ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Presque à sec depuis plusieurs semaines, les puits dans les villes et villages non accès à l’eau potable traversent une crise sans précèdent. L’absence de pluie en cette période est de plus en plus inquiétante car la sécheresse bat son plein.

Alors que l’inflation, les pénuries de produits de première nécessité dévastent les villes et villages, ces derniers sont menacés par la sécheresse. Ceux qui n’ont pas connectés sur le réseau de distribution de l’eau de la Sonede font les déplacements, soit d’un village à l’autre, soit d’un foyer à l’autre à la quête de l’eau. Au-delà de la sécheresse, l’absence d’eau risque aussi de poser un problème environnemental. « Ce n’est pas normal que la distribution de l’eau reste seulement à la capitale est certaines villes. Les villes et villages lointains n’ont pas accès à l’eau potable. Nous sommes dans une situation critique. En cette période de forte chaleur, l’homme doit consommer plus d’eau pourtant elle y manque dans nos puits », se plaint un habitant de la région Itsandra Yadju.

« Maintenant que nous sommes en période de sécheresse, nous sommes obligés de faire de déplacement jusqu’à Moroni ou acheter de l’eau pour ceux qui ont les moyens », indique-t-il. Notre interlocuteur estime que la distribution de l’eau revient à la Sonede. Les habitants des régions lointains peinent à trouver de quoi à boire. L’eau est rare. Certains foyers ne font pas la cuisine à cause de manque d’eau. Se doucher est aussi difficile. Les habitants lancent un cri d’alarme. « Certains ménages ne font pas de cuisine pour manque d’eau. C’est la mort quand on ne mange pas. Il n’y a pas une alternative, je pense que la société Sonede est au courant de la situation qui prévaut dans nos régions tout en sachant que l’eau est une source de vie pour dire par là qu’il n’y a pas de vie sans eau », conclut-il.

Kamal Said Abdou

 

En éveillant la conscience des jeunes comoriens, l’Ong AfrYan Comoros, en appui avec l’Amref, a organisé, samedi dernier, un dialogue intergénérationnel, à Itsandra Mdjini. Le but est d’inciter et d’orienter les jeunes vers « l’autonomisation et la responsabilisation ». Une sorte de motivation aux jeunes, de « construire leur propre avenir » et être « leaders en soi ».

Une séance de discussion et de formation au profit des jeunes comoriens sur « l’autonomisation et à la responsabilisation ». Une manière de les orienter à « être autonomes » et « maîtres de leurs propres destins ». C’est plutôt, une prise de conscience sur l’exploitation de leur potentialité, de ce que l’on peut devenir, sans attendre l’appui de l’autre. Et pour devenir responsable et leader, selon les conférenciers, il faut un engagement et une détermination. L’autonomie et la responsabilité vont de pair dont l’un ne peut marcher sans l’autre. Rachad Mohamed, militant de la société civile et coach en art oratoire, a indiqué que son implication dans ces séances de discussions, incitera les jeunes d’être leaders de soi et construire une future prospère. « Nous avons partagé notre expérience pour pousser les autres jeunes comme nous  à surpasser, à développer leur leadership et une certaine autonomie. C’est de cette manière qu’ils participeront à la construction d’un futur prospère », a-t-il dit.

Pour, Sultane Abdourahim Cheikh, ex-président de l’AfrYan Comoros,  l’objectif est d’inciter les jeunes à créer leur propre emploi (auto-emploi). Donc, la présence des entrepreneurs, administrateurs, entre autres, permet de partager leur expérience et montrer aux jeunes, un modèle à suivre. « Certains jeunes comoriens attendent l’implication du gouvernement pour créer leur avenir. C’est une responsabilité partagée. AfrYan forme des jeunes à prendre leur part de responsabilité. Etre autonome est un processus à suivre et un engagement. Notre objectif est d’inciter les jeunes à créer leur propre emploi. Il faut construire ta propre personnalité », a-t-il avancé. Et dans ce sens, Oussama Mhoma, bénéficiaire, se dit « être prêt à s’engager pour combattre sa vie ».

Abdoulandhum Ahamada

Après  une  1ère édition  en  2018  consacrée  à  la  Digitalisation  des  Entreprises  Comoriennes,  Sheo Technology, entreprise opérant dans la zone Océan Indien, proposant des prestations de service dans la sécurité informatique, la cybersécurité et la protection des données avec le soutien de l’Actic, du Comor’Lab, de l’Anaden et d’autres partenaires, organisent un évènement unique aux Comores, selon un communiqué de presse de Sheo Technology.

« Comment bien protéger mon organisation face aux rançongiciels ? La  sécurisation  des  infrastructures  critiques  de  communication  face  aux  catastrophes naturelles. La sécurisation des données sensibles dans les administrations. La sécurité informatique comme levier de croissance dans la zone océan indien et en Afrique. La sécurité du Mobile Banking aux Comores. Les enjeux sur les cyber-attaques maritimes et portuaires dans l’océan Indien », tels sont les thématiques de ce congrès.

Un événement inédit du 5 au 10 janvier 2023. Pendant  cinq  jours,  au  sein  du  Comor’Lab,  des  professionnels  du  monde  numérique  et  des conférenciers animeront, une formation certifiante, des débats, des tables rondes et ateliers pratiques. 70 à 100 professionnels attendus et 500 participants en ligne. « La cybersécurité, c’est une notion qui paraît complexe et abstraite pour les Comoriens. Pourtant, plus notre société et notre économie sont connectées, plus elles se fragilisent. C’est le paradoxe numérique. Aujourd’hui, on accède à toutes les informations que l’on souhaite, n’importe où et à n’importe quel moment grâce à l’ultra connectivité. On ouvre les portes… sans pour autant refermer la nôtre après notre passage. Et c’est là que les problèmes peuvent commencer », a-t-on expliqué.

Selon le communiqué de presse, au-delà des termes techniques, les intervenants du congrès vont donc s’atteler à sensibiliser le plus grand nombre car à ce jour, la meilleure des protections reste sans aucun doute l’anticipation et la bonne compréhension de la problématique. « Nous aurons l’occasion durant ce congrès d’entendre des professionnels venir partager leur connaissance sur les menaces cyber qui pourraient impacter plusieurs secteurs de la société comorienne et paralyser une grande partie de l’activité commerciale. Du concret, du palpable, y compris pour les consommateurs qui eux aussi, via leurs objets connectés ou les réseaux sociaux, sont particulièrement vulnérables », ajoute le communiqué.

Nassuf. M. Abdou

 

Confrontée à une crise d’approvisionnement en eau dans les stations de pompage, la Sonede et les responsables des camions et vendeurs en jerricanes ont parvenu à trouver un terrain d’entente. Les deux parties se sont convenues à maintenir les horaires d’approvisionner l’eau entre 4h du matin jusqu’à 17h.

cof

Un ouf de soulagement pour la population de la capitale confrontée à une pénurie de l’eau due à l’incompréhension entre les responsable des camions citernes et la direction de la Sonede. Hier jeudi, après des longues heures de négociation, la direction générale de la société de l’eau avec les responsables des camions citernes et vendeurs en bidon ont trouvé un concensus sur les horaires d’approvisionnement en eau dans les stations de pompage. « Après de longues discussions entre la Sonede et les responsables des camions citernes, ces deux parties se sont convenues de maintenir les horaires d’ouverture et de fermeture fixées entre 4h du matin à 17h », a informé hier jeudi le service de communication de la société de l’eau. « Une liste d’enregistrement des camions sera mise en place chaque début de matin pour recenser les camions et seuls ceux qui seront enregistrés jusqu’à 14h pourront s’approvisionner au-delà de 17h », ajoute la Sonede.

Lors de la réunion, le directeur général de la Sonede, Soudi Ghoulam a tenu à rappeler que la société dispose un poteau incendié, réservé aux cas d’urgences. Celle-ci, précise-t-il, peut être mis à la disposition des camions tenant compte de la nécessité et les circonstances.

Conscients des mesures d’accompagnement prises par la direction générale de la Sonede en réponse aux besoins quotidiens de la population en eau, les responsables des camions citernes sont appelés à prendre à leur tour les dispositions nécessaires à sensibiliser les chauffeurs à œuvrer au temps voulu pour l’intérêt commun.

Nassuf. M. Abdou

Les victimes comoriennes du génocide du 20 décembre 1976 à Mahajunga sont nombreuses. Selon Abidjan, ancien agent du comité régional du régime Ali Soilihi, sur 16.0000 comoriens habitaient à Mahajunga,  1269 comoriens ont perdu la vie durant trois jours, 285 blessés grièvement et 1050 blessés légèrement. C’est une date noire pour  l’histoire de notre pays malgré que cette date se passe inaperçue.

Des viols ont été perpétrés contre les comoriens  sans compter les maisons incendiées le 20 décembre 1976. Cela fait exactement 46 ans que s’est déroulé à Mahajunga le génocide baptisée « kafa la Mdjangaya » ayant couté la vie des plusieurs comoriens et laissant derrière elle, des handicapés, veuves et orphelins. C’est la plus grande tragédie de l’histoire de l’immigration comorienne. Certains rescapés s’en souviennent cette date. Il s’agit  d’une date noire pour l’histoire comorienne, selon  Ali Mdohoma alias Abidjan, étudiant à l’époque et agent du comité régional du régime Ali Soilihi.

Une chape de silence empêche la nouvelle génération de savoir ce qui s’est passé durant trois jours à Mahajunga. « Nous voulons que cet événement comme tant d’autres soit introduit dans notre  programme d’enseignement pour permettre à la génération future de savoir ce qui s’est passé le 20 décembre 1976 à Mahajunga », suggère Abidjan. Les Anjouanais sont les plus touchés de ce génocide, selon Abidjan pour la seule raison qu’ils habitaient dans les quartiers où vivait la tribu de Betsirebaka, tribu qui a déclenché les hostilités. « Il est du devoir de notre gouvernement de décréter jour férié  pour organiser  une prière collective en mémoire de ces compatriotes », ajoute-t-il. 

Ainsi une date très importante de l’histoire des Comores semble oublier. Il s’agit de massacre de 1964 de Zanzibar qui a couté la vie de comoriens. Selon Abidjan. « Toutes ces dates doivent être écrites dans un document officiel. L’émergence prônée par le gouvernement va de paire avec la conservation de l’histoire de notre pays », conclut-il.

Kamal Said Abdou

 

En présence du chef du bureau de l’Union Européenne à Moroni, pierre Bezize, la présidente de la commission nationale des droits humains et libertés, Mme Sittou Raghadat Mohamed, l’association des femmes Comoriennes de la presse a remis hier mardi, à  Chamsoudine Saïd Mhadji,  le premier prix « Saminya Bounou » pour la presse écrite et Ayyam pour l’audiovisuel. Un prix en hommage à Saminya Bounou, journaliste et première rédactrice en chef du journal de l’Etat décédée il y a 13 ans.

Ils étaient 10 journalistes nominés pour la première édition du prix « Saminya Bounou ». Mais c’est Chamsoudine Saïd Mhadji qui s’est vu décerné, hier mardi, le premier prix « Saminya Bounou », du journalisme sensible au genre, en présence des représentants des organisations internationales et de la société civile militant pour les droits de la femme. Lors de la cérémonie de remise de prix, la présidente de l’association des femmes comoriennes de la presse, Abouharia Saïd Abdallah a rappelé le parcours exceptionnel de la défunte, Saminya Bounou, femme d’une ténacité rare. « Nous sommes réunis ce jour pour rendre hommage à Mme Saminya Bounou, qui est à la fois une femme de combat, une femme d’engagement, une femme de conviction et une femme tout court. Elle nous a inspiré par son caractère, son humilité, sa force morale et son parcours exceptionnel de journaliste professionnelle bien respectée dans notre pays », a-t-elle déclaré.

 « Mme Saminya Bounou en est un grand model pour nous toutes. Le prix qui porte son nom et dont nous lançons officiellement aujourd’hui marque le début d’une reconnaissance à l’égard de toutes ces femmes journalistes qui se sont battues ne soit pas seulement celui des hommes dans notre cher pays », a-t-elle avancé. Selon elle, ce prix « Saminya pour le genre » était nécessaire. Sa pérennisation est aussi obligatoire. Il était créé au nom de la justice pour permettre aux générations présentes et futures de mesurer le sens de l’engagement que peu importe le temps que cela peut prendre, les belles œuvres ne meurent jamais. »

Selon la présidente de la commission des droits de l’homme et des libertés, Mme Sittou Raghadat, ce prix constitue le jalon important dans le combat visant à vaincre les inégalités qui entravent le plein épanouissement des femmes, contenu du rôle que les medias ont dans ce défis, réussir à associer les medias en amont du combat entre les inégalités , ce succès aura un effet évident et multiplicateur sur la réduction des autres formes d’inégalités », conclut-elle. Très ému par le prix qui lui est décerné, Chamsoudine Saïd Mhadji a eu à peine les mots pour exprimer sa joie devant la foule. « Je suis très honoré pour ce nouveau prix qui vient d’élargir davantage l’épaisseur de mon CV, merci infiniment à toutes les parties prenantes dans cet évènement », se jubile le lauréat.

Pour rappel, le prix « Saminya Bounou » est lancé en collaboration avec EarthEcho Communications, une organisation de coopération internationale faisant de la communication pour le développement et la transformation sociale son principal domaine d’expertise et la commission nationale des droits de l’homme et des libertés de l’Union des Comores.

Saminya Bounou était une consœur comorienne, journaliste depuis 1999. Elle a été la première femme à occuper le poste de rédactrice en chef, de grand reporter et de cheffe de la rubrique politique du journal national Al-Watwan. Elle a été également cofondatrice et première présidente de l’association des femmes comoriennes de la presse de 2013 à 2015. Disparue prématurément en 2017, elle a laissé dans la mémoire de ses pairs et des lecteurs le souvenir d’une femme engagée pour la promotion des droits des femmes et de leur image dans les médias. Le prix « Saminya Bounou » du journalisme sensible au genre est donc dédié à sa mémoire, en hommage à cette femme engagée dans les médias et la promotion des droits des femmes.

Pour cette première édition, le prix a récompensé un journaliste dans la catégorie « meilleur reportage écrit » ainsi qu’un média radiophonique dans la catégorie « meilleur programme radio » valorisant l’image et le rôle de la femme aux Comores.

L’Union européenne est le partenaire financier de la première édition du prix « Saminya Bounou » du journalisme sensible au genre. Engagée au niveau international dans la promotion des droits des femmes à travers son Plan d’Action Genre III, l’Union européenne fait de la protection des femmes et de la promotion de leurs droits un domaine d’intervention prioritaire. Son Plan de mise en œuvre en Union des Comores vise la lutte contre les violences basées sur le genre, la promotion des droits des femmes, de leur autonomisation économique et de leur pleine participation à la vie sociale, publique et politique.

Nassuf. M. Abdou

À Ngazidja comme à Anjouan, des rumeurs circulent que certains moteurs des véhicules tombent en panne à cause de « la mauvaise qualité du carburant » et « du mélange de l’eau ou du pétrole lampant avec du carburant ». Des pompistes et responsables des stations-services à Moroni, refusent ces hypothèses, tout en affirmant que « la qualité du carburant est remise en cause ».

Les rumeurs d’endommagement des moteurs des voitures et de motos circulent. À Anjouan comme à Ngazidja, la qualité du nouveau carburant incite des vives réactions. Le mélange de l’eau ou du pétrole lampant avec le carburant en est, selon eux, la cause. Mais des pompistes et responsables des stations-services, notamment à la station café du port, rejettent ces allégations. Toutefois, ils affirment que « la qualité du carburant est remise en cause ». « Plusieurs personnes, notamment des automobilistes et motards affirment que les pompistes mélangent de l’eau ou du pétrole lampant avec du carburant. Ce sont des fausses accusations infondées. Puisque je surveille de près, jour et nuit, la distribution du carburant dans la station et aucun agent n’a tenté de faire un mélange. Je ne sais pas si les revendeurs font cela. Chaque semaine, je fais des analyses du carburant dans la société des hydrocarbures. C’est pour assurer la qualité de mon carburant. Mais, les mécaniciens ne pensent pas que les voitures ne peuvent pas tomber en panne que par des causes liées au carburant. Il est clair que nous n’avons pas habitué à avoir cette nouvelle qualité du carburant qui n’a ni odeur ni couleur d’essence », a expliqué Mahamoud Moindjié, superviseur à la station-service café du port.

De même, Mounir Soidiki, automobiliste affirme qu’il n’a, ces derniers temps, jamais rencontré des problèmes de panne de moteur causée par une mauvais qualité de carburant. « J’achète du carburant dans plusieurs stations-services mais, je n’ai pas eu de panne de moteur », affirme-t-il.

Abdoulandhum Ahamada

La société Telma Comores a convié, hier matin, la presse pour le lancement officiel d’une nouvelle offre appelée « Dagonet ». Une offre d’accès à internet en illimité à destination de tous les ménages comoriens. L’offre s’évalue à un montant de 26 000 francs comoriens, l’abonnement mensuel.

Après l’offre Mwezi wa internet, Telma Comores lance l’offre « Dagonet » à internet en illimité à destination de tous les ménages comoriens. Une offre qui repend aux besoins et usages d’internet de la famille et qui consiste à l’installation d’un modem WIFI permettant à tous les équipements disponibles chez l’abonné à accéder à une connexion illimitée durant le mois, à un montant de 26 000 kmf. Le directeur général de la société, Christophe Olivier précise les démarches à suivre pour accéder à cette offre internet. « Telma a prévu une offre promotionnelle très avantageuse : pour les 100 premiers abonnés éligibles les frais d’installation, soit une gratuité de 50.000 kmf pour chaque installation. Pour cette phase de lancement, chaque abonné profitera d’une remise sur le montant de l’abonnement mensuel qui sera de 26 000 kmf par mois au lieu de 29 000 kmf contre un paiement de trois mois à l’avance. Pour s’inscrire à l’offre, il suffira au client de se rendre dans le Telma Shop le plus proche de chez lui afin de faire sa demande et vérifier l’éligibilité de l’activation de l’offre à son domicile », a expliqué le directeur général de Telma.

Abdoulandhum Ahamada

 

L’agence ADEAU a lancé hier le processus d’adressage et annuaire pour attribuer à chaque ménage une adresse.  Lors de la cérémonie de lancement, Saïd Ahamada, directeur général de l’agence ADEAU a fait savoir que c’est grâce à l’adressage et l’annuaire que le pays se dotera d’un plan cadastral et local d’urbanisme, tout en estimant que les travaux du processus d’adressage et annuaire prendront fin d’ici fin 2023.

L’adressage et l’annuaire sont des moyens d’attribuer à chaque ménage une adresse et pour établir un annuaire particulier ou professionnel. Constatant ce manque aux Comores l’agence ADEAU en partenariat avec l’agence Moissi des Comores et le ministère de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme ont lancé le processus d’adressage et d’annuaire. « C’est pour cette raison que nous avons mis en œuvre ce plan pour faciliter les gens en cas de recherche ou en cas d’achat sur internet. Dans un  monde globalisé, le fait d’attribuer chaque maison une adresse facilitera le dépôt de courrier administratif », a indiqué Saïd Ahamada, directeur général de l’agence ADEAU. 

Selon lui, l’annuaire et l’adressage ne sont pas des faits nouveaux dans les autres pays. « Alors que le pays a prôné l’émergence, ce processus accompagnera cette politique du gouvernement et créera des emplois », a-t-il défendu. Bien que la mise en œuvre d’une base de données servira à identifier les adresses de chaque ménage mais aussi, il facilitera les touristes qui souhaitent venir aux Comores, selon Hadjira Abdoulkarim, assistante de cette agence. « Identifier chaque personne et son ménage facilitera la communication et le commerce. C’est pour cette raison que chaque maison aura son numéro et un nom. S’agissant des entreprises, ces dernières aurons  leurs adresses complètes, notamment nom, rue et autres», a détaillé l’assistante. Comme à Ngazidja, les travaux d’adressage et annuaire se poursuivront à Ndzuani et Mwali.

Kamal Said Abdou

 

 

La journée des concessionnaires de Comores Telecom est célébrée à Anjouan, hier dans un hôtel à Trenani. Près de 200 personnes ont pris part à la cérémonie. Les trois meilleurs concessionnaires de l’île sont honorés et primés respectivement à un crédit de 500 mille kmf, 250 mille et 150 mille francs.

« Les concessionnaires sont des partenaires de Comores Telecom », a déclaré le directeur général, Said Ali Said Chayhane. Le patron de CT, a, lors de son discours largement souligné que la contribution des concessionnaires est très importante. Ils sont des partenaires, des auxiliaires. Les concessionnaires de Comores Telecom méritent cet honneur puisqu’ils sont les ambassadeurs de la société dans les régions respectives du pays, selon le directeur général de la société. « Vous êtes nos ambassadeurs, vous avez un mot à dire dans la société. Vous êtes la cheville ouvrière de la société », soutient le directeur régional, Charkane Chaharane.

Le porte-parole des concessionnaires de l’île, fait une critique sur la lenteur des opérations de transfert. « Nous perdons sur le volet transfert. Il y a trop de lenteur sur les opérations de transfert, le facteur temps nous fait aussi ralentir. Chose qui doit être vite rétablie pour l’intérêt de tous », réclame Abdoulhalim Saïd Ali. Les danse et chants traditionnels ont mis un « sérieux » charme à la journée par les ambiances arc-en-ciel.

La multiplication des sites dans plusieurs coins du pays préoccupe beaucoup les responsables de la société, selon le directeur Commercial de la société. Les concessionnaires sont appelés à être veilleurs et gardiens pour le bien de tous, car ces « derniers temps on enregistre beaucoup des dégâts orchestrés par des refoulés de Mayotte et d’autres personnes mal intentionnées », alerte le maitre de cérémonie. « On a honoré les trois meilleurs concessionnaires de l’île, à savoir Abdoulhalim Saïd Ali, porte-parole des concessionnaires, Mariama Abass, et Abdillah Abdou sont les concessionnaires primés avec 500 000 kmf, 250 000 kmf et 150 000 kmf, respectivement premier, deuxième et troisième », a-t-il précisé.

Le directeur général a promis que CT va déployer d’autres efforts visant à renforcer l’égalité de chance dans toutes les régions. Un atout pour les concessionnaires et un frottement des mains pour les grands constructeurs des produits CT.

JAD