ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Société : Nioumamilima Badjini manifeste contre les violences sur les mineures

Les Comores enregistrent une recrudescence des violences basées sur les mineures. Certains villes et villages se mobilisent pour sensibiliser la population aux dangers liés à ce fléau. Une marche de la honte a eu lieu, dimanche dernier, à Nioumamilima Badjini contre les violences faites aux enfants.

À Nioumamilima Badjini,  le croissant rouge local et une mobilisation des enfants de 3 à 11 ans, sous les ordres du prêcheur, Abdoulbak Abdillah, ont dénoncé les actes de violences sexuelles subies par les mineures. Portant des placards mentionnant « mwana tsiwa mdzima, non à la violence des filles, madhoima namri diriki », le prêcheur, Abdoulbak Abdillah a montré les dangers de ces actes d’agressions sexuelles à l’égard des petites filles. « Actuellement, des filles de 3 à 10 sont victimes de violence sexuelle. Je suis là pour dénoncer ces actes ignobles à l’encontre de notre tradition et coutume. L’enfant victime pourrait perdre sa mémoire. Elle pourrait aussi abandonner ses études scolaires. Cet acte n’est pas encore signalé dans cette localité mais mieux vaut prévenir que guérir », a-t-il dénoncé.

Fundi Abdoulbak appelle les habitants de Nioumamilima à prendre leur part de responsabilité face à ce fléau. Selon lui, les parents de la victime n’ont en aucun moment, le droit de cacher l’acte de viol car cela peut provoquer des conséquences majeures au sein de la population. « Le violeur des enfants est considéré comme un ennemi de Dieu et un ennemi de la communauté toute entière. La famille de la victime n’a pas raison de ne pas dénoncer le nom du violeur pour des intérêts particuliers. En effet, nous connaissons des familles qui demandent des bœufs ou une parcelle de terrain pour récompenser cet acte barbare. Nous ne sommes pas d’accord. Dénonçons, dénonçons puisque cela est une preuve de dignité », a-t-il lancé. « De jour en jour, ces actes de viols sont répétitifs, pourtant, la justice n’est pas en mesure de trouver une solution adéquate pour réduire ce fléau. Alors, le village doit chercher des solutions face à ce danger », conclut-il.

Abdoulandhum Ahamada

 

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