Les Comores sont parmi les premiers producteurs mondiaux d’huile essentielle d’ylang-ylang de qualité. La production de ce produits de rente dans l’archipel des Comores, tant par sa renommée que pour son économie constitue en moyenne 12 à 15% des revenus d’exportation du pays et fait vivre environ 10% de la population comorienne.

La quatrième édition de la journée nationale de concertation des acteurs de la filière ylang-ylang est célébrée hier, à M’dé. Malgré la crise que subit la filière ylang-ylang depuis 2019, l’interprofession s’est constituée pour défendre l’intérêt de l’ensemble des acteurs et répondre aux enjeux de protection de l’environnement et le développement durable. Aujourd’hui, cette filière s’est organisée. Il existe une interprofession nationale et 3 interprofessions insulaires, relais du national, chargée des problèmes spécifiques à chaque ile.
Les missions de l’interprofession ont été présentées en journée nationale de concertation le 12 novembre dernier. « Une occasion d’œuvrer à consolider la professionnalisation de tous les acteurs, travailler, garantir et promouvoir la qualité des productions comoriennes afin de lutter contre le frelatage et tendre vers un prix unifié minimal permettant aux acteurs de la filière de vivre décemment de leur travail », a indiqué Mohamed Mahamoud, président Icfy.
A en croire le président, depuis un an, des nombreuses activités dégagées lors de la journée de concertation de novembre 2020 ont été conduites à la formalisation de l’interprofession comorienne. S’agissant de la commercialisation, Mohamed Mahamoud a rappelé que deux réunions sont déjà tenues avec des exportateurs dont l’objectif est la lutte contre le frelatage, garantir la qualité des huiles comoriennes, la régulation des collecteurs et la définition d’un prix plancher. Mohamed Mahamoud est convaincu que le travail n’est pas encore fini. Selon lui, le soutien du gouvernement et les bailleurs aux projets en cours est indispensable.
Kamal Saïd Abdou








