La bagarre entre Maoueni et Ntsoralé Dimani fait couler beaucoup d’encres. Des maisons et voitures brûlées, un abattage d’animaux, troubles graves à l’ordre public, association des malfaiteurs, un homicide volontaire et incendie volontaire sont les constats signalés durant 3 jours de conflits. Face à ce constat, les familles victimes de ces biens matériels réclament des réparations.

3 jours de conflit entre Ntsoralé et Maoueni. Plusieurs dégâts ont été enregistrés entre les deux localités. Des maisons et voitures brûlées, un abatage d’animaux, des arbres fruitiers saccagés et des personnes blessées. À moins que le parquet de Moroni ait ouvert une information d’homicide volontaire, à travers un point de presse hier, les familles des victimes de ces biens matériels réclament des réparations. Cela s’ajoute un témoignage de Hassani Abdou, originaire de Ntsoralé, blessé à la tête lors de l’incident. « 37 maisons brûlées, 9 personnes grièvement blessées, 6 voitures brûlées, 5 champs saccagés, 19 cabris égorgés et des bœufs disparus. Ce sont les principaux dégâts recensés lors du conflit. Nous constitutions une partie civile pour réclamer nos droits et demandons des reparations de nos biens matériels », a déclaré Seif Ali, victime.
Me Djamaldine Bacar et Me Youssouf Moussa, avocats des victimes soulignent que les auteurs de ces incidents doivent être interpellés par la justice et que les familles des victimes méritent d’avoir une réparation de leurs biens. Selon Me Djamaldine Bacar, l’ouverture de l’information criminelle à l’homicide volontaire doit être accompagnée par le procès de ces dommages causés par les malfaiteurs. « Certes, il y avait un homicide volontaire dont le parquetier de Moroni a ouvert une information, mais, les familles victimes de ces biens matériels et humains doivent avoir des dommages de réparation. Les deux dossiers sont parallèles. Alors, il faut que les auteurs de ces dégâts recensés comme étant une association des malfaiteurs commettant des infractions d’incendie volontaire, abattage d’animaux, troubles à l’ordre public, dégradation volontaire, et autres, doivent être interpellés par la justice. Toutefois, ces travaux sont remis à un huissier de justice », a indiqué Me Djamaldine Bacar.
Abdoulandhum Ahamada








