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Route Moroni-Oichilli : Une route en état piteux

Avec seulement 36 km et une durée maximale de 1h 35 minutes entre Moroni-Oichilli, cet axe routier stratégique est délaissé. La région de Oichilli est isolée. La route est devenue un véritable tombeau ouvert. Les habitants de la région lancent un SOS.

La crainte autour des habitants de la région de Oichilli qui souhaitent rejoindre la Capitale chaque jour est un état peureux pour cette route nationale. Cet axe routier est devenu un vrai calvaire. Fosses septiques, cailloux, flac d’eau au bord de la route, moitié goudron et moitié en sable rouge, tel est l’état actuel de la route Moroni-Oichilli. L’un des axes routiers les plus stratégiques de Ngazidja. Cette route depuis presque des années n’est pas aux yeux du gouvernement. Au lieu de  30 minutes entre Moroni-Oichilli, cette durée peut aller jusqu’à 1h de temps ou plus. La route est actuellement  impraticable.  La région de Oichilli est isolée. « C’est normal que la durée soit augmentée de cette manière. La route n’est plus. Depuis qu’elle a été retouchée dans la période de Mamadou, personne n’a pensé à nous. Comme si la région de Oichilli n’existait pas », raconte Ahmed Abdallah, un chauffeur de bus de la région de Oichilli Ya Mboini.

Le chauffeur indique que « ce n’est peut-être pas une faute du gouvernement mais c’est une honte pour les autorités de la région ». Et pourtant, dit-il, cet axe routier est important. « Il relie la région de Hamahamet, Dimani et Badjini. D’ailleurs, la durée Moroni-Badjini en passant par Hambu est très longue que la durée Moroni Badjini en passant par Oichilli et Dimani », précise-t-il. Le mauvais état de la route augmente davantage les accidents routiers. Selon Ahmed Abdallah, le danger est imminent dans cet axe routier. «Nos vies sont en danger,  C’est un tombeau ouvert. Le silence du gouvernement inquiète la population locale », regrette-t-il.

Pour se rendre à Moroni en cas d’urgence, il faut passer des heures en route. « Imaginer en cas d’accident qui nécessite une évacuation urgente à l’hôpital El-Maarouf, la personne peut mourir en pleine route avant de se rendre au service des urgences à cause du mauvais état de la route », explique notre interlocuteur qui ne croit pas l’émergence prônée par le gouvernement. « Comment pouvons-nous espérer une émergence sans route ni électricité ? Et pourtant, il faut des bonnes routes pour faciliter la mobilité des personnes et de leurs biens. Pour nous, émergence sans route n’est qu’une utopie », insiste-t-il. Malgré les quelques entretiens de certains habitants pour faciliter la circulation dans cette route nationale, l’état de cette route Moroni est aux abîmes. 

Kamal Saïd Abdou

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