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Sommet de l’OEACP : Azali plaide pour une transformation durable et souveraine des économies du Sud

En déplacement officiel à Malabo, en Guinée équatoriale, le président de l’Union des Comores, Azali Assoumani, a pris part au 11ᵉ Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’OEACP. Face aux défis climatiques, numériques et économiques, il a appelé à des réformes concrètes pour renforcer la résilience des pays du Sud.

Réunis du 27 au 29 mars, dans la capitale équato-guinéenne à l’occasion du 11ᵉ Sommet de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), les dirigeants des pays membres ont engagé un dialogue stratégique autour des grandes mutations mondiales. Parmi eux, le président Azali Assoumani a livré une intervention axée sur les priorités de développement des pays du Sud, dans un contexte international marqué par les effets du changement climatique, les tensions géopolitiques et l’accélération du numérique. A travers ce sommet, le président Azali Assoumani a rappelé la situation particulière des États insulaires, dont les Comores, fortement exposés aux conséquences du dérèglement climatique malgré leur faible contribution aux émissions mondiales.

« Nos vulnérabilités doivent devenir des leviers d’action. Investir dans les énergies renouvelables et l’économie bleue n’est plus une option, mais une nécessité pour assurer notre résilience », a-t-il déclaré. Le numérique est un levier de souveraineté. Pour le président Azali, l’enjeu dépasse désormais l’accès aux technologies. « Il ne s’agit plus seulement d’utiliser le numérique, mais de le maîtriser. Nos pays doivent innover, produire et créer de la valeur, au lieu de rester de simples marchés de consommation », a-t-il insisté.

Industrialisation et emploi des jeunes

Azali Assoumani a également mis en avant la nécessité d’une industrialisation ancrée localement. L’objectif : valoriser les ressources naturelles et générer des emplois durables, notamment pour une jeunesse confrontée au chômage. Il a appelé à une meilleure intégration des économies de l’OEACP dans les chaînes de valeur mondiales, afin de renforcer leur compétitivité. Sur le plan financier, le président a souligné les limites des mécanismes actuels d’accès aux financements internationaux pour les pays en développement. Il a notamment défendu l’idée d’un système plus équitable, prenant en compte des indicateurs comme l’indice de vulnérabilité multidimensionnelle. « Nous devons adapter les outils de financement aux réalités de nos États », a-t-il martelé.

Un appel à la paix et au multilatéralisme

Dans un contexte international tendu, Azali Assoumani a conclu son intervention par un appel à la paix, notamment au Proche et Moyen-Orient. Il a plaidé pour un cessez-le-feu immédiat et un retour au dialogue, évoquant la situation des populations palestiniennes à Gaza et en Cisjordanie. « Le multilatéralisme reste notre meilleure chance pour préserver la paix et construire un avenir commun », a-t-il affirmé. Ce 11ᵉ Sommet de l’OEACP, qui coïncide avec le 50ᵉ anniversaire de l’organisation, se veut un moment charnière. Au-delà des déclarations, les États membres sont désormais attendus sur des résultats concrets.

Hidaya

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