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Violences basées sur le genre : Shwabaha, la nouvelle plateforme de lutte contre les VBG

Une plateforme numérique des jeunes pour la lutte contre les violences basées sur les genres baptisée Shwabaha est lancée hier au Retaj. Selon Mariame Sylla, représentante de l’Unicef aux Comores, cette plateforme va certainement contribuer à la lutte contre les violences faites aux enfants et aux femmes aux Comores.

La plateforme virtuelle a bénéficié du soutien de l’UNFPA et de l’UNICEF qui se veut avant tout être un outil en ligne accessible et gratuit, permettant aux jeunes comoriens de mieux comprendre et d’être mieux informés sur les questions relatives aux violences basées sur le genre, a annoncé Mariame Sylla, représentante de l’Unicef aux Comores.  « En effet, le partage de connaissances et d’informations permettra à ces jeunes de devenir des agents de changement et des acteurs majeurs dans la lutte contre ce fléau », indique-t-elle. Les résultats de l’EDS / MICS de 2012, montrent que près de 4,7% des filles âgées de 15 à 19 ans ont subi des violences sexuelles et près de 11,3 % ont subi des violences physiques.

Ces mêmes résultats ajoutent que près de 6% des filles âgées de 15 à 19 ans vivent en union avec un homme. Ce qui signifie qu’elles sont les victimes des mariages précoces. A en croire la représentante de l’Unicef, cette nouvelle plateforme accessible sur internet vient en complément des différentes sensibilisations menées sur le terrain et dans les communautés par les acteurs de la protection dans le but de prévenir les multiples formes de violences dont sont victimes les femmes et les enfants. Selon les données de la Banque Mondiale, Il y avait 76.000 internautes aux Comores en janvier 2022, soit un taux de pénétration de 8,5 %. « Cette connectivité permet ainsi aux jeunes d’avoir accès via cette plateforme aux informations sur comment se protéger contre les violences et les abus, à quelles structures se référer lorsqu’ils sont victimes tout en leur servant de forum d’échanges avec les autres jeunes sur ces questions », a conclu Mariame Sylla. 

Kamal Saïd Abdou

 

 

 

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