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Accords de Fomboni : Le pays prêt à commémorer cette journée sous le signe de l’unité de tous les Comoriens

Vingt-cinq ans après la signature des accords de Fomboni, Mohamed  Issimaila, porte-parole de la présidence a annoncé hier que le pays s’apprête à marquer cet anniversaire symbolique sur la terre même où ces accords historiques ont été conclus. Mettant fin aux différentes interprétations malsaines de cette journée, le porte-parole de la Présidence a rassuré qu’il ne s’agit pas d’une journée de réconciliation nationale, ni de la présidence tournante mais une journée historique dédiée à tous les Comoriens sans distinction de couleurs politiques.

Avant d’expliquer l’importance de cette journée du 17 février 2001, Mohamed  Issimaila, porte-parole de la Présidence a exposé les faits qui ont conduit à cette journée. Il a tracé de manière chronologique les événements qui ont failli disloquer le pays notamment la crise séparatiste entre Anjouan et les deux autres iles sœurs. « Nous sommes allés à Antananarivo et Addis-Abeba mais la solution a été retrouvé à Fomboni. C’est une journée historique où les nouvelles générations qui n’ont pas vécu cette période doivent comprendre son importance », a expliqué le porte-parole de la Présidence.

Mohamed Issimaila a levé toute ambiguïté de cette journée

L’opposition voit cette journée comme une manœuvre politique. Le porte-parole de la Présidence a tenu à lever toute ambiguïté quant à sa signification politique. Selon lui, il ne s’agit ni d’une journée de réconciliation nationale, ni d’assises nationales, encore moins d’un débat autour de la présidence tournante. « Cette journée n’est pas une rencontre politique ni institutionnelle, c’est une journée commémorative », a-t-il précisé. Selon lui, la cérémonie ne durera plus de deux heures de temps. L’objectif principal est de rappeler un moment clé de l’histoire institutionnelle du pays, qui a contribué à poser les bases de la stabilité et de la cohésion nationale à travers la nouvelle architecture institutionnelle après une période marquée par des tensions politiques et institutionnelles.  « 25 ans déjà, il n’y a pas eu un coup d’Etat comme au paravent. Avant, le nom Comores a été associé à Bob Denard qui est synonyme de changement de régime par coup de force », rappelle-t-il.

17 février, une journée pour tous les Comoriens

En choisissant Fomboni comme lieu de célébration, les autorités entendent rendre hommage à l’esprit des accords signés en 2001, lesquels ont marqué un tournant décisif dans l’organisation de l’État comorien et une alternance pacifique et démocratique. « C’est une journée pour tous les Comoriens sans distinction de couleurs politiques », a souligné Mohamed Issimaila, appelant à une participation inclusive, au-delà des clivages politiques et des interprétations partisanes. L’événement se veut rassembleur, fédérateur et ouvert à l’ensemble des citoyens, dans un esprit d’unité nationale. À travers cette commémoration, les autorités souhaitent réaffirmer l’importance de l’histoire commune et rappeler que les accords de Fomboni demeurent un jalon majeur dans le parcours institutionnel de l’Union des Comores, vingt-cinq ans après leur signature.

Kamal Said Abdou

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