Le projet Afidev en partenariat avec Agro Paris Tech et l’Inrape ont conduit ces 7 derniers mois, un diagnostic agraire dans la région de Hambu. Un exercice conduit par Isaline Reguer et Ghalib Saïd Nassor, s’inscrivant dans la programmation de la première année du projet Afidev. La restitution officielle du diagnostic agraire a eu lieu, hier, à Moroni. Selon les études réalisées, la filière vanille connaît un recul de 180 tonnes à 30 tonnes de récolte, durant ces 20 ans.

Une étude agraire dans la région de Hambu a été menée ces 7 derniers mois par le projet Afidev en partenariat avec Agro Paris Tech et l’Inrape. La restitution officielle du diagnostic a eu lieu hier dont l’objectif est de retracer l’histoire agraire de Hambu avec un intérêt sur la vanille (de 1950 à nos jours). La vanille connaît des difficultés, passant de 180 tonnes à 30 tonnes durant ces 20 ans. L’enjeu actuel est de comprendre les raisons de ce profond recul et les conditions à réunir pour relancer cette production. Cette étude, menée par Isaline Reguer et Ghalib Saïd Nassor, vise en particulier, à analyser les voies explorées par les agriculteurs et les acteurs économiques de Ngazidja en vue de relancer la culture de la vanille et de développer d’autres productions, comme le maraîchage.
Ismaila Mohamed, directeur général de l’office des produits de rente, a précisé que ce diagnostic réalisé démontre la faille de la culture comorienne, surtout sur la vanille. Et selon lui, les jeunes sont prioritaires pour garantir l’exploitation des projets agricoles, comme la filière vanille. « Plusieurs projets sont mis en œuvre pour faire évoluer l’agriculture. Les jeunes sont prioritaires pour prendre le relais. 200 mille euros pour un projet de transformation des produits agricoles. Et 42 tonnes ont été exportées l’année dernière. Même si cette culture connaît des parasites (maladie) », a précisé Ismaila Mohamed. Et le directeur général de l’Inrape, Abdou Hamza Azali de souligner que « le rendement de la vanille et les autres productions est similaire ».
Abdoulandhum Ahamada









