ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

En marge du sommet Afrique-Italie, Azali Assoumani, président des Comores et président en exercice de l’Union Africaine est revenu sur les relations entre l’Afrique et l’Italie. Il a fait appel au soutien actif de l’Italie au plaidoyer de l’Afrique en faveur de la réforme de l’architecture financière internationale et d’une gouvernance économique mondiale, plus juste et plus inclusive reflétant les réalités politiques, économiques et sociales actuelles.

Des dirigeants ou représentants d’une quarantaine de pays africains étaient présents à Rome pour le sommet Italie-Afrique dont l’objectif est de fournir des fonds aux pays africains pour stimuler leur développement économique.

Azali Assoumani, président en exercice de l’UA et dont sa présidence à la tête de cette instance continentale prendra fin ce mois de février a salué le soutien de l’Italie aux organisations régionales africaines et aux processus d’intégration lancés sous leur égide.

«  Ce qui dénote sa disponibilité (Italie) à soutenir les activités de notre organisation et à contribuer à la recherche de solutions durables aux problématiques politiques, économiques et sécuritaires auxquels l’Afrique est confrontée », a-t-il déclaré.

L’idée de ce sommet est de proposer l’Italie précisément comme un pont entre l’Europe et l’Afrique, pour fournir à la première de nouveaux bassins d’approvisionnement énergétique, à la seconde des investissements massifs.

«  Ce n’est donc pas un hasard si l’Italie figure parmi les principaux investisseurs européens en Afrique avec des investissements directs estimés à 24,5 milliards d’euros en 2018 », a-t-il précisé  ajoutant qu’au-delà des relations bilatérales entre l’Italie et les pays africains, l’Afrique place beaucoup d’espoir dans le cadre de la nouvelle présidence italienne du G7.

« C’est pourquoi j’ose espérer que ce sommet va constituer une opportunité d’encourager l’Italie et nos autres partenaires bilatéraux à contribuer davantage aux efforts de reconstitution des ressources du FIDA mais également aux autres initiatives visant à renforcer la sécurité alimentaire et à assurer la transformation des systèmes de production alimentaire en Afrique, entre autres », a-t-il estimé.

Kamal Saïd Abdou

Au fil des dernières années, la part de la SCH dans les recettes de l’Etat a continuellement baissé. Malgré l’augmentation du prix  des carburants en juin 2022 dans les stations-services du pays, les pertes de la SCH sont estimées à 2.5% du PIB en 2022, soit 14,5 milliards de francs comoriens, selon le dernier rapport du FMI. La Société Comorienne des Hydrocarbures (SCH) doit faire face à une demande d’énergie croissante dans un contexte de prix élevé du baril de pétrole et une situation financière de plus en plus difficile.

La demande de carburants est de plus en plus croissante aux Comores. Entre 2018 et 2023 le volume d’importation d’hydrocarbures devrait augmenter de 24,5% environ (Figure 2). Les importations observées en 2022 et attendues en 2023 augmentent successivement depuis 2021 (+14% en 2022 par rapport à 2021 et +11.5% en 2023 par rapport à 2022). L’augmentation du parc automobile explique en partie cette progression.

La société comorienne des hydrocarbures distribue du gasoil à la Sonelec et livre aussi de l’essence, du gasoil et du pétrole aux stations-services privées. Elle alimente l’administration publique, y compris l’armée, en carburant et elle assure aussi la livraison du carburant pour le transport aérien. « L’essentiel du gasoil importé est absorbé par la Sonelec (54%) alors que 88% du total du pétrole importé est destiné à l’usage domestique, essentiellement par les ménages les moins aisés, pour la cuisine et l’éclairage. La capacité de stockage des hydrocarbures est d’environ 45 jours de consommation, ce qui nécessite en moyenne entre six et huit expéditions d’hydrocarbures par an vers les Comores », explique-t-on. « Ngazidja et Anjouan sont directement livrées par les pétroliers alors que Mohéli est approvisionnée par des petits bateaux venant des autres îles », a-t-on ajouté.

Selon le rapport du fonds monétaire international, la Sonelec absorbe à elle seule une partie importante et croissante des hydrocarbures importés. « Parmi les plus de 100 millions de litres d’hydrocarbures importés annuellement en moyenne durant les cinq dernières années, le gasoil livré à la Sonelec représente 28% du total, le pétrole lampant 25%, le gasoil de transport 24%, l’essence 20% et le Jet 3% », lit-on dans le rapport.

« Plus récemment, la Sonelec a augmenté très significativement ses achats de gasoil, passant de 28.4 millions de litres en 2021 à 35.6 millions de litres attendus en 2023 soit plus de 25%. En revanche, l’impact de l’introduction des centrales de production électrique par l’énergie solaire n’est pas encore visible, comme la Sonelec n’a visiblement pas réduit sa demande en carburant fossile », précise le rapport.

Des réformes profondes de la politique des subventions appliquées

Les prix pratiqués par la SHC ont été jusqu’en 2022 suffisamment hauts pour assurer des bénéfices relativement importants, faisant d’elle la première société d’Etat en termes de contributions dans les recettes fiscales (près de 20% du total des recettes fiscales du pays en 2021) et dans les versements de dividendes. Les fortes hausses du prix du baril au cours de l’année 2022, conséquence du conflit en Ukraine, ont contraint les autorités à augmenter les prix à la pompe en juin 2022.  Mais ces ajustements n’ont pas pu empêcher les pertes importantes enregistrées par la SCH durant l’année 2022.

« Cette situation combinée avec d’autres problématiques de gouvernance interne dans l’ensemble des sociétés d’Etat et à la SCH en particulier, nécessite à la fois des mesures urgentes de redressement financier, des réformes profondes de la politique des subventions appliquées dans le secteur énergétique aux Comores et une orientation de la gouvernance de la SCH vers les bonnes pratiques internationales », préconise le Fmi dans son rapport.

Des pertes en vue

Pour rappeler, en 2020, les prix de revient étaient, en moyenne, en dessous des prix de cession pour les cinq catégories d’hydrocarbures vendus par la SCH. Il en résulte des marges significatives d’environ 7.9 milliards (1.5% du PIB).  En 2021, seul le prix de revient du pétrole à usage domestique était en moyenne supérieur au prix de cession mais les marges obtenues avec les autres produits ont pu couvrir les pertes enregistrées avec le pétrole. Au total la SCH a réalisé en 2021 une marge nette d’environ 1.8 milliards (0.3% du PIB).

En 2022, les pertes s’élèvent à 14.5 milliards (2.5% du PIB). « On observe que toutes marges sont négatives sauf dans le cas du JET (carburant aux avions). Les pertes sont particulièrement élevées dans les cas du gasoil vendu à la Sonelec (6.5 milliards, soit 45% des pertes) et du pétrole domestique (4.65 milliards, soit 32% des pertes).

« Ces deux produits représentent ainsi à eux seuls 77% des pertes récentes de la SCH. Ces montants devraient être sensiblement revus à la baisse en tenant compte des produits vendus éventuellement avec une TIPP réduite (par exemple pour l’essence et le gasoil tourisme). Si on excluait la TIPP des coûts de revient, les pertes s’élèveraient à environ 6 milliards KMF soit 1% du PIB », a fait savoir le rapport du Fmi.

Zena Nailane

 

Dans le dernier classement de l’International Chamber of Shipping (ICS), principal regroupement d’armateurs, publié en janvier 2024, les Comores sont pointées du doigt pour leurs infrastructures portuaires obsolètes et leurs manquements aux réglementations internationales. Un tableau sombre pour les Comores (8 critères).

Les Comores, un mauvais élève dans l’industrie maritime, selon Chamber of Shipping. Basé sur une vingtaine de critères comme l’état des ports, l’entretien des navires ou le respect des normes de sécurité, il montre la faible performance de certains États africains.

Les Comores (8 critères) se trouvent dans une position délicate. Le pays de positionne en queue de peloton dans le classement de l’ICS pour l’année 2023. Ce classement élaboré par un consortium d’armateurs qui représentent environ 80% de la flotte commerciale mondiale, analyse les performances des Etats sur leurs différents pavillons. Une mauvaises note pour les Comores alors que l’accès à la mer constitue normalement un atout de développement majeur.

En effet, dans le domaine du transport maritime mondial, les Comores font grise mine. Les Comores sont pointées du doigt pour leurs infrastructures portuaires obsolètes et leurs manquements aux réglementations internationales. C’est ce que révèle le dernier classement de l’International Chamber of Shipping (ICS), principal regroupement d’armateurs, publié en janvier 2024.

Les experts pointent leurs infrastructures déficientes, leur manque d’investissements et leur non-conformité aux traités internationaux. Ce qui fait que le maritime comorien déçoit et accuse un net retard sur les leaders de la profession. Un constat alarmant au regard des opportunités économiques liées à cet accès à l’océan, trop peu exploitées.

KDBA

Secteur agricole : 7 tracteurs remis à 7 CRDE

Secteur agricole : 7 tracteurs remis à 7 CRDE

Pour accompagner les agriculteurs, le ministère de l’agriculture a remis hier 7 tracteurs flambant neuf et ses accessoires à 7 CRDE. Le  coût est évalué à  119.000.000 kmf. Selon Houmedi Msaidié, d’autres équipements notamment des véhicules et motos seront distribués prochainement pour permettre à l’acheminement des produits et une meilleure productivité des agriculteurs.

Les CRDE de Maweni, Cembenois, Diboini, Wani, Fomboni et Mremani, sont équipés en tracteurs flambant neuf et ses accessoires. « L’accompagnement des agriculteurs et éleveurs comoriens est une des clefs de l’amélioration de la production agricole. Il est impératif que nos agriculteurs et éleveurs disposent de services de proximité leur permettant de chercher de services, conseils et formations pour la production », a déclaré Houmedi Msaidié, ministre en charge de l’agriculture qui précisera que les CRDE ne sont pas complètement opérationnels faute de bâtiments administratifs, d’équipements de travail et de déplacements.

« L’absence de mécanisation du travail du sol ne permettra pas à l’agriculture comorienne, à l’heure actuelle, de se moderniser et de s’intensifier pour répondre aux besoins de notre population. C’est l’une des principales contraintes qui limitent la possibilité d’intensification de la production agricole », a-t-il précisé.

Pour le ministre de l’agriculture, cette remise d’équipements pour ces CRDE témoigne encore l’engagement du gouvernement comorien d’offrir aux agriculteurs des appuis favorables pour le développement de leurs activités agricoles.

« Ces tracteurs seront affectés aux 7 CRDE couverts par le PIDC. Je tiens à rappeler que des matériels roulants notamment des motos cross et des motos bennes ont été déjà distribués à ces CRDE dans le cadre de ce projet », a-t-il ajouté.

Un ouf de soulagement pour les CRDE qui travailleront dans des bonnes conditions et que la remise de ces équipements permettra une augmentation de production agricole.

Ali Mgomri, coordinateur du projet PIDC a rassuré que d’autres équipements notamment de pick-up et des outils agricoles seront remis aux CRDE prochainement par le projet. Le coordinateur a fait appel aux agriculteurs à faire bonne usage de ces machines.

Kamal Said Abdou

Dans la matinée d’hier a eu lieu la signature de contrat d’extension du port de Boingoma entre le gouvernement et  the Arab constructors, une société Égyptienne. Le montant alloué est de 60.000 euros pour une durée de 3 ans.

Bientôt un port de profondeur à Boingoma Moheli. Le gouvernement a déjà procédé à la signature du contrat avec une société Égyptienne. L’extension du port de Boingoma à Moheli donnera un coup de pouce à l’économie du pays et facilitera la connectivité entre les îles. The Arab constructors est le maître d’œuvre.

« Personnellement, je vais faire un suivi direct pour la réalisation de ce projet comme il faut et en respectant le contrat », a rassuré un responsable de la délégation de cette société Égyptienne. 60.000 euros est le montant alloué à ce projet d’extension pour une durée de trois ans, selon les termes du contrat.

« Les travaux débuteront dans un mois et demi », a annoncé de son côté Bianrifi Tharmidhi, ministre des transports aérien et maritime qui a remercié tous les partenaires au développement, notamment la banque mondiale, la banque africaine de développement, AFD etc.

La société Egyptienne est connue pour son expertise et son expérience en la matière et dont le ministère des transports n’en doute pas une seconde. « Je suis convaincu qu’elle est capable d’effectuer le travail », a-t-il précisé.

A noter que le secteur de transport maritime fait partie du plan Comores émergent. Un secteur clé pour l’économie mais aussi pour le tourisme et la circulation entre les îles. Le port de Boingoma est l’un des infrastructures portuaires les plus touchées par le passage du Kenneth en avril 2019. Son extension aujourd’hui entre dans la mission et l’engagement du gouvernement à développer le secteur maritime.

Kamal Said Abdou

Riyad a été désignée mardi 28 novembre pour accueillir l’exposition universelle en 2030. La capitale de l’Arabie saoudite a été préférée à Pusan (Corée du Sud) et Rome (Italie) à l’issue du vote organisé par le Bureau international des expositions (BIE).

Le Royaume a remporté 119 votes, contre 29 pour Busan et 17 pour Rome, soit largement les deux tiers des 165 voix requises, d’après les résultats du BIE. A l’annonce des résultats, des cris de joie ont retenti au sein de l’importante délégation saoudienne.

« Nous sommes immensément fiers de ce résultat », s’est félicité le ministre saoudien des affaires étrangères, Fayçal Ben Farhan Al Saoud. Une victoire diplomatique de plus pour l’Arabie Saoudite. « Il est l’expression de la confiance de la communauté internationale dans ce que nous avons à offrir, et nous nous engageons à répondre aux attentes », a-t-il dit. Il s’est également félicité que l’organisation de l’exposition universelle coïncide avec Vision 2030, programme de réformes visant à réduire la dépendance du Royaume au pétrole.

« L’Arabie saoudite a remporté l’exposition 2030 de façon décisive », a déclaré pour sa part Dimitri Kerkentzes, secrétaire général du BIE, en félicitant Riyad pour son « incroyable victoire ». « Cette exposition sera le catalyseur de la transformation » du royaume, a-t-il estimé lors de la conférence de presse suivant le vote.

Les trois villes candidates se targuaient toutes les trois de porter des projets verts, à forte valeur technologique, pour décrocher l’organisation de l’Expo, événement qui attire des millions de visiteurs, et s’étaient lancées sous d’intenses campagnes de lobbying ces derniers mois.
Lors de la présentation des dossiers, en juin à Paris, étaient présents le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salman, le président sud-coréen, Yoon Suk Yeol, et la présidente du conseil italien, Giorgia Meloni. 

Nassuf. M. Abdou

En mission de trois jours aux  Comores, l’administrateur représentant de la banque africaine de développement, Desiré Guedon, a salué les grands chantiers réalisés par le gouvernement comorien quant au  niveau des infrastructures routières. Devant la presse, vendredi dernier, l’émissaire de la BAD, a annoncé l’octroi de 13milliards Kmf pour la route  Bahani  Mitsamihuli. Un tronçon de 52 km. 

Premier partenaire sur le plan Comores émergent sur   les projets des  infrastructures routières, la banque africaine de développement,  après le financement des divers projets routiers, a dépêché un administrateur en charge des attentes de l’Union des Comores  pour une mission de consultation des projets réalisés par le gouvernement comorien. Desiré Guedon s’est dit impressionné quant aux avancées notables des grands projets et les autres  en cours de réalisation.

Le ministre de l’aménagement et du territoire a exprimé sa fierté pour l’appui constant de la BAD au profit de l’Union des Comores.

« Permettez-moi de vous dire que, si l’on peut dire que notre pays est en plein chantier, c’est grâce en grande partie de l’appui technique et financier de la  banque africaine de développement. Aujourd’hui,  on peut citer  des infrastructures  routières qui sont en cours, ici, à la grande Comores, notamment  la RN2 de  Moroni-Mitsudjé et Mitsudjé Fumbuni, la réhabilitation du tronçon Sima et Moya à Anjouan, le port de Mohéli, entre autres  », a fait savoir Afretane Youssoufa ministre de l’aménagement du territoire.

Selon Ahmed Ali Bazi ministre de l’économie, assurant l’intérim du ministre des finances, la venue de l’administrateur général de la banque africaine s’inscrit dans la politique générale du chef de l’Etat. Selon lui,  dès sa prise des fonctions à la tête de l’Etat, Azali  a réussi à rétablir la confiance des partenaires et a crédibilisé notre pays aux  partenaires du monde, tels  que la BM, FMI, UE.

« Si nous sommes là, c’est par ce que l’Union des Comores compte beaucoup sur la BAD. Et en tant que représentant de l’Union des Comores dans le conseil d’administration de la banque, il est de mon devoir d’assurer sur le terrain que les besoins exprimés par les Comores sont bien exécutés par la banque », a indiqué  Desiré Guedon, l’administrateur de la BAD.

« La période 2021-2025, poursuit-il, il y a un domaine prioritaire sur lequel la BAD intervienne, c’est notamment le développement des infrastructures  de base soutenable et de qualité dans le secteur du transport et l’énergie. »

Selon lui, l’objectif de ce domaine,  est de pouvoir contribuer à la réduction de la fragilité et renforcement des capacités de résilience pour promouvoir la transformation structurelle et l’émergence du pays.

De son côté, le commissaire général au plan, Fouady Goulam a rappelé les  projets auxquels le pays a pu bénéficier par le soutien de la BAD et  les autres  en perspectives parmi lesquels, le corridor maritime, financé à 100 millions de dollars, des projets des routes secondaires qui  permettront  l’accès aux terrains des cultures pour la promotion de l’agriculture.

Nassuf. M. Abdou

L’amicale des artisans des Comores a organisé la 4e édition du marché des artisans des Comores, à l’Alliance française de Moroni.  Il s’agit de quatre journées (du 30 novembre au 3 décembre 2023) d’exposition des produits made in comoros.

Les artisans ont exposé au public les différentes gammes de produits locaux. Plus d’une cinquantaine de stands ont été exposées à l’Alliance française de Moroni, du 30 novembre au 3 décembre 2023. Ce sont des produits locaux composés des aliments, de la beauté et cosmétique, du mode vestimentaire et accessoires.

C’est une exposition de l’amicale des artisans des Comores, visant à valoriser les produits fabriqués aux Comores. C’est la 4e édition du marché des artisans des Comores. Chamsia Zoubeir, présidente de l’entreprise Ujiva a souligné la nécessité de mettre en place cette union des artisans comoriens pour la promotion des produits made in comoros. 

« Cela fait 3 ans que je participe à cette semaine d’exposition des produits comoriens. Cette initiative démontre ô combien de fois les Comores ont du talent en matière de produits cosmétiques, vestimentaires, alimentaires, et autres. Il nous reste à collecter les papiers juridiques pour officialiser cette union. On profite pour vendre nos produits durant ces quatre jours et le prix de chaque produit dépend du vendeur », a déclaré Chamsia Zoubeir.

Pour Fatuma Eliasse, présidente de l’amicale des artisans, cette initiative permet d’enrichir le pays car, c’est une source de création des emplois. « Ce sont des jeunes créateurs des produits pour l’épanouissement et l’entreprenariat. Les résultats sont clairs : amélioration de la production, augmentation de quantité des produits et des artisans. C’est une sorte d’insertion pour les jeunes », a-t-elle souligné.

Le gouvernement doit créer une zone industrielle pour les artisans, selon Fatuma Eliasse. « Nous demandons au gouvernement la mise en place d’une zone industrielle d’une initiative économique. Nous recommandons les jeunes à faire des prêts bancaires ou découverts. Alors, il faut qu’il soit assuré et ait confiance en soi », a-t-elle lancé.

Abdoulandhum Ahamada

Des séances d’orientations et des ateliers de formations sont au cœur de cette semaine mondiale de l’entreprenariat, sous le thème « exporter et promouvoir les produits comoriens en Afrique et en Europe ». Dans le cadre de cette célébration, le président de l’Uccia, Chamsoudine Ahmed a fait savoir que cet événement est une analyse et présentation des expériences et enseignements des entreprises tirés de la participation des entreprises comoriennes de la transformation locales à la foire IAFT et à l’Expo Dubaï 2020.

La semaine mondiale de l’entreprenariat regroupe des millions de personnes de tout âge et de toutes origines confondues, comme chaque novembre, avec d’événements et d’activités locales et mondiales.

Aux Comores, cette année 2023, l’événement de l’entrepercerait a démarré le 16 novembre dernier et a pris fin hier à Ngazidja.

De cette occasion, l’UCCIA, le projet APILE Onudi et Afidev, célèbrent, à Moroni, cet événement sous la thématique « exporter et promouvoir les produits comoriens en Afrique et en Europe ».

Cette semaine permet de mettre en œuvre les initiatives prises pour l’entreprenariat comorien dans la croissance économique du pays à travers l’employabilité des jeunes.

Pour le président de l’Uccia, Chamsoudine Ahmed, l’événement met en exergue l’analyse et les présentations des expériences et enseignements tirés de la participation des entreprises comoriennes de transformation locale à la foire IATF et à l’Expo Dubaï 2020.

Selon lui, le pays a des produits locaux exportables dans le marché mondial. « Nous avons participé à l’Expo Dubaï 2020 et l’IAFT à l’Egypte auxquels ces deux événements résultent que les Comores regorgent, actuellement, des potentiels produits locaux variés, exportables au marché international », a-t-il déclaré.

Et d’ajouter: « ce n’est seulement l’ylang-ylang, le girofle et la vanille que les Comores exportent à l’étranger. Du côté artisanal, cosmétique, et autres, le monde commence à connaitre la valeur des produits comoriens. Plusieurs étrangers ont découvert le talent des artisans comoriens ».

Le président de l’Uccia de conclure que « le Capex se place au centre de l’action stratégique de l’Uccia, consistant à faciliter l’accession des entreprises comoriennes aux marchés de l’exportation ».

Abdoulandhum Ahamada

Le comité de pilotage du projet « Accès à l’énergie solaire aux Comores (PAESC) », a présenté hier à Golden Tulip son plan d’actions et ses objectifs de développement du projet. Lancé en juillet dernier, ce projet est financé par la Banque mondiale à hauteur de 43 millions de dollars. Il vise à augmenter la capacité de production d’énergies renouvelables et améliorer la performance de la Sonelec.

Il s’agit de la deuxième réunion du Comité de pilotage consacrée à la présentation du rapport d’étape et de mise en œuvre du projet allant de janvier au 30 octobre 2023. La réunion a permis également la validation du plan de travail et du budget pour l’année 2024.

Le Paesc vise à fournir à la Sonolec une source supplémentaire d’énergie. En l’occurrence de l’énergie renouvelable, notamment de l’énergie solaire. Mais cette dernière demande une capacité de stockage importante, pour que la capacité d’énergie générée la journée puisse être utilisée le soir, estime Fouady Goulam, commissaire au plan.

D’après Said Mohamed Said Nassur, le projet est l’aboutissement d’un travail de longue haleine. « Un processus de préparation du projet mené durant la période 2021 à 2022, et qui nous a permis d’arriver à son lancement le 19 juillet dernier au palais du peuple devant le chef de l’Etat », a-t-il déclaré.

« Durant cette période de lancement et d’exercice, plusieurs activités sont en cours de réalisation, notamment la future acquisition des compteurs dont le marché est déjà attribué », a-t-il fait savoir. Et de poursuivre : « Désormais, ce projet peut compter sur deux équipes fonctionnelles avec l’ensemble des immobilisations. »

M. Said Nassur de profiter l’occasion pour féliciter les équipes de l’unité de coordination du projet et de l’agence d’exécution du projet pour, dit-il le travail accompli pour la préparation de ce plan de travail budgétisé. Il ose espérer que les activités seront abouties.

« Je remercie les différents acteurs du ministère de l’énergie pour leur implication. La Sonelec à travers les efforts de son directeur général et de son équipe peuvent aujourd’hui envisager un avenir plus serein qui promet de relancer le service public d’électricité », a-t-il conclu.

Inmadoudine Bacar (stagiaire)