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Lutte contre les violences : 16 jours d’activisme pour sensibiliser la population

A l’ occasion de la journée mondiale contre les violences faites aux femmes et aux enfants, l’Ong Hifadhwi et l’association Mvukisho ye masiwa lancent 16 jours d’activisme pour sensibiliser la population. Au cours d’une conférence de presse la semaine dernière au Retaj, les conférenciers ont déploré la recrudescence des actes de violence et appellent les victimes à briser le silence.

16 jours d’activisme dédiés à la sensibilisation et à la conscientisation de la population. 16 jours durant lesquels, les membres de l’association Mvukisho ye masiwa feront des marches à pied dans les différentes localités pour sensibiliser. « Osez dire non à la violence » est le slogan choisi cette année à l’occasion de la célébration de la journée. Pour l’association Mvukisho ye masiwa, la violence touche la psychologie de la victime. « Moi-même j’ai été victime de violence à l’âge de 11 ans et à 17 ans, j’ai été victime de mariage forcé. A l’âge de 19 ans, j’ai essayé de me  suicider mais heureusement j’ai eu l’aide d’un psychologue », a témoigné Zayone, artiste engagée.

Dès lors que les petites filles sont les principales victimes, l’Ong Hifadhwi mène la sensibilisation dans les écoles primaires en organisant des débats entre élèves. Selon Sitti Attoumani, présidente de l’Ong Hifadhwi, ce débat permet à ces élèves de poser des questions. Il leur permet de comprendre le danger de la violence. « Nous estimons que cette sensibilisation a des résultats. Les enfants sont intéressés par le débat », a indiqué la présidente de l’Ong Hifadhwi.

Le gouvernement minimise et banalise les violences faites aux femmes et aux enfants. Et pourtant,  chaque jour des nouveaux cas sont enregistrés, selon l’Ong Hifadhwi. « Seulement un trimestre, plus d’une centaine de violences, toute infraction confondue. C’est trop pour un petit pays comme les Comores de moins de 1 millions d’habitants », a déploré Sitti Attoumani qui ajoutera que d’autres infractions de cette nature sont dissimulées et les victimes sont obligées de garder le silence par leurs familles. 

Kamal Said Abdou

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