En conférence de presse hier, à Moroni, le parti Union pour le développement des Comores (UPDC), est revenu sur les actes d’altercations subis par la ville de Mbeni, le 12 octobre dernier. Ce parti politique évoque le possible jugement de l’ancien président Sambi devant la cour de sûreté de l’Etat. Les conférenciers condamnent fermement le jugement de Sambi par cette instance juridique.

Placé en détention provisoire, l’ancien président Sambi sera, plausiblement, jugé, en ce mois, par la cour de sûreté de l’Etat. Une instance juridique que les membres de l’opposition la qualifie de « non-conformité à la constitution et hors la loi ». Face à cela, le parti UPDC s’est exprimé hier, devant les journalistes, pour dénoncer des « déclarations sur les fausses accusations de Sambi ». Mais, avant tout, les conférenciers ont mis en cause l’instance juridique réservée à juger le président du parti Juwa. En s’appuyant sur la suppression de la cour de sûreté de l’Etat par l’Assemblée nationale, aucune constitution du pays n’évoque le jugement des personnes devant cette cour.
« Durant l’enquête préliminaire ainsi que toute l’instruction qui avait eu lieu devant le juge, Sambi n’a jamais été entendu pour des faits de haute trahison. Nous sommes sidérés d’apprendre que l’on nous sort une ordonnance de renvoi devant la cour de sûreté de l’Etat pour des faits pour lesquels Sambi et les autres n’ont jamais été entendus et dont le juge n’a pas instruit. Nous sommes conscients que ce sont des faits accomplis et le verdict est déjà connu avant son jugement. Quelle constitution dont l’article précisant que les actes d’accusations évoquées, seront renvoyées devant une cour de sûreté de l’Etat ? Or, cette instance a été annulée par les députés. Cette juridiction d’exception illégale et non reconnue par la loi sur l’organisation judiciaire n’aurait pas compétence à juger la haute trahison », critique le secrétaire général de l’UPDC, Ibrahim Abdourazak Razida.
En ce qui concerne l’affaire de Mbeni, l’UPDC condamne toutes manœuvres de démolition des biens matériels et humains de la ville par les forces de l’ordre. « L’arrêté signé par le ministre des finances est consacré juste pour Mbeni. Nous condamnons fermement les actes de mascarade subis par la ville de Mbeni, sous les acharnements des forces de l’ordre », dénonce Zitoumbi, membre de l’UPDC.
Abdoulandhum Ahamada









