Le 17 février, date emblématique pour l’île de Mwali, marque le 25ᵉ anniversaire de l’Accord-cadre de Fomboni, symbole de paix et de réconciliation aux Comores. En 2026, cette journée prend une dimension politique particulière, à trois mois de l’investiture d’un Comorien de Mwali à la présidence de l’Union pour la deuxième fois dans l’histoire du pays.
Le 17 février n’est pas une date ordinaire pour les habitants de Mwali, île de Djumbé Fatima. Cette journée symbolise le dialogue, la réconciliation et la reconnaissance des droits de chaque île dans l’histoire des Comores. L’Accord-cadre a mis fin à des années de crises politiques et de violences. Il a permis d’instaurer un équilibre fragile mais essentiel entre les îles et a jeté les bases d’une Union fondée sur la justice, le respect et la coopération. « Cette année, la commémoration revêt une dimension particulière.
Pour la première fois depuis longtemps, le 17 février n’est plus seulement un souvenir à honorer : il s’inscrit dans un contexte politique et institutionnel sensible », lit-on dans une lettre ouverte de l’opposition unie de Mwali. Selon l’opposition unie de Mwali, deux événements majeurs soulignent cette importance : Le 25ᵉ anniversaire de la signature de l’Accord-cadre, célébré solennellement à Mwali, qui a assuré la médiation et l’accueil de la cérémonie, l’investiture prévue le 26 mai 2026 d’un Comorien de Mwali à la présidence de l’Union des Comores pour la deuxième fois, conformément au principe de la Tournante.
L’Opposition Unie de Mwali (OUM) appelle les habitants à participer à la commémoration, non pas par provocation, mais par devoir de mémoire, vigilance et responsabilité. Être présent ce jour-là, c’est affirmer que Mwali n’est ni silencieuse, ni soumise, ni absente du débat national, et rappeler que la stabilité du pays repose sur la justice et l’équité. Pour Mwali, le 17 février reste une journée de mémoire et de fierté, tout en symbolisant son rôle actif et son influence dans l’avenir institutionnel des Comores.
NMA








