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Filière Ylang : Des distilleries certifiées éco responsable à Anjouan

3 sites de distilleries ont été visités, mercredi dernier, à Anjouan. Les travaux de restitutions sont effectués ce lundi au bureau de l’Ong ID – initiative Développement – à Mutsamudu en présence du gouvernorat de l’île, de l’ANPI, de l’association des exportateurs et de l’Interprofession. Ils relèvent tous plusieurs difficultés liées à la filière.

Samedi et dimanche derniers sont choisis par l’Interprofession Anjouanaise pour la cueillette de la fleur d’Ylang. Des actions de reboisement de la part des distillateurs ont lieu pour compenser la coupe des arbres qui servent à chauffer la production. Un calendrier hebdomadaire de récolte des feuilles est mis en place. Sites certifiés écoresponsables qui seront un atout ou plus pour permettre la concurrence avec notamment Madagascar qui produit, elle aussi des huiles essentielles à base d’ylang-ylang.

Après la visite des sites, la note des jurys et conséquence de quoi deux distilleries reçoivent d’un certificat, « attestant de leurs engagements dans une démarche d’éco responsabilité et l’aboutissement d’efforts importants en termes d’investissements et de formation pour professionnaliser son site de distillation et s’inscrire dans une production responsable ». Les distilleries se disent « faire encore plus d’efforts pour permettre une croissance de l’activité ». Adrien Brandon, exportateur d’huile, félicite le jury pour le travail fait, mais aussi les critères de choix.  « Il y a aussi la part de responsabilité sur l’environnement. Il y a aussi un gros investissement qui n’est pas négligeable. Et cela doit devenir un modèle pour essayer d’attirer les autres distillateurs vers cette certification. 3 sites, c’est déjà bien dans le cadre d’un projet, mais imaginons une vingtaine distilleries à visiter et à certifier. Et aussi avoir un certificat progressif avec des échelons », dit-il.

« Les clients demandent ce qu’on appelle responsable social et environnemental (RSE) des garanties sur les huiles qu’ils achètent », ajoute-t-il. « Il faut essayer de protéger le patrimoine foncier, mais surtout l’environnement dans son ensemble global. Mais aussi penser à la génération future qui va hériter de cette filière. Ce sont des choses que nous avons ressenties aujourd’hui. Nous invitons les responsables et les exportateurs à nous soutenir », lance l’Interprofession.

Ahmed Zaidou

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