Le parti Juwa de l’ancien président Sambi dénonce en avance le procès de l’ancien président. Devant la presse, cette plate-forme politique souligne que le procès devant une cour de sûreté de l’État qui n’existe nulle part dans l’ordonnancement juridique du pays est dépourvu de toute équité et légalité. Une juridiction similaire à une juridiction divine, selon le parti Juwa.

Il s’agit d’un procès acharné contre l’ancien président Sambi pour lui faire chantage, indiquent les membres du parti Juwa. Manque d’éléments matériels de l’infraction, insuffisance des preuves, fait non prévu par un texte, absence des témoins oculaires dans le dossier et renvoie du dossier devant une juridiction d’exception qui n’a pas une existence légale.
« Nous voulons une justice équitable qui garantira le droit des justiciables », réclament les conférenciers qui ont dénoncé un acharnement contre l’ancien président Sambi. « L’ancien président Sambi sera jugé par une Cour dont les décisions rendues ne sont pas susceptibles de recours. Ce qui est similaire à une juridiction divine », regrette l’ancien député Msaidie.
L’affaire de la citoyenneté économique devrait être jugée par une juridiction civile, selon l’ancien député Msaidie. Ce dernier a rappelé que le transfert devant une autre juridiction d’exception est fixé par une loi organique. Encore faut-il ajouter le fait de « haute trahison », une infraction non prévue par aucun texte du pays, selon l’ancien député Ibrahim Mohamed Soulé. « On ne peut pas être jugé par des faits qui n’ont pas été prévus par un texte », dixit l’ancien député.
Alors que le dossier est transféré à trois juges d’instructions, l’ancien parlementaire affirme que « c’est la preuve qui montre que le dossier est vide. Combien de montant l’ancien président a détourné ? Rien. Il est accusé de corruption et pourtant on ne voit pas des faits de corruption. C’est un procès taillé sur mesure si non certaines personnes devraient être citées à commencer par Houmed Msaidie, Abou Achrafi et Sitti Kassim …». Le parti Juwa dénonce un acharnement et un procès de la haine.
Kamal Said Abdou









