ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Hôtel Le Retaj-Ben Karoo : « Après le coronavirus, tout changera dans le bon sens »

Pendant cette crise sanitaire liée au coronavirus, le domaine  de l’hôtellerie est impacté. L’hôtel le Retaj n’est pas du tout épargné. Le mauricien et directeur général du Retaj, Ben Karoo a montré une baisse du chiffre d’affaires de l’établissement mais prévoit d’équilibres financiers post-coronavirus.

Ben Karoo, directeur général de l’hôtel le Retaj à Moroni

La crise sanitaire a impacté tous les secteurs. Des établissements publics et privés ont réduit le personnel pour éviter la propagation du virus. Combien d’employés de votre établissement sont en chômage technique ? Et combien  sont en exercice ?

À mi-mars, les frontières sont fermées. Le Coronavirus a pris une grande ampleur depuis avril. Nous n’avons pas imposé le personnel à être au chômage technique. On travaille bien. On compte une centaine d’employés. Certains sont en congé. Une trentaine de stagiaires occupe les fonctions. 90% des employés sont payés. Malgré cette crise sanitaire du Covid-19, on continue les travaux d’extension de l’hôtel. Après le ramadan, on a bien repris les activités en réduisant les prix de vente afin de faciliter les activités.

Combien est la baisse du chiffre d’affaires à l’heure actuelle ?

Au début de la crise, nous avons enregistré une baisse de chiffre d’affaires de 80 %, puis 60% sur le contrôle de l’électricité, de l’eau. On a fait des dépenses additionnelles sur les matériels de protection de la clientèle, des employés. C’est une perte bien sure mais je suis un homme optimiste ou positif. Ce n’est pas un lieu de loisir. Je ne regrette pas sur ces dépenses faites. Heureusement, j’ai un personnel formidable, après le coronavirus, tout changera dans le bon sens. Je donne chance aux stagiaires.

À travers cette baisse d’activités financières, pensez-vous que vous pouvez vous en sortir ?

On ne peut pas couvrir ce vide, ce manquement. Avec moins de touristes, moins de clients, il est difficile de se rattraper. Mais tous les pays sont presque touchés par cette crise financière. J’ai beaucoup appris pendant cette période difficile. Toutefois, les chambres sont occupées par des missionnaires, des médecins sous le respect des mesures barrières.

Quelle stratégie adoptez-vous pour lutter contre la contamination du virus ?

Chaque jour, on désinfecte les chambres. Les clients et les employés sont conseillés à se couvrir par un cache-nez. Une sécurité pour surveiller tout le monde. Nous avons commandé des machines pour laver les mains automatiquement. J’ai aussi contribué pour lutter contre la maladie. Bref, on a pris toutes les dispositions nécessaires pour réduire la propagation du virus. Les comoriens sont disciplinés. Dans un moment de crise, on voit les grands leaders. Les gens s’entraident bien.

 

Que dites-vous du projet « facilité emplois » lancé par le gouvernement ?

Le Retaj est un des hôtels plus compétitifs aux Comores. À chaque jour, on améliore bien nos services. Plusieurs stagiaires exercent le métier à Retaj. 60% du personnel sont des stagiaires. Nous avons une académie hôtelière. Si la personne s’adapte bien, nous lui donnons chance. Nous insérons la restauration, la cuisine, la jardinerie et une salle de sport. Dans un hôtel, tous les domaines sont là. Nous prévoyons un deuxième hôtel au bord de la mer. Et on s’associe avec l’Udc pour donner cours d’hôtellerie, de cuisine et autres. On a augmenté le personnel. On continue à investir. Nous avons un contrat de bail de 50 ans. Les travaux d’hôtellerie est un grand sacrifice. C’est un travail que j’assume. Un choix que je n’ai jamais regretté.

Propos recueillis par

Abdoulandhum Ahamada

 

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