Un atelier d’information et de sensibilisation s’est tenu hier à la Chambre de commerce de Ngazidja, réunissant plusieurs entreprises locales, principalement des femmes exportatrices. L’objectif : les outiller pour mieux accéder aux marchés internationaux.
Organisé dans le cadre du lancement du Centre d’appui pour la promotion des exportations (CAPEX), cet atelier a bénéficié du soutien du projet AFIDEV/Expertise France, qui accompagne les initiatives de développement économique aux Comores.
Selon Heri Fatima, coordinatrice du CAPEX, la mission du centre est claire : « Promouvoir l’entrepreneuriat local et aider nos producteurs à exporter leurs produits sur les marchés internationaux. » Elle a souligné que les entreprises comoriennes possèdent un réel savoir-faire, mais qu’elles se heurtent souvent à des obstacles structurels, notamment l’absence de normes aux standards internationaux, le manque de formation et d’accompagnement technique.
Un fort potentiel, mais des défis logistiques
Des importateurs ayant déjà participé à des foires internationales ont partagé leurs expériences. Ils ont constaté une demande croissante pour les produits comoriens, notamment grâce à leur authenticité et à leur qualité. Toutefois, l’acheminement de ces produits vers l’étranger reste un défi majeur. Le manque de solutions de transport fiables constitue un frein à leur développement.
La Chambre de commerce a pris note de ces doléances. Elle s’engage à travailler en étroite collaboration avec les acteurs concernés pour identifier des solutions concrètes. La problématique de l’arrivée massive de produits étrangers sur le marché local, perçue comme une menace pour les entreprises comoriennes, a également été soulevée.
Renforcement des capacités et accès aux marchés
Cet atelier visait aussi à renforcer les capacités de gestion des entreprises, en particulier sur les aspects liés à l’exposition et à la commercialisation des produits dits de rente (vanille, clous de girofle, ylang-ylang, etc.). Il s’agit de leur fournir les outils nécessaires pour répondre aux exigences des marchés internationaux.
Pour Zoubeir Chamsia, l’un des intervenants, les produits locaux jouissent d’une bonne réputation à l’étranger : « Leur qualité et leur caractère naturel les distinguent nettement des produits importés, dont la fiabilité est parfois remise en question. »
Kamal Said Abdou









