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Education : « Il nous faut une école de la seconde chance à Mutsamudu »

Une grande jeunesse est déscolarisée et certains entreprennent des activités inappropriées à leur catégorie d’âge. Cette ville à moitié chaos représente un environnement futur probable. L’herbe et les boissons ravagent une partie de ces mineurs qui se voient livrer à eux-mêmes. Ces jeunes d’entre 15 à 25 ans sont les futurs parents d’une génération future. Que faire ?

Partir en boîte ou dans un coin qui vend ses produits d’adultes, c’est loin. Dans des endroits bien connus ou au stade de Misiri, on se croise avec cette génération. « Ce sont les nôtres, en aucun cas, on ne pourra ni les oublier ni les abandonner », indique une mère et présidente de la Meck Mutsamudu, Madame Marie Abdou Bacar qui la roue motrice d’une association qui projette de lancer cette école de la seconde chance. Cette maman et éducatrice livre un constat qui voit « d’autres mômes de moins 15 ans scolarisés mais jouent et partagent avec leurs cousins et frères déscolarisés » et tire la sonnette d’alarme en insistant qu’ « il est grand temps de les sauver tous. »

Sur ce, cette dame très active dans les associations en particulier l’Alliance Française, ne prend jamais congé pour l’éducation des enfants. « Nous appelons toutes les générations et nous sollicitons toutes les idées meilleures pour rapidement lancer cette école de la seconde chance », dit-elle avant d’ajouter que « nous devons agir maintenant avant que le réveil soit tardif ».

Nos soins ont entretenu des relations avec ces  jeunes et les réactions livrées sont très alarmantes. « Moi, j’ai grandi avec ma grand-mère, elle m’aimait très bien et je n’ai jamais connu une opposition dans mes décisions d’adolescent. J’ai grandi avec ce rythme et c’est mon cousin qui m’a entraîné. Je regrette, mais que faire », raconte dans un seau d’anonymat un jeune âgé de 17 ans qui est déscolarisé en 2017 et qui confie que « sa dépendance avec ces produits et je n’arrive pas à me soustraire à ces habitudes. » A noter cette tranche d’âge noyée dans l’incertitude ne compte pas seulement le sexe masculin, le côté opposé y est dedans et inquiète plus. A qui toutes ces responsabilités ? Nous tous ! 

JAD

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