Une rupture du jeûne dans le noir se profile à quelques jours du Ramadan. À Ngazidja, les clients de la Sonelec assistent à un véritable black-out. La Sonelec, elle, reste silencieuse.
À quelques jours du début du mois sacré de Ramadan, l’équation du retour à la normale semble compliquée. Les discours officiels évoquent un « retour progressif à la normale », mais la réalité sur le terrain est tout autre : les délestages se multiplient dans l’ensemble des régions de l’île. Entre la préparation des repas de rupture du jeûne et l’éclairage nocturne prolongé, le besoin en énergie devient plus important que durant les autres mois de l’année. « On nous parle de stabilisation, mais chaque jour il y a des coupures. Comment allons-nous gérer le Ramadan dans ces conditions ? », S’interroge Abdallah Said, client de la Sonelec.
Face à la situation, les discours officiels ne font qu’attiser la colère des usagers. Abdallah Said dénonce une sorte « d’arnaque » : recharger son compteur sans jamais recevoir d’électricité. Malgré les plusieurs millions injectés pour le redressement de la société, celle-ci semble être l’ombre d’elle-même. Les centrales solaires, dépendantes de l’ensoleillement, ne fonctionnent pas pleinement en raison des intempéries, ce qui a progressivement réduit la capacité de production et compromis la fourniture régulière d’électricité. Aucun communiqué officiel n’est venu clarifier la situation. À ce stade, les clients pointent du doigt la direction générale de la Sonelec, qui avait pourtant rassuré sur un retour à la normale à la mi-août 2025.
Ali Said Soilih









