À l’approche des examens du premier semestre, le Sneuc confirme le maintien de la grève. Lors d’une conférence de presse samedi dernier, le syndicat a annoncé son intention de boycotter les examens tant que le ministère de l’Éducation et le rectorat persisteront dans leur indifférence face à leurs revendications.
Le dialogue, bien que crucial pour apaiser la crise, semble toujours hors de portée. Le Sneuc continue de mettre la pression et exige toujours le respect du protocole d’accord, notamment en ce qui concerne le reclassement des enseignants, le financement pérenne de l’Université, le statut des enseignants contractuels, ainsi que la suspension de leur secrétaire général. À ce jour, aucune issue ne semble se dessiner. Les enseignants restent fermes dans leurs positions, le gouvernement persiste dans le silence, et les étudiants se trouvent dans l’attente, dans l’impuissance la plus totale.
« Il ne s’agit pas d’une grève de fantaisie, mais d’une grève qui vise à assurer la survie de l’Université », a déclaré Hassane Youssouf, ancien secrétaire général du Sneuc. Chaque jour qui passe éloigne un peu plus la possibilité d’une solution à la crise, enfonçant l’institution encore davantage dans la tourmente. L’organisation des examens de fin de semestre semble désormais fortement compromise, avec le spectre d’un semestre blanc qui plane, accompagné de lourdes conséquences sociales. « Nous ne proposerons pas les sujets et nous ne procéderons pas à la correction », a confirmé Dr. Azali.
Dans ce contexte tendu, où le dialogue social est fragile, toute prise de position contre les revendications syndicales risque de provoquer des répercussions. Le silence des acteurs de l’Université témoigne à la fois de la crainte et du désarroi. « Nous avons sollicité une discussion informelle avec des autorités autres que celles de l’Université et du ministère pour sortir de cette crise, mais aucune réponse ne nous a été donnée », déplore Hassane Youssouf. Il a toutefois exprimé sa satisfaction quant à l’adhésion à leur mot d’ordre appelant les enseignants contractuels, contraints de dispenser des cours sous pression, à rejoindre la grève pour leur propre bien.
Kamal Said Abdou









