ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

L’amicale des artisans des Comores a organisé la 4e édition du marché des artisans des Comores, à l’Alliance française de Moroni.  Il s’agit de quatre journées (du 30 novembre au 3 décembre 2023) d’exposition des produits made in comoros.

Les artisans ont exposé au public les différentes gammes de produits locaux. Plus d’une cinquantaine de stands ont été exposées à l’Alliance française de Moroni, du 30 novembre au 3 décembre 2023. Ce sont des produits locaux composés des aliments, de la beauté et cosmétique, du mode vestimentaire et accessoires.

C’est une exposition de l’amicale des artisans des Comores, visant à valoriser les produits fabriqués aux Comores. C’est la 4e édition du marché des artisans des Comores. Chamsia Zoubeir, présidente de l’entreprise Ujiva a souligné la nécessité de mettre en place cette union des artisans comoriens pour la promotion des produits made in comoros. 

« Cela fait 3 ans que je participe à cette semaine d’exposition des produits comoriens. Cette initiative démontre ô combien de fois les Comores ont du talent en matière de produits cosmétiques, vestimentaires, alimentaires, et autres. Il nous reste à collecter les papiers juridiques pour officialiser cette union. On profite pour vendre nos produits durant ces quatre jours et le prix de chaque produit dépend du vendeur », a déclaré Chamsia Zoubeir.

Pour Fatuma Eliasse, présidente de l’amicale des artisans, cette initiative permet d’enrichir le pays car, c’est une source de création des emplois. « Ce sont des jeunes créateurs des produits pour l’épanouissement et l’entreprenariat. Les résultats sont clairs : amélioration de la production, augmentation de quantité des produits et des artisans. C’est une sorte d’insertion pour les jeunes », a-t-elle souligné.

Le gouvernement doit créer une zone industrielle pour les artisans, selon Fatuma Eliasse. « Nous demandons au gouvernement la mise en place d’une zone industrielle d’une initiative économique. Nous recommandons les jeunes à faire des prêts bancaires ou découverts. Alors, il faut qu’il soit assuré et ait confiance en soi », a-t-elle lancé.

Abdoulandhum Ahamada

Des séances d’orientations et des ateliers de formations sont au cœur de cette semaine mondiale de l’entreprenariat, sous le thème « exporter et promouvoir les produits comoriens en Afrique et en Europe ». Dans le cadre de cette célébration, le président de l’Uccia, Chamsoudine Ahmed a fait savoir que cet événement est une analyse et présentation des expériences et enseignements des entreprises tirés de la participation des entreprises comoriennes de la transformation locales à la foire IAFT et à l’Expo Dubaï 2020.

La semaine mondiale de l’entreprenariat regroupe des millions de personnes de tout âge et de toutes origines confondues, comme chaque novembre, avec d’événements et d’activités locales et mondiales.

Aux Comores, cette année 2023, l’événement de l’entrepercerait a démarré le 16 novembre dernier et a pris fin hier à Ngazidja.

De cette occasion, l’UCCIA, le projet APILE Onudi et Afidev, célèbrent, à Moroni, cet événement sous la thématique « exporter et promouvoir les produits comoriens en Afrique et en Europe ».

Cette semaine permet de mettre en œuvre les initiatives prises pour l’entreprenariat comorien dans la croissance économique du pays à travers l’employabilité des jeunes.

Pour le président de l’Uccia, Chamsoudine Ahmed, l’événement met en exergue l’analyse et les présentations des expériences et enseignements tirés de la participation des entreprises comoriennes de transformation locale à la foire IATF et à l’Expo Dubaï 2020.

Selon lui, le pays a des produits locaux exportables dans le marché mondial. « Nous avons participé à l’Expo Dubaï 2020 et l’IAFT à l’Egypte auxquels ces deux événements résultent que les Comores regorgent, actuellement, des potentiels produits locaux variés, exportables au marché international », a-t-il déclaré.

Et d’ajouter: « ce n’est seulement l’ylang-ylang, le girofle et la vanille que les Comores exportent à l’étranger. Du côté artisanal, cosmétique, et autres, le monde commence à connaitre la valeur des produits comoriens. Plusieurs étrangers ont découvert le talent des artisans comoriens ».

Le président de l’Uccia de conclure que « le Capex se place au centre de l’action stratégique de l’Uccia, consistant à faciliter l’accession des entreprises comoriennes aux marchés de l’exportation ».

Abdoulandhum Ahamada

Le comité de pilotage du projet « Accès à l’énergie solaire aux Comores (PAESC) », a présenté hier à Golden Tulip son plan d’actions et ses objectifs de développement du projet. Lancé en juillet dernier, ce projet est financé par la Banque mondiale à hauteur de 43 millions de dollars. Il vise à augmenter la capacité de production d’énergies renouvelables et améliorer la performance de la Sonelec.

Il s’agit de la deuxième réunion du Comité de pilotage consacrée à la présentation du rapport d’étape et de mise en œuvre du projet allant de janvier au 30 octobre 2023. La réunion a permis également la validation du plan de travail et du budget pour l’année 2024.

Le Paesc vise à fournir à la Sonolec une source supplémentaire d’énergie. En l’occurrence de l’énergie renouvelable, notamment de l’énergie solaire. Mais cette dernière demande une capacité de stockage importante, pour que la capacité d’énergie générée la journée puisse être utilisée le soir, estime Fouady Goulam, commissaire au plan.

D’après Said Mohamed Said Nassur, le projet est l’aboutissement d’un travail de longue haleine. « Un processus de préparation du projet mené durant la période 2021 à 2022, et qui nous a permis d’arriver à son lancement le 19 juillet dernier au palais du peuple devant le chef de l’Etat », a-t-il déclaré.

« Durant cette période de lancement et d’exercice, plusieurs activités sont en cours de réalisation, notamment la future acquisition des compteurs dont le marché est déjà attribué », a-t-il fait savoir. Et de poursuivre : « Désormais, ce projet peut compter sur deux équipes fonctionnelles avec l’ensemble des immobilisations. »

M. Said Nassur de profiter l’occasion pour féliciter les équipes de l’unité de coordination du projet et de l’agence d’exécution du projet pour, dit-il le travail accompli pour la préparation de ce plan de travail budgétisé. Il ose espérer que les activités seront abouties.

« Je remercie les différents acteurs du ministère de l’énergie pour leur implication. La Sonelec à travers les efforts de son directeur général et de son équipe peuvent aujourd’hui envisager un avenir plus serein qui promet de relancer le service public d’électricité », a-t-il conclu.

Inmadoudine Bacar (stagiaire)

Economie : Une mission de la BAD à Moroni

Economie : Une mission de la BAD à Moroni

Depuis lundi dernier, une mission de la Banque africaine de développement (BAD) séjourne à Moroni. C’est pour une mission de contact et de consultation de l’administrateur avec les autorités compétentes de ses circonscriptions dont les Comores. Cette mission s’achèvera le 1er  décembre prochain.

Une importante délégation de la Banque africaine de développement (BAD) conduite par l’administrateur, Désiré Guédon, séjourne aux Comores du 27 novembre au 1er décembre 2023.

Cette visite s’inscrit dans un cadre d’une mission de contact et de consultation entre l’administrateur et les autorités compétentes de ses circonscriptions,  les Comores y compris.

Cette délégation a rencontré les ministres des finances et celui des transports.

« Au cours de cette rencontre, plusieurs points ont été abordés notamment les discussions sur la coopération internationale et bilatérale, l’avancement des projets de la BAD en Union des Comores, les besoins de financement et la documentation en attente pour apporter des solutions », a-t-on appris via le site du ministère des finances.

À noter que durant les 5 derniers mois, les Comores ont reçu différentes délégations de la BAD  pour d’autres raisons purement professionnelles.

Parmi elles, des protocoles d’accord signés avec le ministre des finances sur un don de 1,3 millions de dollars destiné au projet de viabilité de la dette comorienne. Ensuite un autre accord de 6.5 millions de dollars pour financer les infrastructures routières, notamment la route Uropveni-Fumbuni, Wallah-Nyumashuoi et Domoni-Mremani.

De cela, une autre délégation a visité la route Bahani-Mitsamihuli et attend la validation du conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) lors de la prochaine réunion qui aura lieu en décembre prochain.

Inmadoudine Bacar (stagiaire)

L’association comorienne des Tics (ATCIC) a lancé, hier lundi, le programme BASAUHA en partenariat avec le programme Msomo Na Hazi. Un projet de 61 millions en partie financée par l’UE à 49 millions à travers le projet Msomo Na Hazi pour la formation professionnelle et l’insertion des jeunes et 12 millions investis par l’Actic afin de soutenir les jeunes diplômés sur les démarches de recherche d’emploi.

Hier lundi, l’association comorienne des Tics (ACTIC), a lancé officiellement le nouveau projet BASAUHA en partenariat avec le programme Msomo na Hazi. Il s’agit d’un projet financé en grande partie par l’Union Européenne à travers le programme Msomo na Hazi à hauteur de 49millions de francs, tandis que l’autre partie assurée par l’ACTIC. BASAUHA est un programme de deux composants, notamment sur le soutien de l’entreprenariat et celui de l’insertion professionnelle.

Le projet en question met à profit sur l’employabilité des jeunes diplômés en formation professionnelles surtout.

« Nous sommes heureux aujourd’hui de participer au lancement officiel du programme BASAUHA mise en place par l’ACTIC sur un financement de l’Union Européenne à travers le programme Msomo na Hazi. Msomo na Hazi qui soutient la formation professionnelle et l’insertion des jeunes, a lancé un appel à projet au bénéfice des organisations de la société civile. En tout neufs associations comoriennes ont bénéficié un montant total de 49 millions kmf pour mettre en place des initiatives qui visent à former professionnellement et à insérer des jeunes », a fait savoir Aliloifa Mohamed, responsable du programme Msomo na Hazi.

Bien que les démarches administratives pour la recherche d’emploi restent toujours un défi pour les jeunes diplômés, l’association ACTIC endosse cette responsabilité pour faciliter les jeunes diplômés à la recherche de l’emploi. « Parlant du soutien à l’insertion professionnelle, l’association des tics s’engage à soutenir activement les participants dans la recherche d’emploi ou des nouvelles opportunités professionnelles. Des ateliers sur la rédaction de CV, les techniques d’entretien et les stratégies de recherches d’emploi et des immersions en milieux professionnels sont prévues », explique Hamidou Mhoma, le président de l’association des Tics.

Sur le volet de soutien de l’entreprenariat « ce programme propose des concours entrepreneuriaux pour des projets dans la technologie pour les biens des services Tech4Good et dans l’économie sociale et solidaire. Les meilleurs projets seront accompagnés par des professionnels et des experts de notre réseau jusqu’à leur maturité », lit-on dans le communiqué de presse. 

Nassuf. M. Abdou

Les délestages et coupures durant la journée et des heures dans la capitale et des journées, semaines dans les régions, ont asphyxié les petites et moyennes entreprises.  En effet, le gouvernement comorien a déboursé une somme colossale de quatre milliards pour l’achat de cinq groupes électrogènes et des pièces de révision. Ils sont arrivés samedi dernier à bord d’un avion.

Avec l’arrivée de cinq groupes électrogènes, le gouvernement espère redonner un souffle à l’économie.  Bien que des groupes soient achetés chaque année ainsi que des pièces pour les révisions, le pays n’arrive pas à s’alimenter en électricité 24/24. Des délestages récurrents et des coupures intempestives.

En effet, les besoins énergétiques des îles Comores sont estimés à 26,4 mégawatts et les groupes réceptionnés qui sont au nombre de cinq groupes électrogènes, sont d’une puissance de 12,5 mégawatts.

« Avec ce 12,5 mw, alors on arrivera à combler le déficit de 8,5 mw. Donc, on aura une surproduction dans l’ensemble du pays d’une puissance de 4 mw. Nous espérons que ce sont les derniers groupes qui seront achetés », avait confié le ministre de l’énergie devant la presse, Ahamada Moussa.

Selon lui, la puissance actuellement disponible dans l’ensemble des trois îles est de 18,44 mégawatts et la Sonelec connaît un déficit de 8,5 mégawatts.

Trois groupes, d’un montant de deux milliards ainsi que des pièces de révision ont été achetés.

La somme totale est de 4 milliards. Ces trois nouveaux groupes devraient se mettre en service dans les prochains jours.

Pour rappel, en 2021, trois groupes électrogènes (deux neufs et un reconditionné) ont été achetés pour 1 milliard 600 millions de francs comoriens pour espérer en finir avec le noir dans l’ensemble du pays. Aucune politique de stabilité énergétique forte devant mettre fin à la crise. Pourtant le gouvernement ne cesse d’affirmer que l’électricité est la base du développement. 

KDBA

En marge de la foire commerciale intra-africaine session 2023, au Caire, l’agence nationale pour la promotion des investissements a signé un accord de coopération avec Afreximbank. Cette signature vient renforcer l’accompagnement de la banque à la mise en place de la politique de développement des Comores.

Premier événement commercial et d’investissement du continent africain, Iatf 2023 rassemble au Caire plus de 1 600 exposants, de 75 pays présentant leurs produits et services.

Cette foire accueille 35 000 visiteurs et acheteurs. Le Forum sur le commerce et l’investissement a pour vocation de favoriser la collaboration, de s’attaquer aux contraintes et d’encourager les investissements pour un avenir prospère en Afrique.

En marge de cette foire, la présidente de l’agence nationale pour la promotion des investissements (ANPI) a conclu un accord de coopération économique avec l’africain export-import Bank (Afreximbank).

La Banque africaine d’import-export, également appelée Afreximbank, est une institution panafricaine de financement du commerce, créée en 1993 sous les auspices de la Banque africaine de développement, sous siège en Egypte.

Cette signature permettra de traiter avec franchise l’adversité à laquelle sont confrontés le commerce et l’investissement en Union des Comores, et d’adopter la Zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA).

L’Anpi se félicite de la signature de cette coopération devant permettre la croissance économique, commerciale pour les investissements aux Comores. Cette coopération facilitera la promotion du commerce, le soutien à l’industrialisation et au développement des exportations, le renforcement du  leadership en matière de financement du commerce et l’amélioration des  performances et de solidité financières.  

Pour rappel, les Comores ont paraphé le 12 septembre 2017, l’accord concernant son adhésion en tant que 46ème Etat participant Afreximbank et engageant le pays à prendre toutes les mesures nécessaires pour la ratification dudit accord. L’adhésion à la banque donne ainsi aux Comores un accès automatique à toute la gamme de produits et installations offerts par Afreximbank, y compris les facilités de financements commerciales et les services de conseil, le soutien à l’élaboration d’une politique de contenu local et une assistance pour l’élaboration et la mise en œuvre des parcs industriels et des zones économiques spéciales.

KDBA

Le conseil d’administration de la Meck-Moroni a convié ses membres samedi dernier au foyer des femmes de Moroni pour une assemblée générale. Un rendez-vous annuel dont le but est de montrer la transparence totale entre le conseil d’administration et ses membres. Au cours de cet événement, le bilan annuel est dressé. Ce dernier souligne des progrès enregistrés par l’institution.

Depuis la création de la Meck en 1997, chaque année le conseil d’administration se réunit avec ses membres pour leur dresser un bilan annuel des activités réalisées ainsi que de donner une suite à des requêtes proposées par ses membres pour soutenir et accompagner l’institution. Le but de cette assemblée générale est de permettre une totale transparence entre le conseil d’administration et ses membres.

À cet effet, cette année pour la 25e édition, le président du conseil d’administration a montré le chemin auquel la Meck s’est engagée avec bravoure. A savoir soutien à l’éducation, comme le programme des bourses « twamaya ya maudu », lancée depuis 9 ans et compte à ce jour plus de 1110 bénéficiaires.

Il y a également, la formation des stagiaires vers le monde professionnel. Dans l’actif de l’institution, un bureau destiné uniquement pour les prêts et remboursement afin d’offrir une énorme discrétion.

La Meck-Moroni comptabilise depuis janvier 2021 à décembre 2022 plus de 4250 nouveaux membres soit 90%. Les femmes représentent 56% dans ces chiffres, des nouvelles sociétés privées environ 233 soit 5% et à cela, la Meck-Moroni peut se vanter d’avoir des bonnes conditions pour voir une augmentation de chiffres par rapport aux autres institutions financières du pays.

Inmadoudine Bacar (stagiaire)

Energie : Une mission de la BAD à Moroni

Energie : Une mission de la BAD à Moroni

Hier mardi, une délégation de la Banque africaine de développement (BAD) a été reçue par le directeur général de la Sonelec, Soilihi Mohamed Djounaid. Il s’agit d’une visite qui rentre dans le cadre d’une mission d’appui budgétaire destiné au secteur de l’énergie. Plusieurs points essentiels ont été au cœur des échanges. 

Alors que les Comores traversent une période de turbulence liée à la crise énergétique, une mission de la BAD se trouve à Moroni. C’est pour une mission d’appui budgétaire destinés au secteur de l’énergie.

Une réunion qui penché sur l’analyse des priorités nationales, les besoins urgents afin   d’améliorer le secteur de l’énergie.

« Au cours de cette mission, ont été identifiés, analysés les priorités nationales, les politiques gouvernementales ainsi que les besoins et les enjeux du secteur de l’énergie. Une collecte de données est établie suite à l’analyse du contexte d’appui budgétaire et les conditions préalables de mise en vigueur et décaissement des opérations ont été identifiées », lit-on dans la page officielle de la Sonelec.

La délégation de la banque africaine de développement en Union des Comores avec la direction générale de la société nationale de l’électricité ont mis en évidence, les conditions préalables au succès de cette mission, ses objectifs et les résultats attendus sont éclaircis surtout sur les prés requis des opérations, des risques et les mesures d’atténuation et aussi l’identification des facteurs de fragilité du secteur énergétique afin d’explorer les opportunités de renforcement de la résilience de l’Union des Comores.  

Rappelons que, la banque africaine de développement essaie de mieux qu’elle peut pour mobiliser des fonds afin d’accompagner les pays membres régionaux PMR dans leurs efforts visant à fournir à l’ensemble de leurs populations et aux secteurs productifs, l’accès à des infrastructures, à des services énergétiques modernes. La Sonelec tend à travers cette visite tirer profit à travers la BAD afin d’assurer au peuple comorien une énergie durable. 

Nassuf. M. Abdou

L’Uccia se prépare à être au rendez-vous commercial en Egypte. Neuf sociétés artisanales comoriennes prendront part à la 3eme édition de la foire artisanale ultra-africaine qui débute le 9 au 15 novembre prochain, en Egypte. Il s’agit d’une opportunité pour le pays de valoriser leurs produits artistiques à travers les autres pays africains afin d’attirer des investisseurs.

L’Union des Comores a ratifié le traité de la zone de libre-échange continentale africaine. Un marché unique regroupant environ 1 milliards 400 millions de consommateurs. « Cette foire, est une occasion pour les Comores, d’aller présenter des produits comoriens sur le marché africain », a déclaré Hamidou Mhoma, directeur régional de la chambre de commerce de Ngazidja.

Grâce à l’accompagnement du programme Apil et l’Union européenne, Hamidou Mhoma a fait savoir que les opérateurs comoriens seront présents en Égypte. Plusieurs secteurs sont concernés dans cette foire. Le directeur régional de la chambre de commerce a cité, le secteur de l’artisanat, la cosmétique, l’huile essentielle et les produits de rente.

« Nos opérateurs qui ont été choisis vont présenter fièrement notre pays auprès de plusieurs exposants venus dans l’ensemble de l’Afrique. Ce qui constitue une plate-forme très importante pour la promotion de nos produits au niveau du marché continental », a-t-il précisé.

Au Caire en Égypte, les opérateurs économiques comoriens auront leur propre pavillon. Sur ce, Nadjati Soidik, directrice générale de l’Anpi manifeste sa joie pour la participation des opérateurs économiques comoriens dans cette foire.

Selon elle, faire du commerce avec les autres pays africains demande une connaissance de ce marché. A l’entendre, près de 75 pays participants dont une quarantaine des pays africains est attendu en Égypte. « Donc le contact pourra se faire sur place entre eux. Il y aura des acheteurs comoriens », a-t-elle souligné.

Alors que le but de cette foire est d’accélérer la croissance économique, la directrice de l’Anpi est convaincue que ce n’est pas un simple déplacement à l’étranger pour les opérateurs économiques comoriens. Elle a annoncé qu’il y aura « une dimension particulière qui sera donnée aux industries créatives. » Une occasion pour les industries comoriennes de valoriser leurs arts. 

Kamal Said Abdou