ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Moheli : Deux voitures  brûlées

Moheli : Deux voitures  brûlées

Selon les informations, deux voitures ont pris feu la nuit du dimanche au lundi. Il s’agit du véhicule du maire de Fomboni et le véhicule d’un ancien secrétaire de la Crc actuellement agent de la société Comores Hydrocarbures. Les interpellations ont débuté hier dans la matinée.

A l’approche du 26 mai, date à laquelle le nouveau président élu à l’issue des élections controversées, le climat fait craindre. A Moheli, la voiture du maire de la ville de Fomboni s’est trouvée calciner ainsi qu’une autre  d’un ancien secrétaire de la Crc, parti au pouvoir.

Certains voient cet acte comme un guet-apens pour faire tomber certaines figures politiques influentes de l’île, et d’autres pensent que c’est une panne de mécanique.

Sûrement, une enquête va être diligentée pour déterminer les causes du feu. Selon des sources couvertes sous le sceau de l’anonymat des militants du Dr Abdoulanziz, candidat  malheureux aux dernières élections du gouverneur de  Moheli seraient interpellés par la police. Un tel acte ne peut être considéré comme un cas isolé.

Il est à retenir que ce même acte s’est produit à Ngazidja et à Anjouan l’année dernière. Des voitures des proches du gouvernement ont pris feu mais l’affaire a été classée sans suite.

Kamal Said Abdou

Les travaux du  nouveau tour du contrôle de l’aéroport des Comores, prendront bientôt fin. Un chantier qui fait partie des priorités du chef de l’Etat, Azali Assoumani dans sa vision de l’émergence du pays à l’horizon 20230. L’architecture marque déjà les esprits des passagers du trafic terrestre  et  de la ligne Mitsamiouli-Moroni.

Confié à une société chinoise, le nouveau tour de contrôle de l’aéroport des Comores sera bientôt opérationnel. Il est vrai que les autorités comoriennes misent beaucoup sur divers chantiers pour le développement infrastructurel,  mais celle-ci continue à marquer les esprits puisqu’elle revêt d’une telle structure nouvelle construite pour la présente génération.

Le tout nouveau futur tour de contrôle compte en sa hauteur 70m. L’aménagement a pour but d’améliorer l’efficacité  de la gestion  de l’espace aérien et terrestre étant le plus petit aéroport dans la zone de l’océan indien. Conçu d’une forme  tulipe, la nouvelle infrastructure offre  aux aiguilleurs du ciel une vue de 360 degrés sur la piste d’atterrissage et l’aérogare.

« Au total, il y a cinq consol mono-opérateur et deux consoles de supervision, à hauteur réglable, ainsi que deux meubles de rangement ont été installés dans la salle de contrôle. En plus de l’étude de  visibilité direct, des dessins techniques complets en D2 ont été fournis pour chacune des consoles, ainsi des images prévues en D3 afin de faciliter la visualisation  des éléments intérieurs », explique un chef de service du chantier du nouveau tour de contrôle.  

Selon le chef de service du nouveau  bâtiment, les travaux pourront prendre fin d’ici moins de deux mois. « Avec le rythme que nous menons, on peut tout finir d’ici moins deux mois. Les responsables de l’ASECNA ne ménagent  aucun effort pour que le nouveau tour de contrôle soit opérationnel dans les meilleurs délais malgré que les travaux demandent beaucoup de finesse vue les risques qui peuvent incomber », dit-il.

Nassuf. M. Abdou

Le Ministère de l’énergie, le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) aux Comores et le fonds pour l’environnement mondial (FEM) ont lancé, mardi dernier à Moroni,  le programme des mini-réseaux pour l’Afrique du FEM/PNUD. Un projet destiné à améliorer les conditions de vie des populations les plus vulnérables dans les zones rurales.

Les populations vulnérables dans les zones rurales sont au cœur des préoccupations des partenaires internationaux en coordination avec les autorités comoriennes. Le ministère de l’énergie avec la PNUD  et d’autres partenaires pour le développement, ont lancé,  mardi dernier, le programme des mini-réseaux pour l’Afrique du FEM/PNUD.

L’objectif principal du projet est de mobiliser les communautés vulnérables, la société civile, le secteur privé, les bailleurs de fonds, la SONELEC et la DGEME pour le développement et le déploiement des mini-réseaux, dans le cadre de la vision COMORES 2030.

« Cette cérémonie marque le début d’un projet énergétique novateur destiné à améliorer les conditions de vie des populations les plus vulnérables dans les zones rurales des Comores. Cet atelier de lancement constitue une opportunité essentielle de sensibiliser le public aux enjeux et défis majeurs liés à l’énergie pour le développement des communautés rurales, ainsi que de mobiliser leur soutien pour la mise en œuvre de ce nouveau projet axé sur les mini-réseaux autonomes », explique le Pnud.

Les sites sélectionnés sont entre autres, Ouzini à Anjouan, Miremani à Mohéli et Bandasamlini à Ngazidja. « En préparation de cet atelier, l’équipe AMP Comores a organisé des réunions d’information et d’échange avec toutes les parties prenantes à Anjouan et Mohéli, ainsi que des visites de terrain sur les sites sélectionnés avec les communautés bénéficiaires », précise le Pnud.

Les mini-réseaux autonomes visent à garantir un approvisionnement énergétique fiable et diversifié tout en encourageant une utilisation rationnelle de l’énergie dans nos communautés. Ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme Africa Mini-grids (AMP), soutenu par le fonds mondial pour l’environnement avec le PNUD, visant à développer des mini-réseaux propres dans des zones caractérisées par un faible accès à l’énergie pour une période de 4 ans, du  2024-2028.                .

Nassuf.M.Abdou

Le citoyen comorien est confronté à un double crise, de l’électricité et de l’eau potable. Malheureusement, malgré les efforts déployés, le malheur est loin d’être atténué. Sans électricité, sans eau, le citoyen traverse une crise qui ne dit pas son nom.

Robinets à sec, des villes et villages dans le noir. La crise est bien présente. Le pays se remettra-t-il sans eau ni électricité ? Le pays est à l’arrêt. « On en a marre ! crie Abdoulmadjid Mistoihi, un taximan sur Moroni. Pour lui, les directeurs de la Sonelec et de la Sonede doivent être démis de leurs fonctions puisque, dit-il.  Ils ont failli à leurs missions. Pas de courant, pas d’eau, comment le comorien vit-il son quotidien ? ».

« Ça fait trois jours, je n’ai pas pris un bain par manque d’eau. Je recharge mon téléphone dans ma voiture », témoigne-t-il. Une crise qui couve depuis longtemps. Le black-out. La pénurie d’eau. Le pays fait face à des délestages et des coupures.

« Cela a un impact négatif sur la vie quotidienne des citoyens, en particulier dans les zones rurales où l’électricité est souvent inexistante. Les ménages, les épiciers et les entreprises sont tous touchés par cette situation, ce qui entrave le développement économique et social du pays », a souligné, de son côté, Mohamed Elhad, enseignant.

« Pour l’eau, cela expose les populations à un risque accru de maladies d’origine hydrique telles que la diarrhée, le choléra et bien d’autres », a-t-il fait savoir. Les défis économiques, le manque d’investissements dans les infrastructures, les problèmes de gouvernance et le manque de ressources techniques, sont autant de facteurs qui contribuent à la crise de l’électricité et de l’eau. Selon l’enseignant, pour atténuer le malheur du comorien, des mesures doivent être prises à plusieurs niveaux.

« Des investissements accrus dans les infrastructures énergétiques et hydriques sont nécessaires pour améliorer la production, la distribution et l’accès à l’électricité et à l’eau potable. Les gouvernements, les organisations internationales et les partenaires au développement peuvent jouer un rôle clé dans ce domaine, en fournissant un soutien financier et technique », a-t-il préconisé. « Il est important d’impliquer les communautés locales dans la planification et la mise en œuvre des projets liés à l’électricité et à l’eau potable », a conclu Mohamed Elhad.

Nassuf. M. Abdou

Pointé du doigt pour non-respect des procédures légales du marché d’achat de chariots, Yasser Ali Assoumani a été poursuivi en justice par l’ADC pendant qu’il était en prison. Mais le tribunal avait condamné les deux parties (Yasser Ali Assoumani et l’ADC) à verser la somme de 48 409 000 kmf, somme restante des 74 250 000 kmf qui ont servi à l’achat de 500 chariots, d’ores et déjà réceptionnés par l’établissement public. Mais, l’ancien patron est sorti indemne et c’est à la direction des aéroports des Comores de verser la somme restante (48 409 000 kmf) à magasin Said Ali. Yasser Ali Assoumani est mis hors de cause.

Il s’agit d’un contrat d’achat de chariots signé le 2 juillet 2018 avec le magasin Said Ali, pour une somme de 74 250 000 kmf, sur un échelon de trois échéances.

L’ADC avait versé 20% de la valeur demandée. 39 250 000, c’est la somme versée par l’ADC. Il reste le reliquat qui s’élève à 48 409 000 kmf. Toutefois, le directeur de l’institution de cette période-là, Yasser Ali Assoumani est licencié. Et l’ADC demande à ce que Yasser verse la somme de 48 409 000 kmf, car le marché n’a pas suivi les procédures légales.

Devant la justice, étant donné que le marché n’a pas suivi les procédures légales, l’ancien directeur et l’ADC ont été condamnés à payer cette somme de 48 409 000 kmf. Ainsi qu’une obligation de plaider de 500 000 kmf avec les dépenses.

Cependant, l’avocate de Yasser Ali Assoumani, Me Samina Chakira a interjeté un appel. Puisque selon elle, l’ancien directeur représentait l’aéroport des Comores et c’est à l’aéroport des Comores de payer la somme restante (48 409 000 KMF).

Et l’arrêt N°02/24 du 24 février 2024 de la cour d’appel de Moroni, condamne l’ADC à payer la somme de 48 409 000 KMF au magasin Said Ali, et condamne également l’ADC à payer la somme de 500 000 kmf pour l’obligation de plaider, rejette le surplus de demandes et condamne l’ADC aux dépens.

« Le contrat passé a été conclu au bénéfice de la société ADC, car c’est elle qui en est le bénéficiaire car elle a réceptionné les chariots et s’en sert dans les activités quotidiennes. Que dès lors, retenir la responsabilité de Monsieur Yasser Ali Assoumani à titre personnel, n’est pas justifié car ayant agi pour le compte et au profit de l’ADC dont il était le premier responsable », lit-on dans l’arrêt de la cour d’appel.

KDBA

Les Comores ont célébré, hier mardi, à Moroni, le 54e anniversaire de la déclaration Schuman (création de l’Union européenne, le 9 mai 1950). Une occasion pour les responsables du programme Msomo na hazi d’organiser la cérémonie de lancement officiel des appuis du programme Msomo na hazi aux centres de formations professionnelles partenaires (IUT, Entp et Enpmm) et aux organisations de la société civile. Plus d’une vingtaine de stands ont été exposés.

À l’occasion de la journée d’Europe, les responsables du programme Msomo na Hazi et le gouvernement comorien ont, hier mardi, lancé officiellement les appuis du programme Msomo na Hazi aux centres de formations professionnelles partenaires et aux organisations de la société civile.

A cet effet, le directeur du programme Msomo na hazi, Abdallah Nourdine a souligné les différents secteurs d’intervention et de subvention de ce programme dédié aux jeunes comoriens.

« Le programme Msomo na hazi finance une partie de chacun des projets d’établissements de l’IUT, de l’Entp et de l’Enpmm concernant l’acquisition des équipements, la réalisation de travaux de réhabilitation, l’intégration de nouveaux modules de formation, l’amélioration des référentiels de formation, le renforcement des capacités, entre autres. Le financement de ce programme à des établissements publics (dont 3 centres de formations professionnelles) représente un total de 217 000 000 kmf. Ce programme vient en appui aux OSC dont 11 sont bénéficiaires de nos subventions à un montant de 679 500 000 kmf », a fait savoir Abdallah Nourdine.

Pour mettre en synergie les divers appuis du programme, les responsables du programme ont instauré une nouvelle structure dans l’écosystème de la FIP : les centres Sowo la hazi, selon Abdallah Nourdine. « Quatre centres Sowo la hazi sont opérationnels dans la commune de Moroni et de Mitsamihouli (à Ngazidja), de Mutsamudu (à Anjouan) et de Fomboni (à Mohéli) », a-t-il précisé.

Abdoulandhum Ahamada

 

L’Agence nationale du hadj et de la Oumra sous la supervision de son directeur général Abdoulafatah Said Mohamed a organisé hier au foyer des femmes une rencontre entre les pèlerins  et les Ulémas. Autour de cette entrevue, les pèlerins ont été interpellés sur l’objectif du hadj, les principes de celui-ci ainsi que son déroulement du début à la fin.

Sous la houlette de l’Agence nationale hadj, les pèlerins ont été sensibilisés à travers une série de directives et de rappels concernant le comportement approprié et les aspirations spirituelles lors du pèlerinage.

L’accent a été mis sur la nécessité de respecter les rituels sacrés, de promouvoir la solidarité entre les pèlerins et de maintenir un comportement exemplaire tout au long du voyage sacré.

Dans son discours, le directeur de l’Agence Abdoulafatah Said Mohamed, a souligné l’importance de cette réunion dans le contexte actuel, où les défis logistiques et les contraintes sanitaires peuvent parfois éclipser la véritable essence du pèlerinage. Il a exhorté les pèlerins à se rappeler que le hadj est bien plus qu’un simple voyage physique, mais une occasion de purification spirituelle et de connexion profonde avec la foi.

« Je vous exhorte ici en ma qualité de directeur, qu’il est strictement interdit à tous et à toutes de chercher à rencontrer des personnes hors de notre voyage pour éviter tous problèmes à venir. Je tiens aussi à rappeler que durant le hadj nous ne serons pas les seuls pèlerins, il y aura des milliers et des milliers d’autres, donc il arrive parfois que nous soyons obligés de délaisser certaines choses surérogatoires pour le bien commun ou parfois même parce que le temps ne nous le permettrait pas », a-t-il souligné.

« Sachez aussi que vos Visa sont tous déjà octroyés mais uniquement ceux qui ont été inscrits depuis le mois de novembre dernier. Nous comptons pour l’heure 850 pèlerins. Mais d’autres personnes pourront venir s’ajouter dans les listes mais cela ne dépendra pas de nous », a précisé Abdoulfatah Said Mohamed.

S’agissant d’une question religieuse, il ne serait pas convenable de finir cette réunion sans qu’un érudit savant prenne la parole pour donner plus de détails sur ce voyage unique et divine.

Ainsi Abdourahime Mhadji, directeur de l’agence de voyage Al-kasua et Oustadh Baha-oudine sont revenus sur les démarches et les points essentiels à maîtriser pour bien accomplir son hadj dans la paix et la sérénité.

« Il vous faut essentiellement trois choses importantes à savoir la patience, car là-bas vous rencontrerez des difficultés et  d’énormes imprévues. Certains relèveront du sort des Agences comme d’autres non.  Dans tous les cas, il faut rester résilient et sachez que plus vous rencontrer des difficultés durant votre pèlerinage plus vous êtes récompensés. Ensuite, soyez des invocateurs : demandez tout ce que vous voulez car Allah est bon entendeur.  Enfin, cherchez à apprendre comment faire, n’hésitez pas à poser vos questions quand vous ne savez pas quoi faire », a indiqué Abdourahim Mhadji.

Pour Ahmed Mohamed Abdourazak, médecin en charge des pèlerins,  il a à son tour insisté sur l’importance des pèlerins de faire les examens généraux, notamment  les vaccins contre la fièvre jaune pour éviter toute importation de maladie indésirable.

En effet, cette réunion organisée par l’Agence nationale du hadj a été un rappel poignant de l’importance des principes et des objectifs du pèlerinage. Alors que les pèlerins se préparent à entreprendre ce voyage sacré, ils sont désormais équipés non seulement de connaissances pratiques, mais aussi d’une compréhension renouvelée de la signification profonde de leur démarche spirituelle.

Inmadoudine Bacar

C’est à travers la gouverneure de Ngazidja que l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite, Dr Atallah bin Zayed Al-Zayed a, hier mercredi, remis des machines à coudre à l’école ménagère les « Hirondelles ». La cérémonie de remise a eu lieu dans l’enceinte de cette école de formation professionnelle. Un geste honorifique qui entre dans le cadre de l’appui à la promotion de l’entreprenariat et les formations professionnelles.

L’ambassadeur d’Arabie Saoudite à Moroni a remis un don de matériel électrique composé par 8 machines à coudre et ses accessoires. L’ambassadeur Dr Atallah bin Zayed Al-Zayed, a espéré que ces outils seront utilisés à bon escient par les bénéficiaires.

Tout en exprimant, en même temps, sa volonté de soutenir les activités menées par cette école pour la promotion de la formation professionnelle et entrepreneuriale.

« Il est évident de remercier les initiateurs de ce lieu d’apprentissage qui ont créé un monde professionnel, notamment la cuisine, la pâtisserie et la restauration. Ce sont des femmes et filles qui apprennent assidument, à travailler pour gagner leurs vies. Nous allons continuer à soutenir ces engagements au service de la nation comorienne », a déclaré l’ambassadeur saoudien.   

Quant à la directrice générale de l’école les Hirondelles, Hamidat Ibrahim, après avoir remercié l’ambassadeur, elle a exprimé la gratitude de la gouverneure de Ngazidja pour cet appui précieux que l’Arabie Saoudite ne cesse d’apporter aux Comores. Selon elle, cette visite de l’ambassadeur saoudien va créer une lueur d’espoir et des réelles perspectives.

« Je suis convaincue que votre visite va nous apporter espoir et perspectives pour pouvoir relancer notre programme d’activités, grâce au soutien et l’aide fraternelle que son excellence l’ambassadeur nous a apporté pour ouvrir des nouvelles perspectives de développement et des programmes d’actions de notre école », a exprimé Hamidat Ibrahim.

Et d’ajouter : « grâce à votre visite que nous apprécions hautement, des nouvelles ambitions pour notre politique de formation vont permettre de réaliser des programmes de développement à moyens et à longs termes aux exigences des mutations technologiques générales par l’évolution de l’économie ».

Abdoulandhum Ahamada

La fondation Mohamed IV des ulémas africains à Moroni, a organisé  dimanche soir, au siège de la fondation à Moroni, la 5ème édition du concours récital du saint-coran devant quelques personnalités religieuses et diplomates du royaume du Maroc aux Comores, Saïd Idrisse Alloui.

Sur les 72 candidats inscrits de tout genre sur  trois catégories, deux candidats ont été retenus pour la grande finale au Maroc. Les jurys composés des membres  de la fondation Mohamed VI des ulémas africains, section Comores, ont passé  au crible pour les finalistes issus des différentes foyers religieux du pays, dans trois catégories, à savoir la mémorisation complète du saint Coran selon le riwayat warch, la mémorisation de l’intégrité  du livre saint et la mémorisation du trois chapitre.

Au total, 72  candidats ont eu chacun du temps  pour se démarquer par sa  prestation, toutefois, deux  finalistes ont été retenus pour la grande finale initialement prévue au Maroc, en marge de cette 5ème édition.

Il s’agit d’une initiative mise en œuvre par la fondation Mohamed VI des ulémas africains dont, l’objectif entre autres  vise  à encourager  les enfants et les jeunes musulmans africains à s’intéresser au saint Coran, à le mémoriser, le déclamer et le psalmodier, encourager la maitrise également la mémorisation du livre saint Coran avec l’application des règles de la psalmodie.

Au terme de ce concours, qu’a abrité le siège de la fondation Mohamed VI, sise à Moroni, deux  candidats se sont distingués respectivement dans les catégories de mémorisation complète du saint Coran, la mémorisation complète de ce livre sacré selon le riwayat warch et la mémorisation de cinq chapitres. Il s’agit de Youssouf Yahya Bacar et Al-Habib Nadjari qui ont partagé  les mêmes points de  18/20, et Abdou Fazaldine, lauréat de la mémorisation de trois chapitres avec 16/20. Les gagnants de ces trois catégories participeront à la finale du concours qui se tiendra au Maroc face aux autres candidats issus des 48 pays membres de la fondation. 

Cette cinquième édition du concours aux Comores,  a été honorée par la présence des diplomates  marocains, notamment le chargé des affaires de l’ambassade du royaume au Maroc à Moroni, Said Idrisse Alloui et quelques figures religieuses de la place.

Nassuf.M. Abdou

La sortie du piste du Fokker-50 de la compagnie R’Komor dimanche  dernier à Mohéli  a suscité l’inquiétude des comoriens. L’Anacm est pointé du doigt.

Le secteur du transport aérien aux Comores est en déclin. En moins de 5 ans, le pays enregistre un record considérable des crashs. La dernière date de février 2023 qui a coûté la vie à 14 passagers dans les côtes de Mohéli. Mais la sortie de piste de Fokker-50 de la compagnie R’Komor a attisé la colère et l’inquiétude des comoriens qui pointent du doigt à l’Anacm.

« La sortie du piste de Fokker-50 de la compagnie R’Komor dimanche dernier résume encore une fois  combien le secteur de transport aérien de notre pays est vulnérable. Je pense que cet accident du dimanche dernier est un message pour nos autorités », estime un spécialiste en aéronautique qui ne souhaite pas dévoiler son nom. Selon lui, ce domaine de transport est exclusivement réservé.

« Malgré dans notre pays peu importe peut devenir directeur de l’aviation civile. Il est temps de placer les bonnes personnes aux bons endroits si nous voulons arrêter ces tragédies. Si non, nous continueront à enregistrer des victimes », précise-t-il. Pour le spécialiste, la faute ne doit pas revenir seulement à la compagnie.

« Il s’agit de la responsabilité de l’Anacm de veiller et remplir ses missions comme il se doit. Il faut rappeler aussi que le pays n’a toujours pas les infrastructures aéroportuaires adéquates et les conditions propices.  Et cela revient de la responsabilité du gouvernement », indique le spécialiste en aéronautique.

« C’est dommage que notre pays enregistre ce record de crash en moins de 3 ans. Un tel record d’accident ne s’est jamais répondu dans le pays », déplore-t-il.

A entendre le spécialiste, dans les annales de l’histoire de l’aviation civile de notre pays, quelques crashs ont été enregistrés, notamment le crash de l’avion de Maweni Mbude suivi de celui de kwambani washili, celui de l’Éthiopie et récemment pour Yemania Airways. Ces derniers temps, le nombre des crashs se multiplie.

Kamal Saïd Abdou