La décision de lancer le projet de zone libre-échange continentale est prise en janvier 2012, lors de la 18ème session ordinaire de la conférence de l’Union Africaine. 22 Etats ont déjà ratifié ce traité de libre-échange en Afrique. Pour les Comores, le traité sera ratifié vers la fin de la session d’octobre. Lors de l’ouverture de l’atelier de sensibilisation hier au Golden Tulip, Abdou Nassur, directeur du commerce et de l’économie au ministère de l’économie a fait savoir que l’objectif de l’atelier est de sensibiliser toutes les parties prenantes avant la ratification dudit traité.

Plusieurs pays africains signataires de cet accord ont ratifié cet accord à l’exception de l’Union des Comores. « Nous sommes membres de cet accord sauf qu’il nous reste le processus de ratification », a souligné Abdou Nassur, directeur du commerce et de l’économie au ministère de l’économie. Toutes les parties prenantes doivent se mettre d’accord, voir ensemble les avantages et les inconvénients qui ressortent de cet accord, selon lui. « Avant de ratifier cet accord, il faut que les parlementaires soient rassurés que toutes les parties prenantes ont compris les enjeux de l’accord. Alors aujourd’hui, nous sommes appelés à suivre les recommandations notamment la sensibilisation des acteurs concernés », a-t-il avancé.
A en croire le directeur du commerce et de l’économie, la Zlecaf prévoit l’élimination des droits de douane ainsi que toutes les barrières pouvant entraver le commerce afin de stimuler la croissance des pays africains et élargir l’inclusion économique sur le continent. Selon lui, les opérateurs économiques sont les premiers à chercher à connaitre davantage cet accord. Aussi faudra ajouter que l’accord devrait stimuler la compétitivité et développer des partenariats dans le secteur privé. Ce qui permet aux secteurs de production de devenir compétitif pour faire face à la concurrence. « C’est à cette raison que la sensibilisation s’effectuera aussi dans les autres îles pour que tout le monde donne son avis dans cet accord », conclut-il.
Kamal Said Abdou









