coin qui vend ses produits d’adultes, c’est loin. Dans des endroits bien connus ou au stade de Misiri, on se croise avec cette génération. « Ce sont les nôtres, en aucun cas, on ne pourra ni les oublier ni les abandonner », indique une mère et présidente de la Meck Mutsamudu, Madame Marie Abdou Bacar qui la roue motrice d’une association qui projette de lancer cette école de la seconde chance. Cette maman et éducatrice livre un constat qui voit « d’autres mômes de moins 15 ans scolarisés mais jouent et partagent avec leurs cousins et frères déscolarisés » et tire la sonnette d’alarme en insistant qu’ « il est grand temps de les sauver tous. »

Sur ce, cette dame très active dans les associations en particulier l’Alliance Française, ne prend jamais congé pour l’éducation des enfants. « Nous appelons toutes les générations et nous sollicitons toutes les idées meilleures pour rapidement lancer cette école de la seconde chance », dit-elle avant d’ajouter que « nous devons agir maintenant avant que le réveil soit tardif ».

Nos soins ont entretenu des relations avec ces  jeunes et les réactions livrées sont très alarmantes. « Moi, j’ai grandi avec ma grand-mère, elle m’aimait très bien et je n’ai jamais connu une opposition dans mes décisions d’adolescent. J’ai grandi avec ce rythme et c’est mon cousin qui m’a entraîné. Je regrette, mais que faire », raconte dans un seau d’anonymat un jeune âgé de 17 ans qui est déscolarisé en 2017 et qui confie que « sa dépendance avec ces produits et je n’arrive pas à me soustraire à ces habitudes. » A noter cette tranche d’âge noyée dans l’incertitude ne compte pas seulement le sexe masculin, le côté opposé y est dedans et inquiète plus. A qui toutes ces responsabilités ? Nous tous ! 

JAD