Vendredi dernier, le CASM de Mtsangani a accueilli une journée stratégique d’échanges et d’éducation financière dédiée au renforcement de l’autonomie économique des femmes comoriennes.
Réunissant 49 participantes, cette initiative a été portée par l’association Girls and Tech Comores dans le cadre du projet Renforcement de l’Autonomisation Économique des Femmes aux Comores (RAEFC), avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Cette journée de formation avait pour objectif de permettre aux femmes d’acquérir des compétences essentielles en gestion financière et en entrepreneuriat, afin de favoriser leur indépendance économique. Deux formateurs ont animé cette session : Abdouroihmane Ahmed Soilihi et Ahmed Assoumani. Ils ont abordé plusieurs thématiques clés, notamment la gestion des finances personnelles, la planification budgétaire et les procédures de création d’entreprise. À travers des échanges interactifs et des conseils pratiques, les participantes ont pu mieux comprendre les étapes nécessaires pour structurer et concrétiser leurs projets économiques.
À l’issue de la formation, les participantes ont exprimé leur satisfaction. Laila Lihoma Ismaël, l’une des bénéficiaires, témoigne : « Cette formation m’a vraiment donné confiance pour lancer mon projet. »
Un bilan positif et des perspectives prometteuses
Du côté des organisateurs, le bilan est jugé très encourageant. Anzize Koudra, chargé de communication de Girls and Tech Comores, se félicite des résultats obtenus : « Pour nous, Girls and Tech Comores, c’est un succès d’avoir réussi à mobiliser plus de 800 femmes vulnérables autour de cette dynamique impulsée par l’OIF dans le cadre de la 5ᵉ édition du projet La Francophonie pour elles. Notre volonté est de poursuivre cette démarche de renforcement de l’autonomisation économique des femmes aux Comores. »
La prochaine étape du projet RAEFC prévoit l’accompagnement de 15 femmes dans un programme d’incubation de trois mois, visant à transformer leurs idées en projets concrets. Parmi elles, cinq bénéficieront d’un suivi renforcé, incluant leur enregistrement auprès de l’ANPI et le lancement effectif de leur activité.
Djanamal Saïd Abdou









