Après trois mois de suspension pour permettre la régénération des stocks marins, la pêche au poulpe reprend dans les eaux de Mohéli. Les premières captures sont prometteuses et les pêcheurs se montrent confiants pour la saison.
Le 4 février dernier, les eaux de Mohéli ont de nouveau accueilli l’activité de pêche au poulpe après trois mois de fermeture, une mesure visant à protéger les stocks et garantir la durabilité de cette ressource essentielle.
Cette réouverture, pilotée par le Projet FSRP sous l’égide du Ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Artisanat, ainsi que du Ministère de l’Environnement et du Tourisme, bénéficie également du soutien du fonds PROBLUE de la Banque mondiale (Région Afrique) et du Projet Ulanga Mali, financé par l’AFD et l’Union européenne. Elle met en lumière l’importance de la cogestion et du repos biologique pour la préservation des ressources marines.
Pour les pêcheurs des villages de Hamavouna, Sambia, Ouallah 2 et Miremani, la reprise est perçue comme un signe d’espoir. « Après ces mois d’arrêt, nous retournons en mer avec confiance. Les poulpes sont plus nombreux et la pêche semble prometteuse », confie Ahmed Saïd, pêcheur à Hamavouna.
Attoumani Ali, également pêcheur, ajoute : « Cette pause a été difficile pour nos familles, mais aujourd’hui, nous réalisons que c’était nécessaire. Nous devons apprendre à protéger la mer afin que nos enfants puissent continuer à vivre de la pêche. »
En seulement deux jours, les captures dans les quatre villages ont atteint 7,568 tonnes, un signe encourageant pour le début de la saison. Cependant, cinq des quatorze sites suivis par le FSRP restent encore fermés en raison des conditions météorologiques, garantissant ainsi une exploitation progressive et responsable.
Le Parc National de Mohéli joue un rôle clé dans ce processus, en soutenant les pêcheurs grâce à des formations et un accompagnement visant à assurer une gestion durable des ressources marines.
Djanamal Said Abdou









