ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Le rapport Gallup Global Emotions 2024 publié lundi dernier, offre un aperçu des dernières mesures de Gallup sur les expériences quotidiennes positives et négatives des gens. Les résultats sont basés sur près de 146 000 entretiens avec des adultes dans 142 pays et régions en 2023. En Afrique subsaharienne, les Comores se trouvent dans le Top 10 des pays ayant les expériences négatives et partagent les mêmes points que le Bénin (45).

Les indices d’expériences positives et négatives de Gallup mesurent les éléments intangibles de la vie : les sentiments et les émotions, que les indicateurs économiques traditionnels, tels que le PIB, n’ont jamais été censés capturer. Chaque indice fournit un instantané en temps réel des expériences quotidiennes des gens, offrant aux dirigeants un aperçu de la santé de leurs sociétés qu’ils ne peuvent pas obtenir uniquement à partir de mesures économiques.

Au niveau mondial, l’indice d’expérience négative de Gallup a baissé pour la première fois depuis 2014. Les cinq émotions négatives qui composent l’indice ont diminué entre 2022 et 2023, mais ce sont les niveaux de stress qui ont le plus baissé. 37% de la population mondiale se sentait stressée en 2023, soit une baisse de trois points de pourcentage par rapport à l’année précédente, mais en restant notamment bien au-dessus de son niveau d’il y a dix ans (33 %) et des années précédentes.

« Plus de la moitié des 10 pays ayant le plus d’expériences négatives dans le monde se trouvent en Afrique subsaharienne. La Guinée est suivie par le Tchad, qui obtient la deuxième place avec un score de 51, la Sierra Leone (50) et la République démocratique du Congo (49), le Liberia (47), le Bénin et les Comores (45 chacun) se situant plus loin dans la liste », précise le rapport Gallup Global Emotions.

Les Comores, qui restent confrontées à l’incertitude en pleine crise politique, économique, financière, sociale, entre autres a obtenu un score de 45, pour l’indice en 2023. La majorité des comoriens sont tristes, stressés, inquiets et souffrent.

KDBA

L’encours de crédit connait un repli à fin décembre 2023. Les crédits octroyés par le système bancaire ont accusé un repli de 3,3% au dernier trimestre, passant de 130,7 milliards kmf à fin septembre à 126,4 milliards kmf à fin décembre. Cette évolution est principalement liée à la baisse des crédits accordés aux entreprises publiques.

Le financement bancaire destiné aux entreprises publiques recouvre une baisse de 21,4% au dernier trimestre pour se situer à 13,9 milliards kmf après 17,7 milliards kmf trois mois auparavant en raison de la forte diminution des créances commerciales à ces entreprises. De même, les crédits aux particuliers ont baissé (-3,1%) passant de 79,3 milliards kmf à fin septembre 2023 à 76,9 milliards kmf trois mois après, reflétant la baisse des crédits à court terme qui leur sont destinés.

« Dans le même temps, la progression des crédits aux particuliers et aux entreprises privées sur la même période a atténué le repli des crédits.

Par contre, les crédits aux entreprises privées ont augmenté de 7,6% pour s’établir à 28,1 milliards kmf à fin décembre contre 26,2 milliards kmf à fin septembre sous l’effet d’une augmentation de leurs crédits commerciaux et de leurs crédits à court et moyen terme.

En termes de structure, les crédits à la clientèle restent dominés par ceux aux particuliers et aux entreprises privées », indique la Banque centrale des Comores dans son dernier bulletin.

S’agissant des créances douteuses, la qualité du portefeuille s’est améliorée au dernier trimestre 2023 faisant passer le taux de créances douteuses de 14,9% à fin septembre à 12,2% à fin décembre. « Ce résultat est porté par le repli des crédits douteux qui sont passés de 19,4 milliards kmf à 15,5 milliards kmf sur la période (-20,5%) », précise la BCC.

Les provisions ont, pour leur part, baissé de 2,4% pour s’établir à 10,7 milliards kmf à fin décembre, affichant ainsi un taux de provision de 69,3%.   

KDBA

L’année 2023 a été pleine de difficultés et des défis sur le commerce comorien. Les exportations de biens ont affiché une baisse de 61,4% en raison du repli des recettes d’exportation de girofle causé par la baisse des quantités de ce produit vendues à l’extérieur entre le dernier trimestre 2022 et celui de 2023.

Les exportations des produits de rente contribuent à la reprise commerciale et représente une part importante des exportations. Marquées par une forte progression, les exportations de biens se sont établies à 4,8 milliards kmf au dernier trimestre 2023 contre 1,5 milliard kmf au troisième trimestre.

« Cette évolution est principalement liée au produit d’exportation de girofle qui a nettement progressé en liaison avec les quantités expédiées à l’extérieur (1883 tonnes contre 257 tonnes au troisième trimestre). Les recettes d’exportation de girofle sont ainsi passées de 602 millions kmf au troisième trimestre à 4,2 milliards kmf au trimestre suivant », a expliqué la Banque centrale des Comores.

Dans le même temps, la valeur des exportations de vanille a baissé de 81,5% pour se situer à 65 millions kmf seulement après 350 millions kmf au troisième trimestre. Avec une baisse des quantités d’ylang-ylang exportées, passant de 4 à 3 tonnes sur la période, la valeur des exportations de ce produit a également baissé pour s’établir à 240 millions kmf au dernier trimestre après 270 millions kmf au troisième trimestre.

« En glissement annuel, les exportations de biens ont affiché une baisse de 61,4% en raison du repli des recettes d’exportation de girofle causé par la baisse des quantités de ce produit vendues à l’extérieur entre le dernier trimestre 2022 et celui de 2023 », a conclu la BCC.

KDBA

Des ministres comoriens et  représentants de l’Union Européenne, ont répondu présents, samedi dernier, à la cérémonie du lancement officiel de l’office national de la météorologie à Moroni. Cette institution veillera à l’accompagnement technique des jeunes entrepreneurs, l’amélioration du climat des affaires et la promotion d’une culture de qualité. Ce projet est donc financé par l’UE.

C’est à Moroni, où s’est tenue samedi dernier, la  cérémonie du lancement officiel de l’office  national de la météorologie,  en présence des différents ministres du gouvernement comorien et des représentants l’Union Européenne.

Cela fait suite  du programme d’appui à la production, à l’industrialisation et libre-échange aux Comores (APILE-Comores) mis en place après la ratification par l’Union des Comores en janvier 2019 de l’accord de partenariat économique (APE) dans le cadre de groupe de l’Afrique orientale et Australe (AFAO). Il vise à encourager et faciliter au niveau national la production de biens de consommation d’une qualité suffisante pour envisager une commercialisation aux Comores, de même que sur les marchés régionaux et internationaux.

« Trois composantes ont été retenues à l’issue de cette cérémonie à savoir, l’accompagnement technique et stratégique de jeunes entrepreneurs souhaitant créer ou développer une activité de transformation sur le territoire national ; l’amélioration  du climat des investissements et de l’environnement  des affaires à travers un dialogue public-privé renforcé ainsi que la promotion d’une culture de la qualité au niveau national, tant au niveau des producteurs locaux que des consommateurs finaux », peut-on lire dans le communiqué de presse.

Il est à rappeler qu’avec l’adhésion récente des Comores à l’organisation mondiale du commerce OMC, la normalisation nationale devrait s’aligner avec le code de pratique pour l’élaboration, l’adoption et l’application des normes prévues dans l’accord de l’organisation sur les obstacles techniques  liés au commerce. « Cet accord encourage les membres de l’OMC d’adopter les normes internationales au tant que possible pour une meilleure harmonisation des exigences  techniques du marché », précise le communiqué.

Nassuf. M. Abdou

Le Fonds monétaire international dans ses indicateurs économiques des Comores estime que la croissance du PIB réel passe de 3,0% en 2023 à 3,5%  en  2024 à 4,0% en 2025 et à 4,3% en 2026. Cette croissance du PIB réel sera atteinte grâce à la poursuite des projets d’infrastructure, notamment l’hôpital El Maarouf, l’hôtel Galawa, ainsi que la construction et l’entretien des routes, selon le Fmi.

Les Comores sont dans la bonne voie pour stimuler la croissance et à saisir des opportunités nouvelles et plus importantes. Bien que les Comores aient connu une faible croissance au cours des quatre dernières décennies et n’aient pas atteint les objectifs liés à la réduction de la pauvreté et à l’inclusion. Selon les projections du Fmi, la croissance du PIB réel passera en de 3,0% en 2023 à 3,5% en 2024 à 4,0% en 2025 et à 4,3% en 2026.

Pour l’inflation, elle passera de 8,5% en 2023 à 3,3% en 2024, 1,7% en 2025 et à 2,1% en 2026. Pour les recettes et dons, ils passeront de 16,5% en 2023 à 17,6% en 2024, 15,8% en 2025 et à 15,9% en 2026. S’agissant des dépenses, le Fmi estime qu’elles passeront de 17,8% en 2023 à 20,4% en 2024, 18,3 en 2025 et 18,4% en 2026.

Pour accroître l’économie, les autorités devraient attirer les investisseurs étrangers et nationaux, s’attaquer aux contraintes liées aux infrastructures et à la connectivité ainsi qu’aux investissements nationaux et étrangers, accroître l’intermédiation et l’inclusion financières, approfondir le secteur financier. La réforme de l’architecture financière comorienne doit répondre efficacement à l’augmentation des coûts budgétaires auxquels est confronté le pays pour accélérer son développement.

Pour la dette publique, avec 32,5% en 2023, le Fmi projette une croissance de 34,3% en 2024, 35,2% en 2025 et 35,5% en 2026. Et pour la dette extérieure, elle passera de 32,5 en 2023 à 34,3% en 2024, à 35,2% en 2025 et à 35,5% en 2026. 

KDBA   

Le programme de Facilité élargie de crédit du Fonds monétaire international a achevé la deuxième revue de l’accord conclu avec l’Union des Comores au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). La décision du Conseil d’administration ouvre la voie au décaissement immédiat de 43 millions de dollars pour une durée de quatre ans. Cet accord devrait permettre à l’économie de se relancer après son repli.

Le 21 juin dernier, le conseil d’administration du Fmi a achevé la deuxième revue de l’accord conclu avec les Comores dans le cadre du programme de Facilité élargie de crédit. Cap à l’ouverture de la voie au décaissement immédiat de 4,68 millions de dollars. D’une durée de 4 ans, cet accord a été approuvé le 1 juin 2023 et donne accès à 43 millions de dollars.

La performance sous le programme de réforme économique des Comores continue d’être globalement satisfaisante, et les autorités restent engagées envers les politiques économiques et les réformes qui sous-tendent le programme soutenu par la facilité élargie de crédit (FEC). Les réformes commencent à porter leurs fruits, avec des signes visibles de stabilisation macroéconomique. Cependant, les Comores continuent de faire face aux défis d’un petit État insulaire et fragile, ce qui nécessite une mise en œuvre rigoureuse du programme et un soutien continu de la part des partenaires internationaux.

Le programme de réformes économiques des Comores, soutenu par l’accord au titre de la FEC, vise à réduire la fragilité et à accroître la résilience économique en constituant des marges de manœuvre budgétaires, en atténuant les vulnérabilités liées à la dette et en renforçant le secteur financier et la gouvernance. Les principales priorités du programme incluent : la mobilisation des recettes intérieures à travers des réformes pour renforcer l’administration fiscale et douanière et rationaliser les exonérations fiscales, le renforcement du secteur financier, notamment par l’achèvement de la restructuration de la banque postale publique SNPSF et l’amélioration des capacités de supervision et de résolution bancaires de la Banque Centrale ; et le renforcement de la gouvernance à travers une gestion des finances publiques renforcée et des réformes anti-corruption.

Selon le Fmi dans son communiqué, les autorités continuent de réaffirmer leur engagement envers le programme soutenu par la FEC malgré les fragilités économiques et institutionnelles : quatre des cinq critères de performance quantitatifs (CPQ) ont été atteints à fin décembre 2023, six des onze repères structurels (RS) entre décembre 2023 et mai 2024 ont été atteints, tandis que deux ont été mis en œuvre avec des retards et deux RS de fin juin 2024 ont été atteints à l’avance.

« Les conditions économiques se sont améliorées depuis l’approbation du programme soutenu par la FEC. On s’attend à ce que la croissance du PIB réel reste sur une trajectoire ascendante tout au long de la période du programme, tandis que l’inflation est projetée à continuer de baisser en 2024 et au-delà », lit-on dans le communiqué. « Le solde primaire intérieur devrait s’améliorer, en partie grâce à l’amélioration continue de la mobilisation des recettes intérieures. Le secteur externe est stable, et les réserves internationales devraient rester au-dessus de 7 mois de couverture d’importation sur toute la période du programme », ajoute le communiqué.

De son côté, Kenji Okamura, directeur général adjoint et président par intérim, a déclaré que « La politique monétaire a permis de contenir l’inflation et d’assurer des réserves externes suffisantes pour les Comores et la stabilité de son taux de change. La poursuite des efforts visant à stabiliser le secteur financier, y compris par la restructuration de la banque postale d’État, la gestion de la qualité du crédit au sein du système bancaire, et le renforcement des capacités de supervision et de résolution bancaires sont appréciés. »

«Les autorités sont encouragées à intensifier les efforts de mise en œuvre afin de garantir la réalisation de tous les objectifs du programme. Le FMI continue d’assurer un engagement étroit et le soutien nécessaire au développement des capacités, à une surveillance économique efficace et à une mise en œuvre réussie du programme. Le soutien des partenaires internationaux reste crucial pour répondre aux besoins importants de développement du pays et aux risques liés au changement climatique », a conclu Kenji Okamura.

KDBA

Le ministère en charge de la pêche, en partenariat avec le bureau de l’Union européenne à Moroni, ont depuis hier  mercredi jusqu’à demain, lancé un séminaire de partages sur  le développement de l’économie bleue. Un projet financé par l’UE qui pourrait devenir le fil conducteur d’une autosuffisance alimentaire durable. 

Contribuer à opérationnaliser le soutien du plan Comores émergent 2030 au secteur de la pêche, favoriser le dialogue et la coopération entre les différents acteurs pour la promotion d’une économie bleue durable et inclusive, restituer et échanger autour de l’étude sur la chaine de valeur pêche réalisée en 2023 dans le cadre de la facilité Value Chain Analysis for Development (VCA4D), financée par l’Union Européenne et mise en œuvre par Agrinatura1, l’Alliance des centres de recherche et Universités européens pour la recherche sur le développement agricole et rurale, tel est l’objectif de cet atelier.

Dans cette optique, le ministre de l’agriculture et de la pèche, Houmedi Msaidié a précisé les ambitions affichées pour faire ce secteur un levier pour l’économie du pays. « Le plan Comores émergent ambitionne l’Union des Comores à développer  d’ici 2030, une économie bleue durable par l’exploitation des ressources marines, incluant la recherche et le développement des biotechnologies à destination de la pharmacie, de la génétique, de la chimie et de la cosmétique, l’exploitation minière des fonds marins, tout en protégeant l’environnement marin », a déclaré Houmedi Msaidié.

Selon lui, la gestion rationnelle  des ressources naturelles visera la conservation de la biodiversité et de la valorisation des services éco-systémiques. «  Le PCE s’attachera à mettre en place une gouvernance concertée des écosystèmes au cœur de la durabilité  des ressources naturelles avec une approche ciblée d’activités  spécifiques comme l’aquaculture, le tourisme côtier, les biotechnologies marines, l’énergie marine », promet-il. 

L’économie bleue est devenue un concept clé dans le domaine du développement durable en mettant l’accent sur l’exploitation et la préservation des ressources marines et côtières. Les Comores, qui disposent d’une vaste étendue de littoral et de riches ressources océaniques, l’économie bleue offre d’énormes opportunités pour stimuler la croissance économique, la création d’emplois et la préservation de l’environnement. Le gouvernement et l’UE mettent en lumière l’importance de l’économie bleue et soulignent les efforts déployés pour promouvoir cette approche novatrice.

L’exploitation durable de ces ressources peut stimuler la sécurité alimentaire, la production d’énergie propre et la création d’industries innovantes dans les secteurs de la pêche, de l’aquaculture, de la biotechnologie marine et des énergies renouvelables. L’économie bleue favorise une approche holistique de la gestion des ressources marines, mettant l’accent sur la conservation et la restauration des écosystèmes marins fragiles. Les initiatives telles que la création de zones marines protégées, la lutte contre la pollution marine et l’adaptation au changement climatique contribuent à la préservation de l’environnement marin et à la résilience des communautés côtières face aux effets du changement climatique.

En valorisant de manière durable les ressources marines, en créant des emplois, en protégeant l’environnement, l’économie bleue peut devenir un moteur essentiel du développement durable. Elle constitue une riche perspective pour le pays d’opérer des bonds dans le processus industriel qui ne serait plus linéaire. Elle offre la possibilité d’une industrialisation rapide prenant en compte le changement climatique et la durabilité des ressources disponibles.

Pierre Beziz chef du bureau de l’UE à Moroni rappelle  l’impact que peut apporter  cette filière de la pêche au développement de  l’économie malgré les défis persistants. « Il y a maintenant deux ans, nous avons identifié conjointement, la pêche comme secteur d’intérêt stratégique pour le développement des Comores. Une exploitation de la filière de la pêche a des impacts en matière de croissance et de l’emploi, de sécurité alimentaire et aussi peut-être dans le futur d’exportation. Malgré tous ces atouts, la filière de la pêche est encore sous exploitée dans le pays. Mais son développement pose aussi des défis en matière environnementale ou d’inclusivité », conclut-il.

Nassuf.M.Abdou

La semaine dernière, une réunion de restitution a eu lieu dans les locaux du projet Apile. L’objectif était de présenter le rapport détaillé sur l’état et les perspectives de l’aviculture aux Comores. Plusieurs autorités et acteurs de la filière avicole ont été présents.

Alors que le projet Apile (programme d’appui à la production, à l’industrialisation et au libre-échange), financé par l’Union européenne; œuvre à la promotion de la filière avicole aux Comores. L’expert avicole, M. Tanoh a présenté le rapport détaillé sur l’état et les perspectives de l’aviculture aux Comores le 13 juin dernier.

Dans son exposé, il a identifié comme obstacle majeur, des infrastructures inadéquates, une gestion insuffisante des ressources et des lacunes en matière de santé animale. Des recommandations pratiques ont été donc  formulées, incluant l’introduction de matières premières locales et l’amélioration des équipements.

« Il est important d’organiser des formations pour renforcer les compétences des éleveurs en gestion sanitaire et techniques d’élevage durable. Les résultats des formations sont prometteurs, avec des améliorations notables dans les pratiques et performances des exploitations », a souligné M. Tanoh.

L’initiative de créer des réseaux de partage et de faciliter l’accès aux ressources avicoles de qualité a été particulièrement mise en avant.

Il est à noter que la planification des investissements, l’accès aux marchés et l’éducation aux bonnes pratiques environnementales ont été soulignés comme des facteurs clés pour assurer un développement durable et rentable de ce secteur.

L’aviculture est une filière d’avenir et porteuse. Et c’est dans un geste audacieux vers l’autosuffisance alimentaire et le développement économique que le projet Apile appuie la filière avicole aux Comores. Cette initiative répond à un besoin crucial de réduire la dépendance aux importations tout en encourageant la consommation des produits locaux.

KDBA

En présence du chef de l’Etat, de la gouverneure de Moheli, de l’ambassadeur de Chine à Moroni et des membres du gouvernement, une cérémonie inaugurale de la route Ouanani-Nioumachoua a eu lieu, vendredi dernier. Cette route de long de 7 km permet de faciliter le transport des biens matériels et favoriser les activités socio-économiques de la région.

Une foule immense a assisté à la cérémonie d’inauguration de la route Ouanani-Nioumachoua, à Moheli. Cette route RN31, mesurée à 7 km, entre dans le cadre du plan de construction et de réhabilitation des infrastructures routières prôné par le chef de l’Etat, Azali Assoumani.

La réhabilitation de cette voie routière permet de faciliter le transport des personnes et des biens communs de la région de Mledjelé. Lors de la cérémonie inaugurale, le maire de Mledjelé a loué les efforts déployés par le gouvernement pour faciliter la population.

« Nous profitons cette occasion pour remercier les efforts déployés par le gouvernement en matière d’infrastructures routières. Cette route reste un moyen d’acheminement de nos biens matériels et le transport en communs. Mais surtout l’accès à l’exercice des activités agricoles », a salué le maire de Mledjelé.

À son tour, le ministre de l’aménagement du territoire, Afretane Youssouf a montré les ambitions du gouvernement pour faciliter les citoyens. Et pour lui, la construction et la réhabilitation de cette route d’Ouanani, y compris la voirie de Nioumachoua figure dans la liste des engagements de l’Etat pour faciliter l’accès aux activités socio-économiques. « Depuis 2019, le président Azali a misé sur l’instauration d’un plan de construction des infrastructures routières. Le gouvernement avec la collaboration de ses partenaires au développement a concrétisé ce projet routier. Les habitants de la commune de Mledjelé auront une facilité de transport de leurs biens matériels. À Ngazidja comme à Anjouan, plusieurs infrastructures routières sont réalisées. Et d’autres sont en chantier. La BAD prépare un assaut pour différentes initiatives pour les régions », a annoncé le ministre de l’aménagement du territoire.

Après avoir salué l’entreprise chinoise CGC, pour la qualité de ses travaux et le respect de délais, le chef de l’Etat, Azali Assoumani a déclaré que « la réhabilitation et l’extension de nos infrastructures de base, pour les rendre viables, praticables et capable de soutenir les activités économiques, est une condition essentielle du développement socioéconomique et de l’émergence de notre pays ».

Selon le locataire de Beit Salam, les vastes chantiers de constructions et de réhabilitations de nos infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires, lancés ces dernières années dans notre pays ont pour objectifs de : renforcer le l’accessibilité de nos régions, de nos villes et de nos villages, améliorer des conditions de vie de la population, permettre une meilleure circulation des personnes et biens, protéger durablement notre environnement et baisser des prix des produits et du coût du transport.

« Ces objectifs favoriseront une croissance forte et durable dans notre pays tout en contribuant au développement des échanges commerciaux et en favorisant la création d’emplois et le développement du secteur privé », a précisé Azali Assoumani.

En effet, cette route qui relie Ouanani à la ville touristique de Nioumachoua, qui est l’un des axes routiers les plus importants de notre pays est appelées à répondre aux nouvelles exigences de l’évolution du trafic, à apporter un soutien précieux à l’économie nationale et à renforcer la sécurité routière. 

« Le désenclavement de cette région Sud et l’EST de l’île de Mwali et la circulation fluide sur cet axe routier, faciliteront ainsi non seulement l’accès à l’Université, au lac de Boundouni et aux lieux touristiques de Itsamia mais favorisera également la création d’emplois pour les jeunes », a souligné le chef de l’Etat. Et de conclure que « c’est à travers le développement des infrastructures, de d’éducation, l’accès à l’énergie et à l’eau potable, la protection sanitaire et la réduction du taux de pauvreté que notre pays réussira son émergence d’ici 2030. Mais n’oublions jamais, que notre première richesse, que nous devons préserver jalousement, c’est surtout, la paix, la sécurité, la stabilité et l’unité de notre pays. »

Abdoulandhum Ahamada

La conférence des Gouverneurs des Banques Centrales francophones, avec la participation de près d’une quarantaine d’institutions mères s’est déroulé les 30 et 31 mai dernier à Bruxelles. Politique monétaire, lutte contre le changement climatique, la fragmentation géoéconomique, la cyber-sécurité et l’indépendance des banques centrales dans un contexte en mutation, ont constitué entre autres sujets, les principaux thèmes développés par les panels constitués à cette fin. Accompagné des hauts cadres de la banque centrales des Comores, Dr Younoussa Imani, gouverneur de la BCC, y a pris part.

Le thème relatif à l’indépendance des banques centrales dans un contexte en mutation, a été abordé de manière exhaustive par des experts. Et pour atteindre l’objectif d’indépendance des institutions mères dans un environnement en perpétuel changement, l’importance de la diversification des Banques Centrales de leurs instruments, de disposer d’une certaine légitimité démocratique, d’instaurer une coordination efficace des politiques économiques et enfin et surtout de se doter d’une communication adéquate.

En outre, les récents vagues de chaleur du à un changement climatique d’origine humaine, devient une préoccupation mondiale. Bien décidés à faire face, les gouverneurs des banques centrales francophones se sont réunis à Bruxelles en Belgique où s’est tenue  une conférence suivie des échanges. Les Comores à l’instar des autres pays de la francophonie se sont représentées par le gouverneur de la banque centrale des Comores,  Dr Younoussa  Imani avec une délégation des responsables issus de l’institution.  

Le gouverneur de la banque centrale des Comores a eu l’honneur d’être panéliste sur le thème crucial de la lutte contre le changement climatique, soulignant l’engagement de notre institution dans ce combat global. La conférence a réuni près d’une quarantaine d’institutions mères et a permis de riches échanges sur des sujets variés et essentiels tels que la politique monétaire, la fragmentation géoéconomique, la cyber-sécurité et l’indépendance des banques centrales dans un contexte en mutation. « Ces thématiques cruciales, développés par des panels d’experts, ont permis d’enrichir notre réflexion et de renforcer notre détermination à poursuivre nos efforts pour une stabilité économique et environnementale durable », a indiqué Dr Younoussa  Imani.

Nassuf.M.Abdou