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Grève de la fédération des syndicats aux Comores : Bacar Mvoulana sort le « mitrailleur » et menace la FSEC

Le ministère de l’Éducation nationale est monté au créneau après l’annonce d’une grève de 48 heures lancée par la Fédération des syndicats de l’éducation aux Comores (FSEC). Rejetant cette mobilisation, le ministre Bacar Mvoulana a brandi la menace de l’application stricte des textes en vigueur, évoquant d’éventuelles conséquences administratives et financières à l’encontre des enseignants grévistes.

Habituée à ce type de pressions, la FSEC affirme rester dos au mur tant que le protocole d’accord signé avec le gouvernement n’est pas respecté. Malgré les menaces pesant sur chaque enseignant, le mot d’ordre de grève a été largement suivi. Les salles de classe sont restées vides hier dans plusieurs établissements du pays. La FSEC, « dents serrées », réaffirme sa solidarité et maintient la mobilisation tant que les engagements pris par les autorités ne sont pas honorés. De son côté, le ministère de l’Éducation nationale n’a pas tardé à réagir, qualifiant la grève d’« inappropriée » et d’« injustifiée ».

Le ministère rejette l’arrêt de cours

Dans un communiqué, le département ministériel rappelle que la correspondance de la FSEC a été enregistrée le 19 janvier 2026 à 17h15, soit après les heures légales de service. Selon le ministère, ce délai ne permet pas de respecter le préavis réglementaire de quarante-huit heures exigé par les textes encadrant toute cessation de travail. En conséquence, aucun arrêt des cours n’a été officiellement reconnu ni validé pour les dates annoncées par le syndicat. « Le ministère de l’Éducation nationale informe qu’aucun arrêt des cours n’a été reconnu ni validé par l’autorité compétente pour les dates annoncées », précise le communiqué.

Le ministre parle d’un ton ferme

Alors que le droit de grève est garanti par la Constitution, le ministère semble choisir une ligne dure. Sur un ton ferme, il avertit que toute absence non justifiée dans le cadre légal « exposerait les contrevenants aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur ». Le dispositif de contrôle de présence applicable à l’ensemble de la Fonction publique sera ainsi mis en œuvre, et les absences constatées pourraient entraîner des conséquences administratives et financières.

La direction des ressources humaines, en coordination avec les directions régionales de l’Éducation, a été chargée de veiller à la stricte application de ces mesures sur l’ensemble du territoire. L’objectif affiché est d’assurer la continuité du service public de l’éducation et d’éviter toute perturbation du calendrier scolaire, notamment pour les élèves en classes d’examen.

La tension monte

Cette nouvelle montée de tension intervient dans un contexte marqué par des revendications récurrentes du corps enseignant, portant notamment sur les conditions de travail, la situation administrative de certains agents et la nécessité d’une amélioration en profondeur du système éducatif comorien.

Dalia Abdou

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