ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Le ministère de la santé, avec ses partenaires techniques et financiers, a lancé officiellement, vendredi dernier, le tableau de bord du programme élargi pour la vaccination (PEV) aux  Comores. Ce tableau de bord (vida) permet de collecter, stocker et visualiser les données relatives à la vaccination, en temps réel, de tous les 17 districts sanitaires des Comores.

Depuis 2021, le ministère de la santé travaille pour adopter un tableau de bord des données sur les activités de la vaccination. Un logiciel qui identifie toutes les activités exercées par tous les districts sanitaires des Comores. Vendredi dernier, ce tableau de bord (vida) est officiellement lancé, à l’hôtel Golden Tulip.

Vida permet de collecter, stocker et visualiser les données sur les activités de vaccination des 17 districts sanitaires des Comores. Le secrétaire général du ministère de la santé, Aboubacar Saïd Anli fait un rapprochement, de ce tableau de bord à celui d’une voiture. Pour lui, le chauffeur doit consulter le tableau de bord pour chaque minute et chaque seconde.

« Ce tableau de bord vient de renforcer le système sanitaire déjà établi par le ministère de la santé et du PEV. Ce tableau de bord effectue la vue générale, le suivi programmatique et le suivi des recommandations, et autres. Toutes les activités de vaccination effectuées dans quel district sanitaire seront envoyées automatiquement au siège du PEV, à travers ce VIDA. C’est comme un tableau de bord d’une voiture, le chauffeur doit le consulter pour chaque minute et chaque seconde », a expliqué le secrétaire général, Aboubacar Saïd Anli.

« Vida donne une fiabilité des données sur les activités vaccinales, à temps réel. C’est une réponse aux problématiques de la santé et un contrôle des activités sanitaires chez les enfants », a-t-il précisé.

Abdoulandhum Ahamada

Alors que les hôpitaux sont pris d’assaut, notamment par des cas de grippe, fièvre et toux, les autorités sanitaires indiquent qu’aucune nouvelle maladie n’est encore détectée.  Le ministère de la santé recommande donc à la population d’observer les gestes barrières pour éviter le maximum de contamination.

Les centres hospitaliers et districts sanitaires sont débordés par des patients atteints par une forte grippe. Des files d’attente interminables dans les services d’urgences, des patients obligés d’écumer les hôpitaux pour être pris en charge.

Selon les autorités sanitaires, les patients présentent une grippe tantôt avec fièvre et de la toux, tantôt avec une gastro-entérite fébrile avec des gouttes épaisses positives. Le ministère de la santé souligne, par ailleurs, que la nature de cette maladie n’est pas officiellement connue.

Des analyses et des prélèvements d’échantillons sont en cours. La population est recommandée par les acteurs de la santé, à prendre en considération toutes les mesures barrières pour éviter la contamination.

« Pour se protéger et protéger les familles, nous recommandons impérativement d’observer les gestes barrières (lavage des mains, port de masque, etc) pour éviter au maximum la contamination », a-t-on préconisé.

Et de préciser : « nous tenons à rassurer la population que des dispositions sont prises pour identifier via des prélèvements, l‘origine de ce phénomène inhabituel ». Contacté au téléphone par Al fajr pour recueillir son avis, Dr Halidi, un des responsables du programme Palu, a affirmé qu’il ne s’agit pas du « paludisme » bien que les signes soient similaires.

« Ce n’est pas du paludisme. Sur 100 patients atteints de cette maladie, 3 personnes ont été dépistées positives au paludisme. Mais, s’il s’agit réellement du palu, seul le ministère de la santé est habilité à faire la déclaration officielle. Or, les signes de cette maladie sont similaires au palu », a confirmé Dr Halidi.

Le ministère conseille à la population de concourir uniquement à un traitement symptomatique à base de fortifiants et des antalgiques, en attente de confirmation.

Abdoulandhum Ahamada

À l’occasion de la journée mondiale de Lutte contre le Sida prévue le 1er décembre prochain, une semaine de campagne de sensibilisation et de dépistage est lancée  vendredi dernier  au siège de  la fédération des clubs Anti-sida (FCAS) en présence des ONG et différents partenaires.

Comme chaque année, la journée mondiale contre le Sida est organisée chaque 1er décembre dans le monde entier. Elle s’inscrit dans le cadre de manifestations, de soutien aux personnes vivant avec le VIH et elle commémore les victimes de maladies liées au Sida.

Elle s’inscrit  aussi dans la stratégie mondiale de l’Onusida 2021-2026 qui a pour objectif de réduire les inégalités qui sont à l’origine de l’épidémie de Sida et à donner la priorité aux personnes qui n’ont pas encore accès aux services vitaux de lutte contre le VIH.

Pour Allaoui Saïd, le Sida est bien là. Bien que ces dernières années, on ne voit plus les stands de dépistage ni de sensibilisation, c’est peut-être dû aux manques de moyens ou de personnel mais la maladie est bien aux Comores. « Nous espérons des Comores d’ici 2030 avec aucun cas de SIDA, vu les efforts de la société civile et du gouvernement. Et donc nous rappelons à la jeunesse comorienne qu’être en bonne santé c’est important, et que le Sida est une maladie comme d’autres. De ce fait tous les comoriens doivent profiter de cette semaine pour dépister afin d’avoir les précautions nécessaires pour éradiquer cette maladie », a-t-il appelé.

Cette année, à l’occasion de cette journée de lutte contre le Sida, aux Comores plusieurs activités sont prévues pour une durée d’une  semaine à compter du 25 novembre, notamment la cérémonie de lancement des opérations à la place de l’indépendance, des stands de dépistage à la plage d’Itsandra pour le 26, une caravane de sensibilisation dans les marchés de Moroni, enfin des séances de dépistage et de sensibilisation au sein des Universités du pays prévus pour le 30 de ce mois.

Quant au président de la fédération des clubs Anti-sida, Houssami Allaoui, c’est un privilège de pouvoir compter sur des partenaires et la société civile afin de mener à bien ce combat de lutte. « On lance officiellement la semaine de dépistage contre le sida à compter de ce jour du 24 novembre. Nous remercions nos partenaires AFRIYAN, ASCOBEF ainsi que tous les autres, d’être présents avec nous et de nous accompagner dans cette lutte », a-t-il exprimé.

Inmadoudine Bacar (stagiaire)

Après un mois de travaux, l’association comorienne contre le cancer chez la femme (ACCF) a organisé samedi dernier une marche à Moroni pour la clôture de la campagne « Octobre rose ». L’objectif de l’Accf, est de sensibiliser la femme comorienne au dépistage précoce surtout qu’il y a beaucoup de carences de matériaux requises pour les soins nécessaires à la chimiothérapie aux Comores.

Comme dans de nombreux pays, Octobre est synonyme de campagne de sensibilisation au cancer du sein. Aux Comores depuis 2019 l’Accf demeure le porte-drapeau de ce combat. Il s’agit d’une campagne de communication née en France et qui a pour but de sensibiliser les femmes au dépistage du cancer de sein et la collecte de fonds pour les recherches sur la prise en charge des malades.

Pendant tout le mois d’Octobre, nombreuses activités ont été organisées dans  différentes villes dans l’ensemble du pays, notamment des déplacements dans les localités pour la sensibilisation au dépistage, une conférence liée à la prise en charge des malades ainsi que des consultations à prix réduits…

L’objectif de l’Accf, est de sensibiliser la femme comorienne au dépistage précoce surtout qu’il y a beaucoup de carences de matériaux requises pour les soins nécessaires à la chimiothérapie aux Comores.

À commencer par les établissements hospitaliers et le personnel qualifié pour ces cas de maladies. « Vu la situation difficile que traverse le pays, le citoyen lambda ne disposant pas des moyens pour se rendre dans l’île voisine n’en parlons plus d’aller ailleurs pour un traitement pourtant nous ne sommes pas un pays pauvre, on doit juste se prendre en charge nous-même », a indiqué Mme Zahara Abdallah, présidente et cofondatrice de l’Accf.

Par la même occasion, elle lance un appel d’aide au ministre de la santé qui milite pour cette cause. « Nous demandons à ce qu’un service de lutte contre le cancer de seins soit intégré dans le centre hospitalier d’El-maarouf, que des jeunes infirmiers et  médecins spécialistes soient formés pour la prise en charge de ces cas, l’ouverture d’un centre d’Oncologie, un siège de bureau de  l’Accf  au sein même de l’hôpital, nous sollicitons aussi l’aide des psychologues et de  sociologues pour accompagner la femme comorienne à lutter contre le  cancer de seins », appelle la présidente de l’Accf.

Cette dernière n’a pas manqué de souligner l’implication du gouvernement plus particulièrement le ministre des affaires étrangères pour ses promesses en vue d’accompagner cette lutte. « Nous ne voulons pas des paroles uniquement, mais que les actions s’en suivent », a-t-elle conclu. 

Inmadoudine Bacar (stagiaire)

La stérilité du couple comorien pose un réel problème sanitaire public et conjugal. Face à cela, Dr Saïd Ali Abdoulkader, gynécologue obstétrique s’installe à Anjouan pour porter des solutions au couple stérile. Il s’agit de la fécondation in vitro (FIV), à l’hôpital polyclinique spécialisée médicale, à Mutsamudu Anjouan, dont 10 couples ont déjà commencé leur premier test.

Dr Saïd Ali Abdoulkader, gynécologue obstétrique, diplômé de la faculté de médecine à Dakar s’installe à Ndzuani pour sauver les couples qui n’arrivent pas à donner des enfants. Soit à cause de la femme qui peut avoir des trompes bouchées, de problème d’ovulation, entre autres.

Soit à cause de l’homme qui peut lui aussi avoir des spermatozoïdes en faible quantité ou peu mobile. A noter que la fécondation in vitro (FIV) est une technique de procréation médicale permettant la fécondation de l’ovocyte par le spermatozoïde en laboratoire. L’opération de fécondation in vitro se déroule à l’hôpital polyclinique, spécialisée médicale, chirurgicale et FIV, Mutsamudu-Anjouan.

Lors d’un entretien téléphonique hier, le gynécologue obstétrique a démontré tout le processus de fécondation jusqu’à son terme d’accouchement. Selon lui, même si le mécanisme est coûteux (avec 3.500.000 kmf) mais, la femme aura 30 à 90% de chance de réussite en fonctions de plusieurs critères.

« Le spermatozoïde est injecté dans l’ovocyte et l’embryon est formé. Après 3 jours, l’embryon est transféré dans l’utérus de la femme. Ainsi, le coût est de 3.500.000 kmf pour l’analyse, médicaments, transfert de ou des embryons. Et la suite est réservée à Dieu, qui décide tout. Le suivi est assuré par sage-femme ou par le gynécologue en personne », a-t-il expliqué.

Pour confirmer le processus de la fécondation in vitro, dix femmes ont déjà débuté le mécanisme, selon Dr Saïd Ali Abdoulkader. « On vient de commencer le processus avec un test de 10 couples, le mois d’octobre 2023. La grossesse dure, en effet, 9 mois. Le nouveau-né répondra aux critères physiques et mentaux d’un être humain, né naturellement. Il ressemblera donc à ses parents. J’ai une équipe de 15 personnes : sages-femmes, anesthésistes, infirmiers, kinésithérapeutes, pédiatres, techniciens de laboratoire », a-t-il confirmé. 

Abdoulandhum Ahamada

Les Comores font partie des pays à risque accru de l’infection à VIH parmi les populations clés par des pratiques à risque. Toutefois, avec une prévalence de 0.025%, selon l’enquête VIH 2003, les Comores figurent parmi les pays faiblement touché par le VIH/SIDA corroboré par les données Spectrum 2021 donnant une prévalence de 0,03% chez les 15-45 ans. Sur ce, la direction de lutte contre le Sida (DLS) annonce 15 nouveaux cas du VIH entre janvier à octobre 2023 contre 18 en 2022.

Au cours de deux dernières années et demies, la coexistence entre le Sida et la Covid ont accru la menace sur la riposte mondiale du VIH et ont perturbé les services de santé dans une grande partie du monde. Les Comores font partie des pays où l’on constate un risque accru de l’infection du VIH parmi les populations clés par des pratiques à risque. Cependant, la direction de lutte contre le Sida (DLS) annonce les données statistiques des cas du VIH de 2022 et de 2023. En 2022, le nombre de personnes vivant avec le VIH sous ARV était de 96 avec 44 hommes et 52 femmes. Le nombre de TS et HSH connus sous AVR était respectivement de 0 et 3. Et du janvier au 24 octobre 2023, les Comores enregistrent 15 nouveaux cas positifs du VIH contre 18 en 2022.

Pour rappel, de janvier à août 2023, 9 nouveaux cas positifs du VIH ont été enregistrés dans la direction de lutte contre le sida. Et du mois d’août à octobre, six nouveaux cas sont enregistrés.

Selon les estimations Spectrum, le nombre de PVVIH (adultes et enfants) est estimé à 143 personnes en 2022. Sur une estimation de 143 PVVIH attendues, 96 étaient diagnostiquées, soit 67%. En 2022, 2 577 cas d’IST dans l’ensemble des trois îles dont 34,34% contre 3334 cas en 2011. Et 10312 personnes dépistées en 2011 contre 43894 en 2022. Selon l’Issu, sur un total de 18 nouveaux patients du VIH recensés en 2022, un nouveau décès a été enregistré. Alors, le pays est donc caractérisé par une épidémie de type faible dans la population générale, mais les résultats des enquêtes ont montré une prévalence élevée du VIH dans les groupes vulnérables qui sont aussi exposés aux IST.

Abdoulandhum Ahamada

Créée en novembre 2022, Diaspora Santé Comores est une association composée de professionnels de santé, intervenant auprès des comoriens résidant en France et aux Comores dans le cadre de la promotion de la santé. Du 20 octobre au 5 novembre 2023, l’association fait un planning d’actions de sensibilisation, de dépistage du diabète et des missions écoles dans plusieurs localités du pays.

Aux Comores, le diabète est en constante progression, ces dernières années, touchant en 2021, 12,3% de la population. Face à cela, l’association Diaspora Santé Comores mène des actions pour lutter contre cette maladie.

Établissant un planning d’actions, une délégation des professionnels de santé de l’association, Dr Carvalho, endocrinologue et Dr Saïd, médecin généraliste, séjournent aux Comores du 20 octobre au 5 novembre 2023 pour mener des actions de sensibilisation, de dépistage du diabète et des missions dans les écoles.

A noter que du 22 au 23 octobre, 194 personnes dont 116 à Salimani Itsandra et 78 à Babadjani Hamahame ont d’ores et déjà été dépistées. Selon la présidente de l’association, Sitty Ahamada, l’association envisage de dépister trois localités, dont Duniani Mbudé, Malé Badjini et Mdé Bambao. Et une mission école : sensibilisation hygiène alimentaire et dentaire, et activité physique sera organisée à Ikoni.

Selon le sénégalais, Dr Carvalho, endocrinologue, Diabète Santé Comores favorise le partage d’expériences et va dans les zones où l’accès aux soins est difficile. « Face à la progression du diabète aux Comores, nous organisons des descentes sur terrain pour visiter les villes et villages comoriens. Nous organisons des consultations médicales, des dépistages du diabète. Nous voyons l’état de santé des patients comoriens. Nous collaborons avec le CHN El-Maarouf, des associations concernées (ACLD et associations comoriennes du diabète et de nutrition). Le but est d’aller dans les zones où l’accès aux soins est difficile », a-t-il expliqué.

Le diabète est une maladie chronique qui touche, aujourd’hui, plus de 537 millions de personnes dans le monde (une personne sur 11). En 2021, le diabète a tué 6,7 millions de personnes, soit 1 mort toutes les 48 secondes. 

Abdoulandhum Ahamada                              

Le nombre des personnes présentant des troubles psychiques ne cesse de s’accroître en Afrique et aux Comores plus particulièrement, selon les données disponibles, a indiqué Farah Moussa, présidente de l’association Espoir, lors de la célébration de la journée mondiale de la santé mentale. Une association qui veut être une force de proposition pour l’Etat, pour l’orienter à prendre les décisions adéquates, notamment l’accès aux soins des personnes présentant un trouble mental et leur prise en charge effectif.

Les Comores ont célébré à l’instar du monde entier la journée mondiale de la santé mentale, samedi dernier. Aux Comores, comme partout en Afrique le chiffre des personnes présentant de troubles psychiques, ne cesse de s’accroître.

Mais le problème qui revient régulièrement, est l’absence des structures de soins adaptés. Les malades mentaux se voient souvent livrés à eux-mêmes alors qu’ils sont tout d’abord des êtres humains. Ils ont leurs droits et qu’ils doivent être protégés.

Partant de ce principe, l’association Espoir s’engage à mener une campagne de sensibilisation, notamment auprès de l’Etat qu’il prenne au sérieux, l’accès aux soins et la prise en charge des malades mentaux, en contribuant à l’élaboration de lois, protégeant ces personnes.

Farah Moussa appelle l’Etat à s’impliquer d’avantage pour que les personnes présentant des troubles psychiques puissent avoir accès aux soins et d’une manière équitable. « Aujourd’hui, souligne-t-elle, la visite médicale au pôle santé mentale d’El Maarouf  coûte plus chère que toutes les autres spécialités. 3000 kmf au lieu de 2000 kmf. Les médicaments ne sont accessibles que dans les pharmacies privées. En moyenne, une personne atteinte de maladie mentale dépense 12 500 kmf à 15 000kmf : injections et médicaments par mois pour un traitement, généralement à vie. »

Et elle d’ajouter « une somme non négligeable quand on connait le niveau de vie du pays. Souvent ces médicaments sont en rupture de stock dans le pays ». Selon la présidente de l’association Espoir, les causes de la maladie mentale, sont diverses : le désespoir, l’abus d’alcool et de drogue surtout chez les jeunes, l’anxiété, le stress, l’isolement social.

L’association Espoir s’engage à travailler pour venir en aide aux personnes présentant des maladies psychiques pour l’accès à des soins de qualité.

De son côté, Ben Ali khaer, président de l’association des psychologues aux Comores a rappelé le rôle de chacun dans la construction d’un monde meilleur. Il a pris l’engagement à travailler de concert pour créer un environnement où la santé mentale serait une priorité, soulignant qu’avec le soutien de chacun, l’on peut contribuer à l’élaboration des politiques et programmes qui soutiennent la santé mentale à tous les niveaux de la société. « Ensemble, nous pouvons créer un environnement favorisant leur résilience et leur rétablissement », a conclu le président de l’association des psychologues.

Kamal Said Abdou

La réunion ordinaire du comité de pilotage des projets COMPASS et Vaccin a eu lieu, samedi dernier, à Moroni. Une manière de faire l’état d’avancement de ces deux projets et la prise des décisions cruciales pour leur succès. Malgré les difficultés quotidiennes de mise en œuvre des activités, le président du comité, Aboubacar Saïd Anli a annoncé des résultats tangibles enregistrés par ces deux projets. 

Le comité de pilotage de la première session 2023 couvrant les projets Compass et vaccin a abordé, samedi dernier, plusieurs questions relevant l’état d’avancement et les décisions prises pour atteindre les objectifs de ce programme. Les projets Compass et vaccin sont conçus pour répondre à l’amélioration des soins de santé primaire de manière durable et efficace pour réduire le taux de mortalité et de morbidité maternelle, néonatale et infantile, et contribuer au capital humain.

Mais aussi, un appui à l’acquisition et le déploiement des vaccins contre la Covid-19 et le renforcement des systèmes nationaux de préparation aux urgences de santé politique. Le président du comité de pilotage et secrétaire général du ministère de la santé, Aboubacar Saïd Anli a annoncé que des résultats concrets marqués ces deux projets.

« Des résultats tangibles sont en train d’être enregistrés par les 2 projets. En tant que membre de ce comité, nous avons tous la responsabilité de veiller à ce que ces 2 projets phares du ministère de la santé sous financement de la banque mondiale atteignent leurs objectifs et produisent les résultats escomptés », a souligné le président du comité de pilotage.

D’ailleurs, le directeur régional de la santé à Anjouan, Ansouffouddine Mohamed a souligné, des avancées notables de ces deux projets. Sur le plan de renforcement du système sanitaire qu’aux infrastructures et à la formation du personnel. « Ces deux projets ont contribué à des avancées notables sur le plan sanitaire et à la réhabilitation et construction des districts sanitaires. Le projet vaccin appuie aux infrastructures et à la formation du personnel de santé. Nous avons des défis à relever pour contribuer aux objectifs sanitaires inscrits dans le PCE à l’horizon 2030 », a-t-il rappelé. 

Abdoulandhum Ahamada

Le SNU aux Comores a, hier jeudi, tenu un café média portant la thématique : « sécurité des patients aux Comores ». Des discussions fluides et légères de cette problématique et la synergie des efforts des agences du SNU pour la sécurité des soins. Une occasion de rappeler clairement la journée mondiale de sécurité des patients, célébrée initialement le 17 septembre dernier. Cette année, l’Oms plaide pour la participation des patients dans les décisions liées à leurs soins.

L’Union des Comores a célébré la journée mondiale de la sécurité des patients, le 17 septembre dernier, sous le thème « faire des patients, les acteurs de leur propre sécurité ». Le message de la JMSP demande d’agir pour une plus grande sécurité, pour un système plus fiable et plus centré sur le patient et pour l’équité. Et à travers cette journée, le SNU a tenu, hier jeudi, un café média pour définir clairement cette journée. Aussi parler de la contribution du SNU aux efforts réalisés et en cours, par l’Oms, l’Unicef, l’Unfpa et les autres agences dans le renforcement du système de santé.

Lors de cette rencontre, Ahamada Msa Mliva, chargé du système santé Oms définit la sécurité des patients comme un cadre d’activités organisées créant des cultures, des processus, des procédures, des comportements, des technologies et des environnements dans le contexte des soins de santé. Dr Mliva incite la population à prendre conscience de la nécessité d’une collaboration active des patients, de leurs familles et des soignants dans tous les contextes et à tous les niveaux ; faire participer les décideurs, les responsables du secteur de la santé, et autres, pour associer les patients et les familles aux politiques et aux pratiques garantissant la sécurité des soins ; donner les patients et les familles les moyens de participer activement aux soins qu’ils reçoivent et de contribuer à améliorer la sécurité des soins ; et préconiser des mesures d’urgences à prendre pour promouvoir la participation des patients et des familles.

Abdoulandhum Ahamada