ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Hier mardi, la brigade mixte et antidrogue a saisi des kilos de drogue chimique et une grosse somme de faux billets. A peine 8 kilos de drogue chimique, des billets de 10.000 francs comoriens et de 50 euros sont tous brûlés.

Des paquets de faux billets de francs comoriens estimés à 11 millions et des billets en euros estimés à 300 millions de francs comoriens, sont saisis et brûlés. Des produits chimiques y compris les papiers sont aussi saisis. La police nationale et la Brimad ont brûlé les stupéfiants ainsi que les billets d’argent. Devant la presse, le ministre de l’intérieur a salué le travail effectué par la police nationale et la justice. Selon le ministre de l’intérieur, certains parmi les auteurs sont aux arrêtés et d’autres se sont échappés mais la police est à leur recherche. « Nous avons tous leurs identités », a précisé le ministre de l’intérieur.

« C’est une somme importante saisie. Ce sont des faux billets. Les billets de 10.000 sont estimés à 11.000.000 de francs comoriens et les billets de 50 euros sont estimés à 300.000.000 de francs comoriens. Il y a aussi des produits stupéfiants dont la drogue chimique qui s’élève à 8 kilos », a expliqué Mohamed Daoudou, ministre de l’intérieur. Et lui d’indiquer que « la police nationale et la justice de notre pays travaillent en concert pour mettre fin à cette calamité tout en arrêtant de temps en temps des trafiquants de drogue. »

Face à la crise sanitaire, la police, dit-il, lutte contre le trafic de la drogue et des produits stupéfiants. « Nous ne permettrons personne à faire ce que bon lui semble car certains profitent de cette période de crise à procéder à des actes inadmissibles », insiste Mohamed Daoudou. Une enquête est d’ores et déjà ouverte.

La rédaction

El-Amine Moubine,  génie en robotique et jeune comorien travaillant sur le domaine de la technologie s’apprête à lancer prochainement un robot routier et un drone qui sera contrôlé par un agent de sécurité. Ce projet s’inscrit sur la facilitation et le contrôle de la circulation routière.

« Mon ambition est de suivre le conseil du président Américain John Kennedy qui disait : ne vous demandez pas ce que votre pays fera pour vous. Demandez-vous ce que vous ferez pour votre pays », déclare El-Amine Moubine. Après le lancement d’un robot ménager, robot tireur spécialisé dans la sécurité l’année dernière, le génie en robotique s’intéresse dans la circulation routière pour mieux apporter une solution. « Je suis en train de créer un robot capable de faciliter la circulation et un drone piloté par un agent de sécurité », a indiqué El-Amine.

Selon lui, un robot de taille de 1m 50 sans le piédestal. El-Amine Moubine a précisé qu’il s’agit d’un travail dur demandant des moyens financiers. « Malheureusement,  je n’ai pas reçu de financement ni du gouvernement ni d’un organisme quelconque. Je travaille à mes propres moyens », déplore-t-il. Ambitieux dans le domaine de la technologie, le génie en robotique avance que le non financement constitue un retard pour la réalisation des projets. Or, dit-il, le gouvernement doit accompagner les jeunes talentueux comoriens ayant des projets dans tous les domaines pour mieux développer le pays.

Kamal Saïd Abdou

Le mouvement des jeunes cadres représentant les 19 localités de Badjini-Ouest, wunyanya wa nguwengwe a lancé ses nouvelles mesures préventives depuis lundi 25 février dernier. C’est dans le but de lutter contre les conflits inter-villageois et éviter la guerre durant cette période de campagne.

Mohamed Mkandzile Assaf

Assurer la stabilité et la paix dans la région de Nguwengwe reste la priorité du mouvement de ces jeunes cadres de Badjini-Ouest. Ce mouvement a commencé à sensibiliser les médias privés et publics avant d’organiser des conférences, caravanes et la conférence publique dans leur région. C’est suite à un conflit inter-villageois provoqué en période électorale il y a bien longtemps, que ces jeunes ont initié ce mouvement pour rétablir la paix dans la région.

Selon les responsables de ce mouvement, chaque citoyen doit se sentir responsable de ses actes pendant cette période. Pour des mesures préventives, les membres wunyanya wa nguwengwe assistent dans tous les différents meetings pour prendre notes des discours des tous les candidats. Ils négocient avec les directeurs des campagnes pour qu’ils prennent actes de la situation actuelle du pays. « Il n’y a plus  droit à l’erreur », disent-ils. Car, « les campagnes ne servent pas qu’à insulter les adversaires. » Le président du mouvement, Mkandzilé Mohamed Assaf a prévenu que tout dérapage fera objet de plainte. « Nous porterons plainte contre tout candidat (e) qui oserait surpasser la ligne rouge. Les candidats doivent mesures leurs mots, car nous enregistrons leurs déclarations avant toute chose. »

Conscients que la période électorale « est une période compliquée, le principal objectif est de parvenir à stabiliser les 19 localités et appeler les autres régions à prendre conscience de l’enjeu », renchérit Assaf. Il ajoute « il faut arriver à voter sans faire la guerre entre comoriens.

Le mouvement s’arroge l’ambition de « bâtir une référence de collectivité pour s’indigner et déplorer le mode de vie régissant la région de Badjini Ouest, il y a plus de trois décennies ». Il souhaite limiter les causes des conflits de manière générale et « vise également à  développer un cadre de prévention des conflits en créant un dialogue politique et social avec des parties prenante et autres. »

H.H

La localité de Vouvouni se lave de toute accusation concernant la mort de Kalidance, jeune de natif de Boeni. A travers une prière tenue hier à Vouvouni, Cheha Ali Omar, conseiller de l’ile dément cette information qui nuit l’image de Vouvouni. Me Youssouf M’sa, avocat de la localité de Vouvouni souligne qu’il ne s’agit pas d’un assassinat mais plutôt un accident. La localité demande à ce que la vérité soit éclairée par Dieu.

Les avocats de vouvouni et M. Ivessi devant la presse

L’hypothèse d’un assassinat du jeune de Boeni n’est pas admise, la localité de Vouvouni se lave de toute accusation compromettant la stabilité et l’image du village. Lors d’un point de presse tenu à Vouvouni, les avocats de la localité de Vouvouni écarte l’idée d’un acte criminel. Me Youssouf M’sa, avocat de la localité de Vouvouni s’est basé sur des éléments techniques afin de donner un point de vue. S’appuyant sur le lieu de la scène, l’avocat estime qu’il s’agit d’un accident. A entendre Me Youssouf M’sa, le défunt habitait dans un bâtiment de trois étages ou l’hypothèse d’une chute libre est probable. Outre les caractères soulignés, Me Youssouf M’sa a fait savoir aussi que le défunt habitait avec sa sœur « comment un tel acte d’assassinat peut se produire sans que sa sœur n’ait pas entendu des bruits » s’interroge-t-il.

Selon les analyses et les témoignages recueilli par l’avocat, la sœur du défunt a attendu de bruit de l’eau aux alentours aux environs de 5h du matin. Ce qui montre l’avocat que Kalidance a cette heure, il était vivant, selon l’avocat. De cette investigation, l’avocat demande à ce que le procureur se prononce sur cette question car dit-il, « je suis confiant du travail du ministère public »

Convaincu sur la chute libre, Me Youssouf M’sa a indiqué par ailleurs que des blessures légères ont été constatés sur le corps du défunt mais « nous attendons le procureur car celui-ci est en train d’examiner les photos, les radios et échographies faites afin de donner une conclusion » avance-t-il. En attendant la finalité de l’information criminelle ouverte par la police, Me Youssouf M’sa a rappelé que cette information porte sur une infraction ordinaire.

Kamal Saïd Abdou

Une cérémonie solennelle de fin de formation de l’armée nationale a eu lieu  à Itsoundou, mardi dernier, après 7 mois de formations. Le président de l’union des Comores a rappelé aux nouveaux recrus, le devoir du soldat au service de son pays, «  le rattachement au respect de droit. »

Une nouvelle vague au service de l’armée nationale est recrutée. Après sept mois sans relâche en pleine  formation pour le maintien de l’ordre, des certificats de mérite ont été décernés aux jeunes nouvellement recrus. En présence du chef de l’Etat, le colonel Azali Assoumani et le corps de l’armée nationale de développement, la cérémonie de fin de formation s’est déroulée avec enthousiasme. Plus de 600 soldats inscrits pour le stage, seuls les 541 ont  bénéficié et résisté à la formation du stage à Itsoundzu. Le Président de l’union des Comores a saisi l’opportunité de conscientiser les nouveaux jeunes soldats de leur vocation, au service de leur nation. Azali Assoumani a insisté sur la vigilance  aux forces de l’ordre dans les élections anticipées prochaines.

« Je me permets d’insister que, nous allons vers une période un peu particulière, durant  laquelle les esprits s’échauffent et le comportement de certains sortent des habitudes, donc la vigilance est exigée », laisse entendre le chef de l’Etat Azali Assoumani. Le locataire du Beit-salam n’a pas manqué de rappeler  le rôle à jouer pour un agent de l’armé au profit de son peuple, « c’est d’apporter son soutien indéfectible pour la stabilité du pays et le respect envers les institutions républicaines », a-t-il souligné.

Les bénéficiaires du stage n’ont de cesse pour exprimer leur joie. « C’est avec un réel plaisir qui m’habite tout au fond du cœur d’être parmi la nouvelle équipe de l’armée nationale, bénéficiant un stage similaire de 7 mois dans les exercices physiques et de discipline.  Je compte faire preuve de la formation acquise, au service de mon drapeau en matière de maintien de l’ordre et la sécurité de l’intégrité territoriale », se réjouit Kaabi Mohamed, un des jeunes soldats nouvellement recrutés.

Nassuf.M.Abdou (stagiaire)