Aux Comores, la lutte contre la pollution marine passe désormais par une meilleure gestion des déchets de pêche. Pendant deux jours, autorités publiques, pêcheurs, chercheurs, partenaires techniques, organisations de la société civile et secteur privé se mobilisent pour définir des solutions concrètes face aux engins de pêche abandonnés, perdus ou usagés, qui fragilisent les écosystèmes marins et l’activité halieutique.
Comment mettre fin aux filets et autres engins de pêche qui continuent de piéger les espèces marines longtemps après avoir été abandonnés ? C’est à cette question que tentent de répondre les participants réunis durant deux jours autour d’un atelier consacré à la gestion des déchets issus de la pêche. Et c’est un projet financé par le gouvernement japonais à hauteur d’un million de dollars.
Cette rencontre rassemble l’ensemble des acteurs concernés afin de construire une réponse adaptée aux réalités comoriennes. L’enjeu est de réduire l’impact des déchets de pêche sur l’environnement marin tout en améliorant les pratiques de gestion dans les ports et les sites de débarquement.
Au fil des échanges, les participants analysent les défis liés à la collecte, au tri et au recyclage des engins de pêche hors d’usage. L’objectif est de mettre en place un système plus efficace, capable de limiter les déchets en mer et de favoriser leur valorisation à terre.
Les discussions portent également sur le renforcement de la coordination entre les administrations, les professionnels de la pêche, les chercheurs, les collectivités et les partenaires au développement. Une approche collaborative jugée indispensable pour inscrire cette démarche dans la durée.
À l’issue des travaux, une feuille de route devrait être adoptée. Elle définira les priorités d’action et les mécanismes de mise en œuvre pour une gestion durable des déchets de pêche. Au-delà de la protection des écosystèmes marins, cette initiative vise aussi à préserver les ressources halieutiques, essentielles à la sécurité alimentaire et à l’économie bleue des Comores.
Hidaya








