À quelques jours des prochaines échéances sportives, une situation pour le moins embarrassante secoue la sélection nationale. Deux mois après le lancement d’un appel d’offres pour un nouveau partenaire, les Cœlacanthes sont toujours sans équipementier. Le flou persiste et la Fédération comorienne de football plonge dans le silence.
Durant quatre années, Macron, une marque italienne, a habillé la sélection comorienne sur les terrains africains et internationaux. Mais à l’issue de ce partenariat, aucun renouvellement n’a été signé après l’arrivée à terme du contrat. Selon une source interne à la Fédération, plusieurs entreprises auraient déjà manifesté leur intérêt. « Ce qui est sûr, c’est qu’il y a des candidats déjà enregistrés et leurs noms seront communiqués prochainement », confie cette source. Pourtant, malgré ces assurances, aucune annonce officielle n’a été faite jusqu’à présent.
Le problème devient d’autant plus préoccupant que les Cœlacanthes doivent entrer en stage ce mois-ci. Sans équipementier officiel, la question de l’équipement des joueurs reste entière : maillots, tenues d’entraînement et matériel sportif, rien n’est encore clairement défini.
Selon la même source, la Fédération envisagerait de louer temporairement des équipements de la marque Macron afin de permettre à l’équipe nationale de disputer ses matchs amicaux conformément à la réglementation de la CAF. Une solution provisoire et peu convaincante, notamment en raison du coût de cette location, dont le montant reste inconnu. Cette situation alimente déjà les critiques autour de la gestion de la Fédération comorienne de football. Pour de nombreux observateurs du football comorien, voir une sélection nationale se préparer sans équipementier officiel à quelques jours d’un stage est un signal inquiétant sur l’organisation interne de l’institution. Au-delà de l’aspect administratif, l’image même des Cœlacanthes pourrait en pâtir. Après les progrès remarqués ces dernières années sur la scène africaine, la sélection comorienne risque de se retrouver confrontée à une crise de crédibilité si aucune solution durable n’est rapidement trouvée.
Ali Saïd Soilihi









