Le 12 novembre 1975 marque la date de l’accession des Comores à l’ONU. Une date à laquelle les Comores réclament l’intégrité territoriale et le retour de Mayotte dans son giron naturel. Samedi dernier, plusieurs autorités gouvernementales, de la société civile et des associations locales ont pris à une cérémonie organisée au palais du peuple à l’occasion du « journée Maoré. » Les Comores réclament toujours le retour de Mayotte dans son territoire naturel.

Samedi dernier, les Comores ont célébré la journée Maoré, date de l’accession des Comores aux Nations-Unies (ONU). Des membres du gouvernement, des associations nationales et de la société civile ont répondu présents. Alors que Mayotte reste toujours sous occupation de l’ancienne puissance coloniale, les Comores réclament le retour de Mayotte dans son territoire naturel et exigent l’abolition du visa Balladur, qui a causé la vie de plus de 10.000 comoriens. Et pour montrer l’importance de cette journée mémorable, la date du 12 novembre est déclarée « fériée » depuis 2006. Le président de l’association Ngo’shawo a pris la parole et a précisé que la résolution de l’ONU et la ligue arabe considèrent que les Comores constituent quatre îles dont Mayotte fait partie. « La résolution de l’ONU insiste sur l’intégrité et l’unité nationale et que les Comores sont constituées de quatre îles dont Ngazidja, Mohéli, Mayotte et Anjouan. La ligue Arabe et l’Union africaine ont condamné l’occupation illégale de la France à Mayotte. La France a occupé plusieurs îles illégalement dont l’île de Madagascar. Les enjeux sont culturels, stratégiques, économiques et environnementaux. Mais, la France piétine et possède un droit de veto au conseil de l’ONU », a dénoncé le président de Ngo’shawo.
Me Attick Youssouf, membre du comité Maoré regrette que la France occupe illégalement Mayotte puisqu’elle veut soutirer ses intérêts personnels. « La France occupe illégalement Mayotte sans tenir compte aux décisions prises par la résolution des Nations-Unies. La France piétine tous les biens des îles et il faut la mobilisation de tous les acteurs concernés pour le retour de Mayotte », a déclaré Me Attick.
Abdoulandhum Ahamada









