ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Couvre-feu : Le drame que sont en train de vivre les comoriens

En pleine crise sanitaire, un couvre-feu a été décrété. Un piège pour les comoriens. Partout, le couvre-feu est devenu un moyen de mobiliser une grosse somme d’argents. Fini de chanter, il faut tenir.

C’est sur l’ensemble du territoire comorien où se passe la scène. Un couvre-feu ? Tortures morales ? Physiques ? Les forces de l’ordre font irruption toutes les nuits dans les quartiers et villages. Des arrestations ont lieu. Les personnes interpellées passent la nuit dans des lieux choisis par les forces de l’ordre. A Moroni ? A Mdé ? Chaque personne doit 25.000 francs comoriens pour sa libération. Une amende non mentionnée sur ledit décret du chef de l’Etat sur le couvre-feu du 20 heures à 5 heures.

Face au covid-19, les citoyens comoriens sont pris au piège. Ils vivent un drame. A quoi bon les 25.000 francs comoriens ? A quoi servent ces 25.000 fcs ? Le couvre-feu, une vision d’enfer. Une mesure de protection économique. L’argent est prioritaire, dira-t-on. Mais n’est-ce pas un peu absurde ? Le couvre-feu provoque une contraction sans précédent d’une part et un étirement d’autre part. Sombre couvre-feu. Au lieu de donner de l’oxygène à la population, c’est le peuple qui donne à l’Etat. Des amendes pendant que le covid-19 frappe de plus belle les Comores. A partir de 20 heures, le pays tout entier est confiné. Le couvre-feu est devenu une occasion de mobiliser un paquet financier à des fins inconnues.

Des agressions peuvent avoir lieu dans des villes et villages. La colère gronde contre le gouvernement central et les forces de l’ordre. A ce stade, le pays connaitra des violences physiques entre armées et citoyens. Et c’est parmi les risques du couvre-feu dans notre pays.

Kamaldine Bacar. A

 

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