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Fin du premier semestre à l’UdC : Entre examens sans calendrier et grève persistante, l’incertitude règne

À moins d’une semaine des examens du premier semestre, prévus pour le 10 février prochain, l’incertitude règne à l’Université des Comores (UdC). Aucun calendrier officiel des compositions n’a été affiché, tandis que les enseignants maintiennent leur mouvement de grève. Cette situation confuse plonge les étudiants dans une profonde inquiétude. Le premier semestre est sérieusement compromis.

Malgré la grève annoncée par le SNEUC, quelques enseignants contractuels continuent de dispenser des cours. Cependant, la fin du premier semestre approche alors que les enseignants titulaires maintiennent la pression, tant que leurs revendications restent sans réponse. Les étudiants s’interrogent, notamment sur le fait que les enseignants titulaires pourraient ne pas proposer les sujets d’examen. En outre, aucune communication officielle détaillée ni aucun planning précis n’ont été annoncés par l’administration universitaire.

Pris en étau entre une administration silencieuse et un conflit social non résolu, les étudiants expriment un profond malaise. « On nous parle d’examens dans quelques jours, mais nous ne savons ni comment ni dans quelles conditions ils vont se dérouler. Nous révisons dans le flou total. C’est stressant et injuste. Nous avons l’impression que notre avenir académique n’est pas une priorité pour les autorités », a déclaré une étudiante en licence 2 de droit.

Un sentiment largement partagé sur les campus, où beaucoup craignent soit un report de dernière minute, soit des examens organisés dans la précipitation, au détriment de la qualité et de l’équité. Les enseignants, quant à eux, exigent le respect du protocole d’accord, une revendication que le rectorat et le ministère de l’Éducation ne semblent pas prendre en compte. « Nous maintenons notre position jusqu’à ce que le protocole d’accord soit respecté. Néanmoins, nous restons ouverts au dialogue », confie un enseignant sous couvert d’anonymat.

Le silence du rectorat est vivement critiqué. Aucun communiqué officiel n’est venu clarifier la tenue effective des examens ni expliquer les mesures envisagées pour sortir de l’impasse. Cette posture alimente les frustrations et renforce l’impression d’un pilotage à vue de l’institution universitaire.

À quelques jours d’échéances académiques cruciales, une clarification urgente s’impose. Sans une prise de responsabilité claire du rectorat et une implication ferme du ministère de l’Éducation, ce sont  les étudiants qui risquent de payer le prix fort d’une crise qu’ils n’ont pas provoquée.

Kamal Said Abdou

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