Pendant que la drogue connaît ses effets, nombreux en consomment quotidiennement. Initialement une conférence de presse ouverte au public, samedi dernier, suivie d’un concours de slam sur la thématique de la drogue à Ouani s’est transformée en simple séance de sensibilisation par manque de public.

Le public est déçu de l’annulation du concours, mais attentif au propos des intervenants. On nous apprend que « la drogue naturelle, cannabis, est la plus produite et la plus consommée dans la région de l’océan indien et notamment aux Comores ».
C’est le docteur Youssouf Saïd, secrétaire général du Réseau Nationale Anti-Drogue qui explique devant une vingtaine des jeunes les types de drogues, ses conséquences sur le fonctionnement du corps et du cerveau. Selon lui, il y a 3 types de consommateurs. « C’est selon le type de produit et la durée de consommation. Les non-dépendants et les consommateurs problématiques peuvent arrêter avec un rajeunissement du cerveau. Les autres peuvent prendre jusqu’à deux années de traitement », dit-il et précise « il y a plusieurs types et formes de drogues. Il y en a sous forme de chocolat, de Nesquik ou même de médicaments, sous forme d’injection à part les drogues naturelles », indique-t-il.
La proximité Anjouan et Mayotte est évoquée puisque « dans cette dernière île, plusieurs types de drogues sont consommés et donc une facilité d’entrée sur l’île d’Anjouan ». Selon lui, la drogue est un produit qu’on administre. Chaque type de produits à sa façon de circuler dans le corps. « Nous sommes différents. Nous ne réagissons pas de la même façon. Notre activité en dépend. Les femmes ont une faiblesse, une facilité à développer une dépendance aux produits. Elles sont connues et reconnues même physiquement puisque leurs voix, yeux, changent », dit-il. Les drogues consommées à très forte dose ou aux quantités peuvent mener au meurtre ou suicide. Il faut se demander pourquoi il y a encore des consommateurs ? Et certains d’entre eux utiliseraient de la codéine qui se trouverait dans les médicaments plus du sang pour se réinjecter dans les veines.
Ahmed Zaidou








