ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Secteur bancaire : La BFC a trouvé un preneur

Dans son discours annuel sur l’état de la nation, le locataire de Beit salam est revenu sur le plan économique et financier. Et selon lui, des réformes majeures  sont menées dans le secteur de l’économie  afin d’améliorer l’environnement des affaires  et promouvoir l’intégration régionale et la compétitivité de l’économie nationale.

« Les réformes en cours  dans le secteur des finances publiques vont significativement contribuer  à accroitre le niveau du financement du plan Comores émergentes  et en diversifier les sources », a déclaré le président Azali Assoumani.

Alors que l’évolution des conditions macroéconomiques ne fait pas ressortir de risques majeurs pouvant menacer la stabilité financière, mais les vulnérabilités découlant de l’environnement interne et externe appellent à la vigilance et continuent de faire l’objet d’une surveillance rapprochée. « Nous avons engagé des actions d’envergure,  pour garantir la stabilité bancaire et financière ainsi que l’épargne,  notamment celui des petites et moyennes entreprises,  la dynamique de financement de l’économie,  l’accroissement du taux de bancarisation de la population et  la préservation de l’emploi », a indiqué le chef de l’Etat comorien.

Et de préciser que « c’est ainsi  que la Snspf a été restructurée,  en vue de séparer les activités bancaires et postales  en créant deux entités, la banque postale et la poste. Une mobilisation de financements conséquents  a été faite par le gouvernement,  en vue d’atteindre les objectifs fixés. Avec la BFC,  le gouvernement a fait le choix  d’ouvrir le capital de la banque à un partenaire bancaire africain, la BOA,  filiale du groupe banque marocaine du commerce extérieur,  avec 66% du capital et 34% pour l’Etat. »

Concernant la dette publique comorienne,  il a été décidé,  de créer un marché de titres de dettes publiques. Cette réforme fondamentale va offrir aux banques et aux particuliers  un nouvel instrument de placement et à l’État  une diversification des financements du développement. « Notre pays  qui est passé de la catégorie de pays les moins avancés à celle du groupe des pays à revenus intermédiaires,  a fait le choix d’engager de nouvelles réformes,  soutenues par le FMI et la banque mondiale,  pour stimuler les sources de croissance,  renforcer la performance des entreprises publiques,  consolider le secteur financier  et améliorer la gouvernance », a rappelé le président Azali Assoumani.

Ce dernier a évoqué la mise en place des réformes fondamentales,  pour assurer les équilibres des marges budgétaires,  financer les dépenses sociales et les infrastructures,  renforcer la viabilité de la dette,  maitriser les dépenses publiques et,  à terme,  accroître la résilience des Comores  aux catastrophes naturelles.

KDBA

 

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